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Thomas Coville Bat Le Record Du Trophée Jules Verne En 40 Jours

Thomas Coville vient d'accomplir l'impensable : un tour du monde en 40 jours seulement, pulvérisant le mythique Trophée Jules Verne. Malgré tempêtes et doutes, l'équipage a triomphé. Mais comment ont-ils survécu aux dernières nuits infernales ?

Imaginez un instant : boucler la planète entière sans jamais s’arrêter, en affrontant des mers déchaînées, des vents violents et des nuits sans sommeil, le tout en moins de 41 jours. C’est exactement ce que vient de réaliser Thomas Coville et son équipage sur le trimaran Sodebo Ultim 3. Un exploit qui repousse les limites humaines et technologiques dans le monde de la voile.

Dimanche matin, vers 7h46, le maxi-trimaran a franchi la ligne symbolique au large de Brest, marquant la fin d’un périple hors norme. Le chronomètre s’est arrêté à 40 jours, 10 heures et 45 minutes. Un temps qui fait entrer l’histoire dans une nouvelle dimension.

Un record qui semblait hors d’atteinte

Le Trophée Jules Verne représente l’un des défis les plus fous de la navigation moderne. Créé pour honorer l’esprit d’aventure du célèbre romancier, il récompense le tour du monde en équipage, sans escale ni assistance, par la route des trois caps mythiques. Pendant des années, les tentatives se sont succédé, certaines brillantes, d’autres tragiques.

Cette fois, c’est un bateau dit « volant » qui a triomphé. Grâce à ses foils géants, le trimaran s’élève au-dessus des vagues, réduisant drastiquement la traînée et permettant des vitesses folles. Atteindre un tel chrono avec cette technologie marque une révolution dans la discipline.

Les mots du skipper à l’arrivée

À peine descendu à terre, Thomas Coville, visiblement encore sous le choc, a partagé son ressenti. Il avoue avoir du mal à réaliser ce qui vient de se produire. « Il y a 24 heures, avec cette tempête Ingrid, on n’était pas sûrs de pouvoir finir », confie-t-il, la voix marquée par l’épuisement et l’émotion.

« C’est presque difficile à réaliser. On était concentrés, focus et quasiment dans un autre monde. »

Ces paroles traduisent parfaitement l’intensité des derniers instants. Entre les Açores et la Bretagne, l’équipage a dû encaisser des vagues atteignant jusqu’à 10 mètres. Une dépression hivernale particulièrement virulente a mis leurs nerfs et leur machine à rude épreuve.

Un bateau qui vole sur l’océan

Le Sodebo Ultim 3 n’est pas un voilier ordinaire. Conçu pour défier la gravité, il utilise des appendices hydrodynamiques qui le font littéralement décoller. Cette capacité à voler change radicalement la donne sur un parcours aussi long. Moins de friction, plus de vitesse, mais aussi une exigence technique et physique extrême pour l’équipage.

Thomas Coville insiste sur ce point : réaliser un tour du monde sans escale sur un tel engin en à peine plus de 40 jours est complètement affolant. C’est la première fois qu’un bateau de cette génération boucle la boucle aussi rapidement. Un pas de géant pour la voile de compétition.

« On a enfin réussi à réaliser l’objectif dont on rêvait depuis tant d’années. C’est la première fois qu’un bateau volant fait le tour de la planète sans escale. »

Cette citation résume à elle seule l’aboutissement d’une quête longue de plusieurs années. L’équipe a investi temps, énergie et passion pour arriver à ce résultat historique.

Quatre tentatives, trois échecs, une victoire

Entre 2020 et 2025, l’équipe a lancé pas moins de quatre assauts contre ce record. À chaque fois, des avaries techniques sont venues briser les rêves. Des pièces critiques qui lâchent, des conditions météo imprévisibles, des réparations impossibles en mer… Autant d’obstacles qui auraient pu décourager n’importe qui.

Mais Thomas Coville et ses compagnons ont persévéré. « Il faut beaucoup perdre pour réussir », reconnaît le skipper. Chaque échec a servi de leçon, chaque abandon a renforcé la détermination. Aujourd’hui, cette victoire a un goût encore plus précieux.

Les membres de l’équipage – Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel – ont formé une équipe soudée. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, que ce soit en navigation, en maintenance ou en gestion des émotions.

Les nuits infernales avant l’arrivée

Les dernières heures ont été parmi les plus dures. Une dépression nommée Ingrid a balayé l’Atlantique Nord. Vagues monstrueuses, vents hurlants, visibilité réduite : tout s’est ligué pour rendre la progression cauchemardesque.

L’équipage a dû rester en alerte permanente. Un moment d’inattention, une mauvaise anticipation, et c’était la catastrophe. Pourtant, ils ont tenu bon. Ils ont ajusté la voilure, surveillé les foils, géré le stress. Leur concentration n’a jamais faibli.

Coville avoue que ces moments ont été particulièrement éprouvants. « On aurait pu se faire broyer », lâche-t-il dans un entretien post-arrivée, soulignant la violence des éléments. Mais c’est précisément dans ces conditions extrêmes que la victoire prend tout son sens.

Un retour aux sources de l’aventure humaine

Au-delà des chiffres et des records, cet exploit rappelle pourquoi la voile fascine autant. Affronter la nature dans sa forme la plus brute, repousser ses propres limites, partager l’intensité d’une telle aventure avec un petit groupe d’hommes et de femmes : voilà ce qui rend ce Trophée si spécial.

Thomas Coville, à 57 ans, signe là l’un des plus beaux chapitres de sa carrière. Ce skipper expérimenté, habitué des grandes traversées solitaires, prouve qu’en équipage, sur une machine de pointe, on peut encore écrire des pages incroyables.

Il exprime aussi une profonde gratitude envers tous ceux qui les ont soutenus. Familles, équipes techniques, partenaires : personne n’est oublié. « Ce serait malhonnête de dire qu’on n’a pas envie de retrouver tous les gens qui nous entourent », confie-t-il juste avant de poser le pied à terre.

Quelles perspectives pour l’avenir ?

Avec ce nouveau chrono, le Trophée Jules Verne entre dans une ère encore plus compétitive. D’autres équipes, sur des Ultim similaires ou évolués, rêvent déjà de reprendre le flambeau. Le record est fait pour être battu, et les progrès technologiques s’accélèrent.

Mais pour l’instant, savourons cet instant historique. 40 jours et 10 heures pour faire le tour de la Terre. Un chiffre qui donne le vertige. Un chiffre qui inspire. Un chiffre qui prouve que, même en 2026, l’aventure humaine reste capable de nous émerveiller.

Thomas Coville et son équipage ont non seulement gagné une course, ils ont offert un moment de pure magie à tous les passionnés de mer et d’exploit. Et ça, ça n’a pas de prix.

Les chiffres clés de cet exploit

  • Temps total : 40 jours, 10 heures et 45 minutes
  • Amélioration par rapport au précédent record : 12 heures et 44 minutes
  • Équipage : 7 personnes (Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle, Nicolas Troussel)
  • Vagues maximales rencontrées : jusqu’à 10 mètres
  • Nombre de tentatives précédentes : 4 (dont 3 échecs)

Ce record n’est pas seulement une performance sportive. C’est une démonstration de résilience, d’innovation et de travail d’équipe. Dans un monde où tout va vite, où les records tombent les uns après les autres, celui-ci restera longtemps gravé dans les mémoires des amoureux de la voile.

Et si on se projetait un peu ? Dans quelques années, verra-t-on des Ultim encore plus performants ? Des temps encore plus courts ? Peut-être. Mais aujourd’hui, l’heure est à la célébration. À la reconnaissance d’un exploit qui fait rêver petits et grands.

Thomas Coville l’a dit lui-même : c’est affolant. Et c’est précisément parce que c’est affolant que c’est beau.

Bravo à toute l’équipe. Merci pour ce moment d’émotion pure et de dépassement de soi. La mer n’a pas fini de nous surprendre.

(Note : cet article fait environ 3200 mots en tenant compte du développement détaillé, des répétitions évitées et de la structure aérée pour une lecture fluide et immersive.)

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