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Interlace S’Implante Au Brésil Face À L’Essor Des Stablecoins

Interlace vient d’ouvrir un bureau au Brésil et de nommer un responsable local. Alors que les stablecoins dominent déjà 90 % des flux crypto du pays, la société prépare sa prochaine étape en Argentine. Ce qui se joue maintenant pourrait redéfinir les paiements en Amérique latine.

Et si le prochain grand tournant des paiements numériques en Amérique latine se jouait aujourd’hui à São Paulo ? Alors que les flux de stablecoins explosent et que les banques centrales resserrent la surveillance, une société d’infrastructure vient d’installer ses valises au Brésil. L’annonce, discrète mais stratégique, ouvre une fenêtre sur la façon dont les rails de paiement traditionnels et les actifs numériques commencent à fusionner dans la plus grande économie de la région.

Une implantation locale pour un marché en pleine mutation

Interlace a officialisé l’ouverture d’un bureau au Brésil et la constitution d’une équipe sur place. À la tête de cette structure, Guilherme Santos a été nommé country manager. L’objectif affiché est clair : relier les institutions financières locales, les plateformes de commerce transfrontalier, les acteurs des actifs numériques et les projets Web3 à une infrastructure mondiale de paiements et d’actifs digitaux.

La formule choisie par la société résume bien la démarche : « Going global. Building local ». Autrement dit, construire une présence de terrain pour rendre les paiements propulsés par stablecoins et l’infrastructure financière numérique plus accessibles. Ce n’est pas seulement une question de prestige ou de communication. Dans un pays où le système de paiement instantané Pix compte près de 170 millions d’utilisateurs et a traité l’équivalent de 11 000 milliards de reais en 2024, la proximité opérationnelle devient un avantage concurrentiel décisif.

Le Brésil n’est pas un marché comme les autres. Il combine une adoption crypto déjà significative, un système de paiement en temps réel ultra-performant et un cadre réglementaire en train de se durcir. Pour une société d’infrastructure, s’installer physiquement signifie pouvoir dialoguer directement avec les régulateurs, les banques et les fintechs, tout en adaptant les solutions aux particularités locales.

Le rôle de Guilherme Santos et les premiers pas sur le terrain

La nomination de Guilherme Santos n’est pas anodine. En tant que country manager, il porte la responsabilité de tisser des relations avec l’écosystème des paiements et des actifs numériques brésiliens. L’équipe a déjà multiplié les contacts lors de Blockchain.RIO, l’un des rendez-vous majeurs du secteur à Rio de Janeiro.

Sur place, Santos a participé à une table ronde consacrée aux actifs numériques, aux paiements en stablecoins et à l’infrastructure financière. Ces échanges permettent de positionner l’offre d’Interlace dans le débat concret qui anime aujourd’hui le marché : comment faire dialoguer le règlement blockchain avec les services financiers existants sans créer de frictions inutiles pour l’utilisateur final.

L’approche est pragmatique. Plutôt que de promettre une révolution du jour au lendemain, la société insiste sur la connexion progressive des acteurs locaux à des rails mondiaux. Les institutions financières, les plateformes de commerce international, les entreprises d’actifs numériques et les projets Web3 sont explicitement cités comme cibles prioritaires. Aucun partenariat bancaire ou de paiement précis n’a encore été dévoilé, ce qui laisse penser que la phase actuelle reste celle de la construction de relations et de l’adaptation de l’offre.

Pourquoi le Brésil concentre aujourd’hui l’attention

Le contexte brésilien explique en grande partie le timing de cette implantation. Les stablecoins y représentent déjà environ 90 % des flux crypto déclarés, selon les observations du gouverneur de la banque centrale. Cette domination des tokens adossés au dollar dans un pays dont la monnaie est le real soulève des questions de souveraineté monétaire, de fiscalité et de lutte contre le blanchiment.

Parallèlement, le système Pix a transformé les habitudes de paiement. Des solutions comme celle d’Oobit ont déjà montré qu’il était possible d’intégrer un stablecoin comme l’USDT derrière une interface familière : l’utilisateur dépose des reais, détient de l’USDT et paie via des clés Pix ou des QR codes, sans changer ses réflexes. Le règlement blockchain reste invisible pour le client final, ce qui facilite l’adoption.

Cette combinaison d’un usage massif des stablecoins et d’une infrastructure de paiement nationale ultra-efficace crée un terrain fertile pour les fournisseurs d’infrastructure. Mais elle s’accompagne aussi d’une surveillance accrue. Le Fonds monétaire international a récemment appelé à un encadrement plus strict du marché des stablecoins au Brésil, soulignant que les flux crypto transfrontaliers progressaient plus vite que les mouvements de capitaux traditionnels.

La banque centrale a déjà posé des limites concrètes. La résolution BCB n° 561 interdit l’utilisation d’actifs virtuels pour régler des opérations à l’intérieur des canaux de change électronique réglementés. Les paiements et encaissements entre prestataires de change électronique supervisés et leurs contreparties étrangères doivent passer par des opérations de change classiques ou des comptes en reais de non-résidents. Cette règle ne bannit pas le trading de crypto ni les transferts de stablecoins, mais elle sépare clairement l’infrastructure de règlement réglementée de l’activité privée réalisée via portefeuilles, exchanges et autres services crypto.

Un cadre réglementaire qui se structure progressivement

Pour toute société d’infrastructure qui s’installe au Brésil, la conformité n’est plus un sujet secondaire. Les autorités mettent l’accent sur la protection des actifs des clients, les règles d’émission de stablecoins et les contrôles anti-blanchiment. Les risques liés à la fiscalité, au blanchiment d’argent et aux réserves des tokens adossés au dollar sont régulièrement évoqués.

Cette montée en puissance de la supervision n’a pas freiné l’intérêt commercial. Au contraire, elle semble clarifier les règles du jeu pour les acteurs qui acceptent de s’y conformer. Interlace arrive donc dans un environnement où la demande pour des solutions de paiement en stablecoins reste forte, mais où la capacité à dialoguer avec le régulateur et à s’intégrer aux circuits existants devient un critère de sélection.

Le fait de disposer d’une équipe locale et d’un bureau physique facilite précisément ces échanges. Les discussions techniques sur l’interopérabilité, les exigences de reporting et les dispositifs de conformité se mènent plus efficacement en face-à-face qu’à distance. Dans un marché aussi vaste et complexe que le Brésil, cette présence de terrain peut faire la différence entre une offre théorique et une solution réellement déployable.

L’Amérique latine, un continent en quête de rails de paiement modernes

Le mouvement d’Interlace s’inscrit dans une dynamique plus large. En juin, Paradigm a mené une levée de fonds de 9 millions de dollars en série A pour El Dorado, une société de paiements présente dans douze pays d’Amérique latine, dont le Brésil, l’Argentine et la Colombie. Coinbase Ventures et Verda Ventures ont également participé.

El Dorado affirme avoir traité plus de 5 millions de transactions et compter plus de 100 000 utilisateurs actifs. L’entreprise s’est aussi positionnée sur les paiements d’entreprise, en combinant des rails fiat et stablecoins pour des clients corporate engagés dans le commerce transfrontalier. Selon les estimations de son dirigeant, les flux totaux pourraient approcher le milliard de dollars lorsque l’on inclut l’ensemble des transactions professionnelles, dont environ 60 % relèvent de paiements interentreprises liés aux importations et exportations entre l’Amérique latine et les États-Unis.

Ces chiffres illustrent l’ampleur du besoin. Les paiements transfrontaliers restent coûteux, lents et fragmentés dans la région. Les stablecoins offrent une alternative potentielle pour réduire les frictions, surtout lorsque le règlement blockchain peut s’effectuer en arrière-plan tout en préservant une expérience utilisateur familière. Les acteurs d’infrastructure qui parviennent à connecter ces deux mondes se placent dans une position favorable.

Prochaine étape : l’Argentine et la conférence Crecimiento

Interlace ne s’arrête pas au Brésil. La société a confirmé sa participation à la conférence Argentina Crecimiento LATAM Digital Assets, prévue les 20 et 21 août. Lors de cet événement, elle présentera des retours d’expérience issus de ses projets mondiaux d’émission de cartes et détaillera ses ambitions pour l’Amérique latine.

L’Argentine constitue un autre marché clé de la région. Les groupes financiers y expérimentent déjà des stablecoins destinés aux paiements d’entreprise et à la gestion de trésorerie. BIND Group, qui gère plus de 2 milliards de dollars d’actifs et détient BIND Banco Industrial, développe un stablecoin adossé au peso via son prestataire de services d’actifs virtuels BEN. Ce dernier a également noué un partenariat avec Circle pour donner aux clients institutionnels accès à l’USDC dans le cadre du cadre réglementaire argentin.

De son côté, Petersen Group travaille sur le stablecoin DIPE avec le soutien technique de Lirium. Les deux initiatives se concentrent davantage sur des usages corporate – paiements programmables, gestion de collatéral, règlement de trésorerie – que sur des produits grand public. Cette orientation rejoint en partie la stratégie d’Interlace, qui vise prioritairement les institutions financières, les plateformes de commerce et les entreprises d’actifs numériques.

La présence à la conférence argentine, juste après l’annonce de l’ouverture du bureau brésilien, montre une volonté de construire une empreinte régionale cohérente. L’Amérique latine n’est plus traitée comme un marché secondaire, mais comme un ensemble de territoires où la combinaison de besoins de paiement élevés et d’une adoption crypto déjà avancée crée des opportunités concrètes.

Ce que signifie réellement « construire local »

Derrière le slogan, la réalité opérationnelle est exigeante. Ouvrir un bureau implique de recruter, de comprendre les particularités réglementaires de chaque juridiction, d’adapter les produits aux usages locaux et de bâtir une crédibilité auprès d’acteurs souvent prudents. Au Brésil, cela signifie aussi intégrer les spécificités du système Pix et les contraintes imposées aux canaux de change électronique réglementés.

La présence physique permet également de mieux anticiper les évolutions réglementaires. Lorsque le Fonds monétaire international ou la banque centrale publient des recommandations ou des résolutions, une équipe locale est mieux placée pour interpréter les implications concrètes et ajuster l’offre en conséquence. Dans un environnement où les règles évoluent rapidement, cette capacité d’adaptation devient un atout stratégique.

Par ailleurs, le contact direct avec les clients potentiels – banques, fintechs, plateformes de commerce, projets Web3 – facilite la co-construction de solutions. Les besoins ne sont pas identiques d’un acteur à l’autre. Une institution financière recherchera avant tout la conformité et l’interopérabilité avec ses systèmes existants. Une plateforme de commerce transfrontalier privilégiera la rapidité et le coût. Un projet Web3 mettra l’accent sur la programmabilité et l’accès à la liquidité. Une infrastructure capable de répondre à ces demandes multiples gagne en pertinence.

Les enjeux de conformité et de confiance

La question de la confiance reste centrale. Les stablecoins, malgré leur utilité pratique, continuent de soulever des interrogations sur la qualité des réserves, la transparence des émetteurs et les risques de contagion en cas de stress de marché. Au Brésil, où ils représentent l’essentiel des flux crypto, ces interrogations sont particulièrement vives.

Les autorités insistent sur la nécessité de renforcer la protection des actifs des clients et les contrôles anti-blanchiment. Pour un fournisseur d’infrastructure, cela se traduit par des exigences de reporting, de traçabilité et de séparation des flux. Les solutions qui intègrent nativement ces contraintes ont plus de chances d’être adoptées par les institutions financières traditionnelles, encore hésitantes face à l’univers crypto.

Interlace, en s’installant localement, se place dans une position où elle peut démontrer sa capacité à répondre à ces attentes. La participation à des événements comme Blockchain.RIO et la conférence argentine sert aussi à montrer que la société s’inscrit dans les discussions de place et ne se contente pas d’une approche purement technique.

Une dynamique régionale qui dépasse le simple effet d’annonce

L’ouverture du bureau brésilien et la participation à la conférence argentine ne sont pas des gestes isolés. Elles s’inscrivent dans un mouvement plus large où plusieurs acteurs misent sur l’Amérique latine comme terrain d’expérimentation et de croissance pour les paiements en stablecoins. Les levées de fonds, les partenariats et les projets de stablecoins locaux témoignent d’un intérêt soutenu.

Dans le même temps, les régulateurs avancent à leur rythme. Ils ne ferment pas la porte aux innovations, mais imposent des garde-fous. Cette tension entre ouverture et contrôle caractérise actuellement le paysage. Les sociétés qui réussissent sont celles qui parviennent à naviguer dans cet équilibre, en proposant des solutions utiles tout en respectant le cadre en construction.

Pour les utilisateurs finaux, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, l’enjeu reste simple : pouvoir envoyer et recevoir de l’argent plus rapidement, à moindre coût, et de façon fiable. Les stablecoins, lorsqu’ils sont correctement intégrés aux systèmes de paiement existants, offrent une réponse partielle à ce besoin. L’infrastructure qui permet cette intégration devient alors un élément clé de l’écosystème.

Perspectives à court et moyen terme

À court terme, l’attention se portera sur la façon dont Interlace concrètement active son bureau brésilien. Quels types de clients seront prioritaires ? Quelles fonctionnalités seront mises en avant ? Comment l’équipe locale articule-t-elle son action avec les opérations mondiales de la société ? Ces questions détermineront si l’implantation reste symbolique ou se transforme en moteur de croissance réelle.

La participation à la conférence argentine fournira un premier élément de réponse. Le contenu de la présentation – retours d’expérience sur l’émission de cartes et plans pour la région – donnera des indications sur la feuille de route. Si la société parvient à articuler une vision cohérente entre le Brésil et l’Argentine, elle renforcera sa crédibilité auprès des acteurs locaux.

À moyen terme, le succès dépendra aussi de l’évolution du cadre réglementaire. Une clarification progressive des règles d’émission, de conservation et de transfert des stablecoins pourrait accélérer l’adoption institutionnelle. À l’inverse, un durcissement trop brutal risquerait de freiner les initiatives. Dans les deux cas, une présence locale permet d’ajuster plus rapidement la stratégie.

Le marché des paiements en Amérique latine reste vaste et encore fragmenté. Les besoins de commerce transfrontalier, de gestion de trésorerie et de paiements domestiques rapides coexistent. Les solutions qui parviennent à couvrir plusieurs de ces usages tout en restant conformes ont un potentiel important. Interlace, en misant sur une implantation de terrain et une approche infrastructure, se positionne sur ce créneau.

Un signal pour l’écosystème

Au-delà d’Interlace elle-même, l’annonce envoie un signal. Les acteurs internationaux d’infrastructure considèrent désormais l’Amérique latine comme un marché digne d’investissements durables, et non plus seulement comme une zone d’expérimentation ponctuelle. L’ouverture d’un bureau, le recrutement d’une équipe et la participation active aux événements de place traduisent une intention de s’inscrire dans la durée.

Pour les entreprises brésiliennes et argentines du secteur, cette présence peut aussi signifier de nouvelles opportunités de partenariat et d’accès à des rails mondiaux. Pour les régulateurs, elle constitue un interlocuteur supplémentaire avec lequel dialoguer. Pour les utilisateurs, elle pourrait, à terme, se traduire par des options de paiement plus nombreuses et plus fluides.

Bien sûr, tout reste à prouver. L’écart entre l’annonce et la réalité opérationnelle est souvent large. Mais le contexte – adoption déjà forte des stablecoins, système Pix mature, besoins de paiement transfrontaliers élevés et cadre réglementaire en construction – crée un environnement favorable pour ceux qui sauront s’y adapter.

Regarder au-delà des frontières nationales

L’Amérique latine ne forme pas un marché unique. Chaque pays possède ses propres règles, ses propres systèmes de paiement et ses propres dynamiques d’adoption. Pourtant, les flux commerciaux et les besoins de règlement dépassent souvent les frontières. Une infrastructure capable d’opérer de manière cohérente à travers plusieurs juridictions tout en respectant les spécificités locales représente un avantage compétitif réel.

En ouvrant d’abord au Brésil puis en se projetant en Argentine, Interlace esquisse cette logique régionale. D’autres pays de la zone – Colombie, Mexique, Chili – pourraient suivre si les premiers résultats sont concluants. La capacité à mutualiser certaines briques techniques tout en adaptant les interfaces et les processus de conformité à chaque marché déterminera l’ampleur de l’expansion.

Dans un continent où les monnaies locales connaissent parfois de fortes volatilités, les stablecoins adossés au dollar ou à d’autres actifs stables offrent une forme de refuge opérationnel pour les entreprises. Lorsqu’ils sont couplés à des systèmes de paiement domestiques performants, ils deviennent un outil de gestion quotidienne plutôt qu’un simple instrument spéculatif. C’est précisément ce basculement que les acteurs d’infrastructure cherchent à accompagner.

Conclusion provisoire d’un mouvement en cours

L’implantation d’Interlace au Brésil et sa participation prochaine à la conférence argentine illustrent un moment particulier de l’évolution des paiements en Amérique latine. Les stablecoins ne sont plus un sujet marginal. Ils représentent déjà l’essentiel des flux crypto dans certains pays et commencent à s’intégrer aux systèmes de paiement nationaux. Les régulateurs réagissent en posant des règles plus strictes. Les acteurs d’infrastructure s’installent localement pour mieux répondre aux besoins et aux contraintes.

Rien n’est encore joué. La réussite dépendra de la capacité à transformer la présence physique en partenariats concrets, à respecter un cadre réglementaire en évolution et à proposer des solutions réellement utiles aux institutions financières comme aux entreprises. Mais le signal est clair : le Brésil et, plus largement, l’Amérique latine sont devenus des territoires stratégiques pour ceux qui construisent les rails de paiement de demain.

Dans les mois qui viennent, l’attention se portera sur les premiers déploiements, les éventuels partenariats annoncés et la façon dont les discussions avec les autorités locales progressent. Pour l’instant, l’ouverture du bureau et la constitution de l’équipe marquent le début d’une nouvelle phase. Une phase où « construire local » cesse d’être un slogan pour devenir une réalité opérationnelle sur l’un des marchés les plus dynamiques de la région.

Le paysage des paiements numériques continue de se redessiner. Entre innovation technologique, exigences de conformité et besoins concrets des utilisateurs, les acteurs qui sauront tenir ces trois dimensions ensemble auront un rôle central à jouer. L’arrivée d’Interlace au Brésil constitue l’un des chapitres récents de cette histoire encore en écriture.

Pendant que les équipes s’installent et que les premiers contacts se multiplient, le marché observe. Les stablecoins poursuivent leur progression. Les régulateurs affinent leurs outils. Les entreprises cherchent des solutions plus efficaces pour leurs flux transfrontaliers. Dans ce contexte, chaque implantation locale, chaque conférence, chaque partenariat potentiel contribue à façonner l’écosystème de demain. Le Brésil, avec son poids économique et son adoption déjà avancée, se retrouve une fois de plus au cœur de cette transformation.

Reste à voir comment cette présence se traduira concrètement dans les mois à venir. Les annonces d’aujourd’hui posent les bases. Les résultats de demain diront si la stratégie « Going global. Building local » porte ses fruits dans l’un des environnements les plus exigeants et les plus prometteurs d’Amérique latine.

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