Imaginez un instant : vous êtes sous les projecteurs, acclamé par des milliers de téléspectateurs, votre sourire illumine les écrans, et du jour au lendemain… le silence. Plus de caméras, plus d’applaudissements, juste le poids écrasant d’une vie qui doit continuer sans filet. C’est cette réalité brutale qu’a récemment dévoilée un ancien visage très connu de la télévision française. Son message, publié sur les réseaux sociaux, a secoué de nombreux internautes et relance un débat essentiel : que reste-t-il vraiment quand les lumières s’éteignent ?
Quand la célébrité cache une profonde souffrance
Le 18 janvier 2026, un homme de 37 ans, autrefois surnommé pour son physique impressionnant et sa détermination sans faille, a publié des stories Instagram déchirantes. Il y raconte sans détour avoir traversé l’une des pires épreuves de sa vie : une tentative de suicide. Ce témoignage brut, loin des filtres habituels des réseaux, a immédiatement suscité une vague d’émotion et de soutien.
Derrière ce visage familier se cache un parcours semé d’embûches. D’abord révélé au grand public grâce à une célèbre émission d’aventure diffusée sur une grande chaîne, il avait ensuite enchaîné avec l’un des programmes phares de la téléréalité des années 2010. Son rêve américain de devenir coach sportif semblait à portée de main. Pourtant, quatorze ans plus tard, la réalité est bien différente.
Un parcours médiatique qui semblait prometteur
En 2011, il participe à une saison mémorable d’un jeu de survie emblématique. Professeur de fitness originaire de l’est de la France, il impressionne par sa force physique et sa résilience mentale. Il termine l’aventure à une très belle place, juste avant la finale. Cette exposition lui ouvre ensuite les portes d’une autre émission très populaire à l’époque, tournée sous le soleil d’Hawaï.
Parmi les candidats, on retrouve plusieurs personnalités qui feront parler d’elles pendant des années. Lui, à ce moment-là, incarne l’image du garçon déterminé, prêt à tout pour réaliser son rêve outre-Atlantique. Il répète souvent son objectif : s’installer aux États-Unis et y exercer comme coach sportif. Le public adhère, les fans affluent.
« Mon but, c’est de devenir coach sportif aux USA. »
Ancienne déclaration d’Anthony Amar pendant Les Anges
Cette phrase, prononcée avec conviction devant les caméras, résumait alors toute son ambition. Mais la vie, on le sait, ne suit pas toujours le scénario écrit à l’avance.
Les années sombres derrière les sourires
Aujourd’hui âgé de 37 ans, l’ancien candidat apparaît très marqué. Dans ses publications récentes, il évoque une période extrêmement difficile marquée par plusieurs drames personnels cumulés. La perte de son père, des ruptures familiales douloureuses, une relation amoureuse de plus de deux ans qui s’est terminée brutalement alors que le couple parlait mariage et enfants… Autant de blessures qu’il dit avoir longtemps camouflées derrière ses performances physiques.
Mais le coup le plus dur semble être venu d’ordre financier. Il explique ne plus se verser de salaire depuis deux longues années. « Je survis », écrit-il avec une lucidité glaçante. Il refuse cependant les solutions faciles : pas question pour lui de monnayer son image ou de retomber dans les travers de la célébrité éphémère.
« Je ne me verse plus de salaire depuis deux ans. Plus rien… Je survis. »
Extrait des stories Instagram d’Anthony Amar
Cette phrase résume à elle seule le gouffre qui peut se creuser entre l’image publique et la réalité quotidienne. Beaucoup d’anciens participants de programmes de ce type racontent la même histoire : après l’euphorie médiatique, vient le vide sidéral.
La face cachée de la téléréalité
Depuis plusieurs années, de nombreuses voix s’élèvent pour alerter sur les conséquences psychologiques de la participation à ces émissions. Le passage brutal de l’anonymat à une surexposition, puis le retour tout aussi soudain à une vie « normale » peut provoquer de véritables chocs émotionnels.
Certains parlent de véritable syndrome post-téléréalité : perte de repères, difficulté à retrouver un emploi classique, regard des autres changé à jamais, sentiment d’imposture, dépression… Les cas ne sont malheureusement pas rares.
- Perte brutale de revenus après l’arrêt des émissions
- Difficulté à se réinsérer professionnellement
- Jugement permanent des réseaux sociaux
- Sentiment d’avoir « tout donné » pour rien
- Relations toxiques ou superficielles développées dans le cadre médiatique
Ces éléments, cumulés, créent parfois un cocktail explosif. Le cas d’Anthony Amar n’est malheureusement pas isolé, même s’il est particulièrement poignant par sa franchise.
Un cri d’alarme pour la santé mentale
Dans ses messages, l’ancien candidat insiste sur un point essentiel : il refuse de fuir sa douleur. Pas d’alcool, pas de substances, pas de relations toxiques pour masquer le mal-être. Il explique être en plein travail sur lui-même, un processus solitaire et douloureux.
« Je déconstruis beaucoup de choses en moi et dans ce processus que je parcours seul, je confronte toute ma noirceur », écrit-il. Ces mots résonnent particulièrement dans une société où la vulnérabilité masculine reste encore trop souvent taboue.
« Je ne fuis pas avec de la boisson, des substances, des relations ou du déni. »
Anthony Amar, janvier 2026
Ce refus de la fuite est courageux. Il rappelle que demander de l’aide, parler, consulter un professionnel de la santé mentale n’est pas une faiblesse, mais bien une force.
Le difficile retour à une vie « normale »
Après des années sous les feux de la rampe, retrouver un rythme ordinaire représente un véritable défi. Beaucoup d’anciens candidats témoignent de cette difficulté à se « recaser » dans le monde du travail classique. Les employeurs sont parfois réticents, les collègues curieux ou moqueurs, et l’intéressé lui-même peut avoir du mal à accepter un poste moins valorisant socialement.
À cela s’ajoute la pression financière. Les cachets des émissions, même lorsqu’ils existent, sont souvent rapidement dépensés (impôts, train de vie, investissements hasardeux…). Une fois les rentrées d’argent stoppées, le réveil est parfois brutal.
Anthony Amar évoque précisément ce point : ne plus avoir de salaire depuis deux ans. Il précise également vouloir quitter sa région pour tout recommencer ailleurs, signe d’un besoin profond de rupture et de renouveau.
L’importance du soutien social et professionnel
Face à ce genre de situation, le rôle de l’entourage est crucial. Famille, amis, mais aussi les équipes de production ont une responsabilité. Certaines émissions ont commencé à mettre en place des cellules d’écoute psychologique post-tournage, mais ces dispositifs restent encore trop rares et insuffisants.
Les associations spécialisées dans la prévention du suicide et la santé mentale rappellent régulièrement quelques gestes simples mais salvateurs :
- Écouter sans juger
- Encourager à parler à un professionnel
- Ne pas minimiser la souffrance exprimée
- Proposer concrètement de l’aide (accompagnement médical, démarches administratives…)
- Rester présent sur la durée
Ces conseils, simples en apparence, peuvent faire toute la différence.
Un espoir de reconstruction
Malgré la noirceur de son témoignage, Anthony Amar laisse entrevoir une lueur d’espoir. Il parle de reconstruction, de départ, de nouveau départ. Il refuse de se laisser définir par ses échecs ou par son passé médiatique. Cette résilience force le respect.
Son message final est poignant : il remercie ceux qui lui ont apporté de la lumière dans cette période sombre et affirme vouloir avancer, pas à pas. Ce choix de parler publiquement, loin d’être un simple appel au secours, ressemble aussi à une façon de reprendre le contrôle de son récit.
Et maintenant ?
Alors que des rumeurs de retour d’une ancienne émission de téléréalité circulent, ce témoignage rappelle opportunément que la télévision n’est pas un jeu anodin. Derrière chaque candidat se trouve un être humain avec ses fragilités, ses espoirs et parfois ses blessures profondes.
L’histoire d’Anthony Amar n’est pas terminée. Elle pourrait même devenir, si lui-même le souhaite, un puissant message de prévention et d’espoir pour toutes celles et ceux qui traversent des moments extrêmement difficiles. En choisissant de parler, il a déjà franchi une étape immense.
À l’heure où les émissions de téléréalité continuent de passionner des millions de Français, peut-être est-il temps de s’interroger collectivement : comment mieux accompagner ceux qui acceptent de se livrer entièrement devant les caméras ? Comment éviter que la gloire éphémère ne se transforme en descente aux enfers silencieuse ?
Une chose est sûre : le courage dont a fait preuve cet ancien candidat en publiant son témoignage mérite bien plus que 24 heures de buzz. Il mérite réflexion, écoute et surtout, action concrète pour que plus personne ne se sente obligé d’en arriver à une telle extrémité.
Si vous ou l’un de vos proches traversez une période très difficile, n’hésitez pas à en parler. Des numéros d’écoute existent, anonymes et gratuits. Vous n’êtes pas seul.
Numéro national de prévention du suicide : 3114
(24h/24 et 7j/7, appel gratuit)
Merci à Anthony Amar pour sa transparence et son courage. Que son chemin vers la reconstruction soit entouré de bienveillance et de lumière.









