Sport

Mi Hyang Lee Triomphe enfin : Fin d’une Disette de 8 Ans

Après 3143 jours sans victoire sur le LPGA, Mi Hyang Lee a sorti un coup de génie au dernier trou pour s’imposer au Blue Bay LPGA. Une approche parfaite qui a tout changé… mais que s’est-il passé pour les Françaises ?

Imaginez : plus de huit ans sans lever le moindre trophée sur le circuit le plus relevé au monde. Huit années de travail acharné, de doutes, de près-ratés et de presque. Et puis, un dimanche après-midi venteux en Chine, tout bascule sur un seul coup. Un wedge magique, une balle qui danse sur le green avant de s’arrêter à quelques centimètres du trou. Mi Hyang Lee vient de mettre fin à une disette interminable. Ce genre de moment qui rappelle pourquoi on aime tant ce sport.

Un birdie au 18 qui vaut de l’or

Le Blue Bay LPGA n’avait pas livré un tel scénario depuis longtemps. Sur un parcours capricieux où le vent a martyrisé les joueuses tout au long de la semaine, la Sud-Coréenne de 32 ans a su rester debout quand beaucoup pliaient. Elle menait depuis vendredi, mais rien n’était joué. Le dernier tour s’annonçait comme une véritable épreuve de nerfs.

À l’aller, Mi Hyang Lee a souffert. Deux birdies, mais aussi deux bogeys et surtout deux doubles bogeys. Le leaderboard bougeait dans tous les sens. Elle a même vu Weiwei Zhang, joueuse locale très solide, passer devant avec une carte exceptionnelle de 69. Pourtant, la Coréenne n’a jamais paniqué. Elle a attendu son moment.

Le retour du guerrier

À partir du trou numéro 10, tout a changé. Birdie. Puis un autre au 13. La machine était relancée. Mi Hyang Lee retrouvait sa précision légendaire et surtout son calme olympien. Mais c’est bien sûr au par 5 du 18 que l’histoire s’est écrite. Troisième coup, 110 mètres à jouer, vent de face, pression maximale.

Elle pose son wedge, visualise la trajectoire, swingue. La balle s’envole, atterrit parfaitement, roule doucement… et s’arrête à quelques centimètres du trou. Birdie. Victoire. Score final : -11. Un troisième titre sur le LPGA Tour après huit ans et trois mois d’attente. 3 143 jours exactement.

« J’ai cru que ce jour n’arriverait jamais. Mais aujourd’hui, je sais que la persévérance paie toujours. »

Mi Hyang Lee après sa victoire

Ce commentaire résume parfaitement l’état d’esprit de celle qui, malgré les années sans succès majeur, n’a jamais baissé les bras. Sa victoire est avant tout une leçon de résilience.

La concurrence a tout tenté

Weiwei Zhang termine deuxième après avoir mené une bonne partie de la journée. Une performance remarquable devant son public. Auston Kim et Aditi Ashok complètent le podium à -8. Hye-Jin Choi, 5e à -7, a offert un festival offensif avec deux eagles spectaculaires tapés directement depuis le fairway. Le Blue Bay LPGA 2026 restera dans les mémoires comme un tournoi où les gros coups ont payé… mais où la régularité a finalement triomphé.

Seules dix joueuses ont terminé sous le par sur l’ensemble du tournoi. Le vent, souvent autour de 30-35 km/h, a rendu le scoring très difficile. Cela rend la performance de Mi Hyang Lee encore plus impressionnante.

Les Françaises dans le vent

Côté tricolore, la semaine a été contrastée. Perrine Delacour disputait sa première compétition de la saison sur le LPGA Tour. Elle a rendu quatre cartes de 73 consécutives. Solide, mais sans pouvoir véritablement accélérer. Avec quatre birdies et cinq bogeys dimanche, elle conclut à la 39e place (+4). Un résultat honnête pour un retour en douceur.

Nastasia Nadaud, de son côté, a connu une semaine plus compliquée. Une carte de 74 dimanche vient conclure un tournoi à +7 et une 50e place. Les deux Françaises ont souffert des mêmes conditions que leurs concurrentes : vent fort, greens très rapides et approches compliquées.

Tempête sur le LET en Australie

À l’autre bout du monde, sur le Ladies European Tour, l’Australian Women’s Classic a également été marqué par des conditions extrêmes. Tempête, rafales violentes, pluie par intermittence : le golf australien a montré son visage le plus sauvage.

Céline Herbin a limité la casse avec un 77 dimanche pour terminer 15e à -1. Une place honorable au vu des circonstances. Agathe Laisne, qui restait sur une victoire la semaine précédente, a connu un dernier tour très difficile (79) et conclut 32e à +3. La victoire est revenue à l’Australienne Kelsey Bennett à -13. Elle fait partie des trois seules joueuses à rendre une carte sous le par dimanche (71).

Ces deux tournois montrent à quel point les conditions météo peuvent transformer un championnat en véritable test de caractère. Les meilleures golfeuses du monde ne sont pas seulement celles qui frappent le plus loin, mais celles qui savent s’adapter.

Pourquoi cette victoire touche autant ?

Mi Hyang Lee n’est pas la joueuse la plus médiatisée du circuit. Elle n’a pas le charisme d’une Nelly Korda ou le palmarès d’une Jin Young Ko. Mais justement. Sa victoire est celle de l’outsider, de la joueuse qui travaille dans l’ombre depuis des années. Elle rappelle que le golf récompense parfois la patience plus que le talent brut.

Depuis son dernier succès en 2017, elle a connu des blessures, des changements de coach, des saisons galères. Elle a même envisagé de réduire son calendrier. Et pourtant, elle est restée fidèle à son jeu : précis, patient, méthodique. Ce birdie au 18 n’est pas un coup de chance. C’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine.

Ce que ce succès change pour elle

Outre le trophée et le chèque, cette victoire offre à Mi Hyang Lee plusieurs avantages concrets :

  • Exemption de deux ans sur le LPGA Tour
  • Qualification quasi certaine pour les grands Chelems de la saison
  • Retour dans le top 100 mondial (elle était descendue assez bas)
  • Confiance retrouvée avant une saison longue et exigeante

Pour une joueuse qui a toujours été discrète médiatiquement, ce succès pourrait aussi changer sa visibilité. Les sponsors regardent les résultats. Les invitations affluent. Une nouvelle page s’ouvre.

Le golf féminin en 2026 : toujours plus compétitif

Le Blue Bay LPGA confirme une tendance observée depuis plusieurs saisons : le niveau du golf féminin mondial n’a jamais été aussi élevé. Les jeunes stars (Rose Zhang, Lilia Vu, Ruoning Yin…) côtoient désormais des vétéranes toujours affûtées (Georgia Hall, Brooke Henderson) et des joueuses expérimentées comme Mi Hyang Lee qui refusent de céder leur place.

Les scores gagnants restent très bas, mais les cartes de 65-66 deviennent de plus en plus rares en conditions difficiles. Cela oblige les joueuses à élever leur niveau de régularité. Fini le temps où l’on pouvait gagner en enchaînant les birdies sans jamais trembler. Aujourd’hui, il faut scorer même quand tout va mal.

Et maintenant ?

Pour Mi Hyang Lee, la suite logique est de confirmer. Transformer ce succès isolé en série de bons résultats. Pour les Françaises, il s’agit de capitaliser sur cette première sortie de saison pour monter en puissance. Le circuit LPGA ne pardonne pas les semaines moyennes. Chaque départ compte.

Le golf féminin continue d’offrir des histoires magnifiques. Celle de Mi Hyang Lee en fait partie. Une joueuse qui a attendu, travaillé, cru. Et qui, un dimanche de mars 2026, a enfin pu laisser couler les larmes de joie devant un green du Blue Bay.

Le sport, parfois, se résume à ça : un coup parfait au bon moment. Et une attente qui rend la victoire encore plus belle.

Petit clin d’œil statistique

3 143 jours sans victoire LPGA
73 : score moyen de Perrine Delacour sur 4 tours
2 eagles de Hye-Jin Choi depuis le fairway
-13 : score vainqueur en Australie malgré la tempête

Le golf n’est jamais prévisible. Mais quand il offre des fins comme celle-ci, on ne peut qu’aimer encore plus ce jeu.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.