Imaginez la scène : les lumières tamisées d’une salle parisienne, une foule en liesse, une jeune femme de 21 ans qui vient de tout donner sur scène. Puis, dans un sourire éclatant, elle lâche LA nouvelle que tout le monde attendait sans vraiment y croire. Son premier album arrive. Quelques heures plus tard, ce moment de pure magie se transforme en champ de bataille numérique. Bienvenue dans le quotidien des artistes de la nouvelle génération, où le succès attire autant l’admiration que la jalousie la plus crue.
Quand la consécration déclenche la tempête
Le 24 février 2026, Ebony a vécu une soirée qui restera gravée dans sa mémoire et dans celle de ses supporters. Après avoir brillé durant toute l’aventure Star Academy, la finaliste a tenu son premier concert solo dans la capitale. Un moment fort, presque intime malgré la foule, où d’anciens camarades de promotion étaient venus la soutenir en personne. Maureen, Masséo, Emma, Marine et Marguerite : leur présence dans le public ajoutait une couche d’émotion supplémentaire à l’événement.
À la fin du show, alors que l’adrénaline était encore à son comble, Ebony a lâché une bombe : son tout premier album studio verra le jour le 24 avril prochain. Le titre ? Menelik. Un clin d’œil puissant à l’histoire éthiopienne, puisque Menelik Ier est considéré comme le fils de la Reine de Saba. Et justement, “Queen Sheba” ou “Reine de Saba” est depuis longtemps le surnom affectueux que portent ses fans à la chanteuse.
Sur le papier, tout semblait réuni pour une annonce parfaite. Pourtant, dans les minutes qui ont suivi, les réseaux sociaux ont montré leur autre visage : celui de la haine gratuite et parfois très violente.
Un commentaire qui a mis le feu aux poudres
Tout a commencé par un long message posté par une internaute visiblement remontée. Dans ce texte virulent, la personne affirmait sans détour qu’Ebony n’était “pas cohérente” dans ses choix artistiques et que la version publique de l’artiste ne correspondait pas à celle qu’elle montrait “dans la vraie vie”. La phrase choc ? “T’es même pas cohérente dans ce que tu fais”.
T’es même pas cohérente dans ce que tu fais.
Ce simple commentaire, partagé et largement commenté, a provoqué une réaction en chaîne. Très vite, des milliers d’internautes se sont mobilisés pour prendre la défense de la jeune femme. Parmi les premières réponses les plus virales, celle d’une utilisatrice qui n’a pas mâché ses mots : “Mais ???? Le CULOT AVEC UN GRAND C !!! Chokbar hein.”
Elle a ensuite rappelé un élément essentiel souvent oublié par les détracteurs les plus virulents : Ebony n’a jamais caché son envie d’explorer tous les styles musicaux possibles. Du rock à la pop, en passant par l’électro, le zouk, le bouyon ou même le rap, elle l’avait annoncé dès le départ. Alors pourquoi tant de surprise, et surtout tant d’agressivité ?
La polyvalence vocale au cœur du débat
Ce qui ressort le plus clairement dans les échanges qui ont suivi, c’est la défense acharnée de la polyvalence vocale d’Ebony. Nombreux sont ceux qui rappellent que sa voix est capable de prouesses techniques impressionnantes. Un internaute a notamment pointé du doigt un passage précis d’une de ses chansons : “Ok, certains n’aiment pas Rage c’est une chose, mais dire qu’elle n’a pas utilisé sa voix alors que le pont est inchantable en reprise Cover par les autres ? Faut arrêter.”
- Des aigus maîtrisés et puissants
- Une capacité à passer du chant lyrique au flow rap
- Une palette émotionnelle très large
- Des performances live irréprochables depuis plusieurs mois
Ces arguments reviennent en boucle dans les commentaires. Pour beaucoup, critiquer Ebony sur sa “cohérence” revient à nier la richesse de son registre vocal. Et c’est précisément cette liberté artistique que ses fans défendent avec le plus de vigueur.
Les réactions les plus marquantes
Parmi la masse de réactions positives, certaines ont particulièrement retenu l’attention :
Non mais sa réponse, c’est tellement un manque de respect. J’en reviens pas. Quelle conne
C’est grave une insulte à elle alors qu’elle a prit 1an pour charbonner son projet
Je suis choquée de la condescendance de la réponse de la créatrice
Ces phrases, parfois très crues, traduisent un ras-le-bol général face à ce type d’attaques. Beaucoup soulignent le travail acharné fourni par Ebony depuis plus d’un an pour construire ce projet. Un an de préparation, d’écriture, d’enregistrement, de doutes et de remises en question. Voir tout cela balayé d’un revers de commentaire anonyme a clairement touché une corde sensible.
Pourquoi tant de violence en ligne ?
Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une artiste issue d’une émission de télévision musicale se retrouve au cœur d’une tempête numérique. Mais dans le cas d’Ebony, plusieurs éléments semblent avoir cristallisé les tensions :
- Le passage très médiatisé de la Star Academy qui crée des attentes très précises chez certains téléspectateurs
- Une identité artistique qui refuse les cases prédéfinies
- Une popularité grandissante qui attire forcément les jaloux
- Le racisme latent qui ressurgit trop souvent dès qu’une artiste noire sort du lot
- La culture de la critique systématique sur les réseaux sociaux
Chacun de ces facteurs joue un rôle. Mais ce qui frappe le plus, c’est la rapidité avec laquelle une simple annonce a dégénéré en affrontement collectif. Comme si certains attendaient le moindre prétexte pour déverser leur fiel.
Ebony face à la haine : les leçons d’une polémique
À l’heure où ces lignes sont écrites, l’album Menelik n’est toujours pas sorti. Pourtant, il fait déjà parler de lui plus que beaucoup d’autres projets bien plus établis. Ironie du sort ? Peut-être. Mais surtout la preuve que la jeune femme touche une corde sensible, qu’elle dérange, qu’elle déplace les lignes.
Dans ce genre de situation, deux attitudes sont possibles : se laisser submerger par la négativité ou transformer l’énergie négative en carburant créatif. Tout porte à croire qu’Ebony a choisi la seconde option. Elle continue d’avancer, de poster des teasers, de remercier ses supporters, de rester focalisée sur l’essentiel : la musique.
Et c’est sans doute là sa plus grande force. Face aux critiques les plus basses, elle répond par le travail. Face à la haine, elle oppose la création. Un message fort, surtout à l’intention des jeunes artistes qui débutent et qui seront forcément confrontés au même type de violence gratuite.
L’avenir s’annonce lumineux malgré les nuages
Le 24 avril 2026 approche à grands pas. Les fans attendent Menelik avec une impatience mêlée d’excitation et d’appréhension. Après une telle polémique, les premières écoutes seront scrutées encore plus attentivement que d’habitude. Mais si l’on en croit les extraits déjà dévoilés et les performances live récentes, le niveau est très élevé.
Ebony a prouvé à plusieurs reprises qu’elle maîtrisait parfaitement son art. Que ce soit dans des registres très différents, elle parvient toujours à imposer sa patte, sa personnalité, sa voix si particulière. Et c’est précisément cette singularité qui dérange certains… et qui fait vibrer tant d’autres.
Alors oui, la route sera semée d’embûches. Oui, les haters ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Mais quand on voit la mobilisation massive de sa communauté, quand on lit les messages de soutien qui affluent par milliers, on se dit que l’équilibre penche clairement du bon côté.
Un symbole pour toute une génération
Au-delà de l’album à venir, Ebony est en train de devenir bien plus qu’une simple chanteuse issue d’une émission. Elle incarne pour beaucoup une forme de résistance face à la norme, face aux cases dans lesquelles on veut enfermer les artistes, surtout quand ils sont jeunes, noirs et talentueux.
Son refus de se conformer à une seule esthétique musicale, son envie d’explorer, de mélanger les genres, de surprendre : tout cela dérange. Mais c’est aussi ce qui fait d’elle une artiste à part, une voix qui compte déjà dans le paysage musical français actuel.
Dans quelques semaines, quand Menelik sera enfin disponible, il ne faudra pas seulement écouter les chansons. Il faudra aussi se souvenir du chemin parcouru pour arriver jusque-là. Des doutes, des sacrifices, des nuits blanches en studio, mais aussi des vagues de haine surmontées grâce à l’amour indéfectible d’une communauté.
Et si c’était finalement ça, le vrai message de cet album ? Prouver que la liberté artistique finit toujours par triompher de la petite jalousie mesquine. Que la voix, quand elle est sincère et puissante, finit par couvrir le bruit des critiques.
On a hâte de voir la suite. Et surtout, d’entendre ce que la Reine de Saba a vraiment à nous dire.
Petite pensée finale : Dans un monde où l’on peut détruire quelqu’un en 280 caractères, choisir de construire prend infiniment plus de courage. Ebony semble l’avoir compris depuis longtemps.
Et vous, que pensez-vous de cette polémique ? L’annonce d’un premier album mérite-t-elle autant de virulence ? Ou est-ce simplement le prix à payer quand on commence à sortir du lot ?









