Imaginez-vous plonger dans l’univers impitoyable des projecteurs, où chaque pas de danse est scruté, jugé, applaudi ou critiqué. Pour beaucoup, c’est un rêve. Pour d’autres, un véritable combat. Et si ce combat se doublait d’une maladie invisible qui transforme le corps en allié et en ennemi à la fois ? C’est exactement le défi que relève aujourd’hui une personnalité familière des téléspectateurs français.
Elle a conquis le public par sa voix puissante et son charisme discret. Aujourd’hui, elle ose un nouveau terrain : le parquet endiablé d’une émission culte. Mais derrière les paillettes et les chorégraphies intenses se cache une réalité bien plus complexe. Une maladie génétique rare qui dicte son quotidien depuis des années. Pourtant, loin de la freiner, cette condition pourrait bien lui offrir un avantage inattendu.
Un parcours marqué par la résilience et la passion
Depuis ses débuts remarqués dans une célèbre académie de chant, elle n’a cessé de surprendre. Finaliste d’une édition mythique, elle a ensuite tracé sa route en coulisses, devenant une figure incontournable pour de nouvelles générations d’artistes. Répétitrice exigeante mais bienveillante, elle guide, corrige, encourage. Son énergie semble inépuisable. Pourtant, derrière ce sourire constant, une lutte silencieuse se joue depuis longtemps.
Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, elle décide de se mettre en danger. Participer à une compétition de danse télévisée représente un saut dans l’inconnu. Les entraînements s’enchaînent à un rythme effréné : trois à cinq heures chaque matin, suivies de sessions avec les élèves l’après-midi. Un emploi du temps qui épuiserait n’importe qui. Mais pour elle, c’est plus qu’un défi physique. C’est une déclaration d’indépendance face à ce qui l’a parfois emprisonnée.
La rencontre avec la danse : un chemin tardif mais libérateur
La danse n’a pas toujours fait partie de sa vie. Elle l’a découverte relativement tard, à l’adolescence, lors de son aventure dans l’émission qui l’a révélée. À l’époque, le regard porté sur son propre corps était sévère, presque hostile. Accepter ses formes, ses limites, ses singularités semblait impossible. Les années ont passé. La maturité est arrivée, accompagnée d’une bienveillance nouvelle envers soi-même.
Aujourd’hui, elle assume pleinement. Elle parle d’une confiance retrouvée, boostée par un partenaire de danse expérimenté qui croit en elle. Chaque répétition devient une bulle protectrice où la peur recule. Les mouvements s’enchaînent, les doutes s’effacent peu à peu. C’est une renaissance sur le plancher.
J’ai commencé la danse à 17 ans, mais je n’acceptais pas mon corps à l’époque. Aujourd’hui, j’ai l’âge de m’assumer pleinement.
Cette phrase résume tout : un parcours semé d’embûches émotionnelles, transformé en force intérieure. La danse n’est plus une contrainte. Elle devient thérapie, expression, victoire.
Le syndrome d’Ehlers-Danlos : comprendre cette maladie invisible
Le syndrome d’Ehlers-Danlos appartient à un groupe de troubles du tissu conjonctif. Il affecte principalement le collagène, cette protéine essentielle qui assure solidité et élasticité aux tissus. Quand le collagène fonctionne mal, tout le corps en pâtit : articulations, peau, vaisseaux sanguins, muscles.
Il existe plusieurs sous-types, mais le plus courant reste la forme hypermobile. Elle se caractérise par une hypermobilité articulaire excessive, une peau souvent très extensible, des ecchymoses fréquentes, et surtout des douleurs chroniques invalidantes. Beaucoup de patients attendent des années avant un diagnostic fiable, errant de médecin en spécialiste.
- Douleurs articulaires et musculaires permanentes
- Fatigue chronique intense
- Instabilité des articulations avec risque fréquent de luxations ou subluxations
- Problèmes digestifs récurrents
- Troubles vasculaires et cutanés
- Hypermobilité spectaculaire dans certains cas
Ces symptômes varient énormément d’une personne à l’autre. Pour certains, la vie devient un calvaire quotidien. Pour d’autres, la maladie reste gérable avec un suivi adapté. Dans tous les cas, l’impact psychologique est majeur : dépression, anxiété, sentiment d’incompréhension face à une pathologie dite « invisible ».
Quand la maladie devient un atout inattendu sur le parquet
Voici le paradoxe fascinant. La même condition qui provoque tant de souffrances offre parfois une souplesse hors norme. L’hyperlaxité articulaire permet des amplitudes de mouvement impressionnantes. En danse classique ou contemporaine, certains danseurs professionnels envient cette flexibilité naturelle.
Dans le cadre d’une compétition comme Danse avec les stars, où les chorégraphies exigent étirements extrêmes, figures acrobatiques et fluidité, cette particularité peut transformer une faiblesse apparente en force redoutable. Les extensions deviennent plus spectaculaires, les arabesques plus aériennes, les splits plus profonds. Le corps répond différemment, plus librement.
Mais attention : cet avantage n’est pas sans risque. Les articulations instables demandent une musculature renforcée pour compenser. Sans un travail spécifique de gainage et de proprioception, les blessures guettent. Elle le sait. Elle adapte ses entraînements, écoute son corps, progresse prudemment. Son partenaire, danseur chevronné, ajuste les chorégraphies pour valoriser ses atouts tout en protégeant ses vulnérabilités.
La maladie me rend hyperlaxe, ce qui est plutôt intéressant pour la danse.
Cette confidence lâchée avec un sourire malin résume l’état d’esprit actuel : transformer l’adversité en opportunité. Aller mieux physiquement ces derniers temps aide énormément. Les traitements, la kinésithérapie, une meilleure compréhension de la pathologie changent la donne.
Les défis du quotidien : entre fatigue et détermination
Vivre avec le syndrome d’Ehlers-Danlos impose un rythme particulier. Les journées commencent souvent par des douleurs matinales. Les articulations craquent, les muscles protestent. Pourtant, il faut se lever, affronter le planning chargé. Les entraînements intensifs de danse ajoutent une couche de difficulté. Récupérer demande plus de temps que pour une personne lambda.
La fatigue s’installe sournoisement. Elle n’est pas ordinaire. C’est une épuisement profond, parfois accompagné de brouillard mental. Maintenir la concentration lors des répétitions devient un exploit. Ajoutez à cela les responsabilités professionnelles parallèles : guider de jeunes talents, corriger des voix, motiver des équipes. Le tout en gardant le sourire.
- Écouter son corps en permanence
- Adapter les intensités d’entraînement
- Pratiquer des exercices de renforcement ciblés
- Accorder une importance capitale au repos
- Communiquer ouvertement avec l’équipe médicale et artistique
- Cultiver une hygiène de vie irréprochable
Ces stratégies simples, appliquées rigoureusement, permettent de tenir. Elle affirme aller beaucoup mieux aujourd’hui. Cette amélioration se ressent dans l’énergie déployée, dans la joie visible lors des répétitions. La maladie reste là, mais elle ne dicte plus tout.
L’impact psychologique : de la dépression à l’acceptation
Accepter une maladie chronique génétique n’est jamais linéaire. Au début, le choc. Puis le déni. Ensuite, parfois, une phase dépressive profonde. Se sentir différente, fragile, incomprise. Questionner son avenir, sa carrière, sa maternité. Toutes ces interrogations ont traversé son esprit à un moment ou un autre.
Avec le temps, la compréhension grandit. Le diagnostic tardif laisse place à une prise en charge adaptée. Le soutien familial, amical, professionnel compte énormément. Parler ouvertement de la maladie devient libérateur. Ne plus cacher, ne plus mentir. Cette transparence apporte une paix intérieure inattendue.
Aujourd’hui, elle transforme cette expérience en message positif. Montrer que l’on peut briller malgré les obstacles. Inspirer ceux qui vivent la même réalité. Prouver que la vulnérabilité peut coexister avec la force. Cette participation à l’émission dépasse le simple divertissement. Elle devient symbole de résilience.
Dans l’arène de Danse avec les stars : un casting relevé
La saison bat son plein. Le plateau réunit des profils variés : sportifs de haut niveau, animateurs vedettes, influenceurs, artistes confirmés. Chaque binôme apporte sa touche unique. Les chorégraphies s’enchaînent, les notes fusent, le public vote avec passion.
Associée à un danseur professionnel reconnu pour son exigence et sa créativité, elle forme un duo prometteur. Les premiers pas diffusés ont déjà suscité l’enthousiasme. Le public sent l’alchimie, perçoit l’engagement total. Chaque vendredi soir devient un rendez-vous incontournable pour suivre son évolution.
Les semaines passent. Les danses se complexifient. Les enjeux montent. Mais l’état d’esprit reste le même : savourer chaque instant, repousser ses limites sans se briser, célébrer les progrès. La maladie est là, en arrière-plan. Elle ne disparaît pas. Mais elle n’empêche plus d’avancer.
Un message d’espoir pour tous les malades invisibles
Des milliers de personnes vivent avec des pathologies similaires. Elles se battent chaque jour contre la douleur, la fatigue, les regards dubitatifs. Voir une personnalité publique assumer sa condition, la transformer en force, procure un réconfort immense.
Cela rappelle que la performance n’exige pas la perfection physique. Elle demande du courage, de la persévérance, de l’intelligence corporelle. Cela prouve que l’on peut exceller même avec un corps qui ne fonctionne pas « comme les autres ». Cela invite à la bienveillance envers soi-même et envers les autres.
Le parcours continue. Les semaines à venir s’annoncent intenses. Les chorégraphies plus audacieuses. Les émotions plus fortes. Mais une chose est sûre : peu importe le résultat final, cette aventure a déjà gagné. Elle a permis de se réapproprier son corps, sa voix, sa vie.
Et nous, spectateurs, avons la chance d’assister à cette métamorphose en direct. Une leçon de vie déguisée en spectacle de divertissement. Une histoire qui dépasse les paillettes pour toucher au cœur même de la condition humaine : la capacité à transformer la douleur en beauté, la faiblesse en puissance, l’obstacle en tremplin.
Alors, continuons à suivre ce parcours hors norme. Avec admiration. Avec respect. Avec émotion. Car derrière chaque pas de danse se cache bien plus qu’une performance. Se cache une victoire quotidienne contre l’adversité.









