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Reza Pahlavi Appelle Trump à Soutenir le Peuple Iranien

Alors que Donald Trump évoque ouvertement un changement de régime en Iran et déploie un second porte-avions, Reza Pahlavi lance un appel vibrant au président américain pour soutenir le peuple iranien. Des centaines de milliers manifestent dans le monde entier… Mais que va réellement faire Washington ?

Dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient, une voix venue du passé résonne avec force sur la scène internationale. Le fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi, appelle aujourd’hui ouvertement le président américain Donald Trump à intervenir pour soutenir le peuple iranien dans sa lutte contre le régime en place. Cet appel survient alors que des manifestations d’une ampleur considérable secouent plusieurs grandes villes à travers le monde et que Washington renforce massivement sa présence militaire dans la région.

Un appel lancé au cœur de la tourmente

Les derniers jours ont été marqués par une accélération spectaculaire des événements liés à l’Iran. Reza Pahlavi, figure emblématique de l’opposition en exil, a multiplié les interventions publiques ces derniers temps. Son message est clair et sans détour : le régime actuel doit être renversé, et les États-Unis ont un rôle décisif à jouer pour accompagner cette transition historique.

Ce samedi, alors que des dizaines de milliers de personnes défilaient dans les rues de Munich, Toronto et Los Angeles, Reza Pahlavi s’est exprimé lors d’une conférence de presse particulièrement suivie. Il a directement interpellé le président Trump, lui rappelant que le peuple iranien attendait désormais des actes concrets après les déclarations fortes venues de Washington.

Des manifestations mondiales en faveur d’un changement radical

À Munich, environ 200 000 personnes se sont rassemblées pour exprimer leur rejet total du pouvoir en place à Téhéran. Les drapeaux tricolores de l’époque impériale flottaient partout, accompagnés de slogans nostalgiques mais combatifs : « Longue vie au chah » ou encore « Pahlavi revient ». Ces cris, loin d’être de simples souvenirs du passé, traduisent une aspiration profonde à un retour vers des valeurs jugées plus libres et plus respectueuses des droits humains.

Les pancartes brandies par les manifestants portaient des messages puissants. L’une d’entre elles proclamait que « la culture prévaut toujours sur la force et la répression ». Ce slogan résume à lui seul l’état d’esprit d’une diaspora iranienne mobilisée comme rarement auparavant, mais aussi d’une partie croissante de la population restée en Iran.

« Il est temps d’en finir avec la République islamique. C’est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes. »

Reza Pahlavi

Ces mots prononcés lors de la conférence de presse résonnent particulièrement fort dans le contexte actuel. Ils ne demandent pas une simple réforme du système existant, mais bien son démantèlement complet.

Trump durcit le ton et évoque ouvertement le changement de régime

Donald Trump n’a jamais caché son hostilité envers les autorités iraniennes. Vendredi, interrogé par des journalistes sur la possibilité d’un changement de régime, il a répondu sans ambages que cela représenterait « la meilleure chose qui puisse arriver ». Ces propos marquent une escalade verbale significative et tranchent avec les périodes où la diplomatie semblait encore privilégiée.

Parallèlement à ces déclarations, les États-Unis accélèrent leur déploiement militaire. Un deuxième porte-avions, le Gerald Ford, va très prochainement rejoindre l’USS Abraham Lincoln dans le Golfe. Cette présence renforcée n’est pas anodine : elle envoie un signal clair de détermination à Téhéran et à ses alliés régionaux.

Reza Pahlavi a saisi cette fenêtre pour adresser un message direct au président américain : « Le peuple iranien vous a entendu dire que l’aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le. » Ces mots simples mais lourds de sens traduisent l’espoir grandissant parmi les opposants au régime.

Une opposition iranienne toujours fragmentée

Malgré la ferveur actuelle, il convient de rappeler que l’opposition iranienne reste profondément divisée. Reza Pahlavi, s’il bénéficie d’une visibilité importante, notamment dans les médias occidentaux et parmi la diaspora, ne fait pas l’unanimité. Certains groupes reprochent à la figure monarchique un manque de légitimité démocratique ou une vision jugée trop conservatrice.

Cependant, la répression sanglante des dernières mobilisations a temporairement atténué ces divisions. Le bilan humain est terrifiant : selon des organisations indépendantes basées à l’étranger, plus de 7 000 personnes auraient perdu la vie, essentiellement des manifestants. Plus de 53 000 arrestations ont été recensées, et des centaines de détenus risquent la peine capitale.

Face à ces chiffres, même les voix les plus critiques au sein de l’opposition semblent s’accorder sur un point : la situation actuelle est intenable et nécessite une réponse internationale forte.

Négociations diplomatiques dans l’ombre des menaces

Alors que la rhétorique militaire domine les gros titres, des pourparlers discrets se poursuivent. Une première rencontre entre délégations américaine et iranienne a eu lieu début février à Oman. Une seconde session est prévue très prochainement à Genève, selon plusieurs sources concordantes.

Les positions restent toutefois très éloignées. L’Iran affirme que son programme nucléaire est exclusivement civil et refuse toute discussion sur ses missiles balistiques ou sur le soutien apporté à divers groupes armés dans la région. Les États-Unis, soutenus par Israël, exigent au contraire des concessions très larges sur l’ensemble de ces dossiers.

Cette double voie – militaire et diplomatique – reflète la complexité de la stratégie américaine actuelle : maintenir une pression maximale tout en laissant une porte entrouverte à la négociation.

Le poids des sanctions et des condamnations internationales

Le Canada a annoncé ce samedi de nouvelles sanctions visant sept responsables iraniens accusés d’intimider et de réprimer des opposants à l’étranger. Ces mesures s’inscrivent dans une tendance plus large : plusieurs pays occidentaux accentuent leur pression économique et politique sur Téhéran.

Les autorités iraniennes, de leur côté, continuent de nier l’ampleur de la répression. Elles reconnaissent officiellement plus de 3 000 morts, qu’elles attribuent majoritairement à des « terroristes » manipulés par des puissances étrangères. Cette version officielle tranche radicalement avec les rapports indépendants et alimente encore davantage la colère internationale.

Vers une mobilisation générale depuis l’intérieur du pays ?

Reza Pahlavi n’a pas seulement appelé les capitales occidentales à agir. Il s’est aussi adressé directement aux Iraniens restés sur le territoire national. Jeudi, via un message public, il les a invités à faire entendre leur voix depuis leurs maisons et leurs toits durant le week-end.

Cette stratégie de mobilisation décentralisée vise à contourner la répression physique des grands rassemblements. En scandant des slogans depuis les balcons et les terrasses, les citoyens peuvent exprimer leur mécontentement tout en limitant les risques d’affrontements directs avec les forces de l’ordre.

Cette forme de protestation, déjà utilisée lors de précédentes vagues contestataires, pourrait connaître un regain d’ampleur dans les prochains jours si l’appel est suivi massivement.

Un moment historique ou une nouvelle illusion ?

La question que beaucoup se posent aujourd’hui est simple : sommes-nous face à un tournant décisif ou assistons-nous à une nouvelle séquence d’espoir rapidement étouffée ? Les précédentes mobilisations ont toutes été écrasées dans le sang. Pourtant, plusieurs éléments semblent différents cette fois-ci :

  • Une présence militaire américaine sans précédent dans la région
  • Des déclarations très claires de Donald Trump en faveur d’un changement de régime
  • Une mobilisation simultanée de la diaspora dans plusieurs grandes capitales
  • Une lassitude croissante au sein même de la population iranienne après des années de crise économique et de répression

Ces facteurs cumulés créent une conjoncture potentiellement explosive. Reste à savoir si les puissances occidentales, et singulièrement les États-Unis, sont prêtes à franchir le pas d’un soutien actif et concret à un mouvement de changement.

Le souvenir douloureux des interventions passées

Il est impossible d’aborder ce sujet sans évoquer le passé. L’intervention américaine de 1953 pour rétablir le chah Mohammad Reza Pahlavi reste gravée dans la mémoire collective iranienne. Beaucoup y voient la source du ressentiment durable envers Washington. Reza Pahlavi lui-même doit naviguer avec prudence sur ce terrain miné pour ne pas être perçu comme un pion de l’étranger.

Son discours actuel insiste d’ailleurs sur le fait que l’aide demandée n’est pas une intervention militaire directe, mais un soutien politique, médiatique et logistique permettant aux Iraniens eux-mêmes de « enterrer » le régime.

Conclusion : l’attente insoutenable

En ce début d’année 2026, l’Iran se trouve à un carrefour historique. D’un côté, un régime affaibli mais toujours capable d’une répression brutale. De l’autre, une opposition revigorée par les soutiens internationaux et portée par des années de souffrance accumulée.

Reza Pahlavi a choisi son camp sans ambiguïté. Il mise sur une conjonction favorable entre la colère populaire, la pression occidentale et la volonté affichée de Donald Trump. Reste désormais à savoir si cet appel sera entendu et, surtout, si les actes suivront les paroles.

Le peuple iranien retient son souffle. Le monde entier observe. Et l’Histoire, une fois de plus, semble suspendue à une décision prise à des milliers de kilomètres de Téhéran.

« La culture prévaut toujours sur la force et la répression. »

Message aperçu lors des manifestations de Munich

Les prochains jours, et peut-être les prochaines heures, seront déterminants. L’appel de Reza Pahlavi à Donald Trump pourrait marquer le début d’une nouvelle page pour l’Iran… ou rester comme un cri dans le vide, vite étouffé par la répression.

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