Imaginez un jeune homme musclé travaillant dans une salle de sport huppée de la capitale, approché par un casteur qui lui promet une aventure télévisée hors du commun. Loin d’accepter avec enthousiasme, il écoute le concept, fronce les sourcils et finit par refuser poliment. Des années plus tard, devenu l’un des chroniqueurs les plus suivis du PAF, il raconte cette anecdote avec un sourire en coin. Cette histoire, c’est celle de Matthieu Delormeau et de sa rencontre manquée avec L’Île de la Tentation.
Quand la télé-réalité frappe à la porte… et se fait rembarrer
Le mardi 3 février 2026, dans l’ambiance survoltée de Touche pas à mon poste sur W9, Matthieu Delormeau a lâché une bombe qui a fait rire tout le plateau. Alors que Delphine Wespiser, ancienne Miss France et animatrice aguerrie de télé-réalité, teasait les prochains épisodes explosifs de l’émission culte, le chroniqueur a révélé avoir été approché pour y participer… mais en tant que tentateur.
Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, L’Île de la Tentation reste l’une des expériences les plus extrêmes de la télé-réalité française. Des couples acceptent de se séparer pendant plusieurs semaines : les filles d’un côté, les garçons de l’autre, sur une île paradisiaque. Des tentateurs et tentatrices, tous plus séduisants les uns que les autres, sont là pour mettre à rude épreuve la fidélité et la solidité des relations.
Le but affiché ? Tester si l’amour est vraiment plus fort que la tentation. Le résultat, souvent, donne lieu à des scènes de clash, de pleurs, de réconciliations inattendues et parfois de ruptures définitives. Une mécanique qui fascine autant qu’elle divise depuis des années.
Un casting improvisé dans une salle de sport
À l’époque où cette proposition lui est faite, Matthieu Delormeau n’a encore jamais foulé un plateau télévisé. Il est coach sportif, passionné de musculation, et travaille dans une salle située dans le quartier d’Opéra à Paris. Un casteur le repère, sans doute séduit par son physique travaillé et son charisme naturel.
« Il vient me voir et me demande si je serais intéressé pour faire de la télévision », raconte-t-il avec amusement. Le casteur lui présente alors le programme comme « une émission très importante socialement », capable de révéler la vraie solidité d’un couple et d’aider à décider s’il faut se marier ou non. Une belle accroche… sur le papier.
« Après j’ai regardé, j’ai vu que c’était quand même quelque chose d’extrêmement, pour moi, vulgaire… Donc j’avais dit non, et j’ai bien fait. »
Cette phrase résume parfaitement l’état d’esprit du chroniqueur à ce moment-là. Ce qui pouvait passer pour une opportunité en or pour beaucoup de jeunes en quête de visibilité a immédiatement rebuté Matthieu Delormeau.
Pourquoi ce refus catégorique ?
Plusieurs raisons expliquent ce choix. D’abord, le côté « vulgaire » qu’il évoque spontanément. À ses yeux, l’émission dépasse les bornes du divertissement acceptable. Il y voit une forme de manipulation émotionnelle poussée à l’extrême, où les participants sont placés dans des situations intenables pour le seul plaisir du téléspectateur.
Mais il y a un autre élément, plus personnel, qu’il a glissé avec une pointe d’ironie : son homosexualité. À l’époque, aucun tentateur ouvertement gay n’avait encore intégré le casting de l’émission. Matthieu Delormeau s’interroge donc : « Je ne sais pas qui j’aurais pu tenter ». Une remarque qui souligne à la fois l’évolution des mœurs télévisuelles et le côté parfois caricatural des profils sélectionnés dans ce type de programmes.
En refusant, il évite donc non seulement un format qu’il juge dérangeant, mais aussi une situation potentiellement inconfortable où son orientation sexuelle aurait pu être utilisée comme un argument marketing ou, au contraire, être complètement ignorée.
L’Île de la Tentation aujourd’hui : toujours aussi addictive ?
Malgré les critiques récurrentes, l’émission continue de cartonner. Cette saison encore, les réseaux sociaux s’enflamment à chaque épisode. Une nouvelle mécanique a été introduite, promettant encore plus de rebondissements, notamment autour d’un couple qui fait déjà beaucoup parler.
Delphine Wespiser, qui connaît parfaitement les rouages de ce genre de programmes pour les avoir animés, tease régulièrement les moments forts à venir. De quoi maintenir le suspense et l’audience à un niveau très élevé.
Il faut dire que le concept a quelque chose de fascinant. Qui n’a jamais rêvé de savoir ce que son conjoint ferait face à une tentation ultime ? Qui n’a jamais imaginé comment lui-même réagirait dans une telle situation ? L’émission joue sur ces questionnements universels, même si elle le fait de manière souvent exacerbée.
Matthieu Delormeau : un parcours atypique
Aujourd’hui, Matthieu Delormeau est devenu incontournable dans le paysage audiovisuel français. Chroniqueur sur plusieurs émissions, il s’est imposé par son franc-parler, son humour parfois corrosif et sa capacité à raconter des anecdotes personnelles sans filtre.
Ce refus de participer à L’Île de la Tentation n’est finalement qu’une anecdote parmi d’autres dans un parcours qui a vu le jeune coach sportif devenir l’un des visages les plus connus de la télévision. Et pourtant, cette histoire dit beaucoup sur l’homme : il a toujours privilégié l’authenticité à la visibilité à tout prix.
Contrairement à beaucoup de personnalités qui sautent sur la moindre opportunité d’exposition, Matthieu Delormeau a su dire non quand quelque chose ne correspondait pas à ses valeurs. Une posture rare dans le milieu et qui contribue sans doute à sa popularité actuelle.
Les coulisses du casting des tentateurs
Derrière chaque saison de L’Île de la Tentation, il y a un important travail de casting. Les producteurs cherchent des profils variés : physiques avantageux, personnalités fortes, histoires personnelles intéressantes. L’objectif est de créer des alchimies explosives… ou des catastrophes spectaculaires.
Le cas de Matthieu Delormeau est intéressant car il montre que même des personnes a priori parfaites pour le format peuvent refuser. Le physique, le charisme, la disponibilité ne suffisent pas toujours. Il faut aussi adhérer au concept, accepter d’être filmé 24h/24 dans des situations intimes et émotionnellement violentes.
De nombreux candidats potentiels font machine arrière au dernier moment, une fois qu’ils réalisent pleinement ce dans quoi ils s’engagent. D’autres acceptent mais craquent pendant le tournage. Le programme reste donc une expérience extrême, même pour ceux qui semblent taillés pour lui.
Quand la télé-réalité devient thérapie de couple… ou non
Les producteurs de l’émission aiment présenter L’Île de la Tentation comme une sorte de thérapie de couple grandeur nature. En confrontant les participants à leurs limites, le programme permettrait, selon eux, de révéler la vérité sur une relation.
La réalité est sans doute plus nuancée. Si certains couples ressortent renforcés de l’expérience, beaucoup se séparent dans des conditions parfois très douloureuses, sous le regard de millions de téléspectateurs. La frontière entre révélation et humiliation est parfois ténue.
C’est précisément cette ambiguïté qui fait le succès de l’émission… et qui rebute des personnalités comme Matthieu Delormeau. Entre voyeurisme assumé et quête de vérité, le programme navigue en eaux troubles depuis ses débuts.
L’évolution du regard sur la télé-réalité
Depuis les années 2000 et l’explosion du genre, le public a beaucoup évolué dans sa manière de consommer la télé-réalité. Ce qui choquait autrefois semble parfois presque sage aujourd’hui. De nouveaux formats encore plus extrêmes ont vu le jour, repoussant toujours plus loin les limites de ce qui est acceptable à l’antenne.
Pourtant, L’Île de la Tentation conserve une place à part. Son concept simple mais diaboliquement efficace continue de fonctionner année après année. Preuve que certaines idées, même controversées, touchent une corde sensible chez le téléspectateur.
Matthieu Delormeau, lui, observe ce phénomène de l’intérieur sans jamais y avoir participé directement. Son regard critique mais bienveillant sur le milieu offre souvent des analyses pertinentes et décalées.
Ce que cette anecdote nous apprend sur Matthieu Delormeau
Au-delà de l’anecdote amusante, ce refus en dit long sur la personnalité du chroniqueur. Il montre un homme qui sait dire non, même quand l’opportunité semble en or. Dans un milieu où beaucoup acceptent tout pour exister à l’écran, cette posture force le respect.
Elle explique aussi sans doute pourquoi il est devenu si populaire. Les téléspectateurs apprécient les personnalités authentiques, qui ne se prennent pas trop au sérieux mais qui savent rester fidèles à leurs valeurs.
Matthieu Delormeau aurait pu devenir un tentateur parmi d’autres. Il a préféré attendre et arriver à la télévision par une autre porte, celle qui correspondait vraiment à qui il est. Et force est de constater que ce choix a porté ses fruits.
Et si l’histoire avait été différente ?
Imaginons un instant que Matthieu ait accepté cette proposition. Aurait-il été un tentateur redoutable ? Aurait-il fait craquer des couples entiers ? Ou aurait-il, au contraire, refusé de jouer le jeu jusqu’au bout ?
Son homosexualité assumée aurait sans doute apporté une dimension nouvelle au programme. Peut-être aurait-elle forcé une évolution plus rapide des mentalités dans ce type d’émissions. Ou peut-être aurait-elle simplement créé des situations inconfortables pour tout le monde.
Quoi qu’il en soit, l’histoire telle qu’elle s’est déroulée semble être la bonne. Matthieu Delormeau a suivi son instinct, refusé ce qui ne lui correspondait pas, et construit ensuite une carrière qui lui ressemble.
La télé-réalité vue par ceux qui la font… et ceux qui la refusent
Les anecdotes comme celle-ci sont précieuses. Elles montrent que même dans le petit monde de la télévision, tout le monde n’accepte pas n’importe quoi. Il existe encore des lignes rouges, des principes, des refus assumés.
Et c’est peut-être cela qui rend Matthieu Delormeau si attachant : il dit les choses sans filtre, avec humour, mais aussi avec une certaine intégrité. Dans un univers où l’authenticité est souvent le dernier argument marketing, lui semble la vivre réellement.
Alors la prochaine fois que vous regarderez L’Île de la Tentation, pensez peut-être à ce tentateur qui n’a jamais existé. Celui qui a préféré rester dans l’ombre d’une salle de sport plutôt que de devenir la star d’un scandale télévisé. Parfois, les plus belles histoires sont celles qui n’ont jamais eu lieu.
Et vous, auriez-vous accepté de devenir tentateur ou tentatrice ? Ou auriez-vous, comme Matthieu Delormeau, poliment décliné l’offre ? La question mérite d’être posée…
« J’ai bien fait. » – C’est par ces trois petits mots que Matthieu Delormeau conclut son anecdote. Trois mots qui en disent long sur un parcours guidé par l’authenticité plutôt que par la quête effrénée de visibilité.
Cette histoire, aussi légère soit-elle en apparence, touche à des questions profondes : jusqu’où est-on prêt à aller pour passer à la télévision ? Quelles sont nos limites ? Et surtout, que reste-t-il de nous quand les caméras s’éteignent ?
Des questions que Matthieu Delormeau, à sa manière, continue d’explorer chaque soir sur le plateau de Touche pas à mon poste. Sans jamais oublier d’où il vient… et ce qu’il a refusé de devenir.









