Imaginez une ville vibrante comme Istanbul, où les lumières scintillent et les rues bruissent de vie jour et nuit. Pourtant, derrière cette façade animée, une horreur indicible s’est déroulée dans l’ombre d’un quartier ordinaire. Deux femmes, venues d’un pays lointain pour chercher une vie meilleure, ont été privées de la leur de la manière la plus brutale qui soit. Leurs corps, mutilés et abandonnés comme de vulgaires déchets, ont été découverts dans des poubelles de la mégalopole turque. Ce drame, survenu en janvier, continue de hanter l’opinion publique et ravive une colère sourde face à la violence qui frappe trop souvent les femmes.
Un double crime qui glace le sang
Le cauchemar a commencé à se dévoiler fin janvier, lorsque des passants ont fait une découverte macabre dans le district de Sisli, un quartier central d’Istanbul. Les restes d’une femme, décapitée et dont les jambes avaient été sectionnées, ont été retrouvés enveloppés dans un drap et jetés dans une benne à ordures. L’horreur ne s’arrêtait pas là : les enquêteurs ont rapidement établi un lien avec une seconde victime, traitée de façon similaire. Les deux femmes partageaient la même nationalité ouzbèke et un destin tragique.
Les faits se sont enchaînés à une vitesse fulgurante. La police, alertée par cette macabre trouvaille, a lancé une enquête minutieuse. Grâce aux caméras de surveillance omniprésentes dans la ville, les forces de l’ordre ont pu retracer les mouvements suspects autour du lieu du crime. Ce qui semblait au départ un meurtre isolé s’est transformé en une affaire bien plus sinistre impliquant deux victimes.
La première victime : une découverte effroyable
Tard dans la soirée du 24 janvier, le corps sans tête de Durdona Khakimova, âgée de 37 ans, a été retrouvé dans une poubelle de Sisli. Le drap qui l’enveloppait ne cachait pas la sauvagerie de l’acte : ses jambes avaient été tranchées. Cette vision a immédiatement choqué les habitants et les autorités. La victime, originaire d’Ouzbékistan, avait trouvé refuge en Turquie, comme tant d’autres migrantes en quête d’opportunités.
Les premières constatations ont révélé une mise en scène froide et calculée. Le corps avait été transporté et abandonné de manière à minimiser les chances d’être découvert rapidement. Pourtant, la vigilance d’un passant a tout fait basculer. Dès lors, l’enquête s’est accélérée, avec un objectif clair : identifier les responsables et comprendre les motivations derrière une telle barbarie.
Les images de vidéosurveillance ont fourni des indices précieux. On y voit des individus manipulant des sacs et une valise, se déplaçant avec une apparente précipitation. Ces éléments ont permis de remonter jusqu’à deux hommes, eux aussi de nationalité ouzbèke, interceptés à l’aéroport d’Istanbul alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le pays.
Une seconde victime émerge de l’ombre
L’affaire a pris une tournure encore plus glaçante lorsque des morceaux de corps supplémentaires ont été découverts dans plusieurs poubelles disséminées dans la ville. Les enquêteurs ont rapidement fait le lien avec Ergashalieva Sayyora, une femme de 32 ans, également ouzbèke. Arrivée en Turquie le 28 décembre, elle avait rompu tout contact avec sa famille le 23 janvier – le jour même présumé du double homicide.
Les investigations ont établi que les deux femmes séjournaient dans la même maison que les suspects présumés. Elles y auraient vécu ensemble pendant environ un mois. Ergashalieva Sayyora entretenait une relation avec l’un des deux hommes. Les caméras de surveillance du 23 janvier montrent la jeune femme entrant dans la maison en compagnie des suspects. Le lendemain, ces derniers en ressortent avec plusieurs sacs-poubelle noirs et une valise blanche.
Le scénario se précise : les hommes prennent un taxi jusqu’au quartier de Fatih, vident le contenu de la valise dans une poubelle, puis se dirigent à pied vers la station de métro Yenikapi. Lors de leur interrogatoire, les suspects ont avoué que Sayyora avait été tuée à l’arme blanche le 23 janvier, avant d’être démembrée. Les deux crimes auraient été commis au même endroit, dans le district de Sisli.
Les suspects face à la justice
Les deux hommes ont été inculpés pour meurtre et devaient comparaître devant le tribunal dès le lendemain de leur arrestation. Leur tentative de fuite avortée à l’aéroport a scellé leur sort. Les enquêteurs ont pu reconstituer une partie des événements grâce aux aveux partiels et aux preuves matérielles accumulées : vidéos, témoignages indirects et découvertes macabres.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la similitude des modes opératoires. Décapitation, section des membres, abandon dans des poubelles : une cruauté méthodique qui laisse peu de place au doute sur la préméditation. Les victimes, venues chercher une vie meilleure, ont trouvé la mort dans un huis clos tragique.
Les autorités turques ont agi rapidement, mais l’affaire soulève des questions plus larges sur la vulnérabilité des migrantes. Loin de leur pays, souvent isolées, elles peuvent devenir des proies faciles dans des environnements précaires. Cette double tragédie met en lumière les risques encourus par celles qui migrent pour travailler ou reconstruire leur existence.
Un contexte de violences persistantes contre les femmes
Ce drame n’arrive pas dans un vide sociétal. En Turquie, les violences faites aux femmes restent un fléau majeur. Selon les données recueillies par une ONG dédiée, l’année 2025 a été marquée par la mort de 294 femmes tuées par des hommes, tandis que 297 autres ont été retrouvées mortes dans des circonstances suspectes. Ces chiffres, glaçants, illustrent une réalité quotidienne pour trop de victimes.
Le premier meurtre découvert avait déjà provoqué une onde de choc. Des associations féministes avaient organisé de grandes marches à Istanbul et à Ankara pour réclamer justice. Ces mobilisations, porteuses d’espoir, rappellent que la société civile refuse de baisser les bras face à l’impunité. Chaque cas comme celui-ci ravive la colère et renforce la détermination à changer les choses.
Les migrantes, en particulier, cumulent les vulnérabilités : barrière linguistique, précarité économique, isolement familial. Elles peuvent se retrouver piégées dans des relations toxiques ou des situations de dépendance. Ce double assassinat souligne cruellement ces risques et appelle à une meilleure protection pour celles qui arrivent en Turquie avec des rêves d’avenir.
La violence ne connaît pas de frontières, mais elle frappe plus durement celles qui n’ont nulle part où se réfugier.
Cette phrase, qui pourrait résumer tant de témoignages, résonne particulièrement ici. Les deux victimes avaient fui leur pays pour une vie meilleure ; elles ont trouvé la mort dans des conditions effroyables. Leur histoire n’est pas isolée, mais s’inscrit dans un continuum de drames qui touchent les femmes à travers le monde.
Les leçons d’une enquête exemplaire
Du côté des forces de l’ordre, l’enquête a démontré l’efficacité des outils modernes. Les caméras de surveillance ont joué un rôle déterminant : sans elles, les suspects auraient peut-être réussi à quitter le pays. Les images ont permis de suivre leurs déplacements, de relier les sacs-poubelle à la valise blanche, et finalement de les interpeller in extremis.
L’interrogatoire a ensuite apporté des aveux cruciaux. Les détails sur la date, l’arme utilisée et le démembrement ont confirmé les soupçons. Cette rapidité dans l’action judiciaire contraste parfois avec d’autres affaires où l’impunité semble régner. Ici, la réponse a été ferme et immédiate.
Mais au-delà de l’arrestation, reste la question de la prévention. Comment éviter que de telles horreurs se reproduisent ? Renforcer les dispositifs d’accueil pour les migrantes, sensibiliser aux signaux d’alerte dans les relations, améliorer l’accès à l’aide : autant de pistes qui émergent naturellement de ce drame.
Vers une prise de conscience collective
Chaque féminicide est une blessure pour la société entière. En Turquie, les chiffres annuels rappellent l’urgence d’agir. Les marches, les pétitions, les appels à la réforme législative : tous ces mouvements montrent une volonté de changement. Pourtant, les statistiques restent alarmantes, preuve que le chemin est encore long.
Dans le cas présent, la nationalité des victimes et des suspects ajoute une couche de complexité. Les communautés migrantes, souvent solidaires, se retrouvent parfois confrontées à des drames internes. Cela ne doit pas occulter la responsabilité individuelle des auteurs, mais invite à réfléchir aux dynamiques sociales qui peuvent favoriser de tels actes.
- Arrivée en Turquie pour une vie meilleure
- Cohabitation forcée ou choisie avec des individus dangereux
- Isolation progressive et rupture de contact avec la famille
- Passage à l’acte violent le même jour pour les deux victimes
- Tentative de dissimulation par démembrement et abandon
- Arrestation grâce aux preuves vidéo et aveux
Ces éléments, mis bout à bout, dessinent le portrait d’une tragédie évitable si des signaux avaient été pris au sérieux plus tôt. Mais dans l’urgence du quotidien, ces signaux passent souvent inaperçus.
Un appel à la vigilance et à la solidarité
Aujourd’hui, les deux femmes reposent dans la mémoire collective comme des symboles douloureux. Leur histoire rappelle que la violence genrée ne s’arrête pas aux frontières. Elle touche les migrantes autant que les locales, les jeunes que les plus âgées. Elle se nourrit de silence, de peur et d’impunité.
Face à cela, la réponse doit être collective. Éducation, soutien aux victimes potentielles, sanctions exemplaires : ces leviers sont essentiels. Les associations qui se mobilisent depuis des années méritent un soutien renforcé. Leur travail de terrain, de documentation et de plaidoyer sauve des vies.
En attendant le verdict du tribunal, l’opinion publique reste suspendue. Ce double meurtre, par sa cruauté, a réveillé une indignation nécessaire. Espérons qu’elle se traduise en actions concrètes, pour que plus jamais une femme ne finisse abandonnée dans une poubelle.
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