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Ministre Israélien Prône Émigration Palestiniens Cisjordanie

Un ministre israélien d'extrême droite lance un appel choc : encourager l'émigration massive des Palestiniens de Cisjordanie et Gaza pour imposer la souveraineté israélienne et enterrer définitivement les accords d'Oslo. Une déclaration qui fait trembler la région...

Imaginez un instant : dans une région déjà marquée par des décennies de tensions, une voix puissante au sein du gouvernement israélien propose une solution radicale pour « résoudre » le conflit. Encourager l’émigration des Palestiniens hors de Cisjordanie et de Gaza, afin d’établir pleinement la souveraineté israélienne sur ces terres. Cette idée, loin d’être anodine, a été exprimée publiquement par un ministre influent, déclenchant une onde de choc internationale.

Une déclaration qui bouleverse le statu quo

Le ministre des Finances, figure de l’extrême droite israélienne, a tenu ces propos lors d’une réunion de son parti politique. Il a présenté un programme ambitieux pour les prochaines élections, prévu au plus tard en octobre 2026. Son objectif ? Transformer radicalement la réalité sur le terrain dans les territoires occupés depuis 1967.

Pour lui, il s’agit d’éliminer l’idée même d’un État arabe dans ces zones. Il parle ouvertement d’annuler les accords d’Oslo, signés dans les années 1990, et de promouvoir l’émigration depuis Gaza et ce qu’il nomme Judée-Samarie, le terme biblique pour la Cisjordanie. Selon ses mots, il n’existe pas d’autre solution à long terme.

Nous annulerons, officiellement et concrètement, les maudits accords d’Oslo et nous nous engagerons sur la voie de la souveraineté tout en encourageant l’émigration de Gaza comme de Judée-Samarie.

Ces paroles n’ont rien d’abstrait. Elles s’inscrivent dans un contexte où le gouvernement multiplie les initiatives pour renforcer sa présence en Cisjordanie. Depuis le début du mois, plusieurs mesures ont été adoptées, facilitant notamment l’achat de terres par des citoyens israéliens dans ces zones.

Le programme « Colonisation 2030 » en détail

Lors de cette réunion, tenue dans un vignoble situé dans une colonie proche de Ramallah, le ministre a dévoilé son plan pour les années à venir. Baptisé « Colonisation 2030 », ce programme vise à consolider et étendre la présence israélienne dans les territoires. Il s’adresse directement aux maires de colonies présents, soulignant l’urgence d’agir avant les prochaines échéances électorales.

Le ministre cumule des responsabilités clés : outre les Finances, il détient d’importantes prérogatives sur l’administration civile en Cisjordanie au sein du ministère de la Défense. Cela lui confère un rôle central dans l’accélération de la colonisation. Son discours insiste sur la nécessité de rendre possible l’achat de terres pour les Juifs en Judée-Samarie, comme cela se fait déjà à Tel-Aviv ou Jérusalem.

Ces facilitations administratives marquent un tournant. Elles permettent une intégration plus profonde des territoires occupés dans l’économie et la société israéliennes, au détriment des revendications palestiniennes.

Le contexte des accords d’Oslo aujourd’hui moribonds

Les accords d’Oslo, conclus il y a plus de trente ans, divisaient la Cisjordanie en trois zones : A sous contrôle palestinien total, B mixte, et C sous contrôle israélien. Ils étaient censés ouvrir la voie à un État palestinien indépendant, avec la Cisjordanie comme cœur territorial.

Aujourd’hui, ces accords sont qualifiés de moribonds. Le ministre les qualifie de « maudits » et appelle à leur annulation formelle. Cette position reflète une vision où la souveraineté israélienne doit s’étendre sans partage, rendant impossible la création d’un État palestinien viable.

La division en zones A, B et C, initialement temporaire, s’est figée. La zone C, la plus vaste, reste sous contrôle israélien strict, et c’est précisément là que la colonisation s’intensifie le plus.

Une accélération inédite de la colonisation

Depuis 1967, la colonisation n’a jamais vraiment cessé, quel que soit le gouvernement en place. Mais sous l’actuel exécutif, dirigé par Benjamin Netanyahu, elle a connu une intensification remarquable, particulièrement depuis octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza.

En 2025, le nombre de colonies approuvées a atteint un niveau record, avec 54 nouvelles selon des sources opposées à la colonisation. Un rapport onusien confirme que la croissance des implantations a battu tous les records depuis le début du suivi en 2017.

  • Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui dans les colonies de Cisjordanie (hors Jérusalem-Est annexée).
  • Ces populations cohabitent avec environ trois millions de Palestiniens.
  • Les colonies sont considérées illégales par l’ONU et le droit international.

Cette expansion démographique et territoriale modifie profondément la carte de la région. Elle complique toute perspective de partage viable du territoire.

Les réactions internationales : une condamnation massive

Les mesures récentes du gouvernement israélien n’ont pas tardé à provoquer une réponse ferme de la communauté internationale. Pas moins de 85 États membres des Nations unies, incluant la France, la Chine, l’Arabie saoudite et la Russie, ont dénoncé ces initiatives.

Ils qualifient ces actions d’extension de la présence illégale en Cisjordanie occupée. Ils craignent une annexion de facto qui modifierait la composition démographique du territoire et aggraverait le conflit.

Nous réaffirmons notre ferme opposition à toute forme d’annexion.

Ces pays demandent l’annulation immédiate des mesures adoptées. Leur communiqué conjoint souligne les risques pour la paix régionale et le droit international.

Les implications pour l’avenir du conflit

Cette proposition d’encourager l’émigration soulève des questions profondes sur l’avenir des populations palestiniennes. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider le contrôle israélien, au point de rendre caduques les aspirations à un État indépendant.

Les critiques y voient une forme de transfert de population, contraire aux conventions internationales. Les partisans, eux, la présentent comme une solution pragmatique face à un conflit insoluble autrement.

Dans les faits, l’intensification de la colonisation crée des réalités irréversibles sur le terrain. Chaque nouvelle implantation, chaque facilité accordée renforce la présence israélienne et fragilise les bases d’une négociation future.

Le rôle central du ministre dans la politique de colonisation

Avec ses doubles casquettes aux Finances et à la Défense pour les affaires civiles en Cisjordanie, le ministre exerce une influence considérable. Il pilote directement de nombreuses décisions qui accélèrent le processus.

Son parti, Sionisme religieux, affiche clairement ses ambitions : ce qui était un rêve lointain devient une réalité vivante redessinant la carte de la Judée, de la Samarie et de la vallée du Jourdain.

Cette vision idéologique se conjugue avec des actions concrètes : budgets alloués, autorisations accélérées, modifications législatives. Tout concourt à ancrer durablement la présence israélienne.

Perspectives électorales et campagne officieuse

La campagne pour les élections de 2026 est déjà lancée de manière officieuse. Le programme présenté vise à mobiliser l’électorat favorable à une ligne dure sur les territoires.

En plaçant l’annulation d’Oslo et l’émigration au cœur de son discours, le ministre cherche à se positionner comme le défenseur intransigeant des intérêts israéliens dans ces zones.

Cette stratégie pourrait influencer le paysage politique israélien, où les positions sur la colonisation divisent profondément la société.

Conséquences humanitaires et régionales potentielles

Si de telles politiques se concrétisaient, les impacts sur les populations palestiniennes seraient majeurs. Encourager l’émigration pourrait se traduire par des pressions économiques, administratives ou sécuritaires rendant le maintien sur place difficile.

La région risque une escalade des tensions. Les condamnations internationales pourraient se traduire par des sanctions ou une isolation accrue. Les partenaires arabes, déjà critiques, pourraient durcir leur position.

Le conflit israélo-palestinien, loin d’être résolu, semble entrer dans une phase encore plus complexe, où les solutions traditionnelles paraissent de plus en plus éloignées.

Restez attentifs : cette déclaration n’est pas isolée. Elle reflète une dynamique en cours qui pourrait redéfinir durablement les équilibres au Moyen-Orient. Les prochains mois seront décisifs pour comprendre si ces intentions se transforment en actes concrets.

Points clés à retenir

  • Appel à encourager l’émigration des Palestiniens de Cisjordanie et Gaza.
  • Annulation des accords d’Oslo et voie vers la souveraineté israélienne.
  • Intensification record de la colonisation en 2025.
  • Condamnation par 85 pays à l’ONU.
  • Programme électoral pour 2026 axé sur ces objectifs.

Le débat autour de ces questions dépasse les frontières israéliennes. Il interroge sur l’avenir d’une paix toujours plus fragile, dans une région où chaque décision pèse lourdement sur les générations futures.

Pour approfondir : les faits sur le terrain évoluent rapidement, et les positions se durcissent. Une chose est sûre : cette proposition marque un tournant potentiellement historique dans la gestion du conflit.

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