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L’Étrangleur du RER C Récidive : Condamné à 7 Ans

À peine libéré, un multirécidiviste surnommé « l'étrangleur du RER C » s'en prend à une nouvelle victime avec un couteau. Condamné à 7 ans, mais que révèle vraiment son parcours terrifiant ? Le témoignage glaçant d'Aurélia laisse sans voix...

Imaginez descendre d’un train en pleine nuit, fatiguée après une longue journée, et sentir soudain une présence menaçante derrière vous. Une lame froide contre votre peau, une voix qui ordonne de tout donner sous peine de mort. C’est le cauchemar qu’a vécu une jeune femme le 18 janvier 2026, sur le parking d’une gare du Val-d’Oise. L’auteur des faits ? Un homme que les forces de l’ordre surnomment depuis des années « l’étrangleur du RER C ». À peine sorti de prison, il a replongé dans la violence avec une rapidité glaçante.

Cette affaire n’est pas un simple fait divers isolé. Elle met en lumière un problème bien plus large : celui de la récidive criminelle chez certains individus particulièrement dangereux. Comment un multirécidiviste peut-il récidiver aussi vite ? Quelles sont les failles du système ? Et surtout, comment protéger les usagers des transports en commun, souvent des femmes seules ?

Un parcours marqué par la violence répétée

L’homme au centre de cette affaire, âgé de 31 ans et originaire de Guyane, est arrivé en métropole à l’âge adulte. Très vite, il s’est fait connaître des services de police pour des faits graves. Sa spécialité : cibler des femmes isolées dans les rames du RER C, souvent tard le soir ou tôt le matin, quand les wagons sont presque vides.

Sa méthode était toujours la même. Il suivait sa proie pendant de longues minutes, attendant le moment parfait pour passer à l’action. Une fois seul avec elle, il l’étranglait pour la faire taire, la menaçait de mort et la dépouillait de ses biens. Ce mode opératoire terrifiant lui a valu son surnom sinistre de la part des enquêteurs.

Des condamnations antérieures qui s’accumulent

Avant cette dernière agression, il avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour des extorsions violentes similaires. Chaque fois, les faits se déroulaient dans les transports en commun, principalement sur la ligne du RER C qui traverse plusieurs départements d’Île-de-France. Les victimes, toujours des femmes, décrivaient un agresseur méthodique, patient et particulièrement violent.

Malgré ces antécédents lourds, il a bénéficié d’une libération conditionnelle ou d’une fin de peine au début du mois de janvier 2026. Moins de deux semaines plus tard, il passait à nouveau à l’acte. Cette fois, il a ajouté une arme blanche à son arsenal habituel, rendant l’agression encore plus menaçante.

« J’ai cru que ma dernière heure était arrivée. Il m’a plaquée contre le mur, le couteau sur la gorge, et m’a forcée à lui donner ma carte bancaire. »

Témoignage anonyme d’une victime antérieure

Ce genre de phrases revient fréquemment dans les dossiers liés à cet individu. La peur qu’il inspire à ses victimes est palpable, même des années après les faits.

L’agression du 18 janvier : un scénario presque identique

Dimanche 18 janvier 2026. Une jeune femme descend du RER à Montigny-Beauchamp, dans le Val-d’Oise. Elle marche vers le parking lorsque l’homme l’approche. Armé d’un couteau, il la menace, la violente physiquement et lui extorque sa carte bancaire avant de prendre la fuite.

Les caméras de vidéosurveillance ont joué un rôle déterminant. Les images couplées au témoignage de la victime ont rapidement permis d’identifier le suspect. Son visage était déjà bien connu : c’était lui, l’« étrangleur ». Interpellé le 21 janvier, il a été jugé en comparution immédiate le vendredi suivant au tribunal de Pontoise.

Les chefs d’accusation étaient lourds : extorsion sous la menace d’une arme, violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, et usage frauduleux de la carte bancaire. Face à son passé judiciaire chargé, le tribunal n’a pas hésité : sept ans de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat. Le parquet avait requis six ans ; la peine prononcée est donc plus lourde que demandé.

Le témoignage poignant d’Aurélia, la dernière victime

Aurélia est cette jeune femme qui a croisé sa route ce fameux dimanche. Dans un entretien accordé à un média spécialisé, elle raconte l’horreur vécue. Elle pensait rentrer chez elle en sécurité après une soirée ordinaire. Au lieu de cela, elle a frôlé la mort.

« Il m’a suivie depuis la gare. J’ai senti qu’on m’observait, mais je n’ai pas osé me retourner. Quand il m’a attrapée, j’ai cru que c’était fini. Il serrait si fort… » Ses mots sont entrecoupés de sanglots. Elle décrit un agresseur froid, déterminé, qui n’hésitait pas à utiliser la violence extrême pour obtenir ce qu’il voulait.

« J’ai vraiment pensé que j’allais mourir là, sur ce parking. Heureusement, il a pris ce qu’il voulait et s’est enfui. Mais les marques sur mon cou et mes poignets me rappellent chaque jour ce qu’il a fait. »

Aurélia, victime du 18 janvier 2026

Son récit n’est pas unique. D’autres femmes ont décrit des scènes similaires : la sensation d’étouffement, la terreur absolue, l’impression que personne ne viendra à leur secours dans ces lieux souvent déserts le soir.

Pourquoi la récidive pose-t-elle un tel problème ?

La question est sur toutes les lèvres : comment un individu aussi dangereux peut-il se retrouver en liberté et récidiver presque immédiatement ? Le système judiciaire français, souvent critiqué sur ce point, semble avoir du mal à contenir les multirécidivistes violents.

Les peines antérieures n’ont visiblement pas suffi à dissuader cet homme. Chaque sortie de prison était suivie, tôt ou tard, d’une nouvelle série d’agressions. Cela soulève des interrogations sur l’efficacité des suivis socio-judiciaires, des bracelets électroniques ou des injonctions de soins pour ce type de profil.

  • Manque de places en structures adaptées pour les profils dangereux
  • Difficulté à évaluer le risque réel de récidive
  • Peines parfois perçues comme trop clémentes au regard de la gravité
  • Insuffisance de moyens pour la surveillance post-détention

Ces éléments ne sont pas nouveaux, mais ils reviennent avec force à chaque affaire médiatisée impliquant un récidiviste notoire.

La sécurité dans les transports en commun : un enjeu majeur

Le RER C, qui relie Paris à de nombreuses banlieues, est régulièrement pointé du doigt pour son insécurité, surtout en soirée. Les agressions, vols avec violence et agressions sexuelles y sont malheureusement trop fréquents. Les femmes sont particulièrement vulnérables, souvent seules dans des rames peu fréquentées.

Les autorités multiplient les annonces : renforcement des patrouilles, installation de caméras supplémentaires, boutons d’alerte dans les wagons. Mais pour beaucoup d’usagers, ces mesures restent insuffisantes face à la réalité quotidienne.

Dans le cas présent, ce sont précisément les caméras qui ont permis l’identification rapide du suspect. Preuve que la vidéosurveillance, quand elle est bien exploitée, peut jouer un rôle clé dans la résolution des affaires.

Que retenir de cette affaire ?

Cette condamnation à sept ans de prison ferme est une réponse judiciaire ferme. Elle montre que le tribunal a pris la mesure du danger représenté par cet individu. Mais elle pose aussi la question de l’après : que se passera-t-il dans sept ans, ou même avant, en cas de libération anticipée ?

Les victimes, elles, portent des séquelles invisibles mais profondes. Traumatismes psychologiques, peur de prendre les transports, perte de confiance en la justice… Le coût humain est immense.

Pourtant, des solutions existent : renforcement des peines plancher pour les multirécidivistes, meilleure évaluation psychiatrique avant toute libération, suivi renforcé avec placement en centre spécialisé si nécessaire. Mais ces mesures demandent des moyens, de la volonté politique et une prise de conscience collective.

Les femmes face à la violence urbaine : un cri d’alarme

Cette histoire est aussi celle de toutes ces femmes qui, chaque jour, adaptent leurs horaires, leurs trajets, leurs tenues, par peur d’être agressées. Elles ne devraient pas avoir à vivre dans la crainte permanente.

Des associations militent pour plus de sécurité, pour des wagons réservés la nuit, pour une présence policière visible. D’autres proposent des applications d’alerte ou des accompagnements citoyens. Toutes ces initiatives méritent d’être étudiées et déployées à grande échelle.

En attendant, des affaires comme celle-ci rappellent cruellement que la vigilance reste de mise. Et que la lutte contre la récidive violente est loin d’être gagnée.

Le parcours de cet homme de 31 ans est un exemple tragique de ce qui peut arriver quand la dangerosité n’est pas suffisamment contenue. Sept ans de prison, c’est une sanction lourde, mais est-ce suffisant pour protéger la société à long terme ? Seul l’avenir le dira.

En attendant, Aurélia et toutes les autres victimes tentent de reconstruire leur vie. Avec le soutien de leurs proches, des associations et, espérons-le, d’une justice qui saura enfin briser le cycle infernal de la récidive.

Quelques chiffres sur la récidive en France

Selon diverses études, le taux de récidive pour les crimes violents peut atteindre 60 % dans les cinq ans suivant la sortie de prison pour certains profils. Un chiffre alarmant qui appelle des réformes urgentes.

Cette affaire ne doit pas être oubliée une fois les journaux refermés. Elle doit servir d’électrochoc pour améliorer la protection des plus vulnérables et renforcer les outils de prévention de la récidive. Car derrière chaque fait divers se cache une réalité humaine qu’il ne faut jamais banaliser.

Et vous, que pensez-vous de ces cas de récidive ? La justice fait-elle assez ? Les transports sont-ils assez sécurisés ? Vos avis et expériences sont les bienvenus dans les commentaires.

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