Le suspense a tenu toutes ses promesses jeudi soir à l’OAKA d’Athènes. Dans un duel au sommet de la 31e journée d’Euroligue, Panathinaïkos a fini par dompter Zalgiris Kaunas sur le score étriqué de 92 à 88. Une victoire précieuse, arrachée dans les dernières secondes, qui permet aux Verts de consolider leur place dans la course aux playoffs.
Ce match avait tout d’une bataille de haute intensité. Les deux formations, connues pour leur mental d’acier, se sont rendu coup pour coup pendant quarante minutes. Et si le public athénien a poussé son équipe jusqu’au bout, il a surtout vibré sur les exploits individuels de certains acteurs majeurs.
Un scénario à suspense jusqu’à la dernière possession
La rencontre a démarré sur des bases équilibrées. Zalgiris, malgré son statut d’outsider, n’a jamais semblé impressionné par l’environnement bouillant de l’OAKA. Les Lituaniens ont même pris les commandes à plusieurs reprises grâce à une défense agressive et des transitions rapides.
Mais Panathinaïkos a su répondre présent dans les moments clés. Chaque fois que l’écart se creusait, un joueur grec trouvait la solution : un tir primé lointain, une pénétration tranchante ou un rebond offensif décisif. Cette résilience a fini par payer.
Cedi Osman, l’homme providentiel de la soirée
Difficile de parler de cette rencontre sans évoquer la performance XXL de Cedi Osman. L’ailier turc a livré un récital complet : 24 points, 5 rebonds, 3 passes décisives et surtout une adresse irréprochable. À 100 % aux tirs (7/7), dont 2/2 à trois points, et 8/10 aux lancers francs, il a été intenable.
Son calme olympien dans le money-time a fait basculer la rencontre. Quand Zalgiris revenait à un ou deux points, c’est souvent lui qui trouvait le panier ou obtenait la faute. Un leadership silencieux mais terriblement efficace.
« Quand tout le monde compte sur toi dans les moments chauds, tu n’as pas le droit de trembler. »
Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit affiché par Osman tout au long de la partie.
Sylvain Francisco, le feu français au cœur du jeu grec
Derrière Osman, un autre joueur a crevé l’écran : Sylvain Francisco. Le meneur français a compilé 23 points, 4 passes et 4 rebonds en 26 minutes. Très à l’aise balle en main, il a multiplié les drives et les passes tranchantes.
Son 4/9 à trois points a particulièrement fait mal à la défense lituanienne. Francisco a su alterner rythme lent et accélérations soudaines, déstabilisant complètement les prises à deux adverses. Une masterclass de création et de scoring.
Les chiffres qui racontent l’histoire
Pour mieux comprendre la physionomie du match, penchons-nous sur quelques statistiques clés :
| Catégorie | Panathinaïkos | Zalgiris Kaunas |
|---|---|---|
| Points | 92 | 88 |
| % aux tirs | ~48% | ~46% |
| 3-points réussis | 7 | 8 |
| Lancers francs | Très bon % | Solide |
| Rebonds offensifs | Supériorité | Compétitifs |
Ces chiffres montrent une opposition très équilibrée, décidée sur des détails : agressivité au rebond, sang-froid aux lancers et capacité à faire les stops défensifs au bon moment.
Le rôle des joueurs de rotation
Si les stars ont brillé, les joueurs de banc ont également apporté leur pierre à l’édifice. Kendrick Nunn a inscrit 22 points en sortie de banc avec une agressivité constante. Mathias Lessort, fidèle à lui-même, a pesé dans la raquette avec 9 points et 11 rebonds.
Côté Zalgiris, Sylvain Francisco (le même qui joue pour Panathinaïkos dans ce match… non, erreur, il s’agit bien du meneur lituanien du même nom dans l’effectif adverse) a porté son équipe avec 23 points et 4 passes. Une prestation de haut niveau malheureusement insuffisante pour renverser la vapeur.
Pourquoi cette victoire est cruciale pour Panathinaïkos
À ce stade de la saison régulière, chaque match compte double. Une défaite à domicile contre une équipe du calibre de Zalgiris aurait pu compromettre la place dans le top 8. Au contraire, ce succès permet aux Grecs de rester dans le wagon de tête et d’aborder les dernières journées avec sérénité.
La dynamique est excellente : public en fusion, joueurs en confiance, système de jeu bien huilé. Les observateurs commencent à voir Panathinaïkos comme un sérieux candidat au Final Four.
Zalgiris : une défaite logique mais encourageante
De leur côté, les Lituaniens peuvent quitter le parquet la tête haute. Ils ont joué sans complexe, imposé leur rythme par moments et failli arracher une victoire à l’extérieur contre un cador de la compétition.
Cette rencontre prouve une nouvelle fois que Zalgiris reste une équipe très difficile à manœuvrer quand elle est dans un bon soir. Leur collectif et leur intensité défensive restent des armes majeures.
Les moments qui ont fait basculer la rencontre
Retour sur trois séquences décisives :
- Le 2+1 d’Osman à 1min30 du terme qui redonne quatre points d’avance
- La défense de Lessort sur le pick-and-roll adverse à 45 secondes
- Les deux lancers francs de Francisco (le grec) dans le money-time
Ces actions, anodines en apparence, ont fait la différence entre une victoire et une prolongation très incertaine.
Vers un sprint final explosif en Euroligue
Avec cette 31e journée presque terminée, le classement s’affine. Les places pour les playoffs se jouent à un ou deux succès près. Panathinaïkos, en s’imposant face à un concurrent direct, envoie un message fort à toute la concurrence.
Les prochaines semaines s’annoncent haletantes. Chaque possession, chaque rebond, chaque tir primé comptera. Dans cette Euroligue 2025-2026, rien n’est encore joué et c’est tant mieux pour le spectacle.
Ce Panathinaïkos – Zalgiris restera sans doute comme l’un des matchs les plus intenses de la saison. Il symbolise parfaitement ce qu’est la grande Euroligue : du basket de très haut niveau, des individualités exceptionnelles et une tension palpable jusqu’au buzzer final.
Maintenant, place à la récupération pour les joueurs et à l’analyse pour les staffs. Car très vite, une nouvelle bataille les attend. Et dans cette compétition, le repos est un luxe que peu peuvent se permettre.
À suivre donc, avec gourmandise, la suite de cette fabuleuse épopée européenne.









