Que reste-t-il d’une mémoire quand les murs d’une prison se referment sur ceux qui la portent ? Vendredi, dans une salle d’audience de Hong Kong, une voix claire a répondu à cette question sans trembler. Chow Hang-tung, avocate de 41 ans, vient d’être condamnée pour avoir organisé des veillées en souvenir de Tiananmen. Pourtant, face aux juges, elle a affirmé qu’elle continuerait son combat, même derrière les barreaux.
Le 21 août, Chow Hang-tung a été déclarée coupable aux côtés de Lee Cheuk-yan, 69 ans. Tous deux dirigeaient l’Alliance de Hong Kong, un groupe aujourd’hui dissous. Chaque année, cette organisation organisait des veillées dans le parc Victoria, au cœur de la place financière. Ces rassemblements commémoraient publiquement la répression menée par l’armée chinoise à Pékin en juin 1989. Pendant longtemps, Hong Kong et Macao ont été les seuls endroits en territoires chinois où de telles cérémonies restaient possibles.
Les juges les ont jugés responsables d’avoir « incité d’autres personnes à organiser, planifier, commettre ou participer à des actions par des moyens illégaux en vue de renverser le pouvoir de l’État ». Cette formulation, tirée du communiqué de presse, résume l’accusation d’« incitation à la subversion ». Un troisième prévenu, Albert Ho, 74 ans, avait déjà plaidé coupable en janvier. Ce choix ouvre généralement la voie à une réduction de peine. Vendredi, il s’est présenté devant le tribunal, le regard baissé.
Pendant des décennies, le parc Victoria a accueilli des milliers de personnes. Des bougies s’allumaient. Des chants s’élevaient. Des discours rappelaient les événements de 1989. L’Alliance de Hong Kong coordonnait ces moments. Elle permettait à une population locale et à des visiteurs de se souvenir ouvertement. Hong Kong et Macao gardaient ce privilège unique au sein des territoires chinois. Aujourd’hui, ce chapitre est clos. Le groupe a été dissous. Les organisateurs se retrouvent devant la justice.
Chow Hang-tung, avocate de formation, assurait elle-même sa défense lors de l’audience de détermination des circonstances atténuantes. Elle a rejeté la condamnation. Elle a déclaré qu’elle comptait continuer à se battre pour obtenir réparation de la répression de Tiananmen. Ses mots ont résonné dans la salle. Elle a choisi la clarté plutôt que la prudence.
« Si cela signifie que je continuerai à être considérée comme une criminelle aux yeux de la loi (…) alors je préfère être une criminelle plutôt qu’une hypocrite. »
Cette phrase, prononcée avec calme, a marqué l’audience. Chow Hang-tung a ajouté que même si le tribunal pouvait les enfermer, il ne pouvait pas enfermer les appels à la démocratie. Elle a estimé que les hauts murs de la prison ne feraient que servir de mégaphone encore plus puissant pour porter leur message. Selon elle, ce procès avait déjà contribué à diffuser le message de son groupe à travers le monde.
Le juge Alex Lee a réagi d’un ton sec. Il a demandé : « Dans ce cas, ne devriez-vous pas nous remercier ? » La réponse de Chow Hang-tung est venue immédiatement. « Oui, merci beaucoup à la cour. » Quelques rires ont parcouru la salle d’audience. Ce moment bref a illustré la tension et la détermination présentes dans la pièce.
Lee Cheuk-yan, de son côté, a bénéficié de la plaidoirie de son avocat, Erik Shum. Ce dernier a demandé une peine située dans la fourchette basse, c’est-à-dire cinq ans ou moins. Il a rappelé que l’Alliance avait recours à des moyens pacifiques et non violents. Ces arguments s’inscrivaient dans la phase de détermination des circonstances atténuantes.
L’Organisation des Nations unies, des organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs États ont dénoncé ce verdict. Ils l’ont présenté comme une atteinte à la liberté d’expression. Ces prises de position soulignent l’importance que revêt encore, pour certains acteurs internationaux, la possibilité de commémorer publiquement les événements de 1989 à Hong Kong.
Le procès a mis en lumière le rôle que jouait l’Alliance de Hong Kong. Pendant des années, ce groupe a maintenu une tradition de mémoire collective. Les veillées du parc Victoria constituaient un point de repère annuel. Elles attiraient des participants locaux et des observateurs étrangers. Leur disparition, liée à la dissolution de l’organisation et aux poursuites judiciaires, change le paysage de la liberté d’expression dans la région.
Chow Hang-tung, 41 ans, est avocate. Elle a choisi de se défendre elle-même. Cette décision lui a permis de s’exprimer directement devant la cour. Ses déclarations ont été claires et sans détour. Elle a affirmé son intention de poursuivre le combat pour la mémoire de Tiananmen, même en prison.
Lee Cheuk-yan, 69 ans, partageait la direction de l’Alliance. Son avocat a insisté sur le caractère pacifique des actions menées. La demande de peine dans la fourchette basse reflète cette ligne de défense centrée sur l’absence de violence.
Albert Ho, 74 ans, avait plaidé coupable en janvier. Ce choix influence généralement la durée de la peine. Vendredi, il s’est présenté avec un regard baissé. Sa posture contrastait avec la fermeté affichée par Chow Hang-tung.
Le juge Alex Lee a indiqué que les peines seraient prononcées d’ici deux semaines. Cette annonce place l’audience de vendredi dans une phase intermédiaire. Les circonstances atténuantes ont été examinées. Les déclarations des prévenus et de leurs défenseurs ont été entendues. La décision finale sur la durée des peines reste attendue.
Dans ce contexte, les mots de Chow Hang-tung prennent une dimension particulière. Elle a présenté la prison non comme une fin, mais comme un possible amplificateur. Selon elle, les murs élevés serviraient de mégaphone. Le procès lui-même aurait déjà élargi la diffusion du message porté par l’Alliance dissoute.
Points clés retenus de l’audience :
Chow Hang-tung a choisi des mots forts. Elle a opposé la figure de la criminelle à celle de l’hypocrite. Elle a préféré la première. Cette position personnelle s’inscrit dans une trajectoire de défense de la mémoire. Elle a également souligné que les appels à la démocratie ne pouvaient être enfermés. Cette affirmation place la question de la liberté d’expression au centre de l’audience.
Le procès a, selon elle, déjà joué un rôle de diffusion. Le message de l’Alliance aurait atteint un public plus large grâce à la couverture de l’affaire. Cette lecture transforme l’épreuve judiciaire en opportunité de communication. Les hauts murs de la prison deviennent, dans son discours, un instrument de résonance.
Lee Cheuk-yan et son avocat ont, quant à eux, mis l’accent sur le caractère non violent des actions passées. Cette ligne de défense cherche à influencer la mesure de la peine. La fourchette basse évoquée correspond à cinq ans ou moins. L’argument repose sur la nature pacifique des veillées organisées au parc Victoria.
Pendant longtemps, Hong Kong et Macao ont occupé une place à part. Ils permettaient des commémorations publiques de la répression de 1989. Ailleurs en territoires chinois, de telles manifestations restaient impossibles. L’Alliance de Hong Kong a incarné cette particularité. Ses veillées annuelles dans le parc Victoria ont constitué un rendez-vous régulier. La dissolution du groupe et les poursuites judiciaires mettent fin à cette tradition ouverte.
Les juges ont retenu l’accusation d’incitation à des actions illégales visant à renverser le pouvoir de l’État. Cette qualification juridique a conduit à la déclaration de culpabilité. Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan ont été jugés ensemble sur ce fondement. Albert Ho, ayant plaidé coupable plus tôt, se trouve dans une situation distincte pour la phase de fixation de la peine.
L’audience de vendredi a permis d’entendre les voix des prévenus et de leurs représentants. Chow Hang-tung a utilisé ce moment pour réaffirmer ses convictions. Elle a rejeté la condamnation. Elle a annoncé la poursuite de son engagement. Elle a transformé l’idée de prison en perspective de diffusion élargie.
L’ONU, des organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs États ont réagi au verdict. Ils ont dénoncé une atteinte à la liberté d’expression. Ces réactions internationales accompagnent le processus judiciaire local. Elles rappellent que la possibilité de commémorer publiquement des événements historiques reste un sujet sensible.
Dans la salle d’audience, l’échange entre Chow Hang-tung et le juge Alex Lee a illustré la distance entre les positions. La question du remerciement a reçu une réponse affirmative et ironique. Les rires qui ont suivi ont brisé un instant la solennité du moment. Ce détail humain ancre le récit dans la réalité de l’audience.
Les peines seront fixées prochainement. D’ici deux semaines, selon le juge. Cette échéance maintient l’attention sur le dossier. Les déclarations de vendredi resteront présentes lors de la décision finale. Chow Hang-tung a déjà indiqué la voie qu’elle entend suivre, quelle que soit la durée de la peine.
« Même si le tribunal peut nous enfermer (…), il ne peut pas enfermer les appels à la démocratie. »
— Chow Hang-tung, devant la cour
En assurant elle-même sa défense, Chow Hang-tung a gardé le contrôle de sa parole. Elle n’a pas délégué l’expression de ses convictions. Elle a choisi de s’adresser directement aux juges. Ce choix a donné à ses déclarations une force particulière. Elle a parlé de préférence pour le statut de criminelle plutôt que d’hypocrite. Elle a évoqué le mégaphone que pourraient devenir les murs de la prison.
Cette posture s’inscrit dans la continuité de l’engagement qui a conduit à sa condamnation. L’organisation des veillées annuelles, la direction de l’Alliance, le maintien d’une mémoire publique : tout cela a conduit au procès. Vendredi, elle a refusé de renoncer. Elle a annoncé la poursuite du combat pour obtenir réparation de la répression de Tiananmen.
Lee Cheuk-yan, à travers son avocat, a privilégié une approche différente. La demande de peine dans la fourchette basse s’appuie sur le caractère pacifique des moyens utilisés. Erik Shum a souligné l’absence de violence. Cette distinction entre moyens et finalité fait partie des arguments présentés pour atténuer la sanction.
L’Alliance de Hong Kong a existé pendant des années. Elle a organisé les veillées du parc Victoria. Elle a permis à des générations de participants de se rassembler autour de la mémoire de 1989. Sa dissolution marque la fin d’une période. Les poursuites contre ses dirigeants symbolisent ce changement. Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan ont été au centre de cette organisation. Leur condamnation clôt un chapitre de la vie associative à Hong Kong.
Albert Ho, troisième prévenu, a choisi de plaider coupable. Cette décision, prise en janvier, le place dans une situation particulière. Les réductions de peine sont généralement associées à ce type de reconnaissance. Sa présence vendredi, regard baissé, a contrasté avec l’attitude de Chow Hang-tung.
Le communiqué de presse a précisé les motifs de la condamnation. L’incitation à organiser, planifier, commettre ou participer à des actions illégales en vue de renverser le pouvoir de l’État a été retenue. Cette formulation juridique structure l’ensemble du dossier.
Les deux semaines à venir détermineront la durée des peines. Le juge Alex Lee a fixé ce délai. Pendant cette période, les déclarations de vendredi resteront dans les esprits. Chow Hang-tung a déjà tracé sa ligne : continuer le combat, même emprisonnée. Elle a présenté la prison comme un possible amplificateur de message. Elle a remercié la cour, sur un ton qui a provoqué des rires.
Cette audience s’inscrit dans une séquence plus large. La condamnation du 21 août, l’examen des circonstances atténuantes, la fixation prochaine des peines : chaque étape construit le récit judiciaire. Les réactions de l’ONU, des organisations de défense des droits de l’homme et de plusieurs États accompagnent ce processus. Elles insistent sur la question de la liberté d’expression.
Le parc Victoria n’accueille plus les veillées organisées par l’Alliance. Le groupe n’existe plus. Ses dirigeants sont condamnés. Pourtant, dans la salle d’audience, une voix a affirmé que les appels à la démocratie ne pouvaient être enfermés. Cette affirmation résume la position défendue par Chow Hang-tung. Elle préfère être considérée comme une criminelle plutôt que de renoncer à ses convictions.
La répression de juin 1989 à Pékin reste un sujet sensible. À Hong Kong, la possibilité de la commémorer publiquement a longtemps existé. Les veillées annuelles en témoignaient. L’Alliance de Hong Kong en était l’organisatrice principale. Aujourd’hui, cette possibilité a disparu. Les poursuites contre ses dirigeants en sont la conséquence judiciaire.
Chow Hang-tung a transformé l’audience en tribune. Elle a rejeté la condamnation. Elle a annoncé la poursuite de son engagement. Elle a évoqué le mégaphone que pourraient devenir les murs de la prison. Elle a remercié la cour. Ces éléments composent un discours cohérent de résistance assumée.
Lee Cheuk-yan, par la voix de son avocat, a plaidé pour une peine modérée. Le caractère pacifique et non violent des actions a été mis en avant. Albert Ho, déjà plaidé coupable, attend la décision dans une posture plus discrète. Les trois trajectoires convergent vers le même moment : le prononcé des peines d’ici deux semaines.
Vendredi, dans cette salle d’audience de Hong Kong, une militante de 41 ans a choisi ses mots avec précision. Elle a opposé criminalité et hypocrisie. Elle a affirmé que la prison ne fermerait pas les appels à la démocratie. Elle a vu dans les hauts murs un possible amplificateur. Elle a répondu au juge avec une formule qui a fait rire une partie de la salle. Ces instants restent attachés à l’affaire. Ils dessinent le visage d’une détermination qui refuse de s’éteindre, même lorsque les portes de la prison se préparent à se fermer.
L’histoire de l’Alliance de Hong Kong, des veillées du parc Victoria et de la mémoire de Tiananmen trouve ici un nouveau chapitre. Ce chapitre s’écrit désormais dans le langage judiciaire. Les peines à venir en constitueront la suite. Mais les déclarations de Chow Hang-tung ont déjà inscrit une position claire : le combat continue, y compris depuis l’intérieur des murs.
Les observateurs internationaux ont réagi. Les organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé le verdict. Plusieurs États ont exprimé leur préoccupation. L’ONU a également fait entendre sa voix. Ces réactions soulignent que l’affaire dépasse le cadre strictement local. Elle touche à des questions plus larges de liberté d’expression et de mémoire historique.
Dans deux semaines, les peines seront connues. D’ici là, les mots prononcés vendredi continueront de circuler. Chow Hang-tung a choisi de les prononcer elle-même, sans intermédiaire. Elle a assumé le risque de rester considérée comme une criminelle. Elle a préféré cette option à celle de l’hypocrisie. Cette préférence résume, à elle seule, la posture qu’elle a adoptée tout au long de l’audience.
Le juge Alex Lee a fixé le calendrier. Les circonstances atténuantes ont été examinées. Les arguments de la défense ont été présentés. Les déclarations des prévenus ont été enregistrées. Il ne reste plus qu’à attendre la décision finale sur la durée des peines. Cette attente n’efface pas ce qui a été dit. Elle en prolonge l’écho.
Hong Kong a longtemps été un lieu où la mémoire de 1989 pouvait s’exprimer publiquement. Macao partageait cette particularité. L’Alliance de Hong Kong a incarné cette possibilité pendant des années. Sa dissolution et la condamnation de ses dirigeants ferment une page. Chow Hang-tung a indiqué qu’elle n’entendait pas tourner cette page. Elle a annoncé qu’elle continuerait à se battre pour obtenir réparation de la répression de Tiananmen. Même emprisonnée.
Cette affirmation, répétée sous différentes formes au cours de l’audience, constitue le fil conducteur de sa prise de parole. Elle a rejeté la condamnation. Elle a évoqué le mégaphone des murs de prison. Elle a remercié la cour. Elle a provoqué quelques rires. Elle a défendu l’idée que les appels à la démocratie ne pouvaient être enfermés. Ensemble, ces éléments forment un discours cohérent et déterminé.
Lee Cheuk-yan et Albert Ho ont suivi des parcours distincts au sein de la même affaire. L’un a bénéficié d’une plaidoirie centrée sur le caractère pacifique des actions. L’autre a plaidé coupable plus tôt. Tous trois se retrouvent face à l’échéance des peines. Le juge a annoncé un délai de deux semaines. Ce temps limité maintient la tension autour du dossier.
L’affaire illustre les évolutions récentes à Hong Kong concernant la liberté d’expression et la possibilité de commémorer certains événements historiques. Les veillées du parc Victoria appartiennent désormais au passé. L’Alliance n’existe plus. Ses dirigeants sont condamnés. Pourtant, dans la salle d’audience, une voix a affirmé que le message continuerait de circuler, éventuellement amplifié par les conditions mêmes de l’emprisonnement.
Chow Hang-tung a 41 ans. Elle est avocate. Elle a choisi de se défendre seule. Cette décision lui a permis de formuler ses convictions sans filtre. Elle a parlé de préférence pour le statut de criminelle. Elle a parlé de mégaphone. Elle a parlé de démocratie. Elle a parlé de réparation pour la répression de Tiananmen. Ces thèmes ont structuré son intervention.
Le procès a, selon elle, déjà contribué à diffuser le message de son groupe à travers le monde. Cette lecture positive d’une situation judiciaire difficile révèle une capacité à transformer l’adversité en opportunité de communication. Les hauts murs de la prison, dans cette perspective, ne constituent plus seulement une sanction. Ils deviennent un outil potentiel de résonance.
Les rires qui ont suivi sa réponse au juge Alex Lee ont humanisé un instant la solennité de l’audience. « Oui, merci beaucoup à la cour. » Cette phrase simple, prononcée d’un ton qui a surpris, a provoqué une réaction collective. Elle reste l’un des moments marquants de la journée.
Dans les semaines qui viennent, l’attention se portera sur le prononcé des peines. D’ici deux semaines, selon les indications du juge. Les déclarations de vendredi auront alors trouvé leur prolongement concret. Quelle que soit la durée retenue, Chow Hang-tung a déjà indiqué la direction qu’elle entend suivre. Elle continuera son combat. Elle préfère rester fidèle à ses convictions plutôt que de les abandonner.
Cette position, exprimée clairement devant la cour, donne à l’affaire une dimension qui dépasse le strict cadre judiciaire. Elle pose la question de la mémoire, de la liberté d’expression et de la résistance individuelle face à une condamnation. Elle place également la prison non comme une fin, mais comme un possible nouveau départ pour le message qu’elle porte.
L’Alliance de Hong Kong a organisé des veillées pendant des années. Le parc Victoria a accueilli ces rassemblements. Des bougies ont brillé. Des participants se sont réunis. Aujourd’hui, cette tradition s’est interrompue. Les dirigeants de l’organisation sont condamnés. Pourtant, l’un d’eux a affirmé que le combat n’était pas terminé. Même emprisonnée, elle continuerait.
Ces mots, prononcés vendredi, resteront associés à l’affaire. Ils constituent la dernière prise de parole publique de Chow Hang-tung avant le prononcé des peines. Ils résument une trajectoire de militantisme centrée sur la mémoire de Tiananmen. Ils illustrent une détermination qui refuse de s’éteindre, quelles que soient les conditions imposées par la justice.
Le verdict du 21 août, l’audience de détermination des circonstances atténuantes et l’annonce des peines d’ici deux semaines forment une séquence complète. Au cœur de cette séquence, les déclarations de Chow Hang-tung occupent une place centrale. Elles donnent un visage et une voix à une affaire qui touche à la fois à l’histoire, au droit et à la liberté d’expression à Hong Kong.
En préférant être considérée comme une criminelle plutôt que comme une hypocrite, elle a tracé une ligne claire. En affirmant que les appels à la démocratie ne pouvaient être enfermés, elle a élargi la portée de son propos. En évoquant le mégaphone des murs de prison, elle a inversé le sens de la sanction. En remerciant la cour, elle a clos l’échange sur une note inattendue. Ensemble, ces éléments composent un moment judiciaire mémorable.
La suite s’écrira dans les deux semaines à venir. Les peines seront alors connues. Mais le message porté vendredi par Chow Hang-tung a déjà trouvé son chemin. Il circule désormais au-delà de la salle d’audience. Il accompagne l’attente du jugement final. Il rappelle que, pour certains, la mémoire de Tiananmen reste un combat qui se poursuit, même lorsque les portes de la prison se referment.
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