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Léo Anguenot brille en géant olympique 2026

Léo Anguenot a frappé fort ce samedi matin sur le géant olympique avec le 5e chrono provisoire. Satisfait de son engagement, il pointe à seulement 1''91 du leader. La deuxième manche s'annonce explosive…

Imaginez-vous au départ d’une piste olympique, le cœur qui bat à cent à l’heure, la neige qui crisse sous les spatules, et l’enjeu qui pèse sur chaque virage. Ce samedi 14 février 2026, c’est exactement ce que Léo Anguenot a vécu sur le tracé du slalom géant des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas tremblé.

Avec un excellent 5e temps provisoire à l’issue de la première manche, le skieur français se place idéalement pour viser un résultat historique. À seulement 1 seconde et 91 centièmes du leader, il reste pleinement dans la course au podium. Retour sur une matinée qui a fait vibrer les supporters tricolores.

Une première manche pleine d’engagement et de promesses

Le géant olympique est souvent considéré comme l’une des disciplines les plus exigeantes du ski alpin. Il demande à la fois de la puissance, de la précision technique et une lecture parfaite du tracé. Ce matin à Bormio, Léo Anguenot a su combiner ces trois ingrédients avec brio.

« Je suis satisfait du ski que j’ai produit », a-t-il confié juste après sa descente. Des mots simples, mais lourds de sens quand on connaît l’exigence que s’impose ce compétiteur. Il reconnaît avoir commis quelques petites erreurs, mais il les qualifie d’erreurs « d’engagement ». Autrement dit : il a tout donné, il a pris des risques calculés, et cela a payé.

Être dans le coup à mi-parcours, quand on sait à quel point les écarts sont serrés au plus haut niveau, représente déjà une belle satisfaction. Mais au-delà du chrono brut, c’est l’état d’esprit affiché par le Français qui interpelle. Il parle de cœur, d’envie, de plaisir. Des ingrédients essentiels quand la pression olympique peut parfois figer les organismes.

Le mur et le plat : là où tout s’est joué

Sur un géant, certains passages font souvent la différence. Ce samedi, le premier mur suivi du plat qui lui succède a clairement marqué les esprits. Le leader provisoire a réalisé une entrée dans ce mur impressionnante, prenant une vitesse idéale pour aborder la partie plus roulante.

Léo Anguenot l’a bien observé. Il a même avoué que ces images l’avaient marqué positivement. « Ça m’a mis de bonnes images dans la tête », reconnaît-il. Une belle preuve d’intelligence de course : savoir regarder les meilleurs, analyser, et déjà penser à s’en inspirer pour la manche suivante.

De son propre aveu, son raccord entre le mur et le plat a été plutôt convaincant. C’est souvent dans ces transitions que l’on perd ou que l’on gagne de précieuses dixièmes. Le Français semble avoir trouvé le bon compromis entre agressivité et fluidité.

Un concurrent intouchable… ou presque ?

Avec plus d’une seconde d’avance sur ses poursuivants directs, le skieur en tête a clairement mis la barre très haut. Pourtant, Léo Anguenot refuse de baisser les bras. Il rappelle que le géant reste une discipline où tout peut arriver en deuxième manche : un tracé différent, des conditions qui évoluent, une faute technique minime… Tout reste possible.

« Il vaut mieux être dedans que derrière », lance-t-il avec un sourire. Cette phrase résume parfaitement l’état d’esprit qu’il faut avoir à ce niveau : rester positif, rester combatif, et surtout ne jamais rien lâcher.

Alban Elezi Cannaferina : une journée plus compliquée

Dans le camp français, tous les athlètes ne vivent pas la même matinée. Alban Elezi Cannaferina termine 31e à 4 secondes 87. Un écart conséquent qui ne reflète pas forcément son niveau habituel.

« Je ne me suis pas très bien senti », explique-t-il avec franchise. Difficulté à s’adapter à la neige, erreurs techniques, peut-être aussi quelques réglages matériels à revoir… Il ne cherche pas d’excuse. Au contraire, il veut déjà tourner la page et se projeter sur la deuxième manche.

« Effacer de ma tête la première », voilà son objectif principal. Une approche très saine mentalement. À ce niveau, savoir rebondir après une contre-performance est une qualité aussi précieuse que la technique pure.

Le géant olympique : une discipline qui ne pardonne rien

Pour bien comprendre l’exploit que représente un top 5 provisoire, il faut se rappeler à quel point le slalom géant est impitoyable. Deux manches, deux tracés différents, des portes très rapprochées, des vitesses élevées… Chaque centième compte.

Les meilleurs mondiaux se tiennent souvent en quelques dixièmes sur l’ensemble des deux descentes. Cela signifie que la moindre faute – une ligne un peu trop large, un appui mal placé, une spatule qui plonge – peut vous faire sortir du top 10 en un virage.

C’est précisément ce qui rend la performance de Léo Anguenot encore plus remarquable. Il a su rester dans le rythme des cadors tout en gardant une marge de progression pour la manche décisive.

L’importance du mental en deuxième manche

En ski alpin, la deuxième manche est souvent celle de tous les dangers. Les skieurs qui étaient trop prudents le matin se lâchent, ceux qui avaient pris trop de risques commettent des fautes… Le mental joue un rôle énorme.

Léo Anguenot semble avoir trouvé le bon équilibre. Il parle de rester « dans le même état d’esprit ». Ni trop confiant, ni trop stressé. Juste concentré sur son ski, sur ses sensations, sur les ajustements à faire.

Il évoque aussi la nécessité d’être « relâché au max » sur les parties moins raides. C’est souvent là que l’on perd le plus de temps quand on est crispé. Une fluidité maximale dans les parties plates peut rapporter plusieurs dixièmes précieux.

Un podium historique à portée de spatules ?

La France n’a plus remporté de médaille olympique en slalom géant masculin depuis longtemps. Un top 3 ce samedi serait donc un exploit majeur pour le ski tricolore. Léo Anguenot le sait, mais il refuse de se mettre une pression supplémentaire.

Il préfère se focaliser sur son propre ski, sur ce qu’il maîtrise : sa technique, sa vision de course, son engagement. Le reste – les chronos des autres, les conditions – viendra en temps voulu.

Ce qui est sûr, c’est que le public français a désormais un sérieux motif d’espérer. Un cinquième temps provisoire, un skieur épanoui, un mental solide… Les ingrédients d’une belle après-midi sont réunis.

Les clés pour une deuxième manche réussie

Pour conserver ou améliorer sa place, Léo Anguenot devra notamment :

  • garder la même agressivité dans le mur
  • optimiser encore davantage la transition vers le plat
  • être particulièrement relâché dans les parties moins pentues
  • garder une lecture parfaite du nouveau tracé
  • ne pas se laisser impressionner par l’écart du leader

Ces cinq points semblent simples sur le papier. Mais les mettre en œuvre sous pression olympique demande une énorme concentration et une confiance à toute épreuve.

Le regard porté sur l’équipe de France

Au-delà de la performance individuelle de Léo Anguenot, cette première manche montre aussi que le ski alpin masculin français reste compétitif au plus haut niveau. Même si tous les athlètes n’ont pas connu la même réussite aujourd’hui, l’état d’esprit général semble bon.

Les entraîneurs, les techniciens, les préparateurs physiques… Toute la machine est en marche. Et quand un leader comme Léo Anguenot pointe le bout de son nez dans le top 5, cela booste forcément l’ensemble du groupe.

Conclusion : rendez-vous cet après-midi

Le suspense est total. Léo Anguenot a posé une sérieuse option sur un très beau résultat. Mais rien n’est encore joué. La deuxième manche s’annonce passionnante, avec des écarts très serrés et des skieurs prêts à tout donner.

Une chose est sûre : les supporters français ont de quoi vibrer. Ils ont vu un skieur engagé, lucide, positif. Ils ont vu un athlète qui n’a pas peur d’aller chercher les meilleurs. Et surtout, ils ont vu un Français qui rêve grand sur la scène olympique.

Maintenant, place à l’après-midi. Place à la manche décisive. Place à l’espoir d’une médaille qui serait accueillie comme une délivrance par tout un pays.

Allez Léo. Tout le pays est derrière toi.

« C’est dans le coup, on est tous un peu serrés, mais il vaut mieux être dedans que derrière, donc c’est cool. »

Léo Anguenot après sa première manche

Le dénouement approche. Et quoi qu’il arrive, cette journée restera gravée dans les mémoires comme celle où Léo Anguenot a rappelé au monde entier que le ski français avait encore de très beaux jours devant lui.

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