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Attentat Mosquée Islamabad : 31 Morts en Prière

Un vendredi ordinaire de prière à Islamabad s'est transformé en carnage : une explosion suicide dans une mosquée chiite fait 31 morts et plus de 169 blessés. Des témoins racontent le chaos, les débris tombant du toit... Mais qui est derrière cette attaque revendiquée par l'État islamique ? La réponse pourrait choquer...
Un attentat tragique a frappé une mosquée chiite à la périphérie d’Islamabad, faisant au moins 31 morts et plus de 169 blessés. L’attaque, survenue en pleine prière du vendredi, a semé la panique parmi les fidèles rassemblés pour un moment de recueillement. Des témoins décrivent une scène de chaos absolu, avec des débris tombant du toit et des éclats de verre volant dans tous les sens, transformant un lieu de paix en un champ de désolation.

Un vendredi de prière transformé en cauchemar

Ce jour-là, comme chaque vendredi, des centaines de personnes s’étaient réunies dans la mosquée Imam Bargah Qasr-e-Khadijatul Kubra pour accomplir la grande prière hebdomadaire. Le Pakistan, pays majoritairement sunnite, compte une importante communauté chiite qui pratique sa foi dans ces lieux de culte spécifiques. Mais ce qui devait être un moment de spiritualité collective s’est mué en horreur en quelques instants.

Vers 13 heures locales, alors que les fidèles étaient inclinés en prière, des coups de feu ont soudain retenti. Presque immédiatement après, une explosion puissante a secoué l’édifice entier. Les survivants parlent d’un bruit assourdissant, suivi d’un nuage de poussière et de cris déchirants. L’assaillant, un kamikaze, a été stoppé à l’entrée par des volontaires de la sécurité, mais il a réussi à déclencher sa charge explosive.

Les récits poignants des survivants

Parmi ceux qui ont vécu l’événement de l’intérieur, certains témoignages restent gravés dans les mémoires. Un fidèle de 52 ans, arrivé peu après 13 heures, se souvient parfaitement du déroulement. Pendant la première partie de la prière, les coups de feu ont alerté tout le monde. Puis, alors que les gens étaient encore prosternés, la détonation a tout emporté.

Il décrit comment les débris ont commencé à pleuvoir du plafond, comment les vitres ont explosé en projetant des éclats partout. En sortant, il a découvert un spectacle effroyable : des corps étendus au sol, du sang en flaques, des chaussures, des vêtements et des morceaux de verre jonchant les lieux. Son propre ami a été blessé dans l’explosion, et il l’a accompagné jusqu’à l’hôpital le plus proche.

Des débris tombaient du toit, les fenêtres ont volé en éclat. Quand j’ai pu sortir, il y avait des corps partout. Beaucoup de gens ont perdu la vie.

Ce rescapé insiste sur la rapidité avec laquelle les fidèles valides ont réagi. Ils ont improvisé les secours, transportant les blessés dans leurs voitures personnelles vers les hôpitaux, car les ambulances ont mis près de 20 à 25 minutes pour arriver sur place. À l’hôpital de l’Institut pakistanais des sciences médicales, les urgences ont été submergées jusque tard dans la nuit, avec des équipes médicales travaillant sans relâche pour sauver le maximum de vies.

Le déroulement précis de l’attaque

Un autre témoin a vu de près l’assaillant. Selon son récit, un volontaire de la sécurité a tiré sur le kamikaze alors qu’il tentait de forcer l’entrée, le touchant à la cuisse. L’homme est tombé, mais s’est relevé. Un complice présumé a alors ouvert le feu sur les gardes pour couvrir son complice. Finalement, le porteur de la bombe s’est précipité contre le portail et a déclenché ses explosifs.

Cette séquence montre une détermination extrême de l’attaquant, malgré la résistance immédiate des personnes chargées de la protection du lieu. La mosquée, située en périphérie de la capitale, bénéficie habituellement d’une sécurité renforcée en raison des menaces récurrentes pesant sur les communautés chiites au Pakistan.

Un bilan humain dramatique

Les autorités locales ont rapidement communiqué un bilan provisoire : au moins 31 personnes tuées et 169 blessées. Ce chiffre, malheureusement, pourrait encore évoluer, car certains blessés graves luttaient pour leur vie dans les services de réanimation. Des flaques de sang, des effets personnels éparpillés et des débris partout témoignent de la violence de l’impact.

Les hôpitaux de la capitale ont été mis en état d’urgence maximale. Les équipes soignantes ont multiplié les interventions chirurgicales pour extraire des éclats, traiter des fractures et stopper des hémorragies. Les familles se sont précipitées aux urgences, dans l’angoisse de retrouver leurs proches parmi les victimes.

La revendication par l’État islamique

Dans la nuit suivant l’attaque, le groupe jihadiste État islamique a revendiqué l’attentat. Cette organisation, active depuis des années dans plusieurs régions du monde, cible fréquemment les musulmans chiites, qu’elle considère comme des hérétiques. Au Pakistan, comme en Irak, en Syrie ou en Afghanistan, les chiites font régulièrement l’objet d’attaques similaires.

La revendication précise que l’opération a été menée par un combattant local, soulignant la capacité du groupe à recruter et à opérer même dans des zones urbaines sécurisées comme Islamabad. Cette attaque marque un regain de tension sécuritaire dans la capitale, habituellement mieux protégée que les régions frontalières.

Le contexte de la violence sectaire au Pakistan

Le Pakistan connaît depuis des décennies des tensions entre sunnites majoritaires et chiites minoritaires. Des groupes extrémistes sunnites, parfois liés à des organisations internationales, perpètrent régulièrement des attentats contre des processions, des mosquées ou des rassemblements chiites. Ces actes visent à semer la peur et à accentuer les divisions communautaires.

Les mosquées chiites sont constamment menacées, comme l’a rappelé un survivant. Il appelle les autorités à prendre la mesure du problème et à renforcer la protection de ces lieux de culte. Malgré des efforts de sécurité, les attaques continuent, révélant les failles persistantes dans la lutte antiterroriste.

Cette attaque est la plus meurtrière à Islamabad depuis celle contre l’hôtel Marriott en 2008, qui avait fait 60 morts. Elle rappelle que la capitale n’est plus à l’abri des violences qui touchent d’autres parties du pays. Les autorités ont condamné l’acte et promis des enquêtes approfondies, mais les familles des victimes demandent plus que des mots : des mesures concrètes pour prévenir de futurs drames.

Les réactions immédiates et les secours

Sur place, le chaos a duré plusieurs heures. Les forces de sécurité ont bouclé le périmètre, tandis que les secours s’organisaient tant bien que mal. Les citoyens ordinaires ont joué un rôle crucial en transportant les blessés, démontrant une solidarité remarquable face à l’adversité.

Les images de chaussures abandonnées, de vêtements tachés de sang et de verre brisé circulent, symbolisant la brutalité soudaine qui a frappé des innocents en prière. Les hôpitaux, déjà sous pression, ont dû gérer un afflux massif, triant les cas les plus urgents en priorité.

Les implications pour la sécurité nationale

Cet attentat soulève de sérieuses questions sur l’efficacité des dispositifs de protection autour des lieux sensibles. Islamabad, siège du gouvernement et des institutions, dispose de barrages et de forces spéciales, mais un kamikaze a réussi à s’approcher suffisamment pour causer un carnage.

Les experts pointent du doigt la résilience des réseaux jihadistes, capables d’infiltrer même les zones urbaines. La présence de l’État islamique au Pakistan montre que le groupe conserve une capacité opérationnelle malgré les pertes subies ailleurs. Cela pourrait annoncer une campagne accrue contre les chiites et d’autres cibles perçues comme opposées à leur idéologie.

Un appel à la solidarité et à la vigilance

Face à cette tragédie, de nombreuses voix s’élèvent pour condamner le terrorisme sous toutes ses formes. Les attaques contre des lieux de culte sont particulièrement odieuses, car elles visent des personnes en pleine pratique religieuse, dans un moment de vulnérabilité totale.

Les communautés chiites, déjà habituées aux menaces, vivent dans une tension permanente. Elles demandent une protection accrue, des patrouilles renforcées et une coopération internationale pour démanteler les réseaux qui financent et organisent ces attentats.

Ce drame rappelle cruellement que la paix reste fragile dans de nombreuses régions du monde. Chaque vie perdue est une famille brisée, un avenir anéanti. Les survivants portent désormais les séquelles physiques et psychologiques d’un événement qu’ils n’oublieront jamais.

Vers une réponse collective

Les funérailles des victimes ont rassemblé des milliers de personnes, venues exprimer leur douleur et leur solidarité. Des prières collectives ont été organisées, et des appels à l’unité nationale se multiplient pour contrer les tentatives de division.

Le gouvernement a promis des enquêtes rapides et des mesures de sécurité renforcées. Mais au-delà des annonces, ce sont les actes qui compteront. Renforcer la vigilance communautaire, améliorer le renseignement et éduquer contre l’extrémisme représentent des pistes essentielles pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

En attendant, le pays pleure ses morts et soigne ses blessés. L’attaque du 6 février 2026 restera comme un jour sombre dans l’histoire récente d’Islamabad, un rappel douloureux que la lutte contre le terrorisme est loin d’être terminée.

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