Le marché des cryptomonnaies traverse actuellement l’une de ses phases les plus brutales depuis plusieurs mois. Bitcoin, la locomotive incontestée de cet univers, a perdu plus de 8 % en une seule journée et flirte désormais avec des niveaux qui font frémir les investisseurs les plus aguerris. Au milieu de cette tempête, une voix expérimentée s’élève et attire tous les regards : celle de Peter Brandt.
Ce trader légendaire, connu pour sa longévité et son franc-parler sur les réseaux sociaux, vient de publier une analyse qui secoue la communauté. Selon lui, Bitcoin ne serait plus qu’« un hop, skip and jump » – autrement dit un saut de puce – du fameux seuil des 42 000 dollars. Mais derrière cette formule imagée se cache une lecture très sérieuse des cycles passés.
Un support historique surnommé « banana peel »
Peter Brandt ne parle pas à la légère. Depuis des décennies, il observe les marchés avec une grille de lecture qui mélange analyse technique classique et compréhension profonde des comportements de foule. Dans son dernier message, il met en avant ce qu’il appelle la zone « banana peel » : une courbe de support longue terme qui, cycle après cycle, a contenu les plus grosses corrections de Bitcoin.
Ce nom poétique – la peau de banane – évoque à la fois la glissade dangereuse et la limite infranchissable. Historiquement, chaque fois que le prix s’est approché dangereusement de cette ligne courbe, les vendeurs ont fini par s’épuiser. Brandt affirme que, si le schéma se répète, les bulls n’auraient pas à encaisser beaucoup plus de pertes en dessous des 42 000 dollars.
Pourquoi ce niveau de 42 000 $ est-il si symbolique ?
Le chiffre n’est pas choisi au hasard. Il correspond à la projection actuelle de cette fameuse courbe « banana peel » sur le graphique weekly et monthly. À plusieurs reprises dans le passé – notamment lors des bear markets de 2018 et 2022 – Bitcoin est venu tester des zones similaires avant de rebondir de manière spectaculaire.
Brandt précise que la profondeur de la chute dépendra de la façon dont le prix « creuse » dans cette zone glissante. Plus la mèche basse sera longue et plus les acheteurs devront montrer les muscles pour défendre le niveau. Mais selon lui, la probabilité que l’on descende durablement et massivement en dessous reste faible si l’on se fie aux précédents historiques.
« Si Bitcoin creuse dans la banana peel aussi profondément que lors des précédents bear markets, alors les bulls ne devraient pas souffrir beaucoup plus au sud de 42 000 $. Nous n’en sommes qu’à un hop, skip and jump. »
Peter Brandt
Cette citation résume parfaitement l’état d’esprit actuel du trader : prudence, mais pas panique totale.
La signature d’une « campaign selling » plutôt que d’une capitulation retail
La veille déjà, Peter Brandt avait publié un autre constat troublant. Il décrivait la baisse en cours comme une succession de lower highs et lower lows très organisée, presque mécanique. Selon lui, ce profil technique ressemble davantage à ce qu’il nomme une « campaign selling » qu’à une liquidation désordonnée de petits porteurs.
En clair : ce ne seraient pas les mains faibles qui jettent l’éponge en panique, mais plutôt des acteurs institutionnels ou très gros portefeuilles qui distribuent méthodiquement depuis plusieurs jours. Ce type de comportement a déjà été observé par le passé, notamment avant certains points bas majeurs.
Le problème, comme le souligne Brandt lui-même, c’est que personne ne sait exactement quand cette distribution organisée s’arrêtera. Les vendeurs peuvent décider de poursuivre encore quelques jours, voire quelques semaines, avant de laisser la place aux acheteurs.
Contexte macro : pourquoi tout le marché crypto saigne-t-il autant ?
La chute de Bitcoin ne se produit pas dans un vacuum. Les principales altcoins enregistrent des pertes encore plus marquées : certaines ont perdu entre 10 et 15 % en 24 heures. Les liquidations totales sur les marchés dérivés ont dépassé les 2,5 milliards de dollars en une seule séance, signe d’une onde de choc violente.
Plusieurs facteurs expliquent cette faiblesse généralisée :
- Une corrélation toujours très forte entre Bitcoin et les indices actions technologiques
- Des prises de bénéfices massives après un rallye de fin d’année précédent
- Une aversion au risque croissante sur les marchés traditionnels
- L’arrivée à échéance de plusieurs milliards de dollars d’options Bitcoin
Ces éléments cumulés créent un cocktail explosif qui accentue la nervosité ambiante.
Que faire quand le marché semble toucher le fond… ou pas encore ?
Face à une telle incertitude, les investisseurs se retrouvent face à un dilemme classique : acheter la baisse ou attendre un signal plus clair ? Peter Brandt ne donne pas de conseil direct – il ne le fait jamais – mais son message sous-entend une chose : la zone autour de 42 000 $ mérite une attention toute particulière.
Certains traders préfèrent attendre une clôture weekly franche au-dessus d’un premier niveau intermédiaire avant d’envisager des positions longues. D’autres, plus agressifs, commencent à accumuler dès que les mèches basses viennent tester la fameuse « banana peel » sans casser durablement.
Quoi qu’il en soit, cette période rappelle une vérité immuable des marchés : les plus belles opportunités naissent souvent dans la peur la plus intense.
Historique des bear markets : les leçons à retenir
Pour mieux comprendre pourquoi Brandt reste relativement mesuré malgré la violence du mouvement, un petit retour en arrière s’impose.
Lors du bear market 2018, Bitcoin avait chuté de près de 84 % depuis son sommet. Pourtant, une fois le point bas établi autour de 3 200 $, la reprise a été fulgurante. En 2022, après l’effondrement de l’écosystème Terra/Luna et la faillite de FTX, le plancher s’est formé aux alentours de 15 500 $ avant un rebond de plus de 400 % en moins de 18 mois.
Dans les deux cas, une zone de support longue terme – parfois appelée « realized price » ou « fair value gap » par d’autres analystes – a joué le rôle de plancher. La « banana peel » de Brandt semble remplir exactement cette fonction dans le cycle actuel.
Et les altcoins dans tout ça ?
Historiquement, quand Bitcoin corrige fortement, les altcoins subissent des dégâts collatéraux bien plus importants. On parle souvent d’un « altcoin season » qui intervient seulement après que Bitcoin a consolidé et repris de la force. Pour l’instant, le ratio BTC dominance grimpe, signe que l’argent quitte les altcoins pour se réfugier – relativement – vers la mère des cryptos.
Si le niveau des 42 000 $ tient effectivement, cela pourrait marquer le début d’une phase de stabilisation pour l’ensemble du marché. À l’inverse, une cassure franche et quotidienne en dessous ouvrirait la porte à des scénarios bien plus sombres, potentiellement vers 35-38k selon certains analystes techniques secondaires.
Psychologie du trader face à la peur
Ce qui rend la lecture de Peter Brandt si intéressante, c’est qu’elle dépasse la simple analyse technique. Elle touche à la psychologie profonde des marchés. Quand tout le monde crie à la fin du monde, c’est souvent le moment où les vrais professionnels commencent à regarder leur écran avec un léger sourire.
Brandt rappelle régulièrement que les bear markets sont des processus de transfert de richesse : des mains faibles vers les mains fortes. Ceux qui paniquent aujourd’hui et vendent à perte sont probablement en train d’offrir des BTC à prix cassé à ceux qui ont la patience et les liquidités nécessaires.
Conclusion : 42 000 $ ou game over ?
Personne ne possède la boule de cristal, pas même un vétéran comme Peter Brandt. Mais son message est clair : nous approchons d’une zone qui, historiquement, a souvent marqué la fin des grandes corrections. Reste à savoir si ce cycle respectera le script ou s’il réserve encore quelques surprises douloureuses.
Pour l’instant, les yeux sont rivés sur le graphique weekly et sur cette fameuse peau de banane jaune qui pourrait bien devenir le niveau le plus scruté de l’année 2026. Les prochaines séances risquent d’être décisives. Patience, sang-froid et gestion du risque restent, plus que jamais, les meilleures armes dans cette bataille.
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