Comment une population peut-elle « accepter » une économie déjà sous pression, alors que les échanges chutent et que l’essence devient un sujet politiquement explosif ? C’est précisément le message que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a choisi de formuler à la télévision d’État, dans une interview diffusée vendredi soir, au lendemain d’un nouveau durcissement annoncé par les États-Unis.
Un appel public à accepter le temps de guerre
Le chef de l’État iranien n’a pas cherché à minimiser la situation. Il a appelé ses compatriotes à accepter l’impact des sanctions internationales sur la situation économique du pays, après l’annonce de leur durcissement par Washington. Le propos est direct. Il tranche avec les discours qui, selon lui, nient encore les effets de ces mesures.
À la télévision d’État, il a résumé son irritation face à ceux qui affirment que les sanctions n’ont aucun effet. La formule est sèche. Elle ouvre un débat intérieur autant qu’elle s’adresse à l’extérieur.
Certains disent que les sanctions n’ont aucun effet ; à ces gens-là, je ne sais vraiment pas quoi répondre.
Massoud Pezeshkian
Il a ensuite fixé le cadre politique de son appel. L’Iran, a-t-il prôné, doit se considérer comme étant en situation de guerre. Les conditions économiques actuelles doivent donc être lues comme des conditions de temps de guerre. Ce n’est pas une métaphore légère. C’est le mot qu’il a choisi.
Nous sommes en situation de guerre, et nous devons accepter ces conditions de temps de guerre.
Massoud Pezeshkian
Un président présenté comme modéré face à des difficultés avouées
Massoud Pezeshkian est considéré comme un modéré au sein du pouvoir iranien. Cette étiquette n’efface pas la ligne officielle de Téhéran. Elle éclaire toutefois le ton de reconnaissance qu’il a déjà adopté. La semaine dernière, il avait déjà reconnu que son pays faisait face à de nombreuses difficultés économiques.
Cette reconnaissance coexiste avec un autre message, tout aussi clair : Téhéran assure que les États-Unis n’obtiendront « rien » avec les pressions économiques. Le président admet l’effet. Le pouvoir affirme en même temps que la pression ne produira pas le résultat politique recherché par Washington.
Le contraste est au cœur de l’interview. D’un côté, un appel à l’acceptation intérieure. De l’autre, un refus de céder à l’idée que l’asphyxie économique imposée de l’extérieur décidera de l’issue. Les deux phrases tiennent ensemble dans le même discours officiel.
Ce que le président a mis en avant
- l’impact des sanctions doit être accepté par la population ;
- nier cet impact ne correspond plus à la réalité décrite à l’antenne ;
- le pays est présenté comme étant en situation de guerre ;
- les difficultés économiques avaient déjà été reconnues la semaine précédente ;
- Téhéran maintient que les pressions américaines n’obtiendront « rien ».
Le durcissement américain et les sanctions dites secondaires
Lundi, le ministère des Finances américain, Scott Bessent, a présenté un nouveau train de sanctions dites secondaires. Ces mesures ne visent pas l’Iran de façon isolée. L’Iran est déjà visé depuis des décennies par des sanctions internationales. Le nouveau dispositif s’attaque à ses partenaires commerciaux.
Les secteurs concernés ont été énoncés clairement : l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. La liste n’est pas anodine. Elle touche des flux financiers, des outils techniques, des canaux de paiement émergents et des infrastructures de déplacement des biens et des personnes.
Selon Washington, ces mesures visent à « asphyxier économiquement » l’Iran. Le verbe est volontairement dur. Il décrit une stratégie de compression des échanges plutôt qu’une simple addition de listes nominatives déjà connues.
Le président iranien s’exprime donc après cette annonce, pas avant. Son appel à « accepter » l’impact économique s’inscrit dans cette séquence. Le durcissement américain précède le discours télévisé. Le discours télévisé traduit l’effet ressenti à l’intérieur du pays.
Une guerre au Moyen-Orient qui s’enlise depuis fin février
Le contexte militaire n’est pas séparé du contexte économique dans le récit officiel. La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée par des frappes israélo-américaines contre Téhéran le 28 février. Depuis, le conflit s’enlise. C’est dans cette durée que les sanctions supplémentaires prennent leur sens politique.
Le président parle de « situation de guerre ». La date du 28 février ancre cette formule dans un calendrier précis. L’enlisement, lui, explique pourquoi l’économie devient un second front aussi visible que le premier. Les deux scènes avancent ensemble.
Accepter l’impact économique, dans ce cadre, revient à demander à la population de traiter la rareté, la hausse possible des prix et la contraction des échanges comme des faits de guerre, et non comme une parenthèse temporaire facile à refermer.
Des exportations et des importations en baisse de 25 à 35 %
Massoud Pezeshkian a donné un ordre de grandeur. Les exportations et les importations « ont chuté de 25 à 35 % ». Le chiffre n’est pas un détail. Il sert d’argument contre ceux qui affirment que les sanctions n’ont aucun effet.
Une baisse de cette ampleur, énoncée par le président lui-même, change le registre. Elle ne vient pas d’un commentaire extérieur. Elle vient d’une interview d’État. Elle donne une mesure à l’appel à l’acceptation.
Le recul concerne à la fois ce qui sort et ce qui entre. Les deux mouvements comptent. Moins d’exportations, c’est moins de recettes. Moins d’importations, c’est moins de biens disponibles, y compris pour compenser des manques internes.
| Point évoqué | Formulation officielle |
|---|---|
| Échanges | chute de 25 à 35 % des exportations et importations |
| Essence | le prix devrait finir par augmenter d’une manière ou d’une autre |
| Sanctions | mesures secondaires sur partenaires, or, technologie, actifs numériques, aviation, maritime |
| Objectif américain cité | asphyxier économiquement l’Iran |
L’essence, un sujet politiquement sensible
Le président a aussi estimé que le prix de l’essence devrait finir par augmenter d’une manière ou d’une autre. La prudence de la formule n’enlève rien à sa portée. En Iran, grand producteur de pétrole, l’essence est fortement subventionnée depuis des années.
Le système repose sur des quotas en fonction de la consommation. Toute modification des prix est politiquement sensible. Le président le sait. C’est précisément pour cela que l’aveu d’une hausse possible, « d’une manière ou d’une autre », pèse lourd dans une interview de fin de semaine.
Accepter l’impact économique, dans ce passage, n’est plus seulement une formule générale. Cela concerne un produit du quotidien. L’essence relie la géopolitique à la station-service. Elle transforme une décision internationale en tension intérieure.
Les subventions ont longtemps servi d’amortisseur. Les quotas ont organisé la consommation. Si le prix doit augmenter, l’amortisseur se réduit. Le président ne décrit pas le calendrier exact de cette hausse. Il en affirme cependant le caractère probable.
Blocus naval, ports iraniens et détroit d’Ormuz
Mercredi, le vice-président iranien, Mohammad Jafar Ghaempanah, avait déclaré que le blocus naval américain des ports iraniens avait empêché son pays d’importer suffisamment d’essence pour compenser une production « insuffisante ». Cette déclaration précède de peu l’interview présidentielle.
Le blocus des ports est présenté comme une riposte au verrouillage du détroit d’Ormuz par Téhéran. Les deux gestes s’enchaînent. Un verrouillage d’un côté. Un blocus de l’autre. Au milieu, une production d’essence jugée insuffisante et des importations qui n’arrivent pas assez.
Le vice-président parle d’empêchement concret. Pas seulement d’une pression financière. D’un flux physique qui ne passe plus assez. L’essence manquante n’est donc pas uniquement un problème de subvention. C’est aussi un problème d’approvisionnement.
Lorsque le président évoque ensuite une hausse possible du prix, le propos du vice-président donne un décor. Production insuffisante. Importations insuffisantes. Sanctions secondaires. Chute des échanges. Tous ces éléments se recoupent autour du même produit sensible.
La Chine, partenaire majeur, promet de défendre ses intérêts
L’un des pays visés par les nouvelles sanctions américaines est la Chine, partenaire économique majeur de Téhéran. Pékin a cependant assuré qu’elle défendrait « fermement » ses intérêts et sa coopération avec l’Iran. La phrase est courte. Elle compte.
Les sanctions secondaires cherchent à peser sur les partenaires, pas seulement sur l’Iran. La réaction chinoise indique que cette coopération n’est pas présentée comme abandonnée. Elle est présentée comme un intérêt à défendre.
Le président iranien parle d’acceptation intérieure. La Chine parle de défense de ses intérêts. Les deux discours ne se répondent pas mot à mot. Ils se situent pourtant dans la même séquence : après l’annonce du train de mesures touchant l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.
Araghchi et le retour possible de la diplomatie
Vendredi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a livré une autre phrase, parallèle à celle du président. Remettre la diplomatie sur les rails, a-t-il déclaré, n’est pas impossible. Cela dépend de la compréhension, par les États-Unis, d’un fait simple : la pression ne fonctionne pas.
Remettre la diplomatie sur les rails n’est pas impossible. Cela dépend de la compréhension, par les États-Unis, d’un fait simple : la pression ne fonctionne pas.
Abbas Araghchi
Le ministre des Affaires étrangères ne ferme pas la porte. Il en pose la condition. La pression, selon lui, est inefficace. Le président, lui, dit que les sanctions ont un effet économique. Les deux affirmations peuvent sembler opposées. Elles visent des cibles différentes.
Pezeshkian parle de l’effet sur l’économie iranienne et sur la vie quotidienne. Araghchi parle de l’effet politique recherché par Washington. L’un décrit le coût. L’autre nie le résultat stratégique. Téhéran peut donc dire à la fois : oui, cela fait mal ; non, cela ne fera pas plier.
Ce que « accepter » veut dire dans ce discours
Le verbe choisi par le président n’est pas « résister » ni « contourner ». C’est « accepter ». Il s’adresse à la population. Il lui demande de reconnaître le coût. Il refuse le discours selon lequel les sanctions n’auraient aucun effet.
Accepter, ici, signifie d’abord cesser de nier. Ensuite, vivre avec des conditions présentées comme des conditions de guerre. Enfin, anticiper qu’un produit subventionné comme l’essence puisse voir son prix augmenter.
Le mot ne décrit pas un programme détaillé. Il décrit une posture. Une posture intérieure, destinée à préparer l’opinion à une économie plus tendue, alors que les exportations et les importations ont déjà reculé de 25 à 35 %.
Sanctions anciennes et sanctions nouvelles
L’Iran est déjà visé depuis des décennies par des sanctions internationales. Le président le sait. Le public aussi. C’est pourquoi le caractère secondaire des nouvelles mesures est central. Elles ne répètent pas seulement l’isolement déjà connu. Elles visent ceux qui commercent encore.
Or, technologie, actifs numériques, aviation, transport maritime : cinq portes. Cinq portes par lesquelles des partenaires pouvaient encore faire transiter de la valeur, des outils, des paiements, des appareils ou des navires. Le train annoncé lundi cherche à refermer davantage ces portes.
Washington parle d’asphyxie. Téhéran parle d’acceptation du coût et d’échec politique de la pression. Entre les deux, la Chine affirme qu’elle défendra fermement ses intérêts et sa coopération. La séquence diplomatique reste ouverte, selon Araghchi, à condition que Washington « comprenne » que la pression ne fonctionne pas.
Une interview de vendredi soir, après plusieurs jours de signaux
Le calendrier interne de la semaine est serré. Lundi, présentation des sanctions secondaires par Scott Bessent. Mercredi, déclaration du vice-président sur le blocus naval, les ports, l’essence importée et la production insuffisante. Vendredi, Araghchi sur la diplomatie. Vendredi soir, Pezeshkian à la télévision d’État.
L’interview n’arrive donc pas seule. Elle ferme une semaine de messages. Elle transforme des mesures techniques en consigne politique adressée à la population. Elle relie le chiffre des échanges, le prix de l’essence et le vocabulaire de la guerre.
Considéré comme un modéré, le président avait déjà parlé la semaine précédente de nombreuses difficultés économiques. Vendredi, il va plus loin : il demande d’accepter, il parle de guerre, il écarte ceux qui nient l’effet des sanctions.
Le quotidien derrière les formules officielles
Une chute de 25 à 35 % des exportations et des importations n’est pas un slogan. Dans le discours présidentiel, elle justifie le refus de prétendre que rien n’a changé. Elle donne un contenu chiffré à l’idée d’impact.
L’essence subventionnée, elle, donne un contenu sensible. Les quotas selon la consommation organisent depuis des années un équilibre fragile. Modifier les prix, même « d’une manière ou d’une autre », touche cet équilibre. Le président le dit sans dérouler un barème.
Le blocus des ports, tel que décrit par Mohammad Jafar Ghaempanah, ajoute le manque physique. Si l’importation ne compense pas une production insuffisante, la subvention ne suffit plus à cacher la tension. Le produit manque ou coûte davantage. Parfois les deux dynamiques se croisent.
Pression, asphyxie, diplomatie : trois vocabulaires en parallèle
Washington emploie le verbe asphyxier. Le président iranien emploie le verbe accepter. Le chef de la diplomatie iranienne emploie le verbe comprendre, adressé aux États-Unis. Trois verbes. Trois publics.
Asphyxier s’adresse à la capacité économique de l’Iran et de ses partenaires. Accepter s’adresse aux Iraniens. Comprendre s’adresse à Washington. Aucun de ces trois mots n’annule les deux autres dans les déclarations de la semaine.
Téhéran assure en même temps que les États-Unis n’obtiendront « rien » avec les pressions économiques. Cette assurance officielle reste intacte dans le récit. Elle cohabite avec l’aveu du coût. C’est la ligne double du pouvoir : le mal est réel, le résultat politique américain serait nul.
Ce que le texte officiel ne dit pas, et ce qu’il dit clairement
Le président ne détaille pas un plan de réforme des subventions. Il n’annonce pas un calendrier de hausse de l’essence. Il n’énumère pas ville par ville les conséquences de la baisse des échanges. Il reste sur une consigne et sur quelques faits.
Ce qu’il dit clairement tient en peu de phrases. Les sanctions ont un effet. Ceux qui le nient le laissent sans réponse. Le pays est en situation de guerre. Il faut accepter ces conditions. Les exportations et importations ont chuté de 25 à 35 %. Le prix de l’essence devrait finir par augmenter.
Autour de ces phrases, les autres responsables ajoutent leurs propres faits déjà publics : sanctions secondaires, blocus naval des ports, détroit d’Ormuz, production d’essence insuffisante, défense chinoise de la coopération, diplomatie possible si la pression est reconnue inefficace par Washington.
Une économie de guerre assumée à l’antenne
En parlant à la télévision d’État, Massoud Pezeshkian choisit le canal le plus officiel. L’appel n’est pas un aparté. Il est public. Il s’adresse à « ses compatriotes ». Le cadre est national. Le coût est présenté comme collectif.
La formule « conditions de temps de guerre » sert d’enveloppe. Elle recouvre les sanctions anciennes, les sanctions nouvelles, la baisse des échanges, la tension sur l’essence, le blocus des ports et l’enlisement du conflit ouvert le 28 février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran.
Dans cette enveloppe, accepter ne signifie pas approuver la stratégie américaine. Cela signifie reconnaître que le coût est déjà là. Le président sépare le constat économique et le rapport de force politique. Le premier est admis. Le second est contesté.
Les partenaires, l’or et les canaux modernes
En ciblant l’or, Washington vise un actif classique de réserve et d’échange. En ciblant la technologie, il vise des outils de production et de communication. En ciblant les actifs numériques, il vise des canaux qui peuvent servir à contourner des circuits bancaires habituels. En ciblant l’aviation et le transport maritime, il vise le mouvement même des personnes et des marchandises.
Ces cinq champs, tels qu’annoncés, dessinent une pression sur les partenaires. La Chine, nommément concernée dans cette séquence, répond qu’elle défendra fermement ses intérêts et sa coopération avec l’Iran. Le partenariat majeur n’est donc pas présenté, de son côté, comme rompu par l’annonce de lundi.
Pour Téhéran, cette coopération reste un horizon. Pour Washington, elle est précisément l’un des leviers à serrer. Le président iranien, lui, parle moins des partenaires que de la population. Son public, vendredi soir, n’était pas Pékin. C’était le pays.
Essence, quotas et limite politique
Le caractère politiquement sensible de toute modification des prix de l’essence n’est pas un commentaire extérieur. Il découle du système décrit : subventions fortes depuis des années, quotas selon la consommation, pays grand producteur de pétrole. Le paradoxe est ancien. Un producteur majeur peut malgré tout tendre sur le carburant à la pompe.
La déclaration du vice-président sur l’impossibilité d’importer suffisamment d’essence pour compenser une production insuffisante rend ce paradoxe plus concret. Le blocus naval des ports iraniens, présenté comme riposte au verrouillage du détroit d’Ormuz, est l’obstacle cité.
Le président n’ajoute pas d’autre mécanisme. Il dit seulement que le prix devrait finir par augmenter d’une manière ou d’une autre. La formule laisse ouverte la voie : ajustement des subventions, resserrement des quotas, répercussion du manque, ou combinaison. Il n’en choisit aucune à l’antenne.
Le fil diplomatique n’est pas déclaré rompu
Abbas Araghchi refuse l’idée d’une impasse totale. Remettre la diplomatie sur les rails n’est pas impossible. La phrase est conditionnelle. Elle dépend des États-Unis. Elle dépend d’une « compréhension » : la pression ne fonctionne pas.
Cette porte diplomatique reste donc énoncée le même jour que l’appel présidentiel à accepter le coût. L’Iran peut demander à sa population d’encaisser et, simultanément, dire à Washington que l’encaissement n’égale pas la capitulation politique.
Le message vers l’intérieur et le message vers l’extérieur avancent ensemble. L’un prépare à la dureté. L’autre refuse l’efficacité stratégique de cette dureté. Les deux sont publics. Les deux datent de vendredi.
Une semaine pour dire le coût sans céder le récit
Au terme de cette séquence, le tableau officiel iranien tient en quelques points stables. Les sanctions ont un effet. Les échanges ont chuté de 25 à 35 %. L’essence est sous tension. Le pays est décrit comme étant en guerre. Les États-Unis, selon Téhéran, n’obtiendront rien. La diplomatie n’est pas déclarée impossible.
Massoud Pezeshkian, considéré comme un modéré au sein du pouvoir, donne à ce tableau une voix plus nette sur la souffrance économique. Il ne nie plus. Il demande d’accepter. Il dit ne pas savoir quoi répondre à ceux qui affirment que les sanctions n’ont aucun effet.
Le reste appartient aux faits déjà énoncés par les autres responsables de la semaine : Scott Bessent et le train de sanctions secondaires ; Mohammad Jafar Ghaempanah et le blocus des ports ; la Chine et la défense ferme de sa coopération ; Abbas Araghchi et la condition posée à Washington.
L’appel présidentiel ne clôt pas le conflit ouvert le 28 février. Il ne lève pas les sanctions. Il ne fixe pas le prix de l’essence. Il change toutefois le langage intérieur. Désormais, à la télévision d’État, l’impact économique n’est plus un sujet que l’on peut écarter d’un revers de main. Il doit, selon le président, être accepté comme une condition de temps de guerre.









