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Valorisations Crypto Doublent Grâce Aux Revenus Tokens

Et si les valorisations crypto hors Bitcoin doublaient bientôt ? Le CIO de Bitwise explique pourquoi les revenus générés par les protocoles changent tout. Mais un détail réglementaire pourrait tout bouleverser...

Et si le principal argument contre les cryptomonnaies devenait soudain leur meilleur atout ? Pendant des années, les critiques ont martelé que trop de tokens ne capturaient aucune valeur économique réelle. Aujourd’hui, ce constat commence à s’inverser de façon spectaculaire. Le directeur des investissements de Bitwise, Matt Hougan, estime que les valorisations hors Bitcoin pourraient doubler, voire davantage, si le lien entre les revenus générés par les protocoles et la demande pour leurs tokens natifs continue de se renforcer. Cette vision, formulée dans un mémo daté du 12 août 2026, repose sur des exemples concrets déjà en marche : Hyperliquid, Uniswap, Aave, Pump.fun ou encore les évolutions en cours sur Solana.

Une Révolution Silencieuse Dans La Capture De Valeur

Longtemps, de nombreux tokens de gouvernance offraient surtout un droit de vote. Les frais générés par l’activité du réseau restaient souvent déconnectés de la demande pour le token lui-même. Ce modèle montrait ses limites face aux investisseurs institutionnels habitués à des actifs qui capturent réellement le cash-flow. Désormais, une nouvelle génération de mécanismes apparaît. Ils utilisent les revenus protocolaires pour racheter des tokens sur le marché ou les brûler, créant ainsi une pression d’achat récurrente directement liée à l’activité économique.

Hougan souligne que cette évolution n’est pas théorique. Elle se matérialise déjà à travers plusieurs projets majeurs. Selon lui, d’autres applications DeFi et réseaux de couche 1 devraient adopter des structures similaires dans les douze à vingt-quatre prochains mois. Son pronostic le plus fort reste conditionnel : si le lien entre revenus et valeur du token continue de se solidifier, les valorisations pourraient doubler ou plus. Bitwise précise toutefois que ce mémo constitue une analyse à un instant donné et ne représente ni une garantie de résultats futurs ni un conseil d’investissement.

Cette bascule change la nature même de l’argumentaire autour des cryptomonnaies. « Pendant des années, les revenus étaient le meilleur argument contre le crypto. Ils sont sur le point de devenir le meilleur argument en sa faveur », a résumé Hougan. La phrase résume parfaitement le retournement de perspective en cours.

Hyperliquid : Le Modèle Le Plus Radical

Parmi les exemples cités, Hyperliquid se démarque par la clarté de son mécanisme. Les frais de trading alimentent un fonds d’assistance qui convertit quasiment l’intégralité de ces revenus en achats de HYPE. Les tokens acquis sont ensuite brûlés, retirés à la fois de la circulation et de l’offre totale. Hougan estime que près de 99 % des revenus de frais ont été orientés vers ce dispositif.

Les chiffres donnent le vertige. Plus de 1,16 milliard de dollars de frais de trading ont déjà été convertis en rachats de HYPE. Cette demande récurrente est directement liée au volume d’activité de la plateforme. Elle crée un récit d’investissement puissant : plus l’échange génère d’activité, plus la pression d’achat sur le token s’intensifie. Bien sûr, l’inverse est vrai. Une baisse durable des volumes réduirait mécaniquement les montants disponibles pour les futurs rachats.

Hougan compare ce système aux rachats d’actions des entreprises cotées. La comparaison a toutefois ses limites. Un token crypto ne confère pas automatiquement les droits juridiques attachés à une action. Les détenteurs ne disposent généralement pas d’une créance contractuelle sur les bénéfices, les actifs ou les distributions. La gouvernance peut aussi modifier les règles économiques du token. Le CIO de Bitwise reconnaît explicitement ces différences dans son analyse.

« Pour la première fois, un nombre croissant de protocoles transforment leur activité réelle en demande concrète pour leur token natif. Ce n’est plus seulement de la gouvernance. C’est de la capture de valeur. »

Uniswap : Des Burns Automatisés À Grande Échelle

Uniswap illustre une autre approche. Depuis l’approbation de la mesure UNIfication en décembre 2025, le protocole a brûlé 100 millions de UNI issus de la trésorerie et activé les frais protocolaires sur les pools v2 et v3. En juillet, la gouvernance rapportait que ces frais avaient déjà financé environ 7,5 millions de UNI supplémentaires en burns, soit une valeur d’environ 25,6 millions de dollars selon les chiffres retenus dans la proposition.

Le mouvement ne s’est pas arrêté là. Un vote on-chain a activé les frais protocolaires de la version 4 sur Ethereum, Arbitrum, Base, BNB Chain, Polygon, Optimism et Robinhood Chain. Ce vote a recueilli 46,6 millions de UNI en faveur. L’extension progressive des frais à de nouvelles versions et de nouveaux réseaux montre une volonté claire de lier durablement l’activité de trading à la réduction de l’offre de UNI.

Ce modèle présente l’avantage d’être largement automatisé. Une fois les frais activés, une partie des revenus sert systématiquement à retirer des tokens de la circulation. Les détenteurs de UNI bénéficient ainsi d’une mécanique de rareté progressive, à condition que les volumes restent soutenus. C’est précisément cette conditionnalité qui rend le mécanisme crédible aux yeux de nombreux analystes : il n’y a pas de magie, seulement un lien direct entre usage et capture de valeur.

Aave : Rachats Progressifs Et Cadre Évolutif

Aave a choisi une voie différente. Son programme de rachats, lancé en avril 2025, a acquis plus de 205 000 AAVE au cours de ses dix premiers mois. Environ 42 millions de dollars ont été alloués à ces opérations, représentant plus de 1,28 % de l’offre totale de 16 millions de tokens.

Le cadre plus large évolue également. La proposition « Aave Will Win » oriente 100 % des revenus issus des produits de marque Aave vers la trésorerie de la DAO, après partage de revenus avec les partenaires et les incitations utilisateurs. La DAO reçoit également les frais protocolaires. Cela ne signifie pas pour autant que chaque dollar arrivant dans la trésorerie est immédiatement utilisé pour racheter du AAVE.

Stani Kulechov a déclaré en juin que « 100 % des revenus du protocole Aave et de GHO vont au token AAVE », tout en précisant que l’équipe travaillait sur un système de rachats automatisé et non discrétionnaire baptisé Aavenomics 3.0. Cette distinction est importante. Le mécanisme automatisé était encore en cours de conception, et non déjà déployé. Les discussions de gouvernance antérieures montraient déjà une volonté d’augmenter la taille et la régularité des rachats de AAVE.

Le modèle Aave illustre bien la transition progressive qui s’opère. On passe d’une logique de trésorerie discrétionnaire à une logique de capture de valeur plus systématique. Cette évolution, si elle se confirme, pourrait modifier durablement la façon dont les investisseurs valorisent le token.

Pump.fun Et La Transparence Extrême Des Frais

Pump.fun a poussé la transparence encore plus loin. Sa page officielle dédiée au token indique clairement que 50 % des revenus protocolaires sont alloués aux rachats. La plateforme est passée d’un modèle qui engageait l’intégralité des revenus à une structure qui dirige la moitié des revenus nets vers des rachats et burns automatisés de PUMP.

Les résultats se mesurent déjà. Entre le 3 et le 9 août, Pump.fun a généré 10,03 millions de dollars de frais protocolaires hebdomadaires tout en brûlant 5,02 millions de dollars de PUMP. Au total, 2,15 milliards de tokens PUMP ont été achetés et détruits sur cette période. Ces chiffres montrent qu’un protocole peut publier des données de revenus et de burns de façon quasi temps réel, renforçant la confiance dans le mécanisme.

Cette approche a le mérite de la simplicité. Les utilisateurs et les investisseurs savent exactement quelle part de l’activité économique se traduit en demande pour le token. Dans un marché encore souvent opaque, cette clarté constitue un avantage concurrentiel non négligeable.

Solana : La Capture De Valeur Remonte À La Couche De Base

Le débat ne se limite plus aux applications DeFi. Il gagne les blockchains de base. Hougan cite le processus SGP 0003 de Solana, qui regroupe plusieurs propositions destinées à augmenter les burns de frais et à réduire plus rapidement l’émission de tokens.

L’un des composants, SIMD 0553, remplacerait les frais de signature forfaitaires par une combinaison de frais d’inclusion et de charges basées sur les ressources, le tout étant brûlé. Selon les modélisations de Temporal, l’auteur de la proposition, une mise en œuvre complète pourrait faire passer les burns quotidiens d’environ 648 SOL à un intervalle de 7 500 à 9 000 SOL à activité réseau comparable.

Le processus a déjà franchi une étape importante. Le 5 août, le signalement des validateurs a dépassé le seuil requis. La gouvernance formelle est désormais en cours. La proposition nécessite encore l’approbation des validateurs. Les projections d’augmentation des burns de SOL ne doivent donc pas être considérées comme un changement déjà effectif. Elles illustrent toutefois la direction prise par une partie significative de l’écosystème : lier plus étroitement l’activité économique du réseau à la rareté du token natif.

Points clés à retenir sur les mécanismes en cours

  • Hyperliquid oriente près de 99 % des frais vers des rachats et burns de HYPE
  • Uniswap a déjà brûlé environ 7,5 millions de UNI via les frais protocolaires
  • Aave a racheté plus de 205 000 AAVE pour 42 millions de dollars
  • Pump.fun alloue 50 % de ses revenus nets aux rachats automatisés
  • Solana étudie une réforme des frais susceptible de multiplier les burns quotidiens

Le Rôle Décisif De L’Environnement Réglementaire Américain

Hougan attribue une partie de cette accélération à un climat réglementaire américain plus favorable. Il fait référence au contentieux Ripple et au changement de direction à la SEC. L’histoire juridique demande toutefois plus de nuances. Le tribunal de district a jugé que certaines ventes institutionnelles de Ripple violaient les lois sur les valeurs mobilières, tandis que d’autres types de ventes ne constituaient pas des contrats d’investissement. La SEC et Ripple ont retiré leurs appels en août 2025, laissant le jugement final en place.

Le cadre a encore évolué. En mars 2026, la SEC a adopté une interprétation créant des catégories pour les actifs crypto et précisant dans quels cas un actif crypto non-valeur mobilière peut malgré tout être impliqué dans un contrat d’investissement. Le président Paul Atkins a présenté ce cadre comme un effort pour clarifier les frontières sous les lois fédérales existantes sur les valeurs mobilières.

Cela ne revient pas à une approbation générale des mécanismes de rachats, de burns ou de distribution de revenus. L’analyse au regard des valeurs mobilières peut toujours dépendre de la façon dont un token est offert, des droits ou promesses qui l’accompagnent, et de la relation entre les acheteurs et l’équipe du projet. L’idée selon laquelle le changement réglementaire accélérera la capture de revenus reste donc une thèse d’investissement, et non un résultat juridique acquis.

Le prochain développement américain arrive rapidement. La SEC devait tenir une réunion ouverte le 14 août à 10 heures ET pour examiner la possibilité de proposer des règles d’offre adaptées à certains contrats d’investissement portant sur des actifs crypto. L’ordre du jour ne précise pas que ces règles autoriseraient spécifiquement le partage de revenus via les tokens. Toute proposition précéderait de toute façon d’autres étapes de réglementation avant de devenir définitive.

Ce processus réglementaire pèse lourd dans la thèse de Hougan. Il estime que la croissance crypto américaine peut se poursuivre malgré les retards éventuels du CLARITY Act, en partie parce que la réglementation par les agences offre une autre voie vers des conditions d’exploitation plus claires. Que ces règles facilitent réellement la capture de revenus, et que les investisseurs attribuent en conséquence des valorisations plus élevées, reste à démontrer.

Pourquoi Cette Évolution Change La Donne Pour Les Investisseurs

Pendant longtemps, évaluer un token de gouvernance relevait presque de l’exercice de foi. On regardait l’activité du protocole, on espérait que la gouvernance finirait par décider de quelque chose d’utile pour les détenteurs, et on se contentait souvent d’une narration. Les mécanismes de rachats et de burns introduisent une discipline nouvelle. Ils forcent les protocoles à démontrer qu’une partie de la valeur économique créée revient concrètement aux tokens.

Cette discipline a plusieurs conséquences. Premièrement, elle rend les tokens plus comparables à des actifs traditionnels qui capturent du cash-flow. Deuxièmement, elle crée une forme de pression concurrentielle. Les protocoles qui n’adoptent pas de mécanismes de capture de valeur risquent de paraître moins attractifs face à ceux qui le font. Troisièmement, elle introduit une nouvelle variable dans les modèles de valorisation : le taux de conversion des revenus en demande pour le token.

Bien sûr, ces mécanismes ne sont pas sans risques. Ils dépendent de la pérennité des revenus. Une baisse durable de l’activité réduit automatiquement les montants disponibles pour les rachats. Ils peuvent aussi être modifiés par la gouvernance. Un vote peut toujours décider de réorienter les flux. Enfin, la comparaison avec les rachats d’actions reste imparfaite, car les droits juridiques des détenteurs de tokens sont généralement plus faibles.

Malgré ces réserves, la direction est claire. Un nombre croissant de protocoles cherchent à transformer leur activité réelle en pression d’achat concrète sur leur token. Cette tendance, si elle se généralise, pourrait effectivement modifier les multiples auxquels le marché valorise ces actifs.

Les Limites De La Comparaison Avec Les Actions

Hougan lui-même met en garde contre une analogie trop rapide. Un rachat d’actions dans une entreprise cotée s’inscrit dans un cadre juridique précis. Les actionnaires détiennent des droits sur les actifs résiduels, peuvent voter sur les distributions, et bénéficient de protections contre les conflits d’intérêts. Dans l’univers crypto, la plupart des tokens n’offrent pas ce niveau de protection contractuelle.

La gouvernance reste souvent flexible. Une majorité de tokens peut voter pour modifier les règles de distribution des revenus. Les équipes de développement conservent parfois une influence importante. Les smart contracts, aussi transparents soient-ils, peuvent contenir des fonctions d’urgence ou des paramètres ajustables. Ces éléments introduisent une incertitude que les investisseurs en actions traditionnelles n’ont généralement pas à gérer au même degré.

Pourtant, le marché semble de plus en plus disposé à attribuer une valeur significative à ces mécanismes, même imparfaits. La raison en est simple : dans un univers où beaucoup de tokens n’offrent aucune capture de valeur, ceux qui en proposent une, même limitée, se distinguent. La rareté relative devient un argument de différenciation.

Ce Que Cela Signifie Pour Les Douze À Vingt-Quatre Prochains Mois

Selon Hougan, la tendance devrait s’étendre. D’autres applications DeFi et réseaux de couche 1 devraient adopter des structures similaires. Cette diffusion progressive pourrait créer un effet de réseau : plus de protocoles capturent de la valeur, plus les investisseurs s’habituent à cette logique, plus ils valorisent positivement ceux qui la mettent en œuvre.

Le calendrier réglementaire américain jouera un rôle non négligeable. Des règles d’offre plus claires pourraient faciliter l’expérimentation de modèles de partage de revenus. À l’inverse, une approche trop restrictive pourrait freiner certaines innovations. Le résultat de la réunion de la SEC prévue le 14 août, et les propositions qui en découleront, seront donc scrutés avec attention.

Il faut aussi rester attentif à la qualité d’exécution. Un mécanisme de rachat mal conçu, trop discrétionnaire ou insuffisamment transparent, risque de perdre la confiance des détenteurs. Les exemples les plus convaincants à ce jour sont ceux qui publient des données claires et automatisent une part importante du processus.

Enfin, la corrélation avec l’activité réelle restera déterminante. Des rachats financés par des revenus durables et croissants ont un impact différent de rachats ponctuels financés par des réserves. Les investisseurs institutionnels, en particulier, seront sensibles à cette distinction.

Une Nouvelle Grille De Lecture Pour Les Tokens

Cette évolution invite à revoir la façon dont on analyse les tokens. Au-delà du volume d’utilisateurs, de la capitalisation ou de la narration, une question devient centrale : quelle part de la valeur économique créée par le protocole revient concrètement aux détenteurs du token ?

Les réponses varient encore fortement d’un projet à l’autre. Certains protocoles n’ont toujours aucun mécanisme de capture. D’autres en ont un partiel ou expérimental. Quelques-uns, comme Hyperliquid, ont poussé la logique très loin. Cette diversité crée un nouveau terrain de différenciation concurrentielle.

Pour les analystes, cela signifie aussi de nouveaux indicateurs à suivre : le pourcentage des revenus alloué aux rachats ou burns, la régularité des opérations, le caractère automatisé ou discrétionnaire du processus, et la transparence des données publiées. Ces métriques pourraient progressivement rejoindre les tableaux de bord classiques d’analyse on-chain.

Le marché des cryptomonnaies a longtemps vécu sur des promesses de valeur future. La génération actuelle de mécanismes de capture de revenus tente de transformer une partie de ces promesses en flux concrets. Si cette transformation se poursuit et se généralise, les multiples de valorisation pourraient effectivement s’ajuster à la hausse, comme le suggère Matt Hougan. Le chemin reste conditionnel, semé d’incertitudes réglementaires et d’aléas d’exécution. Mais la direction prise par plusieurs protocoles majeurs est désormais difficile à ignorer.

Dans les mois qui viennent, l’attention se portera sans doute sur deux axes. D’un côté, l’extension des mécanismes existants à de nouveaux protocoles et à de nouvelles couches. De l’autre, la réaction des régulateurs américains face à ces innovations. Le croisement de ces deux dynamiques déterminera en grande partie si le scénario de doublement des valorisations hors Bitcoin a des chances de se matérialiser.

En attendant, les données disponibles montrent déjà qu’un changement de paradigme est en cours. Les revenus protocolaires ne sont plus seulement un argument de critique. Pour un nombre croissant de projets, ils deviennent un outil concret de création de demande pour le token natif. Cette bascule, encore incomplète et imparfaite, constitue l’un des développements les plus significatifs de l’écosystème crypto en 2026.

La suite dépendra de la capacité des protocoles à maintenir et à intensifier ces mécanismes, de la réaction des investisseurs face à des flux de valeur plus prévisibles, et de l’évolution du cadre réglementaire. Une chose semble toutefois acquise : le débat sur la capture de valeur dans les cryptomonnaies a changé de nature. Il n’est plus purement théorique. Il s’appuie désormais sur des chiffres, des burns, des rachats et des propositions de gouvernance concrètes. Et c’est précisément ce qui rend la thèse de Matt Hougan si intéressante à suivre dans les mois à venir.

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