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Danse avec les Stars : le commentaire choc sur le poids de Katrina Patchett

Dans son livre, Katrina Patchett raconte le jour où un membre de la production de Danse avec les stars lui a lancé : "Tu n'as pas un peu grossi ?". Ce simple commentaire a tout fait basculer pour elle... Découvrez pourquoi cette phrase l'a qualifiée d'"horreur".

Imaginez-vous sur un plateau télévisé ultra-exposé, des millions de regards braqués sur chacun de vos mouvements, votre silhouette scrutée à la loupe, et soudain, une phrase anodine mais assassine prononcée par quelqu’un censé vous accompagner : « Tu n’as pas un peu grossi ? ». Pour beaucoup, cela ressemblerait à une simple remarque. Pour Katrina Patchett, danseuse emblématique de Danse avec les stars, ces mots ont résonné comme un véritable coup de poignard, ravivant des années de combats intimes contre les troubles alimentaires.

Ce témoignage brut, partagé dans son livre intime, dépasse largement le cadre d’une anecdote de coulisses. Il met en lumière une réalité bien plus sombre : celle des exigences physiques démesurées imposées aux artistes, surtout aux femmes, dans le milieu impitoyable de la danse et de la télévision grand public.

Quand la quête de perfection devient destructrice

Depuis ses débuts dans le monde de la danse classique, Katrina a grandi entourée d’injonctions à la minceur extrême. Le corps n’est pas seulement un outil, il devient l’objet principal du jugement. Chaque kilo en trop est perçu comme une menace pour la carrière. Cette pression commence très tôt, parfois dès l’enfance, et se renforce au fil des années.

Arrivée dans l’émission phare de TF1, elle pensait peut-être trouver un espace où talent et charisme primeraient sur l’apparence. Mais la réalité s’est révélée bien différente. Le corps reste au centre de toutes les attentions, et les remarques fusent, même lorsqu’elles sont formulées « gentiment » ou sous couvert d’inquiétude professionnelle.

Le jour où tout a basculé

Alors qu’elle traversait déjà une période très difficile sur le plan alimentaire, Katrina entend cette phrase terrible : « Tu n’as pas un peu grossi ? ». Prononcée par un membre de la production, elle agit comme un détonateur. La danseuse décrit ce moment comme « l’horreur » absolue. Ces quelques mots suffisent à faire voler en éclats les fragiles défenses qu’elle avait construites.

Le commentaire ne vient pas d’un inconnu dans la rue. Il émane d’une personne qui détient un pouvoir réel sur son parcours dans l’émission. Cette autorité renforce encore la violence de la remarque. Katrina explique qu’à cet instant précis, elle a ressenti une honte immense, comme si tout son travail, sa discipline et ses efforts étaient réduits à un simple écart de balance.

« C’est l’horreur. Ces mots m’ont ramenée directement à toutes les humiliations subies depuis l’enfance. »

Ce sentiment de dévalorisation ne disparaît pas en quelques heures. Il s’installe, creuse un sillon profond et réactive des mécanismes de contrôle alimentaire déjà très présents.

Un système qui broie les corps et les âmes

Le cas de Katrina n’est malheureusement pas isolé. Dans le milieu de la danse professionnelle, le corps fait l’objet d’une surveillance constante. Les professeurs, les chorégraphes, les directeurs de compagnie, puis plus tard les producteurs télévisuels, tous participent à cette chaîne de jugement permanent.

Les danseuses apprennent très jeunes à compter chaque calorie, à se peser quotidiennement, à comparer leur silhouette à celle des autres. Le moindre écart est sanctionné, parfois par des remarques directes, parfois par une mise à l’écart progressive des premiers rôles.

Danse avec les stars, en tant que programme grand public, amplifie encore cette logique. Les costumes moulants, les lumières crues, les gros plans incessants, les commentaires des jurés sur la ligne et la sensualité… tout concourt à faire du corps l’élément central du spectacle.

Les régimes extrêmes, un passage obligé ?

Pour correspondre à l’image attendue, Katrina raconte avoir suivi des régimes très restrictifs, parfois dangereux pour la santé. Privations, entraînements intensifs malgré la fatigue, peur constante de la balance… Ces pratiques sont loin d’être rares dans le milieu.

  • Régimes hypocaloriques prolongés
  • Contrôle obsessionnel du poids
  • Entraînements doubles malgré les blessures
  • Comparaison permanente avec les autres danseuses
  • Angoisse avant chaque essayage de costume

Ces comportements, qui peuvent sembler nécessaires pour performer, finissent souvent par détruire la relation à soi et à la nourriture. Katrina décrit un cercle vicieux : plus elle restreint, plus l’anxiété augmente, plus elle ressent le besoin de contrôler encore davantage.

L’enfance, terreau des futures blessures

Le livre revient également sur les premières remarques entendues dès l’enfance. La mère de Katrina, sans doute animée par la volonté de la protéger dans un milieu exigeant, lui faisait déjà des commentaires très durs sur son physique. Ces mots, répétés année après année, ont construit une image de soi extrêmement fragile.

Quand on grandit en entendant que l’on n’est jamais assez mince, jamais assez parfaite, il devient presque impossible d’échapper à cette grille de lecture. Chaque nouveau jugement extérieur ne fait que confirmer une croyance déjà ancrée : « Je ne vaux rien si je ne suis pas mince ».

Et les hommes dans tout ça ?

Bien que les danseurs masculins subissent également une pression sur leur apparence, elle est rarement aussi violente ni aussi centrée sur le poids. On leur demande surtout force, explosivité, virilité. La minceur n’est pas un critère absolu pour eux comme elle l’est pour les femmes.

Cette différence de traitement renforce encore le sentiment d’injustice chez les danseuses. Pourquoi elles doivent-elles atteindre un niveau de maigreur extrême alors que leurs partenaires masculins peuvent arborer des physiques plus variés sans être autant critiqués ?

Les dommages collatéraux sur la santé mentale

Les troubles alimentaires ne touchent pas seulement le corps. Ils envahissent les pensées, les émotions, les relations. Katrina évoque des années passées à penser à la nourriture presque constamment, à planifier chaque repas, à culpabiliser après le moindre écart.

L’estime de soi devient entièrement conditionnée au chiffre affiché sur la balance. Les succès professionnels, les compliments sur la technique ou l’interprétation passent au second plan. Seul compte le corps.

« J’étais prête à tout pour correspondre à l’image attendue, même à mettre ma santé en danger. »

Cette phrase résume à elle seule le drame vécu par de nombreuses artistes soumises à ces injonctions.

Parler pour libérer la parole

En publiant ce témoignage, Katrina Patchett ne cherche pas seulement à exorciser son propre passé. Elle espère aussi ouvrir les yeux du public sur ces réalités cachées. Derrière les paillettes, les sourires et les chorégraphies parfaites se cachent souvent des souffrances invisibles.

Son objectif est clair : montrer que les remarques sur le corps, même lorsqu’elles semblent anodines, peuvent avoir des conséquences dramatiques, surtout lorsqu’elles viennent de personnes en position d’autorité.

Vers un changement nécessaire ?

Depuis quelques années, certains mouvements commencent à émerger dans le monde de la danse et du spectacle. Des compagnies osent présenter des corps plus diversifiés, des voix s’élèvent pour dénoncer les pratiques toxiques.

Mais le chemin reste long. Tant que l’image mince restera synonyme de discipline, de beauté et de professionnalisme, les danseuses continueront à vivre sous cette pression écrasante.

Katrina Patchett, en brisant le silence, contribue à fissurer ce système. Chaque témoignage compte. Chaque parole libérée permet à d’autres de se sentir moins seules, moins honteuses.

Que retenir de ce combat intime et public ?

Le parcours de Katrina nous rappelle une vérité essentielle : le corps n’est pas un objet à modeler selon les attentes extérieures. Il est le lieu où nous vivons, où nous dansons, où nous aimons, où nous souffrons aussi parfois.

Accepter la diversité des morphologies, cesser de réduire une artiste à sa silhouette, reconnaître que la performance ne dépend pas uniquement du poids… voilà quelques-uns des chantiers qui s’ouvrent aujourd’hui.

En partageant son histoire, Katrina Patchett ne se contente pas de raconter son calvaire. Elle invite chacun d’entre nous à reconsidérer le regard que nous posons sur les corps, ceux des autres comme le nôtre. Et cela, c’est déjà un immense pas en avant.

Le combat qu’elle décrit dans son livre n’est pas terminé. Mais aujourd’hui, grâce à sa voix, il n’est plus tout à fait solitaire.

« Derrière chaque performance parfaite se cache parfois une bataille invisible. Merci à celles et ceux qui ont le courage de la rendre visible. »

Ce témoignage rappelle que la quête effrénée de perfection peut coûter très cher. Et que parfois, la véritable danse à maîtriser est celle de l’acceptation de soi, avec ses forces et ses vulnérabilités.

Le parcours de Katrina Patchett, loin des projecteurs, touche à l’universel. Qui n’a jamais ressenti, à un moment ou à un autre, que son corps ne correspondait pas à ce qu’on attendait de lui ?

En osant dire « c’est l’horreur », elle nous offre à tous une clé précieuse : celle de la parole libératrice.

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