Imaginez une athlète qui, il y a encore quelques mois, luttait pour simplement remarcher normalement après une grave blessure. Aujourd’hui, elle domine le plus haut niveau mondial, devant des légendes du ski alpin. C’est précisément ce que vit Federica Brignone en ce dimanche ensoleillé de février 2026, sur les pistes mythiques de Cortina d’Ampezzo.
La skieuse italienne a une nouvelle fois démontré qu’elle était dans une forme exceptionnelle lors de la première manche du slalom géant olympique. Son tracé parfait, agressif et d’une fluidité remarquable lui permet de pointer en tête avec une avance confortable. Derrière elle, la concurrence s’organise, mais le message est clair : la Grande Fede est bien décidée à ajouter une deuxième médaille d’or à son palmarès déjà impressionnant ces derniers jours.
Une domination sans partage sur la première manche
Sur un tracé technique, sélectif et particulièrement exigeant, Federica Brignone a déroulé sa science du géant avec une maîtrise déconcertante. Chaque porte semblait être placée exactement là où elle voulait la trouver. Son rythme, son anticipation et sa capacité à maintenir la vitesse dans les parties les plus rapides ont laissé ses adversaires sur place.
Avec 34 centièmes d’avance sur sa première poursuivante, l’Allemande Lena Dürr, l’Italienne a posé les bases d’une performance qui pourrait entrer dans l’histoire du ski alpin féminin. Cette avance n’est pas anodine : sur un géant olympique, chaque dixième compte double et les écarts se creusent rarement autant dès la première manche.
Les principales concurrentes à la lutte
Juste derrière, Lena Dürr confirme sa très belle saison en géant. Habituée des podiums cette année, l’Allemande reste la plus proche menace pour Brignone. À 46 centièmes, on retrouve une autre Italienne, Sofia Goggia, qui réalise une performance inattendue dans cette discipline où elle n’est habituellement pas favorite. Son engagement et sa puissance ont visiblement payé ce matin.
Une rareté a marqué ce premier parcours : trois skieuses ont signé exactement le même temps à 74 centièmes de la leader. L’Albanese Lara Colturi, la Suédoise Sara Hector (tenante du titre olympique) et la Norvégienne Thea Louise Stjernesund se partagent donc la quatrième place provisoire. Cette égalité parfaite illustre à quel point le niveau est homogène chez les meilleures mondiales.
« J’ai essayé de skier comme si c’était un entraînement, sans trop penser à l’enjeu. Ça a l’air d’avoir fonctionné pour l’instant. »
Une skieuse italienne après sa manche
Derrière ce quatuor de tête, plusieurs grandes figures du circuit pointent à plus d’une seconde. L’Américaine Mikaela Shiffrin, souvent citée parmi les favorites, concède déjà 1 »02. Elle devra réaliser une remontée spectaculaire lors de la seconde manche pour espérer un podium. L’écart est important, mais l’histoire olympique a déjà connu de tels come-back.
Les Françaises dans la course
Du côté tricolore, le bilan est contrasté. Doriane Escané, avec le dossard 37, réalise une très belle première manche en se classant 19e à 1 »59 de la tête. Une performance encourageante pour la jeune skieuse qui confirme sa progression constante cette saison.
En revanche, c’est la grosse déception pour Clara Direz. Partie avec le dossard 28, elle a manqué une porte dès le début du parcours, ruinant ses espoirs de bon résultat. Ce genre d’erreur est d’autant plus frustrant qu’elle arrive après une série de performances en deçà de ses attentes. Camille Cerutti, pour sa part, termine 30e à 2 »75, dans une manche où elle n’est pas parvenue à trouver le bon rythme.
Le contexte : une Brignone ressuscitée
Pour bien mesurer l’exploit en cours, il faut se souvenir du parcours récent de Federica Brignone. Il y a moins d’un an, une grave blessure semblait avoir compromis sa carrière au plus haut niveau. Les médecins étaient pessimistes, les observateurs dubitatifs. Pourtant, l’Italienne a travaillé sans relâche pour revenir plus forte encore.
Son titre olympique en super-G, décroché quelques jours plus tôt sur ces mêmes pistes de Cortina, avait déjà marqué les esprits. Cette domination en géant pourrait transformer cette quinzaine italienne en véritable consécration personnelle. À domicile, devant un public en fusion, la pression est immense, mais Brignone semble la transformer en énergie positive.
Le géant est traditionnellement l’épreuve où les spécialistes excellent. Contrairement au super-G, plus explosif, le géant demande une constance sur deux manches, une excellente gestion du tracé et une capacité à maintenir un haut niveau de performance même quand la fatigue commence à se faire sentir. C’est précisément sur ces points que Brignone impressionne depuis le début de la quinzaine olympique.
La seconde manche : tous les scénarios possibles
La décision se prendra cet après-midi, à partir de 13h30. La seconde manche s’annonce passionnante à plus d’un titre. Federica Brignone part avec un matelas confortable, mais l’histoire du ski alpin regorge d’exemples où une avance importante a fondu comme neige au soleil en raison d’une erreur ou d’une baisse de régime.
Lena Dürr, première menace, est connue pour sa régularité et sa capacité à très bien skier sur le second parcours. Sofia Goggia, si elle maintient ce niveau inattendu en géant, pourrait créer la surprise. Sara Hector, tenante du titre, a les armes pour remonter. Mikaela Shiffrin, même avec plus d’une seconde de retard, reste une concurrente que personne ne peut ignorer.
Les conditions météo devraient rester stables, avec un soleil généreux et une température clémente pour la saison. La neige, bien préparée le matin, offrira une adhérence correcte, même si la piste aura tendance à se durcir au fil des passages. Les meilleures seront celles qui sauront adapter leur ligne et leur rythme à ces évolutions.
Un moment historique pour le ski italien ?
Si Federica Brignone parvient à concrétiser cet après-midi, elle entrerait dans une dimension encore supérieure. Double championne olympique dans deux disciplines différentes lors des mêmes Jeux, sur ses terres natales, ce serait un exploit rare dans l’histoire du ski alpin féminin.
L’Italie vit une quinzaine olympique exceptionnelle dans sa station mythique de Cortina. Le public est là, le soleil est là, et les résultats suivent. Après le super-G, le géant pourrait être le deuxième joyau de cette collection. Et qui sait, d’autres surprises attendent peut-être encore les tifosi dans les autres disciplines.
Pour l’instant, une seule certitude : Federica Brignone a mis tout le monde d’accord ce matin. Reste à savoir si quelqu’un aura le talent, le courage et la réussite nécessaires pour la déloger de son trône provisoire. Réponse dans quelques heures seulement.
Le ski alpin féminin vit une ère passionnante où plusieurs générations se croisent et se défient. Brignone, à 31 ans, incarne cette transition parfaite entre expérience et appétit intact. Face à elle, des jeunes louves affamées et des légendes qui refusent de raccrocher les skis. Le spectacle est garanti jusqu’à la dernière porte.
En attendant la seconde manche, une chose est sûre : les Jeux de Milan-Cortina 2026 ont déjà trouvé l’une de leurs images les plus fortes avec cette Grande Fede qui, tel un phénix, renait de ses propres cendres pour écrire sa légende en lettres d’or sur la neige italienne.
Maintenant, place au suspense. La couronne du géant olympique se jouera cet après-midi sous les yeux ébahis du monde entier. Et quelque part dans les Alpes, une skieuse en rouge sourit peut-être déjà en imaginant la saveur d’un doublé historique.
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