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Mort de Quentin : l’Assistant de Raphaël Arnault en Garde à Vue

Le jeune Quentin, 23 ans, a été roué de coups en marge d’une conférence LFI. Neuf interpellations, dont l’assistant parlementaire d’un député insoumis, désormais soupçonné d’avoir porté les coups mortels. Que révèlent les vidéos et témoignages ?

Imaginez un jeune homme de 23 ans, passionné de mathématiques, de philosophie et de foi catholique, qui rentre chez lui après une soirée qui a mal tourné. Quelques heures plus tard, il est déclaré en mort cérébrale. Cette scène tragique s’est déroulée à Lyon en février 2026, et elle continue de secouer la France entière. Au cœur de cette affaire : une conférence politique, une rixe violente et des soupçons qui remontent jusqu’aux couloirs de l’Assemblée nationale.

Un drame qui révèle des fractures profondes

Le 12 février 2026, les abords de Sciences Po Lyon deviennent le théâtre d’une explosion de violence. Un étudiant de 23 ans, que nous appellerons Quentin pour respecter la mémoire de sa famille, est violemment agressé. Les coups pleuvent, principalement à la tête. Il parvient pourtant à se relever, soutenu par un ami, et tente de rejoindre son domicile. Malheureusement, son état se dégrade rapidement. Une hémorragie cérébrale est diagnostiquée. Il décède deux jours plus tard.

Ce qui aurait pu rester une tragique bagarre de rue prend une tout autre dimension lorsque l’enquête progresse. Les enquêteurs s’intéressent rapidement à un groupe particulier : d’anciens membres d’une organisation d’ultra-gauche dissoute en 2025. Parmi eux, un nom revient avec insistance : celui d’un attaché parlementaire travaillant directement pour un député bien connu de la scène politique nationale.

Le parcours de la victime : entre foi, études et engagement

Quentin était décrit par ses proches comme un jeune homme discret, cultivé et profondément investi. Étudiant en mathématiques, il passait de longues heures dans ses livres. Sa bibliothèque impressionnante témoignait d’une curiosité sans limite. Il pratiquait le tennis depuis l’enfance, puis s’était mis à la boxe plus récemment, cherchant sans doute à canaliser une énergie physique importante.

Mais ce qui marquait le plus ceux qui le côtoyaient, c’était sa foi. Converti au catholicisme, il s’impliquait activement dans sa paroisse. Il encourageait les plus jeunes à le suivre à la messe, expliquait comment utiliser le missel, participait à des maraudes hivernales. Pour lui, le patriotisme et l’amour de Dieu allaient de pair. Il voyait dans la tradition chrétienne une boussole pour organiser la vie sociale et politique.

Il fréquentait régulièrement les cercles identitaires lyonnais, sans pour autant être un activiste permanent. Ces derniers mois, il s’était recentré sur ses engagements religieux, écoutant en partie les inquiétudes de sa mère. Pourtant, le 12 février, il se trouvait aux abords d’une conférence politique controversée.

La soirée qui a basculé

Ce soir-là, une élue européenne donne une conférence à Sciences Po Lyon. Des opposants se rassemblent à l’extérieur pour protester. La tension monte rapidement. Des militants antifascistes, venus en nombre, affrontent les manifestants. Plusieurs vidéos amateurs circulent rapidement sur les réseaux. On y voit un groupe d’une vingtaine de personnes s’en prendre à des individus isolés.

Quentin et un camarade font partie des cibles. Les images montrent une scène brutale : coups de pied, coups de poing, l’un des agresseurs semble même frapper la tête de la victime alors qu’elle est déjà au sol. Après l’agression, les deux jeunes hommes parviennent à s’éloigner. Ils marchent près d’un kilomètre et demi, traversant plusieurs ponts, soutenus l’un par l’autre. Arrivés près de la Saône, un passant alerte enfin les secours. Il est alors 19h30. Trop tard pour sauver Quentin.

« J’ai vu un gars se faire tabasser à 15 contre 1 »

Témoignage recueilli sur les lieux

Ce témoignage résume l’asymétrie de l’affrontement. D’un côté un jeune homme relativement frêle, de l’autre un groupe déterminé et organisé.

L’enquête prend un tournant politique

Très vite, les enquêteurs identifient plusieurs suspects grâce aux vidéos et aux témoignages. Six personnes sont particulièrement visées pour avoir porté les coups les plus graves. Toutes sont liées, de près ou de loin, à un mouvement antifasciste lyonnais dissous l’année précédente pour des raisons de violence et d’atteinte à l’ordre public.

Parmi ces noms, celui de Jacques-Elie Favrot émerge avec force. Jusqu’au 15 février 2026, il exerçait comme attaché parlementaire auprès d’un député de la France insoumise. Ce dernier avait lui-même fondé le groupe en question quelques années plus tôt. Les témoins présents sur place affirment que Favrot dirigeait les opérations ce soir-là.

Le 17 février, plusieurs interpellations ont lieu. Le nombre monte rapidement à neuf suspects. Favrot est placé en garde à vue pour homicide volontaire. Les enquêteurs estiment l’avoir formellement identifié sur les images comme l’un des auteurs des coups mortels.

Réactions politiques et minute de silence

L’affaire dépasse rapidement le cadre lyonnais. À l’Assemblée nationale, une minute de silence est observée en hommage à la victime. La décision est prise à l’unanimité lors de la conférence des présidents. Personne ne s’y oppose. Un geste rare qui montre à quel point le drame touche l’ensemble de la classe politique.

Du côté du député concerné, la réaction est immédiate : il annonce avoir engagé la procédure pour rompre le contrat de son ancien collaborateur. Ce dernier a déjà cessé toute activité parlementaire. Son avocat dément fermement que son client ait porté les coups mortels et rappelle la présomption d’innocence.

Les ambiguïtés de l’antifascisme radical

Ce drame remet sur le devant de la scène les dérives possibles de certains milieux antifascistes. Dissoute en juin 2025, l’organisation en question était connue pour ses méthodes musclées. Plusieurs de ses ex-membres faisaient déjà l’objet de fiches de suivi.

Certains observateurs pointent du doigt les liens entre ces groupes et certains secteurs de la gauche radicale. Des déclarations anciennes sont ressorties, montrant des responsables politiques applaudissant ces mêmes mouvements qualifiés d’« alliés » ou de « jeunes antifascistes ». La frontière entre militantisme et violence semble parfois ténue.

Dans le même temps, la famille de Quentin insiste sur le caractère non-violent de ses engagements. Son casier judiciaire était vierge. Il n’avait jamais été impliqué dans la moindre affaire de violence. Ses proches réfutent également l’idée qu’il assurait un service d’ordre rémunéré ce soir-là.

Un symbole des fractures françaises

Au-delà des responsabilités individuelles, ce fait divers tragique cristallise des oppositions idéologiques profondes. D’un côté, une jeunesse identitaire, catholique, attachée à une certaine idée de la France traditionnelle. De l’autre, une mouvance antifasciste qui se présente comme le rempart contre le retour de l’extrême droite, mais dont certaines franges n’hésitent pas à recourir à la violence physique.

Entre ces deux pôles, le débat public se polarise davantage. Les uns dénoncent un laxisme face à l’ultra-gauche. Les autres accusent l’extrême droite de provocation permanente. Au milieu, une victime, un jeune de 23 ans qui ne rentrera plus jamais chez ses parents.

Les parents de Quentin ont longtemps refusé de diffuser une photo de leur fils. Ils souhaitaient préserver son image, celle d’un enfant aimé, d’un frère attentionné, d’un petit-fils qui rendait visite à sa famille péruvienne. Lorsqu’ils ont finalement accepté, le portrait a ému beaucoup de monde : un visage sérieux, métissé, un regard intense. Un jeune homme qui aimait la vie, les idées et la foi.

Vers une justice attendue

L’enquête se poursuit. Les magistrats lyonnais travaillent sur les vidéos, les témoignages, les géolocalisations. La qualification retenue est lourde : homicide volontaire. Les circonstances aggravantes sont nombreuses : réunion, usage possible d’armes par destination, dissimulation du visage.

Neuf personnes sont concernées à ce stade. La garde à vue de l’ancien attaché parlementaire marque un tournant symbolique fort. Pour la première fois, un collaborateur d’un député en exercice se retrouve directement soupçonné dans une affaire d’homicide.

Quelle que soit l’issue judiciaire, ce drame laisse déjà des traces durables. Il interroge sur la capacité de notre société à canaliser les passions politiques sans qu’elles ne se transforment en violence mortelle. Il rappelle aussi qu’au bout de chaque idéologie, il y a des êtres humains. Quentin en était un. Il avait 23 ans.

Dans les prochains jours et semaines, de nouveaux éléments viendront sans doute éclairer les responsabilités exactes de chacun. Mais une chose est déjà sûre : une vie a été fauchée. Et la France entière se demande comment on en est arrivé là.

À retenir :

  • Un jeune de 23 ans décède après une agression violente le 12 février 2026 à Lyon
  • Neuf interpellations, dont un ex-attaché parlementaire LFI
  • Soupçon d’homicide volontaire contre Jacques-Elie Favrot
  • Liens avec un groupe antifasciste dissous en 2025
  • Minute de silence à l’Assemblée nationale

Le silence observé à l’Assemblée était poignant. Il symbolisait peut-être l’espoir que, malgré les clivages, une forme de décence républicaine puisse encore prévaloir. Espérons que la justice apportera des réponses claires et apaisantes. La famille de Quentin, ses amis, ses camarades de foi, le méritent.

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