Imaginez un instant : les marchés crypto plongent, l’or vacille légèrement, l’argent suit le mouvement, et pourtant, un homme sourit sereinement. Il continue d’acheter. Pas par folie, mais par conviction profonde. Cet homme, c’est Robert Kiyosaki, l’auteur du best-seller mondial Rich Dad Poor Dad. En ce début d’année 2026, alors que Bitcoin oscille autour des 87 000 dollars et que les métaux précieux affichent des niveaux records, il lance un message clair et provocateur : « Pourquoi s’inquiéter ? ».
Dans un contexte où la plupart des investisseurs scrutent chaque variation de prix avec anxiété, Kiyosaki adopte une posture radicalement différente. Pour lui, les fluctuations quotidiennes ne sont que du bruit. Le vrai danger se cache ailleurs, dans les fondations mêmes du système financier mondial. Et c’est précisément cette vision qui le pousse à doubler la mise sur Bitcoin, l’or et l’argent.
La philosophie imperturbable de Kiyosaki face à la volatilité
Robert Kiyosaki ne fait pas dans la demi-mesure. Dans un message publié sur les réseaux sociaux fin janvier 2026, il répond à une question simple mais essentielle : se préoccupe-t-il des hausses et baisses du prix de l’or, de l’argent ou de Bitcoin ? Sa réponse est sans appel : non, absolument pas. Et il explique pourquoi avec une logique implacable.
« Je ne m’inquiète pas quand le prix de l’or, de l’argent ou de Bitcoin monte ou descend. Parce que je sais que la dette nationale des États-Unis continue d’augmenter et que le pouvoir d’achat du dollar américain continue de diminuer. »
Cette déclaration résume parfaitement sa philosophie d’investissement. Pour lui, ces actifs ne sont pas des spéculations à court terme, mais des protections contre un système monétaire qu’il juge en voie d’effondrement progressif. La volatilité ? Une simple caractéristique normale des classes d’actifs émergentes ou rares.
Qui est vraiment Robert Kiyosaki ?
Derrière le personnage médiatique se cache un homme au parcours atypique. Issu d’une famille modeste, il a bâti sa fortune en investissant dans l’immobilier, les entreprises et, plus récemment, les actifs alternatifs. Son livre Rich Dad Poor Dad, vendu à plus de 40 millions d’exemplaires, a changé la façon dont des millions de personnes perçoivent l’argent, le travail et l’investissement.
Kiyosaki oppose souvent deux visions : celle du « pauvre dad » (son père biologique, hautement éduqué mais financièrement fragile) et celle du « rich dad » (le père de son meilleur ami, entrepreneur avisé). Cette dualité nourrit sa méfiance envers les systèmes traditionnels et son attrait pour les actifs qu’il juge « vrais » : ceux qui protègent contre l’inflation et la dévaluation monétaire.
Aujourd’hui septuagénaire, il continue d’incarner cette éducation financière alternative, n’hésitant pas à critiquer ouvertement les banques centrales, les politiques fiscales et les investissements conventionnels comme les actions ou les obligations d’État.
Pourquoi la dette américaine obsède-t-elle Kiyosaki ?
Le cœur de son argument repose sur un chiffre vertigineux : la dette publique des États-Unis. En ce début 2026, elle dépasse allègrement les 38 000 milliards de dollars. Chaque seconde, elle augmente de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Pour Kiyosaki, ce n’est pas un simple indicateur économique, c’est une bombe à retardement.
Comment cette dette impacte-t-elle le quotidien ? Par la dévaluation du dollar. Lorsque l’État emprunte massivement, la quantité de monnaie en circulation augmente. Résultat : chaque dollar achète moins de biens et de services. L’inflation, même officielle modérée, ronge le pouvoir d’achat. Les salaires stagnent, les prix grimpent, l’épargne fond comme neige au soleil.
- En 1971, fin de l’étalon-or : le dollar devient purement fiduciaire.
- Depuis, la dette US a été multipliée par plus de 60.
- Le pouvoir d’achat du dollar a chuté de plus de 85 % depuis cette date.
- En 2025-2026, l’inflation cumulée reste élevée malgré les discours officiels.
Face à ce phénomène, Kiyosaki refuse de rester passif. Il préfère accumuler des actifs dont l’offre est limitée : Bitcoin (21 millions maximum), or (quantité physique finie), argent (indispensable industriellement et rare en investissement physique).
Bitcoin : l’or numérique selon Kiyosaki
Bitcoin occupe une place de choix dans son portefeuille. Il le qualifie souvent d’« or numérique » en raison de ses propriétés similaires : rareté programmée, décentralisation, résistance à la censure et à l’inflation. Contrairement aux monnaies fiat, personne ne peut en créer davantage arbitrairement.
Même lorsque Bitcoin chute de 10 % en une semaine (comme observé récemment autour des 87 000 dollars), Kiyosaki y voit une opportunité d’achat plutôt qu’une raison de paniquer. Pour lui, ces corrections font partie du processus de maturation d’un actif jeune qui attire de plus en plus d’institutions et de particuliers.
Il souligne également que Bitcoin a surperformé presque tous les actifs traditionnels sur 5, 10 ou 15 ans. Ceux qui ont acheté lors des krachs de 2018, 2022 ou même 2025 ont vu leur investissement multiplié par 10, 20 ou plus.
L’or et l’argent : les refuges millénaires
L’or et l’argent ne sont pas nouveaux dans la stratégie de Kiyosaki. Il les considère comme de l’argent « réel » depuis des milliers d’années. Contrairement au dollar, ils ne peuvent pas être imprimés à l’infini. Leur valeur intrinsèque résiste aux crises monétaires, aux guerres et aux effondrements économiques.
En 2026, l’argent physique atteint des sommets historiques (proche de 100 dollars l’once dans certains contrats), porté par la demande industrielle (panneaux solaires, électronique, batteries) et la méfiance croissante envers les monnaies papier. Kiyosaki prédit même un objectif de 200 dollars l’once à moyen terme.
L’or, quant à lui, continue de briller comme valeur refuge ultime. Les banques centrales accumulent des réserves records, les ETF physiques explosent, et les particuliers reviennent vers le métal jaune face à l’incertitude géopolitique et économique.
Les critiques récurrentes et le bilan contrasté
Il serait malhonnête de ne pas aborder les critiques. Kiyosaki est souvent accusé d’annoncer des crashs imminents depuis des décennies. Crise financière en 2000, effondrement en 2008 (qu’il a anticipé), puis avertissements répétés en 2016, 2020, 2023… Beaucoup de ces prédictions catastrophistes ne se sont pas réalisées dans les délais annoncés.
Ses détracteurs soulignent un timing souvent erroné et un style alarmiste destiné à vendre livres, formations et abonnements. Pourtant, sur le long terme, sa thèse sur les actifs rares a plutôt bien vieilli. Bitcoin est passé de quelques centimes à près de 90 000 dollars, l’or a quintuplé depuis 2000, l’argent a connu plusieurs cycles haussiers majeurs.
Le débat reste ouvert : directionnellement correct, mais exagérément pessimiste sur les délais ? Ou visionnaire incompris ? Une chose est sûre : sa constance impressionne.
Quel avenir pour ces actifs en 2026 et au-delà ?
Si l’on suit la logique de Kiyosaki, les années à venir pourraient être explosives pour ces classes d’actifs. La dette US ne cesse de croître, les déficits annuels dépassent le trillion de dollars, les taux d’intérêt restent élevés, et la confiance dans le dollar comme monnaie de réserve mondiale s’érode lentement.
Bitcoin pourrait bénéficier de l’adoption institutionnelle massive (ETF, entreprises au bilan, États-nations), l’or des achats records de banques centrales (Chine, Russie, Inde), et l’argent d’une double demande : investissement + industrie verte.
- Adoption croissante de Bitcoin comme réserve de valeur.
- Retour massif vers l’or physique face aux tensions géopolitiques.
- Explosion de la demande industrielle en argent (énergies renouvelables).
- Érosion continue du dollar et des monnaies fiat.
- Possible crise de confiance systémique accélérant le mouvement vers les actifs durs.
Bien sûr, rien n’est garanti. Les marchés restent imprévisibles, les régulations évoluent, les innovations technologiques peuvent tout bouleverser. Mais Kiyosaki parie sur un scénario où les actifs rares deviendront les grands gagnants du 21e siècle.
Et vous, que faire face à cette vision ?
La position de Kiyosaki divise. Certains y voient une sagesse intemporelle, d’autres une peur exagérée du système. Mais une question demeure : et si la dette, l’inflation et la dévaluation étaient vraiment les risques majeurs des prochaines années ?
Diversifier son portefeuille avec une petite allocation en Bitcoin, or physique ou argent pourrait constituer une assurance raisonnable. Pas besoin de tout vendre pour suivre Kiyosaki à la lettre. Mais ignorer totalement sa thèse serait peut-être une prise de risque en soi.
En 2026, alors que les prix fluctuent et que les gros titres parlent de correction ou de bull run, une voix continue de répéter le même refrain : accumulez les actifs rares, protégez votre pouvoir d’achat, et surtout… ne vous inquiétez pas des prix à court terme. Le vrai jeu se joue sur des décennies, pas sur des semaines.
La suite appartient à l’histoire. Mais une chose est certaine : Robert Kiyosaki, fidèle à lui-même, continue d’acheter. Et il invite chacun à réfléchir sérieusement à sa propre stratégie patrimoniale avant qu’il ne soit trop tard.
Petit récapitulatif rapide
Pourquoi Kiyosaki ne panique pas ?
- Dette US > 38 000 milliards $
- Dollar perd du pouvoir d’achat chaque année
- Actifs rares = protection naturelle contre l’inflation
- Volatilité = opportunité d’achat, pas raison de vendre
Et vous, où en êtes-vous dans votre allocation ? Avez-vous déjà intégré ces actifs durs dans votre stratégie ? Le débat reste ouvert, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.









