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France Exige Moyens pour Désarmer Hezbollah au Liban

Le chef de la diplomatie française insiste : l'armée libanaise doit recevoir les moyens nécessaires pour désarmer le Hezbollah. Alors que la première phase est achevée, la deuxième s'annonce cruciale avant une grande conférence à Paris. Mais le groupe refuse toujours... Qu'adviendra-t-il ensuite ?
Le Liban se trouve à un carrefour historique. Après des années de tensions, de conflits et d’une guerre récente avec Israël terminée en novembre 2024, une lueur d’espoir semble poindre pour la souveraineté de l’État. Le mouvement armé Hezbollah, seul groupe à conserver des armes hors du cadre étatique, apparaît affaibli. Dans ce contexte sensible, la France réaffirme son engagement pour un Liban fort, où l’armée nationale exercerait pleinement le monopole de la force légitime.

La France pousse pour un désarmement progressif du Hezbollah

Le chef de la diplomatie française a tenu des propos clairs et fermes lors d’une déclaration à la presse. Il insiste sur la nécessité urgente d’équiper et de soutenir les forces armées libanaises pour qu’elles puissent mener à bien la mission délicate de désarmement. Cette position s’inscrit dans une vision plus large : restaurer un État souverain capable de contrôler l’ensemble de son territoire sans exceptions.

Le ministre explique que la première condition pour avancer réside dans le renforcement concret des capacités militaires libanaises. Sans moyens adéquats – en termes d’équipements, de formation et de ressources financières – l’armée risque de rester limitée face à un défi d’une telle ampleur. Cette déclaration intervient alors que le diplomate prépare une visite imminente à Beyrouth.

Ce déplacement marque la dernière étape d’une tournée régionale passant par la Syrie et l’Irak. À chaque étape, les discussions portent sur la stabilisation du Moyen-Orient, la lutte contre les groupes extrémistes et la réduction de l’influence déstabilisante de certains acteurs extérieurs.

Un plan de désarmement en phases distinctes

Le processus de désarmement suit un calendrier précis défini par l’accord de cessez-le-feu. La première phase, achevée début janvier, concernait la zone comprise entre la frontière sud avec Israël et le fleuve Litani. Cette région stratégique, d’une trentaine de kilomètres de profondeur, a été le théâtre de nombreux affrontements.

Les autorités libanaises ont annoncé avoir conduit cette étape jusqu’à son terme. Le gouvernement a démontré sa détermination en mobilisant ses forces pour appliquer les termes de l’accord. Ce succès initial est salué comme une preuve de responsabilité et de courage politique.

La deuxième phase doit désormais s’ouvrir rapidement. Elle couvrira le secteur situé entre le Litani et le fleuve Awali, plus au nord, à environ quarante kilomètres au sud de la capitale. Cette zone élargie pose des défis supplémentaires en raison de la présence historique et de l’ancrage local du groupe concerné.

Le plan détaillé pour cette nouvelle étape devrait être présenté dans les prochains jours. Il est impératif qu’il soit finalisé et communiqué avant la tenue d’une conférence internationale majeure. Toute procrastination pourrait compromettre les efforts collectifs de la communauté internationale.

« La vision de la France au Liban, c’est celle d’un État fort, souverain, disposant du monopole des armes. La première étape pour accomplir cette mission, c’est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah. »

Cette position forte reflète une stratégie cohérente. Elle met l’accent sur l’accompagnement plutôt que sur la confrontation directe, tout en maintenant la pression pour des résultats concrets.

La conférence de Paris : un rendez-vous décisif pour l’avenir

La conférence prévue le 5 mars à Paris représente un tournant potentiel. Elle vise à mobiliser la communauté internationale autour du renforcement des forces armées libanaises. Des promesses d’aide financière, logistique et technique y seront attendues pour transformer les intentions en réalités opérationnelles.

La préparation de cet événement constitue l’objectif principal de la visite à Beyrouth. Les discussions avec les dirigeants permettront d’identifier précisément les besoins prioritaires et de bâtir un plan d’action partagé. C’est l’occasion de démontrer que le soutien ne reste pas au stade des discours.

Les partenaires internationaux mesurent l’enjeu. Un Liban où l’État exerce pleinement son autorité contribuerait à apaiser les tensions régionales. À l’inverse, un statu quo prolongé risquerait de raviver les conflits et de fragiliser davantage un pays déjà éprouvé.

Les implications géopolitiques plus larges

Le dossier libanais s’inscrit dans un équilibre régional complexe. L’affaiblissement du Hezbollah après la guerre de 2024 modifie les rapports de force. Ses soutiens traditionnels font face à leurs propres défis, créant un espace pour des avancées diplomatiques.

La France, avec ses liens historiques au Liban, joue un rôle facilitateur. Sa tournée régionale montre une approche globale : traiter simultanément les crises syrienne, irakienne et libanaise pour éviter les effets domino. La lutte contre l’extrémisme et la promotion de la stabilité sont au cœur de cette stratégie.

Pour les Libanais, ces développements portent l’espoir d’un retour à la normale. Une armée forte et respectée pourrait rassembler autour d’elle les différentes composantes de la société. Cela favoriserait la reconstruction économique et le retour des expatriés.

Défis persistants et conditions de succès

Malgré les progrès, plusieurs obstacles subsistent. La résistance au désarmement dans certaines zones reste forte. La confiance entre les acteurs politiques libanais doit être consolidée pour éviter les blocages.

Le succès dépendra aussi de la rapidité d’exécution. La présentation rapide du plan pour la deuxième phase sera scrutée. Une approche crédible et inclusive renforcera la légitimité du processus.

Enfin, le soutien international doit être durable. Au-delà de la conférence de mars, un accompagnement à long terme sera nécessaire pour moderniser l’armée et consolider les institutions. Seul un effort soutenu permettra d’atteindre l’objectif d’un État pleinement souverain.

Le Liban se tient à un moment décisif. Les déclarations françaises, la dynamique actuelle et les initiatives diplomatiques ouvrent une voie vers la stabilité. Reste à transformer cette opportunité en réalité tangible pour le bien de tout un peuple.

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