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Tuerie à Tumbler Ridge : Le Canada en Deuil Profond

Une petite ville canadienne paisible a été frappée par une fusillade dévastatrice : huit morts, dont plusieurs enfants. Le pays entier est sous le choc, et le Premier ministre se rend sur place... Mais que s'est-il vraiment passé ?
La petite ville de Tumbler Ridge, nichée au cœur des montagnes de la Colombie-Britannique, s’est réveillée mardi 10 février 2026 dans l’horreur absolue. Une fusillade d’une violence inouïe a frappé cette communauté isolée de seulement 2 300 habitants, transformant un lieu habituellement paisible, dédié au tourisme de plein air et aux paysages enneigés, en scène de tragédie nationale. Huit personnes ont perdu la vie, dont plusieurs enfants, et une vingtaine d’autres ont été blessées, plongeant le Canada entier dans un deuil profond rarement connu pour ce type d’événement.

Une communauté en deuil face à l’impensable

Deux jours après les faits, la ville observe une journée de deuil provincial. Les rues sont calmes, presque figées. De nombreux commerces restent fermés, et une présence policière renforcée rappelle la gravité de la situation. Les habitants évitent les regards des journalistes venus en nombre, préférant se recueillir dans l’intimité.

Près du collège-lycée où s’est déroulée une grande partie de l’attaque, un mémorial improvisé émeut : un bouquet de fleurs au pied d’un arbre, des peluches tendrement déposées, une licorne rose symbolisant l’innocence perdue. De l’autre côté, les rubans jaunes de la police délimitent encore la zone, autour des bâtiments et du terrain de volley-ball enneigé.

Le Premier ministre Mark Carney se rendra sur place vendredi 13 février, à l’invitation du maire, pour participer à une veillée en mémoire des victimes. Plusieurs chefs de partis, dont le leader de l’opposition Pierre Poilievre, l’accompagneront. Ce déplacement souligne l’ampleur nationale de la douleur.

Le déroulement tragique des événements

L’attaque a commencé dans une résidence familiale. La suspecte a abattu sa mère et son demi-frère avant de se diriger vers l’établissement scolaire qu’elle avait fréquenté autrefois. Là, elle a ouvert le feu, tuant cinq enfants âgés de 12 et 13 ans ainsi qu’une éducatrice de 39 ans. Elle s’est ensuite donné la mort avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Les autorités ont rapidement identifié la responsable : une jeune femme de 18 ans nommée Jesse Van Rootselaar, habitante de la localité. Présentée comme transgenre, elle avait quitté l’école environ quatre ans plus tôt. Les enquêteurs explorent son profil, sans mobile clair pour l’instant.

La police avait été appelée plusieurs fois au domicile familial ces dernières années, principalement pour des questions de santé mentale. Ces interventions passées interrogent sur les signes avant-coureurs et les soutiens possibles qui auraient pu être manqués.

Les victimes : des vies fauchées trop tôt

Parmi les victimes, plusieurs enfants dont les portraits circulent sur les réseaux sociaux via les hommages familiaux. Abel Mwansa Jr, 12 ans, était un garçon souriant passionné par les expériences scientifiques. Son père a partagé des photos et vidéos sur Facebook, exprimant une douleur indicible : voir son enfant sans vie, enfermé dans un sac noir, a brisé quelque chose en lui à jamais.

Eziekiel Schofield, 13 ans, a également été tué. Son grand-père Peter Schofield a écrit sur les réseaux que tout semblait irréel, que les larmes coulaient sans fin. Tant de jeunes vies perdues inutilement, des cœurs brisés pour chaque famille touchée.

Ces messages personnels rappellent que derrière les chiffres se cachent des histoires uniques, des rêves interrompus, des familles détruites. L’éducatrice de 39 ans laisse elle aussi un vide immense dans la communauté scolaire.

Si j’avais le pouvoir de donner la vie, je t’aurais ramené, toi et les autres qui ont été tués avec toi, mais mon pouvoir est limité.

Un père endeuillé

Ces mots poignants illustrent le désespoir absolu des proches. Les réseaux sociaux deviennent un espace de partage de souvenirs, de photos joyeuses contrastant cruellement avec la réalité actuelle.

Tumbler Ridge : un village sorti d’un conte de fées devenu cauchemar

George Rowe, pasteur local, décrit Tumbler Ridge comme un « village tout droit sorti d’un conte ». Il se promenait quand sa fille l’a alerté par téléphone sur la présence d’un tireur. Il s’est précipité au centre communautaire, où des parents attendaient, angoissés, des nouvelles de leurs enfants.

Comment gérer une telle horreur dans une si petite communauté où tout le monde se connaît ? Les questions tournent en boucle. La proximité rend la tragédie encore plus intime et dévastatrice.

La ville, connue pour ses montagnes, ses randonnées et son calme, se retrouve sous les projecteurs mondiaux pour les pires raisons. Les habitants, habitués à une vie tranquille, doivent maintenant affronter le regard extérieur et reconstruire leur quotidien.

Le choc national dans un pays peu habitué à ces drames

Contrairement aux États-Unis voisins, le Canada connaît rarement des tueries de masse de cette ampleur, surtout en milieu scolaire. Les lois sur les armes y sont plus strictes, ce qui rend l’événement d’autant plus sidérant.

Dans toute la province de Colombie-Britannique, des cérémonies ont été annulées et une minute de silence observée à midi. Le pays entier observe une période de recueillement, conscient que cette attaque touche au cœur de la sécurité perçue dans les écoles.

Le Premier ministre a qualifié l’acte de cruauté inouïe, appelant à la solidarité nationale. Les débats sur la santé mentale, l’accès aux armes et la prévention des violences risquent de s’intensifier dans les semaines à venir.

La réponse des autorités et les questions en suspens

L’enquête se poursuit pour comprendre le mobile exact. Les interactions passées avec les services de police pour raisons de santé mentale sont examinées. La jeune femme avait possédé une licence d’armes qui avait expiré, et des armes étaient présentes au domicile.

Les premiers répondants ont fait preuve d’un courage remarquable, risquant leur vie pour protéger les élèves et le personnel. Leur bravoure est saluée par les autorités et la population.

Les blessés, dont certains gravement, reçoivent des soins intensifs. La communauté se mobilise pour soutenir les familles, avec des veillées, des collectes et un élan de solidarité qui émerge peu à peu du chaos.

Vers la reconstruction et le souvenir

Vendredi, la venue du Premier ministre et d’autres figures politiques marquera un moment officiel de deuil. La veillée permettra à la communauté de se rassembler, de partager la peine et de commencer, lentement, à guérir.

Dans les jours et mois à venir, Tumbler Ridge devra affronter le vide laissé par les absents, accompagner les survivants traumatisés et répondre aux questions inévitables sur la prévention. Le Canada tout entier portera ce deuil, rappelant que même dans les endroits les plus reculés, la violence peut frapper sans prévenir.

Cette tragédie rappelle cruellement la fragilité de la vie, surtout celle des plus jeunes. Elle invite à une réflexion profonde sur la santé mentale des adolescents, le soutien familial et communautaire, et les mécanismes de protection collective.

Pour l’instant, le silence respectueux enveloppe Tumbler Ridge. Les fleurs, peluches et bougies continueront de s’accumuler, témoignages muets d’une affection immense pour des vies arrachées trop tôt. Le chemin vers la reconstruction sera long, mais la résilience de cette petite ville montagneuse pourrait bien inspirer le pays entier.

Les hommages se multiplient, les souvenirs se partagent, et peu à peu, l’espoir d’un avenir apaisé renaîtra. Mais pour toujours, le 10 février 2026 restera gravé comme le jour où un paradis tranquille a basculé dans l’horreur.

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