Imaginez un artiste qui a conquis le public par sa voix puissante et ses mélodies entraînantes, puis qui décide soudain de se dévoiler sous un jour beaucoup plus vulnérable. C’est exactement ce que fait Amir Haddad aujourd’hui. À quelques jours du lancement d’une nouvelle série très attendue, l’ancien candidat de The Voice et représentant français à l’Eurovision accepte de parler à cœur ouvert de ses doutes, de ses contradictions et de cette part d’ombre qu’il porte en lui depuis toujours.
Un artiste qui se livre sans armure
Depuis ses débuts remarqués dans un grand télé-crochet, Amir Haddad a su imposer une personnalité à la fois solaire et sensible. Mais derrière le sourire éclatant et les chansons positives se cache un homme qui questionne constamment ses propres réactions, ses réflexes, ses faiblesses. Et c’est précisément cette honnêteté brutale qui rend son discours si captivant en ce début d’année 2026.
Dans une récente discussion exclusive, il n’hésite pas à employer des mots forts pour décrire ce qu’il ressent au plus profond de lui. Il évoque même quelque chose de machiste qu’il dit combattre activement. Une déclaration rare dans le milieu du spectacle, où l’image parfaite est souvent de mise.
La musique comme exutoire et miroir
Pour Amir, les chansons ne sont pas seulement des produits destinés à être écoutés. Elles constituent un véritable espace de liberté. Un lieu où il peut enfin poser des mots sur des sentiments qu’il n’ose pas toujours exprimer dans la vraie vie. « Les déclarations que je fais dans mes textes, ce sont celles que j’aurais été capable de prononcer dans la vraie vie », explique-t-il avec une franchise désarmante.
Cette deuxième partie de son album C Amir est particulièrement riche en aveux personnels. L’amour y occupe une place centrale, mais pas seulement sous sa forme idéalisée. Il y a aussi les zones grises, les contradictions, les moments où l’ego prend le dessus. Et c’est là que surgit cette fameuse introspection sur son côté machiste.
Il décrit la musique comme un véhicule qui lui permet d’être « un peu quelqu’un d’autre ». Une version de lui-même plus audacieuse, plus décomplexée. Presque comme s’il portait un masque qui, paradoxalement, le rend plus authentique.
« J’ai l’impression d’y être un peu quelqu’un d’autre, que j’ai alors plus le droit de me lâcher. »
Cette phrase résume parfaitement le rapport ambivalent qu’il entretient avec son art. La scène devient un espace sécurisé où il peut explorer des facettes de sa personnalité qu’il bride au quotidien.
De la dentisterie aux projecteurs : un parcours atypique
Avant de devenir l’un des visages les plus connus de la chanson française, Amir Haddad exerçait le métier de dentiste. Un contraste saisissant avec la vie d’artiste qu’il mène aujourd’hui. Ce passé « normal » lui permet sans doute de garder les pieds sur terre, même quand les caméras et les applaudissements s’enchaînent.
C’est d’ailleurs cette authenticité qui a séduit les producteurs lorsqu’ils ont cherché un comédien pour porter leur nouvelle création. Ils ne voulaient pas d’un pur acteur formaté, mais d’une personnalité qui dégage une vraie humanité. Et sur ce point, Amir coche toutes les cases.
La Belle et le Boulanger : une première expérience marquante
Le 2 février 2026, les téléspectateurs découvriront La Belle et le Boulanger, une adaptation française d’une série israélienne à succès. Amir y incarne Benjamin, un boulanger au grand cœur dont la vie bascule le jour où il croise le chemin d’une star internationale.
Pour ce rôle, il donne la réplique à une comédienne et mannequin dont le charisme n’est plus à démontrer. Il ne tarit pas d’éloges sur sa partenaire : intelligence, élégance, maturité… autant de qualités qui ont rendu le tournage particulièrement fluide selon lui.
Mais ce qui a surtout marqué les esprits, c’est l’évocation de la toute première scène de baiser de sa carrière d’acteur. Un moment qu’il qualifie de baptême du feu. Il raconte avoir beaucoup discuté en amont avec la réalisatrice et sa partenaire pour que tout se déroule dans les meilleures conditions possibles.
« C’était pour moi un baptême du feu. Mais dans une comédie romantique, il allait de soi qu’un baiser arriverait. »
Cette anecdote montre à quel point Amir aborde chaque nouvelle étape avec humilité et préparation. Pas question de se précipiter ou de jouer les héros. Il préfère prendre le temps, échanger, créer un climat de confiance.
Un rôle qui contraste avec sa personnalité réelle
Dans la série, Benjamin est décrit comme un homme un peu puéril par moments, ce qui crée un décalage intéressant avec la compagne plus mature et posée. Amir explique que ce contraste lui a permis d’explorer des registres qu’il n’avait jamais abordés auparavant.
Il avoue avoir été séduit par la manière dont sa partenaire incarnait cette figure de star à la fois inaccessible et profondément humaine. Une alchimie qui transparaît visiblement à l’écran et qui promet de faire vibrer les téléspectateurs.
L’amour dans les textes : entre romantisme et lucidité
Revenons un instant sur la partie musicale. Si la première moitié de son album C Amir explorait d’autres thèmes, la seconde est clairement placée sous le signe de l’amour. Mais attention : il ne s’agit pas de mièvrerie ou de déclarations sirupeuses.
Amir préfère parler d’amour avec réalisme. Il assume les failles, les moments d’égoïsme, les pulsions qu’on ne contrôle pas toujours. Et c’est précisément cette honnêteté qui rend ses chansons si touchantes pour un large public.
Il explique que la musique lui sert de thérapie. Chaque texte devient une façon de mettre de l’ordre dans ses émotions, de comprendre pourquoi il réagit de telle ou telle manière dans ses relations.
Combattre ses propres contradictions
La phrase qui a le plus marqué les esprits reste sans conteste cet aveu sur son côté machiste. Il ne cherche pas à le nier ou à l’embellir. Au contraire, il le nomme, le regarde en face et affirme qu’il le combat au quotidien.
Dans une société où beaucoup d’hommes préfèrent esquiver ce genre de sujet, cette prise de parole est salutaire. Elle rappelle que personne n’est parfait et que le travail sur soi est un processus continu, parfois inconfortable, mais indispensable.
Amir ne se pose pas en donneur de leçons. Il partage simplement son cheminement personnel, avec ses hauts et ses bas. Et c’est cette vulnérabilité qui crée un lien fort avec son public.
Un agenda chargé pour 2026
Entre la promotion de son album et le lancement de la série, Amir Haddad vit une année particulièrement intense. Mais loin de se plaindre, il semble savourer chaque instant de ce nouveau chapitre de sa carrière.
Passer de la chanson à la comédie romantique n’est pas une transition évidente. Pourtant, il l’aborde avec la même envie et la même sincérité qui ont fait son succès dans le passé.
Les premiers retours sur le tournage sont d’ailleurs très encourageants. L’alchimie entre les deux comédiens principaux semble fonctionner à merveille, et l’ambiance générale du projet est décrite comme chaleureuse et bienveillante.
Ce que les fans peuvent attendre de la suite
Pour ceux qui suivent Amir depuis ses débuts, cette période marque sans doute un tournant. On le découvre sous un jour plus introspectif, plus nuancé. Et c’est précisément ce qui rend son parcours si intéressant.
La série La Belle et le Boulanger promet de belles histoires d’amour, de quiproquos savoureux et de moments d’émotion sincère. Quant à l’album, il continue de résonner chez tous ceux qui traversent eux-mêmes des questionnements similaires sur leurs relations et sur eux-mêmes.
Une chose est sûre : Amir Haddad ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il continue d’avancer, de se remettre en question, et surtout de partager avec générosité ce qu’il ressent au fond de lui. Et c’est sans doute ce qui fait de lui l’un des artistes les plus attachants de sa génération.
Maintenant que vous connaissez les grandes lignes de cette interview hors du commun, une seule question demeure : serez-vous au rendez-vous le 2 février pour découvrir Benjamin, le boulanger au cœur tendre ? Et surtout, avez-vous déjà écouté la deuxième partie de C Amir ? Les confidences qu’elle renferme pourraient bien vous surprendre.
Amir Haddad prouve une fois de plus qu’être artiste, c’est aussi accepter de se mettre à nu, de montrer ses failles, et de transformer ses contradictions en force créatrice. Une leçon d’humilité et d’authenticité qui fait du bien en ces temps où l’image parfaite est trop souvent la norme.
Et vous, que pensez-vous de cette prise de parole ? Avez-vous déjà ressenti ce genre de tiraillement intérieur ? N’hésitez pas à partager vos impressions. L’échange ne fait que commencer.










