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Vanessa Demouy : Pourquoi Elle a Accepté Léo Matteï

Pourquoi Vanessa Demouy, fidèle à Ici tout commence, a-t-elle accepté de trahir temporairement Rose pour incarner une mère brisée dans Léo Matteï ? Elle révèle deux raisons décisives et une confidence surprenante sur ses 20 ans…

Imaginez une actrice que des millions de téléspectateurs associent immédiatement à la douceur, à la bienveillance et à de savoureux instants dans les cuisines d’un prestigieux institut. Et soudain, la voilà qui bascule dans l’angoisse la plus brute, celle d’une mère confrontée à l’impensable. C’est exactement le défi que Vanessa Demouy a relevé avec brio ce jeudi 19 février 2026 dans un double épisode particulièrement intense de Léo Matteï.

Pour les fidèles de la quotidienne de TF1, aucun doute : Vanessa Demouy, c’est Rose, la figure rassurante et lumineuse d’Ici tout commence. Pourtant, elle a choisi de s’échapper le temps de deux épisodes pour endosser un rôle aux antipodes. Pourquoi une telle parenthèse ? Qu’est-ce qui peut pousser une comédienne aussi installée dans un personnage à aller explorer des eaux aussi sombres ?

Vanessa Demouy se confie : les coulisses d’un choix fort

Dans une discussion récente, l’actrice s’est livrée sans filtre. Elle explique ce qui l’a réellement convaincue de dire oui à cette apparition dans la série portée par Jean-Luc Reichmann. Deux éléments sont revenus avec insistance : la puissance du texte et une relation de longue date avec l’animateur-producteur.

Un scénario qui l’a immédiatement touchée

Le premier déclic a été la lecture du scénario. Dès les premières pages, Vanessa Demouy a ressenti une émotion particulière. Le rôle proposé n’était pas anodin : une mère dévastée par la disparition de sa fille. Un sujet universel, viscéral, qui parle à n’importe quel parent, même de façon imaginaire.

« Le rôle était beau », confie-t-elle simplement. Elle avoue avoir été particulièrement marquée par un précédent double épisode de la série, celui porté par Elsa Lunghini. La qualité d’écriture, la justesse des émotions décrites l’ont convaincue que cette parenthèse serait une vraie aventure artistique et non une simple apparition de convenance.

« Mon agent m’a envoyé le scénario, j’ai accepté car le rôle était beau. J’avais vu le double épisode avec Elsa Lunghini… »

Cette phrase résume parfaitement la démarche : avant même de penser planning ou notoriété, c’est la proposition artistique qui a fait pencher la balance. Preuve que, même après des années dans le même costume, une comédienne peut encore vibrer pour un texte fort.

Une amitié de longue date avec Jean-Luc Reichmann

La seconde raison est plus personnelle. Vanessa Demouy connaît Jean-Luc Reichmann depuis de très nombreuses années. Leur complicité n’est plus à démontrer. D’ailleurs, ils avaient déjà tenté une collaboration par le passé, sans que les emplois du temps ne s’accordent.

« On avait essayé de me faire venir sur une saison précédente, mais les plannings n’avaient pas concordé. Cette fois a été la bonne », explique-t-elle avec un sourire dans la voix. Ce rendez-vous manqué puis enfin honoré a ajouté une couche d’émotion à l’expérience.

À cela s’ajoute une belle rencontre professionnelle : Nathalie Lecoultre, compagne de Jean-Luc Reichmann, réalise les épisodes. L’actrice décrit cette collaboration comme « un bonheur » et parle d’une « super rencontre ». Quand le projet réunit à la fois un scénario poignant, un ami de longue date et une réalisatrice talentueuse, il devient difficile de dire non.

Jouer la détresse : une expérience libératrice

Interrogée sur la manière dont elle a abordé la souffrance extrême de son personnage, Vanessa Demouy livre une réponse d’une grande justesse. Selon elle, il suffit d’être parent ou d’aimer quelqu’un plus que soi-même pour comprendre instantanément cette détresse.

« À partir du moment où l’on est parent ou que l’on tient juste à quelqu’un plus qu’à nous-même, c’est assez facile de pouvoir se projeter dans cette détresse. Jouer un personnage sombre, j’ai adoré. »

Ces mots montrent à quel point l’exercice a été cathartique. Quitter temporairement la lumière et la douceur de Rose pour plonger dans les abysses d’une mère brisée a constitué une véritable bouffée d’oxygène artistique. Une façon de rappeler que les comédiens ont besoin de ces contraires pour continuer à se renouveler.

« J’ai détesté avoir 20 ans » : une déclaration poignante

Pendant l’entretien, la conversation a également dévié sur un sujet plus intime : le rapport à l’âge. À 52 ans, Vanessa Demouy assume pleinement son parcours et surtout sa maturité. Loin de fuir les années qui passent, elle les célèbre.

« Je n’ai jamais eu de problèmes avec mon âge. J’ai toujours dit que plus le temps passait, mieux j’étais », affirme-t-elle avec conviction. Puis vient cette phrase qui marque les esprits : « J’ai tellement détesté avoir 20 ans. »

Elle poursuit en évoquant une véritable métamorphose : « La chenille est devenue papillon à partir de 40 ans. Je me suis épanouie. C’est là que j’ai commencé à être plus douce avec moi-même. »

Ces confidences résonnent particulièrement dans une société qui valorise souvent la jeunesse au détriment de l’expérience. Vanessa Demouy inverse la tendance et rappelle que le véritable épanouissement peut arriver bien plus tard qu’on ne le croit.

Rose et la mère en détresse : deux facettes d’une même comédienne

Ce passage éclair dans Léo Matteï permet de mesurer l’étendue du registre de Vanessa Demouy. D’un côté, Rose, personnage solaire, toujours prête à écouter, à réconforter, à transmettre son savoir en cuisine. De l’autre, cette mère anonyme dont le monde s’effondre en quelques heures.

Les deux rôles, bien que diamétralement opposés, partagent pourtant une même intensité émotionnelle. Rose guérit par la douceur et l’écoute ; la mère de Léo Matteï hurle sa douleur. Deux manières différentes d’exprimer l’amour inconditionnel.

Ce contraste rappelle que les plus grands comédiens sont ceux qui savent naviguer entre lumière et ombre sans jamais perdre leur authenticité.

Léo Matteï : une série qui continue de surprendre

Diffusée depuis 2013, la série créée et incarnée par Jean-Luc Reichmann n’a cessé d’évoluer. Chaque saison apporte son lot d’affaires poignantes, souvent inspirées de faits réels ou de problématiques sociétales très actuelles.

En invitant régulièrement des visages connus du grand public, la production parvient à renouveler l’intérêt tout en offrant à ces comédiens des rôles à contre-emploi. Vanessa Demouy n’est d’ailleurs pas la première à effectuer ce type de passage éclair ; d’autres pensionnaires de quotidiennes ou de prime-time ont déjà franchi le pas.

Cette stratégie permet à la fois de fidéliser un public large et d’offrir des moments de jeu intenses aux acteurs invités. Le résultat ? Des épisodes souvent parmi les plus regardés de la saison.

Le pouvoir de l’empathie à l’écran

Ce qui frappe dans les confidences de Vanessa Demouy, c’est l’importance qu’elle accorde à l’empathie. Que ce soit dans la cuisine d’Auguste Armand ou face à l’enquête de Léo Matteï, elle puise dans la même source : la capacité à se mettre à la place de l’autre.

Dans un monde où les images choc et les polémiques prennent souvent le dessus, cette approche presque thérapeutique du jeu d’acteur fait du bien. Elle rappelle que la fiction peut aussi servir à comprendre, à ressentir, à accompagner les spectateurs dans leurs propres émotions.

Qu’attendre ensuite pour Vanessa Demouy ?

Si cette apparition dans Léo Matteï a ravi les fans, elle pose aussi la question de l’avenir. L’actrice restera-t-elle fidèle à Rose sur le long terme ? Acceptera-t-elle d’autres rôles à contre-emploi ?

Ce qui est certain, c’est que Vanessa Demouy aborde cette nouvelle décennie avec une sérénité et une liberté nouvelles. Elle n’hésite plus à explorer des territoires inattendus, à condition que le projet ait du sens et du cœur.

Et c’est peut-être là la plus belle leçon que nous laisse cette comédienne : savoir dire oui quand le rôle est beau, quand la rencontre est sincère, et quand le texte touche à l’essentiel.

En attendant de la retrouver très prochainement dans les couloirs de l’institut ou peut-être ailleurs, une chose est sûre : Vanessa Demouy continue de nous surprendre, de nous émouvoir et de nous rappeler que les plus beaux rôles sont souvent ceux qui nous font sortir de notre zone de confort.

Et vous, qu’avez-vous pensé de son apparition dans Léo Matteï ? La douceur de Rose vous manque-t-elle déjà ou avez-vous été happé par cette mère déchirée ?

« Plus le temps passait, mieux j’étais. La chenille est devenue papillon à partir de 40 ans. »

Vanessa Demouy

Cette phrase pourrait résumer à elle seule le parcours d’une femme qui a su transformer les années en force, les doutes en confiance, et les rôles en autant d’occasions de grandir.

Une chose est sûre : on a hâte de voir la suite.

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