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Oscars 2026 : Le Déjeuner des Nominés Brille par sa Diversité Internationale

Le déjeuner des Oscars 2026 a réuni des stars du monde entier, de Timothée Chalamet à Wagner Moura. Cette édition marque un tournant historique pour le cinéma international… mais qui repartira vraiment avec les statuettes les plus convoitées ?

Imaginez une salle baignée de lumière californienne, des tables dressées avec raffinement, des rires qui fusent et des accolades sincères entre artistes venus des quatre coins du globe. Mardi dernier, à Beverly Hills, le traditionnel déjeuner des nominés aux Oscars a pris des allures de véritable fête mondiale du cinéma. Pour la 98e cérémonie, ce moment privilégié a surtout mis en lumière une diversité jamais vue auparavant.

Après une année marquée par l’annulation de cet événement en raison de tragiques incendies qui ont endeuillé Los Angeles, le retour de ce rendez-vous annuel a pris une saveur particulière. Les nominés se sont retrouvés pour partager un moment convivial avant la grande soirée du 15 mars à Hollywood. Et cette fois, le gratin du septième art ne se limitait plus aux seules stars américaines.

Un tournant historique pour le cinéma international

L’édition 2026 restera probablement gravée dans les mémoires comme celle où le cinéma non-anglophone a véritablement investi la cour des grands. Les votes émanant de 88 pays différents témoignent d’une ouverture sans précédent. La présidente de l’Académie a d’ailleurs tenu à souligner cette dimension globale lors de son discours d’accueil aux quelque 200 nominés présents.

« Des votes ont été émis depuis 88 pays et régions. Nous avons enregistré un nombre record de nominations et de participations au vote, ce qui démontre notre puissance mondiale en tant que société et ce que nous sommes en tant qu’organisation », a-t-elle déclaré avec fierté. Cette internationalisation progressive des votants commence à porter ses fruits de manière spectaculaire.

Les favoris américains toujours présents

Timothée Chalamet, grand favori pour l’Oscar du meilleur acteur grâce à son interprétation intense dans Marty Supreme, rayonnait de bonheur. L’acteur franco-américain a confié son plaisir immense de retrouver ce moment collectif après l’interruption de l’année précédente. « C’est toujours une bénédiction d’être ici ! », a-t-il lancé avec enthousiasme.

À quelques tables de distance, Michael B. Jordan, impressionnant dans Sinners, multipliait les sourires et les salutations. Ethan Hawke, autre sérieux prétendant pour la statuette masculine, était accompagné de l’une de ses filles, ajoutant une touche familiale à l’événement. Ces trois acteurs incarnent la vitalité du cinéma américain qui reste, bien entendu, très représenté.

Le cinéma brésilien à l’honneur

Mais l’attention s’est particulièrement portée sur le contingent international. Wagner Moura, remarquable dans L’Agent secret, n’a pas caché sa joie. L’acteur brésilien, en compétition pour le meilleur acteur, a chaleureusement embrassé son collègue suédois Stellan Skarsgård avant de saluer Oliver Laxe, le réalisateur espagnol de Sirat, lui aussi en lice dans la catégorie meilleur film international.

« C’est une reconnaissance du cinéma brésilien et du cinéma de notre région », a expliqué Moura, visiblement ému. Son film, qui plonge dans l’atmosphère oppressante de la dictature militaire des années 70, réalise un doublé exceptionnel en étant également nommé pour le meilleur film. Une performance rare pour une production venue d’Amérique latine.

Le réalisateur Kleber Mendonça Filho, qui signe ici sa première nomination, débordait d’énergie. « J’ai de l’énergie à revendre, comme une centrale électrique », a-t-il plaisanté, reflétant l’enthousiasme général autour de cette œuvre puissante et engagée.

Stellan Skarsgård et la nouvelle ère norvégienne

Stellan Skarsgård, impressionnant dans Valeur Sentimentale, incarne parfaitement ce changement de paradigme. Autrefois, un film norvégien aurait probablement été confiné à la catégorie du meilleur film international. Aujourd’hui, il concourt directement pour le meilleur film, la récompense suprême.

L’acteur suédois, très sollicité pour des photos et des discussions, a croisé le chemin de nombreuses personnalités, dont Teyana Taylor et Benicio del Toro. Cette présence remarquée dans la catégorie du meilleur second rôle témoigne de la nouvelle légitimité accordée aux productions venues d’ailleurs.

Guillermo del Toro et le triomphe de Frankenstein

De l’autre côté de la salle, Guillermo del Toro savourait un moment rare. Son adaptation de Frankenstein accumule les nominations, avec neuf au total, dont celle du meilleur film. Le cinéaste mexicain, absent de la course au meilleur réalisateur, reste néanmoins très optimiste.

« Je suis content parce que neuf nominations, ça n’arrive pas tous les jours », a-t-il confié. Et d’ajouter avec générosité : « Si mon équipe gagne, nous gagnons tous ». Une déclaration qui résume parfaitement l’esprit collectif qui régnait lors de ce déjeuner.

Jacob Elordi, qui prête ses traits au monstre emblématique, a lui aussi brillé. Après avoir remporté un Golden Globe en janvier pour ce rôle, il reste un outsider sérieux pour le meilleur second rôle. Détendu et souriant, il a posé pour de nombreuses photos improvisées, visiblement enchanté par l’ambiance.

Benicio del Toro ému par le Super Bowl

Benicio del Toro, présent pour Une bataille après l’autre – grand favori de cette édition –, n’a pas caché son émotion récente. Dimanche précédent, il avait été bouleversé par la prestation de Bad Bunny lors de la mi-temps du Super Bowl. « J’en ai eu la chair de poule. C’était très beau », a-t-il partagé, révélant une facette sensible de l’acteur portoricain.

Une édition sous le signe de la reconnaissance mondiale

Ce déjeuner n’était pas seulement un moment de célébration mondaine. Il symbolisait un profond changement dans la perception du cinéma à l’échelle planétaire. Les films qui racontent des histoires venues d’ailleurs ne sont plus relégués aux catégories « secondaires ». Ils s’invitent désormais au cœur même des récompenses les plus prestigieuses.

La présence massive de productions latino-américaines, européennes et au-delà montre que l’Académie a su évoluer avec son temps. Les nouveaux membres internationaux ont apporté un regard différent, plus inclusif, qui se traduit concrètement dans les nominations de cette année.

Entre les discussions animées, les embrassades spontanées et les regards complices, l’atmosphère était électrique. Chacun semblait conscient de participer à un moment historique. Les rires fusaient, les verres s’entrechoquaient, et les rêves de statuettes dorées flottaient dans l’air.

Vers la cérémonie du 15 mars

Dans quelques semaines, le Dolby Theatre d’Hollywood accueillera la 98e cérémonie des Oscars. Les pronostics vont bon train, mais l’incertitude reste entière. Une bataille après l’autre part favori, suivi de près par Frankenstein et L’Agent secret. Pourtant, les surprises sont fréquentes lors de cette nuit sacrée du cinéma.

Ce déjeuner a permis de mesurer l’ampleur de la compétition. Des acteurs venus de tous horizons se sont côtoyés dans un même lieu, partageant le même rêve : celui de voir leur travail reconnu par leurs pairs du monde entier. Une image forte qui restera sans doute dans les annales.

La route vers les Oscars est encore longue, mais une chose est certaine : cette 98e édition s’annonce comme l’une des plus ouvertes et des plus internationales de l’histoire. Le septième art, dans toute sa diversité, s’apprête à vivre une nuit mémorable.

En attendant le 15 mars, les images de ce déjeuner resteront gravées : des sourires sincères, des accolades chaleureuses, des regards complices entre artistes qui, le temps d’un repas, ont transcendé les frontières pour célébrer ensemble leur passion commune.

Le cinéma, dans ce qu’il a de plus beau, était là, à Beverly Hills, autour de ces tables élégantes. Et il parlait toutes les langues du monde.

Pour aller plus loin dans l’analyse de cette édition hors norme, les prochains jours permettront sans doute de décrypter encore plus finement les forces en présence. Mais une chose est déjà sûre : le paysage des Oscars a changé, et il ne reviendra plus en arrière.

La magie opère toujours, mais elle s’est désormais teintée d’une couleur plus universelle. Et c’est tant mieux.

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