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Ambassadeur US Provoque Colère Arabe sur les Terres Bibliques d’Israël

L'ambassadeur américain en Israël affirme que la Bible donne à Israël des droits sur un immense territoire du Nil à l'Euphrate. Le monde arabe s'enflamme et dénonce une menace grave. Mais que cache vraiment cette sortie choc ?

Imaginez un instant qu’un haut diplomate américain, en poste dans une région déjà explosive, déclare ouvertement que la Bible accorde à un pays des droits sur des terres s’étendant de l’Égypte jusqu’en Irak. La phrase tombe comme un couperet et provoque immédiatement une onde de choc à travers tout le monde arabe et musulman. Nous sommes en février 2026, et ces mots prononcés par l’ambassadeur des États-Unis en Israël viennent de mettre le feu aux poudres.

Une déclaration qui ravive les tensions les plus profondes

Les mots ont été lâchés lors d’une interview accordée à un commentateur conservateur américain très connu. L’ambassadeur, ancien pasteur baptiste et soutien de longue date d’Israël, n’a pas hésité à confirmer une interprétation littérale d’un verset de la Genèse. Selon lui, les promesses bibliques couvriraient un territoire immense, englobant grosso modo tout le Moyen-Orient actuel.

« Je pense que c’est exact. Et cela engloberait en gros tout le Moyen-Orient », a-t-il affirmé, avant d’ajouter dans la foulée : « Ce serait bien s’ils prenaient tout ». Ces quelques phrases suffisent à comprendre pourquoi la réaction a été si vive et immédiate.

Un contexte déjà très inflammable

La sortie intervient à un moment particulièrement sensible. Depuis plusieurs mois, Israël multiplie les décisions qui renforcent son emprise sur la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967. Des zones autrefois sous contrôle de l’Autorité palestinienne voient apparaître de nouvelles implantations ou des extensions de colonies existantes.

Ces mouvements sont perçus par une grande partie de la communauté internationale comme une annexion progressive de fait. Une haute responsable onusienne l’a d’ailleurs déclaré sans détour il y a peu : les actions israéliennes actuelles équivalent à une annexion rampante, même si le terme officiel n’est pas employé par tous les gouvernements.

Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui dans des colonies en Cisjordanie, au milieu d’environ trois millions de Palestiniens. Ces implantations sont considérées illégales par l’ONU et la majorité des pays, à l’exception notable d’Israël et des États-Unis sous certaines administrations.

La réaction immédiate du monde arabe et musulman

Dès le lendemain de la diffusion du podcast, une déclaration commune a été publiée par plus de dix pays, parmi lesquels plusieurs États du Golfe, l’Égypte, la Turquie, l’Indonésie et d’autres encore. La Ligue arabe s’est jointe au texte pour exprimer une condamnation sans équivoque.

Nous exprimons notre ferme condamnation et notre profonde préoccupation face à de telles déclarations dangereuses et incendiaires, qui constituent une menace grave pour la sécurité et la stabilité de la région.

Le texte collectif rejette catégoriquement toute idée selon laquelle un pays pourrait revendiquer des territoires sur la base d’interprétations religieuses anciennes. Plusieurs capitales avaient déjà réagi individuellement avant même cette prise de position groupée.

Les pays arabes parlent d’une voix

L’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Égypte ont été parmi les premiers à hausser le ton. Le Caire a insisté avec force sur un point essentiel : Israël n’exerce et n’exercera jamais de souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, ni sur aucune autre terre arabe.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne a rapidement réagi sur les réseaux sociaux. Elle a souligné une contradiction apparente entre ces propos et la position officiellement affichée par l’administration américaine actuelle, qui dit rejeter tout projet d’annexion formelle de la Cisjordanie.

L’ambassadeur tente de préciser… sans vraiment déminer

Face au tumulte grandissant, l’intéressé a publié deux messages sur son compte personnel le lendemain. Il y revient sur d’autres sujets évoqués durant l’entretien, notamment la définition du sionisme, mais curieusement, il ne mentionne plus un mot sur la question des territoires « du Nil à l’Euphrate ».

Ce silence relatif sur le point le plus explosif n’a fait qu’alimenter les critiques. Pour beaucoup d’observateurs, ne pas revenir sur une telle affirmation revient presque à la maintenir.

Un timing catastrophique pour les efforts de paix

La déclaration tombe alors que se tient à Washington, depuis quelques jours, un Conseil de paix initié par l’administration actuelle. Ce forum inédit réunit plusieurs acteurs autour d’une ambition affichée : discuter du financement et des modalités de la reconstruction de Gaza après des années de conflit intense.

Une trêve fragile tient depuis octobre 2025, mais les incidents armés restent quotidiens. Lors de l’ouverture du Conseil, une vidéo réalisée par intelligence artificielle a été projetée. Elle montrait une bande de Gaza futuriste, avec des gratte-ciel, des connexions internationales, et un territoire décrit comme autonome, sécurisé, prospère et en paix dans les dix années à venir.

Le contraste entre cette vision optimiste et les propos tenus par l’ambassadeur américain à Tel-Aviv n’a échappé à personne. La Ligue arabe n’a pas manqué de le souligner : de telles déclarations extrémistes ravivent des sentiments religieux et nationalistes précisément au moment où une fenêtre diplomatique semble s’entrouvrir.

Retour sur l’historique des revendications territoriales bibliques

Le passage de la Genèse souvent cité parle d’une promesse divine faite à Abraham et à sa descendance : un territoire allant du fleuve d’Égypte (souvent interprété comme le Nil) jusqu’au grand fleuve Euphrate. Cette vision, appelée parfois « Grand Israël » dans certains cercles religieux, n’a jamais été une politique officielle de l’État d’Israël moderne.

Cependant, certains courants idéologiques, notamment parmi les colons les plus radicaux et certains partis d’extrême droite israéliens, y font régulièrement référence. L’ambassadeur américain, en reprenant cette lecture littérale, donne une caisse de résonance internationale à une idée jusque-là confinée à des cercles restreints.

Les implications diplomatiques immédiates

Pour les pays arabes signataires des accords d’Abraham ou en voie de normalisation avec Israël, la déclaration constitue un cadeau empoisonné. Elle risque de compliquer les efforts de ceux qui, dans l’ombre, continuent de travailler à une coexistence pragmatique malgré les différends.

Du côté palestinien, elle renforce le narratif selon lequel les promesses internationales de paix ne sont pas fiables tant que des voix influentes aux États-Unis soutiennent des visions expansionnistes.

Que dit le droit international aujourd’hui ?

Le statut de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du Golan reste clair pour la grande majorité des États et des organisations internationales : territoires occupés. Les colonies israéliennes y sont illégales selon la IVe Convention de Genève et de nombreuses résolutions de l’ONU.

Israël conteste cette lecture et considère certaines zones comme disputées plutôt qu’occupées. Mais cette position minoritaire ne change rien au consensus global. Les propos de l’ambassadeur américain, même s’ils s’appuient sur une lecture religieuse, viennent heurter de front ce cadre juridique établi depuis des décennies.

Vers une nouvelle crise diplomatique ?

À ce stade, plusieurs scénarios sont possibles. Certains espèrent que Washington désavouera rapidement les paroles de son ambassadeur. D’autres craignent au contraire que cette sortie reflète une tolérance croissante, au sein de l’administration actuelle, envers les thèses les plus maximalistes israéliennes.

Ce qui est certain, c’est que la confiance, déjà fragile, entre les différentes parties prenantes du conflit s’est encore érodée en quelques heures. Reconstruire un dialogue sérieux dans ce climat relève désormais de la haute voltige diplomatique.

Le poids des symboles religieux en politique

Ce nouvel épisode rappelle à quel point la religion reste un facteur explosif lorsqu’elle est instrumentalisée dans le débat territorial. Les textes sacrés, lus de manière littérale, peuvent devenir des armes politiques redoutables, surtout dans une région où les identités nationales et religieuses sont si intimement imbriquées.

Pour beaucoup d’Arabes et de musulmans, entendre un diplomate américain de haut rang valider une telle vision revient à légitimer, au plus haut niveau, une menace existentielle. La blessure est d’autant plus vive que les Palestiniens se sentent déjà abandonnés par une grande partie de la communauté internationale.

Et maintenant ?

Le Conseil de paix qui se tient actuellement à Washington pourrait soit sombrer dans l’insignifiance, soit au contraire devenir le théâtre d’une clarification nécessaire. Tout dépendra des prochains jours : les capitales arabes exigeront-elles des excuses officielles ? L’administration américaine choisira-t-elle de calmer le jeu ou au contraire de doubler la mise ?

Une chose est sûre : les mots prononcés lors de ce podcast ne seront pas oubliés de sitôt. Ils risquent de hanter durablement les relations israélo-arabes et surtout israélo-palestiniennes à un moment où la région a plus que jamais besoin d’apaisement.

La suite des événements dira si cette déclaration n’était qu’une maladresse isolée ou le symptôme d’un glissement plus profond dans la politique étrangère américaine au Proche-Orient. En attendant, le silence assourdissant qui a suivi les premières réactions en dit long sur l’ampleur du malaise provoqué.

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