Imaginez un instant : un pickpocket des rues londoniennes, virtuose du vol à la tire, qui devient soudain chirurgien dans une contrée sauvage et lointaine. Ajoutez à cela une Australie des années 1850 bouillonnante de convoitises, de fièvre de l’or et de règlements de comptes, et vous obtenez l’un des pitchs les plus intrigants de ces dernières années sur une plateforme de streaming.
Depuis son arrivée fracassante, Le Renard, prince des voleurs captive un public de plus en plus large. La diffusion récente de la saison 2 ne fait qu’amplifier les interrogations : cette série aura-t-elle vraiment une suite ?
Le Renard est-il condamné à s’arrêter en plein élan ?
À peine les huit nouveaux épisodes mis en ligne que les réseaux sociaux s’enflamment déjà. Les fans scrutent chaque indice, chaque rumeur, chaque silence officiel. Car si la qualité artistique est au rendez-vous, le renouvellement d’une série sur une grande plateforme dépend aujourd’hui bien plus de données froides que de coups de cœur.
Un démarrage discret devenu phénomène discret
Lancée initialement sans tambour ni trompette, la première saison a progressivement conquis son public grâce au bouche-à-oreille et à d’excellentes critiques. Avec une note moyenne de 8/10 sur les plateformes spécialisées et un score impressionnant auprès des critiques professionnels, la série a su prouver qu’elle ne se contentait pas de surfer sur le nom d’Oliver Twist.
Elle propose bien plus : une relecture audacieuse, sombre et sensuelle d’un classique de la littérature, transplantée dans un contexte colonial rarement exploré à la télévision.
Jack Dawkins, entre scalpel et passe-monnaie
Au cœur de l’intrigue se trouve Jack Dawkins, alias le Renard, interprété avec une intensité magnétique par Thomas Brodie-Sangster. Ce personnage complexe oscille constamment entre deux mondes : celui, respectable, de la médecine et celui, dangereux et grisant, du crime organisé.
Chaque épisode repose sur ce fil tendu. Va-t-il céder à nouveau à ses vieux démons ? Parviendra-t-il à se racheter définitivement ? Cette dualité permanente est l’un des moteurs les plus puissants de la série.
« Il n’y a pas de rédemption facile quand vos mains ont déjà volé des milliers de fois… mais elles savent aussi recoudre des vies. »
— phrase culte murmurée par Jack dans la saison 1
Cette tension permanente entre bien et mal, entre lumière et ombre, traverse toute l’œuvre et explique en grande partie son pouvoir d’attraction.
La saison 2 : un virage encore plus sombre et audacieux
Les nouveaux épisodes, disponibles depuis le 10 février 2026, plongent encore plus profondément dans la psychologie torturée de Jack. De nouvelles alliances se forment, d’anciennes trahisons ressurgissent et le décor australien devient presque un personnage à part entière.
Les paysages arides, la poussière rouge, les saloons bruyants et les mines d’or clandestines créent une ambiance oppressante et fascinante à la fois. On sent que les créateurs ont voulu aller plus loin, prendre davantage de risques narratifs.
Fagin est de retour… et il n’a pas changé
David Thewlis prête à nouveau ses traits au mythique Fagin. Manipulateur, charismatique et profondément inquiétant, il reste l’ombre qui plane en permanence au-dessus de Jack. Leur relation toxique constitue l’un des fils rouges les plus captivants de la série.
Dans la saison 2, cette dynamique atteint des sommets de tension dramatique. Chaque face-à-face entre les deux hommes est un véritable duel psychologique.
Pourquoi Disney+ hésite encore à renouveler
Malgré un accueil critique très favorable et une communauté de fans de plus en plus active, aucune annonce officielle n’a encore été faite concernant une saison 3. Ce silence est assez classique dans l’industrie actuelle du streaming.
Les plateformes attendent généralement les indicateurs clés suivants avant de trancher :
- Taux d’achèvement des épisodes (combien de personnes regardent jusqu’au bout)
- Nombre de vues dans les 28 premiers jours
- Évolution du nombre d’abonnés attirés ou conservés grâce à la série
- Engagement sur les réseaux sociaux et bouche-à-oreille
- Coût de production vs retour sur investissement estimé
Ces données, souvent gardées secrètes, sont pourtant déterminantes. Une série peut être aimée par 300 000 personnes ultra-fidèles… si elle n’en attire pas assez de nouvelles, elle risque malgré tout l’arrêt.
Les atouts majeurs qui plaident pour une saison 3
Plusieurs éléments jouent en faveur d’un renouvellement :
- Une identité visuelle et narrative très forte
- Des acteurs charismatiques et reconnus (Thomas Brodie-Sangster vu dans Le Jeu de la Dame et Love Actually)
- Un univers riche qui permet encore beaucoup d’explorations
- Une communauté grandissante et passionnée
- Des thèmes universels (rédemption, identité, héritage toxique) traités avec intelligence
De plus, la série n’est pas excessivement coûteuse à produire par rapport à d’autres grosses productions historiques. Cela lui donne un avantage non négligeable dans un contexte où les plateformes deviennent plus prudentes sur leurs investissements.
Que pourrait raconter une hypothétique saison 3 ?
Bien entendu, tout reste hypothétique tant qu’aucune annonce n’est faite. Cependant, plusieurs pistes narratives semblent naturelles :
- La confrontation finale entre Jack et Fagin
- L’évolution de la relation entre Jack et Lady Belle
- L’impact de la ruée vers l’or sur la communauté médicale locale
- Le retour d’un personnage du passé londonien de Jack
- Une plongée encore plus profonde dans les bas-fonds criminels australiens
Chaque saison a su faire monter les enjeux. Une troisième pourrait logiquement pousser Jack dans ses derniers retranchements.
Le public peut-il influencer la décision ?
Oui… et non.
Si les réseaux sociaux s’enflamment et que le bouche-à-oreille fonctionne à plein régime, cela peut peser dans la balance. Mais les données d’audience restent le critère numéro un. Regarder la série en entier, la terminer rapidement, en parler autour de soi, mettre de bonnes notes… toutes ces petites actions comptent énormément plus qu’un simple tweet.
Alors si vous aimez Le Renard, le meilleur service que vous puissiez rendre à la série est encore de la regarder intégralement, plusieurs fois si possible, et d’en parler à vos proches.
Un destin qui se joue en ce moment même
Nous sommes donc dans une période charnière. Les semaines qui suivent la mise en ligne de la saison 2 sont cruciales. C’est maintenant que les algorithmes et les dirigeants analysent les chiffres, comparent avec d’autres productions, évaluent le potentiel à long terme.
Dans quelques mois, nous saurons si Jack Dawkins aura droit à une nouvelle chance… ou si son histoire s’arrêtera net, comme tant d’autres avant lui.
En attendant, une chose est sûre : Le Renard, prince des voleurs a déjà marqué les esprits. Et ça, personne ne pourra le lui enlever.
« Parfois, le plus grand vol n’est pas celui d’une bourse… c’est celui d’une seconde chance qu’on s’accorde à soi-même. »
Maintenant, à vous de jouer : avez-vous déjà binge-watché la saison 2 ? Qu’espérez-vous pour la suite ?
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