Imaginez une soirée ordinaire qui bascule en quelques secondes dans l’horreur la plus absolue. Une jeune femme de 23 ans, mère d’un tout-petit, roule tranquillement dans les rues de Nice quand soudain des coups de feu retentissent. Son bébé, assis à l’arrière, est indemne. Elle, en revanche, n’aura aucune chance. Ce drame glaçant, survenu en plein quartier résidentiel, a plongé toute une ville dans la stupeur et la colère.
Un drame qui bouleverse Nice et au-delà
Mercredi soir, vers 18 heures, l’avenue Henri-Matisse, dans l’ouest de la ville, est devenue le théâtre d’une scène d’une violence inouïe. Une jeune mère circulait dans son véhicule quand un individu à scooter s’est approché. Sans hésitation, il a ouvert le feu à plusieurs reprises, visant directement la conductrice. Les tirs ont été mortels.
Les secours, arrivés très rapidement sur place, ont tenté l’impossible pour la réanimer. Malheureusement, malgré leurs efforts, la jeune femme est décédée sur les lieux. Son bébé, miraculeusement épargné par les projectiles, a été pris en charge et se porte bien. Ce contraste entre la mort brutale d’une mère et la survie intacte de son enfant rend ce drame encore plus insoutenable.
Les premières heures de l’enquête
Les enquêteurs ont très vite établi que le deux-roues utilisé par le tireur avait été retrouvé abandonné, sans ses plaques d’immatriculation, non loin de la gare Nice-Ville. Cette découverte a permis d’orienter rapidement les investigations. Le propriétaire du scooter s’est présenté spontanément aux forces de l’ordre et a été placé en garde à vue pour être entendu.
Parallèlement, un homme déjà connu des services de police et placé sous contrôle judiciaire s’est retrouvé au cœur des soupçons. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs ont rapidement fait converger les pistes vers une hypothèse intrafamiliale. Cet individu, activement recherché dès les premières heures, a disparu dans la nature pendant trois jours.
L’arrestation tant attendue
Après une traque intense menée par les forces de l’ordre, le principal suspect a finalement été interpellé le vendredi 24 janvier sur les hauteurs de Grasse. Le parquet de Nice a confirmé l’arrestation dans la foulée. Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte, signe que les magistrats considèrent la préméditation comme un élément central dans ce dossier.
L’interpellation a été saluée par de nombreuses voix politiques locales, qui ont exprimé leur soulagement tout en appelant à la plus grande fermeté face à ce type d’actes odieux. La présence d’un nourrisson dans la voiture au moment des faits a particulièrement choqué l’opinion publique.
Une piste familiale qui interroge
Si les enquêteurs privilégient aujourd’hui la piste familiale, c’est parce que plusieurs éléments concordants pointent dans cette direction. La jeune victime, de nationalité cap-verdienne, était âgée de 23 ans seulement. Elle laissera derrière elle un enfant en bas âge qui grandira sans sa mère, dans des circonstances particulièrement traumatisantes.
« Cette tragédie nous rappelle cruellement que la violence peut surgir au sein même des familles, là où l’on devrait trouver refuge et protection. »
Les autorités judiciaires ont tenu à souligner que l’enquête se poursuit activement pour établir avec précision le mobile exact et les circonstances qui ont conduit à ce passage à l’acte d’une extrême violence. Les expertises balistiques, les analyses ADN et les auditions des proches de la victime seront déterminantes.
La réaction de la classe politique locale
Immédiatement après les faits, de nombreuses personnalités ont exprimé leur émotion et leur indignation. Le maire de Nice s’est rendu sur place dans les heures qui ont suivi le drame, aux côtés des forces de l’ordre et des secours. Il a tenu à apporter son soutien aux proches de la victime et à réaffirmer l’engagement total de la ville dans la lutte contre toutes les formes de violence.
Ce meurtre intervient dans un contexte où les faits divers violents font malheureusement régulièrement la une de l’actualité dans plusieurs grandes villes françaises. Il ravive le débat sur la sécurité publique, la lutte contre les armes illégales et la protection des femmes face aux violences conjugales ou intrafamiliales.
Les violences intrafamiliales : un fléau persistant
En France, les chiffres officiels sont alarmants. Chaque année, des centaines de femmes perdent la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Même si ce drame présente des spécificités, il s’inscrit malheureusement dans ce triste constat. La présence d’un enfant en bas âge lors des faits renforce encore l’horreur de la situation.
- En 2024, plus de 120 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France.
- Les violences conjugales touchent environ 200 000 femmes chaque année selon les enquêtes de victimation.
- Près d’un tiers des féminicides ont lieu en présence d’enfants.
Ces statistiques froides rappellent que derrière chaque chiffre se cache une histoire tragique, des familles brisées et des enfants condamnés à porter un traumatisme à vie.
Le rôle des services sociaux et judiciaires
Dans ce type d’affaires, la question de la protection des victimes potentielles revient souvent sur le devant de la scène. Comment mieux détecter les signaux d’alerte ? Comment renforcer les dispositifs d’éloignement des conjoints violents ? Comment améliorer la coordination entre les différents acteurs (police, justice, associations, services sociaux) ?
Le suspect était déjà sous contrôle judiciaire au moment des faits, ce qui pose la question de l’efficacité réelle de cette mesure dans certains cas graves. Les magistrats devront déterminer si des failles ont existé dans le suivi de cet individu.
L’impact sur la communauté cap-verdienne de Nice
La victime était originaire du Cap-Vert, une communauté présente et bien intégrée à Nice depuis plusieurs décennies. Cette tragédie a profondément touché cette communauté qui se mobilise pour soutenir la famille endeuillée et l’enfant désormais orphelin de mère.
Des collectes de fonds ont été lancées pour aider à subvenir aux besoins du petit garçon et des proches de la victime. Plusieurs associations locales ont également proposé leur aide pour accompagner psychologiquement ceux qui en ont besoin.
Les questions qui restent en suspens
Malgré l’arrestation du principal suspect, de nombreuses interrogations demeurent. Quel était exactement le lien entre la victime et l’auteur présumé ? Y avait-il eu des antécédents de violence ? La jeune femme avait-elle déjà signalé des menaces ? Le tireur agissait-il seul ?
L’enquête, désormais confiée à un juge d’instruction, devra répondre à ces questions cruciales. Les mois à venir seront déterminants pour faire toute la lumière sur ce drame qui a bouleversé Nice.
Un appel à la vigilance et à la solidarité
Ce drame rappelle à chacun d’entre nous qu’il est essentiel de rester vigilant face aux signes de violence conjugale ou intrafamiliale. Un appel, un message, un témoignage peut parfois sauver une vie.
Les associations d’aide aux victimes sont mobilisées 24h/24. Le numéro national d’écoute et d’orientation, le 3919, reste accessible gratuitement et anonymement pour toute personne qui en ressent le besoin.
En attendant les conclusions de l’enquête, une seule certitude : une jeune vie a été fauchée de manière brutale, laissant derrière elle un petit garçon qui grandira avec l’image terrible de cette soirée de janvier 2026. Une image que rien ne pourra jamais effacer.
Notre pensée va aujourd’hui à cet enfant innocent, à sa famille dévastée, et à toutes les victimes invisibles de la violence qui n’ont pas eu la chance d’être sauvées.
En cas de danger immédiat
Composez le 17 (police secours) ou le 112 (numéro d’urgence européen).
Pour signaler une situation de violence conjugale ou obtenir de l’aide : 3919 (anonyme et gratuit).
Ce drame de Nice nous confronte une nouvelle fois à nos responsabilités collectives. Puissions-nous, en tant que société, trouver les moyens d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.









