Culture

La Grande Librairie : Les Invités Captivants du 25 Février 2026

Ce soir sur France 5, Augustin Trapenard convie cinq plumes exceptionnelles autour d’un thème universel : nos parents. Entre admiration déçue, absence pesante et amour inconditionnel, leurs livres nous plongent dans des histoires vraies et bouleversantes… mais qui révélera le secret le plus intime ?

Et si nos parents étaient les personnages les plus complexes de notre propre roman personnel ? Chaque mercredi soir, Augustin Trapenard ouvre les portes d’un salon littéraire où les écrivains viennent déposer, sans fard, les fragments les plus intimes de leur existence. Le 25 février 2026, l’émission La Grande Librairie promet une plongée particulièrement émouvante dans les méandres des relations familiales.

Ce numéro réunit cinq auteurs aux univers singuliers mais reliés par un fil rouge puissant : la figure du père ou de la mère, cet amour originel parfois idéalisé, parfois blessé, souvent incompris. Des pages qui font mal et qui soignent à la fois. Prêts à tourner ces pages qui parlent de nous ?

Un plateau placé sous le signe de la filiation

Dans un monde où les réseaux sociaux valorisent l’immédiateté et la surface, la littérature continue de creuser là où ça fait mal : nos racines. L’émission du 25 février 2026 ne déroge pas à la règle et propose une mosaïque d’histoires personnelles qui, mises bout à bout, dessinent un portrait collectif de ce que signifie être fils ou fille.

Éric-Emmanuel Schmitt et l’ombre tutélaire de Léopold Mozart

Éric-Emmanuel Schmitt ouvre le bal avec un texte qui interroge la construction d’un génie à travers le regard d’un père omniprésent. Son ouvrage explore la relation entre le jeune Wolfgang et Léopold Mozart, ce père à la fois mentor inflexible et admirateur passionné.

Derrière l’éclat du prodige se cache un drame muet : celui d’un enfant dont l’existence entière semble n’exister que pour servir le projet paternel. Schmitt pose une question universelle : jusqu’où l’amour parental peut-il devenir une prison dorée ?

« Un drame silencieux qui, peut-être bien, s’immisce dans toute relation entre père et fils. »

Cette phrase résonne longtemps après la lecture. Elle rappelle que derrière chaque réussite spectaculaire se cache parfois une enfance sacrifiée sur l’autel de l’ambition adulte.

Pascal Bruckner : écrire aux absents

Pascal Bruckner arrive avec un texte d’une intensité rare. Son livre se présente comme une longue lettre adressée à une mère disparue, une tentative de reconstitution d’une identité fragmentée par l’absence.

L’auteur décrit la littérature comme un acte de conservation : embaumer les disparus dans des phrases, leur offrir une sépulture de mots. Ici, la quête n’est pas seulement personnelle ; elle touche à la condition même de l’écrivain qui écrit toujours pour combler un vide originel.

« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots. »

Cette formule magnifique résume à elle seule la puissance thérapeutique – et parfois douloureuse – de l’écriture intime.

Cathy Karsenty : le duo mère-fille face à l’oubli

Avec une sincérité désarmante, Cathy Karsenty raconte son histoire avec sa mère. Un récit à deux voix où l’une choisit l’autre au détriment du père, puis où la mémoire s’effrite inexorablement.

Le livre devient alors le dernier rempart contre l’effacement : les mots fixent ce que la maladie tente d’emporter. C’est un texte sur la transmission, sur ce qui reste quand les souvenirs s’échappent, sur l’amour qui persiste même quand le visage s’égare.

Les lecteurs qui ont accompagné un proche atteint de troubles de la mémoire retrouveront sans doute dans ces pages une forme de réconfort mêlé de tristesse infinie.

Laurence Nobécourt : sortir de la haine familiale

Laurence Nobécourt propose un roman plus sombre, presque insurrectionnel. Elle explore la « haine des familles », cette violence sourde qui peut gangrener plusieurs générations.

Pourtant, au cœur de ce tableau noir, une lueur : la possibilité d’une nouvelle vie, d’une rupture salvatrice. Le personnage principal refuse de reproduire les schémas toxiques et choisit de s’inventer autrement.

Un message d’espoir fragile mais réel : on peut aimer ses racines sans se laisser étouffer par elles.

Hugo Lindenberg : les années souterraines du père

Hugo Lindenberg referme le plateau avec un texte qui ouvre « la porte de l’appartement honni ». Il y raconte les années passées sous le même toit qu’un père difficile, complexe, parfois effrayant.

Mais au-delà du souvenir douloureux, le livre esquisse aussi le rêve intime de l’enfant devenu grand : se libérer sans haïr, comprendre sans excuser, avancer malgré tout. Une forme de réconciliation silencieuse avec le passé.

Ce texte, comme les quatre précédents, refuse la facilité du règlement de comptes. Il préfère la nuance, la complexité, la vérité.

Pourquoi ce numéro touche-t-il autant ?

Parce qu’il parle de ce que nous portons tous en nous : une histoire familiale unique, faite de lumière et d’ombre. Personne n’échappe à la question : comment ai-je été aimé ? Comment ai-je aimé en retour ?

Les cinq livres présentés ce soir ne donnent pas de réponses toutes faites. Ils offrent mieux : des miroirs. Des fragments de vie qui permettent à chacun de regarder la sienne avec un peu plus de douceur, ou parfois avec la lucidité nécessaire pour enfin tourner une page.

Augustin Trapenard, fidèle à sa manière, sait créer l’espace où la parole peut se déployer sans jugement. Il pose les bonnes questions, laisse les silences respirer, et surtout, il écoute. Vraiment.

La famille : le sujet littéraire inépuisable

Depuis les tragédies grecques jusqu’aux sagas contemporaines, la famille reste le creuset où se forgent les plus grandes histoires. Pourquoi ? Parce qu’elle condense toutes les émotions humaines : amour, jalousie, sacrifice, trahison, pardon.

Chaque génération tente de réécrire le scénario qu’elle a reçu. Parfois elle y parvient, parfois elle répète les mêmes scènes malgré elle. Les livres présentés ce 25 février 2026 montrent justement ces tentatives, ces ratages magnifiques, ces petites victoires arrachées au déterminisme.

  • L’admiration qui étouffe
  • L’absence qui marque à jamais
  • Le choix radical d’une mère
  • La haine qui se transmet
  • Le désir de comprendre sans condamner

Ces cinq thèmes traversent l’émission comme autant de fils conducteurs. Ils rappellent que la littérature n’est jamais gratuite : elle sert à comprendre, à panser, à transmettre.

Ce que l’on emporte après l’émission

Une envie furieuse de téléphoner à ses parents. Ou au contraire, de prendre le temps de digérer certaines blessures anciennes. Peut-être aussi le besoin irrépressible d’ouvrir un cahier et d’écrire à son tour.

Car c’est cela la force de La Grande Librairie : elle ne se contente pas de présenter des livres. Elle réveille le lecteur qui sommeille en chacun de nous. Elle nous rappelle que nos vies sont des romans en cours d’écriture, et que nous en sommes à la fois les auteurs et les personnages principaux.

Alors ce soir, éteignez les écrans secondaires, installez-vous confortablement, et laissez-vous porter par ces cinq voix qui, chacune à leur manière, nous parlent de nos pères, de nos mères… et donc de nous-mêmes.

Et vous, quelle relation entretenez-vous avec vos propres racines familiales ? Quels livres vous ont déjà aidé à mieux comprendre ce lien si particulier ?

Partagez vos ressentis, vos lectures, vos silences. Car après tout, la littérature est aussi faite pour cela : créer du lien là où il y avait blessure.

« Les familles heureuses se ressemblent toutes ; chaque famille malheureuse l’est à sa façon. »

Léon Tolstoï

Une citation qui, plus de cent cinquante ans après sa rédaction, continue de résonner avec une justesse troublante. Preuve, s’il en fallait, que certains thèmes sont éternels.

Le 25 février 2026, La Grande Librairie nous offre une nouvelle variation sur cet air connu de tous. Et c’est précisément parce qu’il est connu que nous ne nous en lassons jamais.

Alors à vos postes, livres en main, cœurs ouverts. La soirée s’annonce belle, émouvante, essentielle.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.