ActualitésSociété

Hachette Rappelle Ouvrages Scolaires Après Erreur sur le 7 Octobre

Pourquoi un dictionnaire et des manuels scolaires ont-ils été retirés en urgence par Hachette ? Une phrase sur les victimes du 7 octobre 2023 provoque l'émoi jusqu'au sommet de l'État... La suite va vous surprendre.

Imaginez un instant : des milliers de jeunes Français ouvrent un manuel pour réviser leur bac ou consulter un dictionnaire, et tombent sur une phrase qui bouleverse la réalité d’un événement tragique. C’est exactement ce qui s’est produit récemment, déclenchant une vague d’indignation et une réaction immédiate d’un géant de l’édition.

Le sujet est sensible, les faits sont graves. Une formulation erronée concernant les victimes des attaques du 7 octobre 2023 a mis le feu aux poudres. Aujourd’hui, nous décortiquons cette affaire qui touche à l’éducation, à la mémoire collective et à la responsabilité des éditeurs.

Une erreur qui choque et qui fait réagir

Tout commence par une alerte lancée en début de semaine. Une association de lutte contre le racisme et l’antisémitisme repère une phrase problématique dans trois ouvrages de révision parascolaires destinés aux lycéens préparant le baccalauréat.

La formulation incriminée décrit les événements ainsi : à la suite de la mort de plus de 1 200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus et d’envahir une grande partie de la bande de Gaza. Le ton est posé, mais le choix des mots pose question.

Pourquoi ce terme précis ? Il sous-entend que toutes les victimes étaient des colons, ce qui ne correspond pas à la réalité historique et géographique de l’événement. Les attaques ont visé principalement des civils dans des kibboutz et des localités reconnues depuis longtemps.

Une réaction présidentielle immédiate

La polémique prend de l’ampleur en quelques heures. Le président de la République s’exprime publiquement sur les réseaux sociaux. Il qualifie ce contenu d’intolérable, dénonçant une falsification des faits concernant les attentats terroristes et antisémites.

Il insiste : le révisionnisme n’a pas sa place dans la République. Cette prise de position forte marque l’importance accordée à la juste qualification des faits dans les supports éducatifs.

Un manuel de révision du baccalauréat qui falsifie les faits : c’est intolérable. Comme tout relativisme sur les attentats terroristes et antisémites du Hamas du 7 octobre.

Ces mots résonnent largement. Ils rappellent que l’éducation nationale et parascolaire porte une responsabilité particulière dans la transmission de la mémoire.

Le groupe d’édition prend des mesures radicales

Face à la vague de critiques, l’éditeur ne tarde pas à réagir. Dès le mercredi, il reconnaît un contenu erroné et annonce le rappel immédiat des trois manuels concernés. Les ouvrages sont retirés de la vente, et ceux non vendus seront détruits.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Deux jours plus tard, vendredi, une nouvelle découverte : un dictionnaire pour collégiens, de la marque Larousse, contient exactement la même phrase problématique. Vendu à quelques centaines d’exemplaires seulement, il rejoint la liste des ouvrages rappelés.

Au total, quatre publications sont concernées. Toutes font l’objet d’une procédure complète de rappel et de destruction.

Une vérification globale des collections

Conscient de la gravité, le groupe décide d’aller plus loin. Il lance une vérification intégrale de l’ensemble de ses ouvrages scolaires, parascolaires et dictionnaires. Des dizaines de milliers de pages vont être passées au peigne fin.

Une enquête interne est ouverte pour comprendre comment une telle erreur a pu se glisser dans plusieurs publications. L’objectif : identifier les failles dans les processus de validation.

Pour l’avenir, un nouveau processus de vérification renforcé est promis. Il concernera toutes les prochaines publications dans ces collections sensibles.

Retour sur les faits du 7 octobre 2023

Pour bien saisir l’enjeu, revenons aux événements eux-mêmes. Le 7 octobre 2023, des commandos du Hamas lancent une attaque surprise d’une ampleur inédite contre Israël.

Le bilan est lourd : plus de 1 200 personnes tuées, en majorité des civils. Les assaillants visent des localités, des festivals, des familles. La brutalité des actes choque le monde entier.

En riposte, Israël engage une opération militaire d’envergure dans la bande de Gaza. Deux ans plus tard, le conflit a fait plus de 70 900 morts selon les chiffres du ministère de la Santé local, jugés fiables par les instances internationales. Une trêve fragile tient depuis octobre.

Ces chiffres et ces faits sont établis. Toute reformulation qui les dénature touche à la vérité historique et à la dignité des victimes.

Pourquoi ce terme pose-t-il problème ?

Qualifier indistinctement les victimes de colons juifs pose plusieurs difficultés. D’abord, la majorité des personnes tuées vivaient dans des zones reconnues comme partie intégrante d’Israël depuis des décennies.

Ensuite, toutes les victimes n’étaient pas juives. Enfin, ce choix de mots peut être perçu comme une tentative de relativiser la nature terroriste de l’attaque, en la présentant sous un angle politique plutôt que criminel.

Dans un contexte où l’antisémitisme connaît une recrudescence alarmante, la précision des termes devient essentielle.

L’impact sur le monde éducatif

Cette affaire interroge la fiabilité des outils pédagogiques. Les manuels et dictionnaires sont utilisés par des milliers d’élèves chaque année. Ils contribuent à former leur vision du monde.

Quand une erreur se glisse, elle peut influencer durablement. D’où l’importance des contrôles multiples avant publication.

Le groupe concerné, numéro un français de l’édition, passé sous un nouveau contrôle actionnarial fin 2023, affirme son engagement pour des contenus respectueux des exigences éducatives et factuels.

Vers plus de vigilance collective ?

Cet épisode rappelle que l’éducation n’est pas neutre. Les mots comptent, surtout sur des sujets aussi brûlants que les conflits internationaux ou les actes de terrorisme.

Il souligne aussi la nécessité d’une vigilance accrue de tous les acteurs : éditeurs, enseignants, parents, autorités. La transmission fidèle des faits est un pilier de la République.

Alors que la vérification massive est en cours, cette affaire pourrait marquer un tournant dans les pratiques éditoriales scolaires en France. Elle invite chacun à réfléchir : comment garantir que les jeunes générations apprennent l’histoire sans biais ni déformation ?

L’avenir dira si ces mesures suffisent à restaurer la confiance. En attendant, le débat reste ouvert, et la mémoire des victimes, intacte.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.