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Bitcoin dépasse les 72 000 dollars et le patron de Coinbase parle déjà de prochain cycle haussier. Entre vote crucial au Sénat et rentrées records dans les ETF, le scénario qui se dessine pourrait tout changer…

Et si le moment que beaucoup attendaient depuis des mois était déjà là ? Bitcoin vient de franchir la barre des 72 000 dollars avec une aisance qui a surpris même les plus optimistes. En moins de vingt-quatre heures, le prix a grimpé de plus de onze pour cent, liquidant au passage plus d’un milliard de positions baissières. Dans ce contexte électrique, le dirigeant de la plus grande plateforme d’échange américaine a livré une analyse qui résonne comme un signal d’alarme pour les sceptiques et une invitation pour les investisseurs patients.

Un signal fort lancé depuis les bureaux de Coinbase

Brian Armstrong n’est pas du genre à multiplier les déclarations tonitruantes. Quand il s’exprime, le marché écoute. Lors d’un entretien récent, il a déclaré sans détour que le marché des crypto-actifs se trouvait probablement au point de départ du prochain mouvement haussier. Cette phrase, simple en apparence, s’appuie sur plusieurs éléments concrets : la durée de la phase de correction récente, la position actuelle de Bitcoin dans son cycle historique et deux catalyseurs calendaires qui se profilent à l’horizon.

Le premier de ces catalyseurs est politique. Le 15 septembre, le Sénat américain doit se prononcer sur une motion de procédure concernant le Digital Asset Market Clarity Act. Armstrong a qualifié cette date de moment le plus important à court terme pour l’industrie. Le second est purement saisonnier. Les trois derniers mois de l’année ont, historiquement, offert à Bitcoin certaines de ses meilleures performances. Octobre porte même le surnom d’« Uptober » dans le jargon des traders. Même si l’année 2025 a brisé cette série, la mémoire collective du marché reste ancrée sur ces statistiques.

Pourquoi le timing semble aligné

Armstrong base une partie de son raisonnement sur la longueur de la période de consolidation qui a suivi le dernier sommet. Après chaque demi-vie, Bitcoin a connu des phases de digestion plus ou moins longues avant de repartir à la hausse. Le halving d’avril 2024 a réduit la récompense des mineurs de 6,25 à 3,125 bitcoins par bloc. Les cycles précédents avaient montré qu’il fallait parfois attendre dix-huit à vingt-quatre mois pour voir le plein effet de cette raréfaction de l’offre. Nous sommes aujourd’hui dans cette fenêtre temporelle.

La liquidité mondiale joue également un rôle. Les flux entrants dans les ETF Bitcoin au comptant américains ont repris de la vigueur. Le 19 août, ces produits ont collecté 517 millions de dollars en une seule journée, le plus fort total quotidien depuis le mois de mai. Sur les quatre sessions précédentes, les entrées nettes avaient déjà atteint environ 764 millions de dollars. Ces chiffres montrent que l’appétit institutionnel n’a pas disparu. Il s’est simplement mis en pause avant de revenir en force.

Le mouvement de prix lui-même a été amplifié par un phénomène classique de short squeeze. Lorsque Bitcoin a percé la zone de résistance située entre 65 000 et 67 000 dollars, les traders qui misaient sur une baisse ont été contraints de racheter leurs positions. Plus d’un milliard de dollars de liquidations ont été enregistrés en une seule heure. Ce type d’événement crée souvent un effet boule de neige : la hausse force de nouvelles liquidations, qui poussent le prix encore plus haut.

Le vote du 15 septembre : un enjeu de taille

Le 8 août, le chef de la majorité au Sénat a déposé une motion pour faire avancer le projet de loi H.R. 3633. Le vote de procédure est attendu le 15 septembre, juste après la rentrée des sénateurs. Il ne s’agit pas encore d’un vote final, mais d’une étape indispensable pour ouvrir le débat formel. Si la motion recueille soixante voix, le texte pourra être discuté, amendé, puis soumis à un vote d’adoption.

Le parcours législatif a déjà franchi plusieurs obstacles. La Chambre des représentants a approuvé sa version en juillet 2025 par 294 voix contre 134, avec le soutien de 78 démocrates. En mai 2026, la commission bancaire du Sénat a adopté sa propre version par 15 voix contre 9, grâce au soutien de deux sénateurs démocrates. Le camp républicain dispose de 53 sièges. Il faudra donc convaincre au moins sept élus d’autres bords pour atteindre le seuil fatidique.

Plusieurs points restent en discussion. Parmi eux figurent les règles d’éthique politique, le traitement des récompenses sur les stablecoins, les obligations anti-blanchiment, le statut des protocoles de finance décentralisée et la classification des titres tokenisés. Le texte prévoit aussi une répartition claire des compétences entre la Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission. Les plateformes d’échange de matières premières numériques, les courtiers et les dealers seraient traités comme des institutions financières au sens de la Bank Secrecy Act. Ils devraient donc appliquer des procédures d’identification des clients et de diligence raisonnable.

Une disposition particulièrement attendue par les start-up permettrait à certaines entreprises crypto de lever jusqu’à 50 millions de dollars par an et 200 millions au total sans passer par une inscription complète auprès de la SEC. Le texte crée également des tests pour déterminer si un protocole de finance décentralisée est suffisamment décentralisé ou s’il doit être soumis aux mêmes exigences qu’un intermédiaire classique.

Les leçons des cycles précédents

Chaque cycle de Bitcoin a ses particularités. Après le halving de 2012, le prix avait multiplié par plusieurs dizaines. Après celui de 2016, la hausse avait été spectaculaire mais plus courte. Le cycle post-2020 avait bénéficié d’une liquidité exceptionnelle liée aux politiques monétaires ultra-accommodantes. Aujourd’hui, le contexte est différent. Les taux d’intérêt restent élevés dans la plupart des économies développées, et les banques centrales n’ont pas encore pleinement amorcé un cycle d’assouplissement. Pourtant, la demande institutionnelle via les ETF crée une dynamique nouvelle.

Armstrong rappelle que les conditions de liquidité, de réglementation et d’environnement macroéconomique changent à chaque cycle. Il serait donc naïf d’attendre une répétition exacte des performances passées. Ce qui reste constant, c’est la raréfaction progressive de l’offre et l’augmentation de la demande à long terme. Ces deux forces structurent le marché depuis quinze ans.

La saisonnalité n’est pas non plus une science exacte. En 2025, Bitcoin a enregistré sa première perte mensuelle d’octobre depuis 2018. Les patterns historiques peuvent être neutralisés par des chocs macroéconomiques, un sentiment de risque défavorable ou un positionnement excessif sur les marchés dérivés. Malgré cela, de nombreux investisseurs continuent de regarder les trois derniers mois de l’année avec une attention particulière.

Le rôle décisif des ETF au comptant

Depuis leur lancement, les ETF Bitcoin au comptant américains ont transformé la structure de la demande. Ils permettent à des investisseurs institutionnels et à des particuliers de s’exposer à Bitcoin sans avoir à gérer la conservation des clés privées. Les flux du 19 août, avec 517 millions de dollars d’entrées nettes, ont dépassé le total collecté sur l’ensemble du mois de juillet. Cette reprise coïncide avec la percée technique au-dessus des 70 000 dollars.

Les analystes techniques soulignent que la zone des 69 000 à 70 000 dollars avait longtemps fait office de résistance. Le fait que le prix s’y soit installé durablement constitue un signal positif. Le prochain niveau de résistance se situe autour de 72 500 dollars. Un retour sous 69 000 dollars en clôture journalière affaiblirait en revanche la structure haussière.

Les liquidations massives de positions baissières ont amplifié le mouvement. Lorsque le prix traverse une zone de concentration de stops, les algorithmes de liquidation forcent des achats, ce qui accélère la hausse. Ce mécanisme, bien connu des traders de produits dérivés, explique en partie la violence du rebound observé en quelques heures.

Une vision à long terme jusqu’en 2030

Dans un autre entretien, Armstrong a précisé sa vision pour les prochaines années. Selon lui, il est très probable que Bitcoin atteigne une fourchette comprise entre 300 000 et 400 000 dollars d’ici 2030. À partir d’un cours autour de 72 660 dollars, cela représente une multiplication par plus de quatre pour le bas de la fourchette et par environ 5,5 pour le haut. Ces chiffres peuvent sembler ambitieux, mais ils s’inscrivent dans la trajectoire historique de l’actif sur des horizons de plusieurs années.

Le dirigeant de Coinbase insiste sur le caractère probable plutôt que certain de ce scénario. Il reconnaît que le chemin ne sera pas linéaire. Des corrections intermédiaires restent possibles, voire nécessaires, pour purger les excès de levier. Ce qui compte, à ses yeux, c’est la tendance de fond portée par l’adoption institutionnelle et la clarification progressive du cadre réglementaire.

Le titre Coinbase lui-même a réagi positivement. L’action a progressé d’environ 7 % pour s’établir près de 171 dollars, après avoir touché un plus haut intraday à 174,75 dollars. La capitalisation de la société tournait autour de 45 milliards de dollars. Au deuxième trimestre, Coinbase a annoncé une perte nette de 359 millions de dollars. Bitcoin ne représentait plus que 12 % des revenus, contre plus de la moitié par le passé. En revanche, les revenus issus des abonnements et des services ont atteint 555 millions de dollars, loin des 6 millions trimestriels de 2020. Cette diversification montre que l’entreprise n’est plus uniquement dépendante des volumes de trading sur Bitcoin.

Les risques qui persistent

Malgré l’optimisme affiché, plusieurs facteurs de risque demeurent. Le vote de septembre n’est qu’une étape. Même si la motion de procédure est adoptée, le texte peut encore être modifié en profondeur, voire bloqué. Les divergences entre la version de la Chambre et celle du Sénat devront être réconciliées. Si les deux chambres n’arrivent pas à un accord, le projet pourrait s’enliser.

Sur le plan macroéconomique, l’évolution des taux d’intérêt et de la liquidité mondiale reste déterminante. Un regain d’inflation ou une nouvelle phase de resserrement monétaire pourrait peser sur les actifs risqués, Bitcoin inclus. Les tensions géopolitiques et les mouvements de capitaux vers les actifs refuges traditionnels constituent d’autres variables à surveiller.

Le positionnement sur les marchés dérivés peut également créer de la volatilité. Lorsque le levier devient excessif, les liquidations en cascade peuvent provoquer des baisses rapides, même en tendance haussière. Les investisseurs doivent donc rester attentifs aux niveaux de financement et aux volumes ouverts sur les contrats à terme.

Ce que révèle le comportement des investisseurs

Les flux dans les ETF montrent un retour de la confiance institutionnelle. Après une période de calme relatif en juillet, les entrées nettes ont repris de manière significative. Ce phénomène coïncide avec la perception d’un calendrier réglementaire plus favorable. Les investisseurs professionnels ont tendance à anticiper les clarifications juridiques. Une fois le cadre plus lisible, l’allocation de capital devient plus aisée.

Les particuliers ne sont pas en reste. La hausse brutale a attiré de nouveaux entrants, comme cela se produit souvent lors des phases de breakout. Le défi pour ces nouveaux participants consiste à distinguer une simple reprise technique d’un véritable changement de régime. Armstrong, en parlant de début de cycle, invite précisément à cette réflexion de plus long terme.

La mémoire du marché joue aussi un rôle. Beaucoup d’investisseurs se souviennent encore des sommets de 2021 et des corrections qui ont suivi. Cette expérience les rend plus prudents, mais aussi plus réactifs lorsqu’un signal fort apparaît. Le discours du patron de Coinbase s’inscrit dans cette dynamique de reconstruction de la confiance.

Une clarification réglementaire attendue de longue date

Depuis des années, l’industrie crypto américaine réclame des règles du jeu claires. L’absence de cadre harmonisé a freiné l’innovation et poussé certaines entreprises à s’installer ailleurs. Le Clarity Act vise précisément à combler ce vide. En définissant les responsabilités respectives de la SEC et de la CFTC, le texte devrait réduire l’incertitude juridique qui pèse sur de nombreuses activités.

Le traitement des protocoles de finance décentralisée constitue l’un des points les plus délicats. Le texte propose des critères pour déterminer si un protocole est suffisamment décentralisé pour échapper aux obligations d’intermédiaire. Cette approche pragmatique pourrait ouvrir la voie à une innovation plus sereine tout en maintenant des garde-fous contre les abus.

Les exigences anti-blanchiment et d’identification des clients s’appliqueront aux plateformes centralisées. Cette normalisation rapproche le secteur crypto des standards bancaires traditionnels. Pour les acteurs sérieux, il s’agit d’une étape nécessaire vers une plus grande légitimité.

L’impact potentiel sur le prix de Bitcoin

Une clarification réglementaire réussie pourrait lever un frein psychologique important. Les investisseurs institutionnels qui hésitaient encore par peur du risque juridique pourraient trouver dans le nouveau cadre un argument pour augmenter leur exposition. Les flux dans les ETF en sont déjà un indicateur. Si le vote de septembre se déroule favorablement, on peut s’attendre à une accélération de ces mouvements.

Armstrong insiste sur le fait que le 15 septembre représente l’échéance la plus proche et la plus significative. Même si le processus législatif complet prendra encore du temps, le simple fait d’ouvrir le débat au Sénat constitue un signal positif. Les marchés anticipent souvent ces étapes intermédiaires.

La combinaison d’une offre qui se raréfie après le halving, d’une demande institutionnelle qui se réveille et d’un calendrier politique potentiellement favorable crée un environnement rare. C’est précisément ce que le dirigeant de Coinbase décrit comme le point de départ possible d’un nouveau cycle.

Les enseignements de la saisonnalité

Les statistiques historiques montrent que les mois d’octobre, novembre et décembre ont souvent été porteurs pour Bitcoin. Cette régularité a nourri le mythe d’« Uptober ». Pourtant, l’année 2025 a rappelé que les patterns peuvent échouer. Les conditions macroéconomiques, le sentiment de risque et le positionnement des traders pèsent parfois plus lourd que les moyennes historiques.

Malgré cela, de nombreux acteurs continuent d’intégrer cette saisonnalité dans leurs anticipations. Armstrong mentionne explicitement ces trois mois comme un élément de son raisonnement. Il ne s’agit pas d’une garantie, mais d’un facteur supplémentaire à prendre en compte dans une analyse multi-dimensionnelle.

La prudence reste de mise. Les investisseurs qui s’appuient uniquement sur des statistiques passées s’exposent à des déceptions. L’histoire des marchés est jalonnée de ruptures de séries. Ce qui compte, c’est de croiser les signaux techniques, fondamentaux et calendaires.

Coinbase comme baromètre du secteur

La réaction du titre Coinbase illustre bien l’interdépendance entre le prix de Bitcoin et la santé des plateformes d’échange. Lorsque le marché repart, les volumes augmentent et les revenus de trading suivent. Même si Bitcoin ne représente plus qu’une fraction des revenus de la société, son influence psychologique reste forte. Les investisseurs en actions associent encore largement Coinbase à la performance de l’actif phare.

La diversification des revenus vers les abonnements et les services constitue néanmoins une évolution structurelle importante. Elle réduit la dépendance aux cycles de trading et offre une base plus stable. Cette transformation interne de Coinbase reflète en miroir la maturation progressive de l’ensemble de l’industrie.

Armstrong, en multipliant les interventions médiatiques le même jour, montre qu’il souhaite ancrer le récit d’un nouveau départ. Son discours s’adresse autant aux investisseurs qu’aux décideurs politiques. En liant le cycle de marché à l’avancée législative, il rappelle que la clarté réglementaire et la performance des actifs sont intimement liées.

Une dynamique technique qui change de nature

Le franchissement de la zone des 70 000 dollars a modifié la structure du graphique. Ce qui était une résistance est devenu un possible support. Les analystes surveillent désormais la capacité du prix à se maintenir au-dessus de ce seuil. Un daily close sous 69 000 dollars affaiblirait le scénario haussier à court terme. À l’inverse, une consolidation au-dessus de 72 000 dollars ouvrirait la voie vers des objectifs plus élevés.

Les liquidations de shorts ont joué un rôle d’accélérateur. Elles ont permis au prix de gagner plusieurs milliers de dollars en peu de temps. Ce type de mouvement crée souvent un vide d’ordres qui laisse le champ libre à une poursuite de la tendance. Cependant, une fois les positions baissières nettoyées, le marché doit trouver de nouveaux acheteurs pour continuer sa progression.

Les flux ETF apportent précisément cette demande organique. Contrairement aux liquidations, qui sont mécaniques, les entrées dans les fonds reflètent des décisions d’allocation. Elles sont plus durables et moins sujettes aux retournements brutaux.

Le poids de l’histoire des halvings

Chaque réduction de moitié de la récompense des mineurs a marqué un tournant. Après 2012, 2016 et 2020, Bitcoin a connu des hausses spectaculaires. Le cycle actuel suit le même schéma temporel, mais dans un environnement différent. La présence d’ETF au comptant, l’intérêt des grandes institutions et le débat réglementaire aux États-Unis créent un contexte inédit.

Armstrong ne prétend pas que l’histoire se répétera à l’identique. Il souligne simplement que la combinaison d’une offre contrainte et d’une demande qui se réveille a, par le passé, produit des mouvements haussiers majeurs. Le fait que nous soyons dans la fenêtre post-halving classique renforce selon lui la probabilité d’un nouveau cycle.

Les conditions de liquidité globale restent un point d’interrogation. Si les banques centrales engagent un cycle d’assouplissement monétaire, l’effet sur les actifs risqués pourrait être amplifié. À l’inverse, un maintien de taux élevés plus long que prévu pourrait freiner l’enthousiasme.

Ce que les investisseurs doivent retenir

Le message d’Armstrong n’est pas un appel à l’achat immédiat et irréfléchi. C’est une invitation à replacer les mouvements de prix dans une perspective plus large. Le marché a connu une phase de digestion. Le prix est revenu au-dessus de niveaux techniques importants. Un calendrier politique se précise. Les flux institutionnels reprennent. Ces éléments, mis bout à bout, dessinent un tableau plus constructif qu’il y a quelques semaines.

La prudence reste de mise. Les cycles haussiers ne se déroulent jamais en ligne droite. Des corrections intermédiaires sont inévitables. Elles permettent de purger les excès et de renforcer les bases. Ceux qui abordent le marché avec une vision multi-années sont mieux armés pour traverser ces phases de volatilité.

Le 15 septembre sera un premier test. Un vote favorable n’ouvrira pas automatiquement les portes du paradis, mais il lèvera une partie de l’incertitude. Un vote négatif ou un report prolongé pourrait au contraire raviver les doutes. Dans tous les cas, le marché aura une information nouvelle à digérer.

Une industrie en quête de maturité

Au-delà du prix de Bitcoin, le débat autour du Clarity Act révèle une industrie qui cherche à se normaliser. Les acteurs sérieux acceptent désormais l’idée de règles claires, même si elles imposent des contraintes. L’alternative, c’est le maintien dans une zone grise qui freine l’adoption et laisse le champ libre aux interprétations les plus restrictives.

Armstrong, en liant explicitement le cycle de marché à l’avancée législative, rappelle que la performance des actifs et le cadre institutionnel sont indissociables. Une industrie mature a besoin de règles prévisibles. Les investisseurs, de leur côté, ont besoin de signaux de confiance pour allouer du capital sur le long terme.

Le discours du dirigeant de Coinbase s’inscrit dans cette logique. Il ne se contente pas de commenter un mouvement de prix. Il propose une lecture qui relie technique, fondamentale et politique. C’est cette approche multi-factorielle qui donne du poids à ses propos.

Perspectives pour les mois à venir

Les prochaines semaines seront décisives. Le marché va scruter chaque déclaration de sénateurs, chaque amendement proposé, chaque indication sur le calendrier. En parallèle, les flux dans les ETF continueront d’être suivis de près. Une poursuite des entrées nettes renforcerait le scénario haussier. Un retournement des flux pourrait au contraire signaler que le rebond reste fragile.

Sur le plan technique, la capacité de Bitcoin à se maintenir au-dessus des 70 000 dollars sera déterminante. Une consolidation réussie à ces niveaux ouvrirait la porte à une phase de découverte de prix plus élevée. Un échec entraînerait probablement un retour vers des supports inférieurs et une période d’attente supplémentaire.

Armstrong a placé la barre haut avec ses prévisions à 300 000 ou 400 000 dollars d’ici 2030. Ces objectifs ne sont pas des cibles de trading à court terme. Ils représentent une vision de ce que pourrait devenir Bitcoin dans un monde où l’adoption institutionnelle s’est généralisée et où le cadre réglementaire est stabilisé. Le chemin pour y parvenir passera nécessairement par des phases d’euphorie et de correction.

En définitive, le message principal reste celui d’un possible changement de régime. Après des mois de consolidation, plusieurs signaux convergent. Le prix a repris de la hauteur. Les flux institutionnels sont de retour. Un rendez-vous politique important se profile. Dans ce contexte, la déclaration d’Armstrong résonne comme une invitation à regarder plus loin que les fluctuations quotidiennes. Le prochain cycle, s’il se confirme, ne se construira pas en quelques jours. Il se bâtira sur des mois et des années de flux, de décisions politiques et de conviction des investisseurs. C’est précisément cette dimension de long terme que le dirigeant de Coinbase a choisi de mettre en avant.

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