Que reste-t-il vraiment, des années de vie commune sur un plateau de télévision, quand les caméras s’éteignent ? Entre rires forcés, coups de gueule légendaires et amitiés qui vacillent, certains duos marquent durablement l’histoire du PAF. L’un d’eux, particulièrement explosif, vient de livrer une nouvelle page de son histoire, avec une sincérité qui surprend même les plus habitués.
Quand l’ancien protégé se retourne sur le maître du jeu
Le mardi 13 janvier 2026, un ancien visage très familier des soirées télé s’est assis face à un journaliste radio réputé pour sa capacité à faire parler les gens. Ce qui devait être un simple retour sur carrière s’est rapidement transformé en une confession à cœur ouvert, parfois douloureuse, souvent lucide.
L’homme qui parle ce jour-là n’est autre qu’un animateur et chroniqueur passé par plusieurs chaînes privées avant de devenir l’un des piliers d’une émission culte pendant de longues années. Aujourd’hui repositionné sur une autre chaîne du même groupe, il accepte enfin d’évoquer les raisons profondes de son départ fracassant d’un programme suivi par des millions de Français chaque soir.
Un sentiment de répétition qui use les nerfs
« J’avais l’impression de tourner en rond », lâche-t-il sans détour. Cette phrase, simple en apparence, résume pourtant des mois, voire des années de questionnement intérieur. Le rythme infernal, les mêmes débats, la même posture à défendre… tout cela finit par peser lourd lorsque l’on donne une grande partie de sa personnalité à l’antenne.
Il explique avoir progressivement perdu le plaisir qui l’animait au début. « Je ne m’amusais plus », reconnaît-il, les mots lourds de sens pour quiconque connaît l’envers du décor télévisuel. Ce n’est pas seulement une question de fatigue physique, mais bien d’un épuisement moral, presque existentiel.
Quand tu te rends compte que tu joues le même rôle depuis trop longtemps, tu finis par ne plus savoir qui tu es vraiment hors du plateau.
Extrait de l’interview
Cette prise de conscience, aussi banale puisse-t-elle paraître, marque souvent le début de la fin pour de nombreux animateurs et chroniqueurs.
Cyril Hanouna : « excessif dans tout »
La relation entre les deux hommes a toujours été présentée comme passionnelle, électrique, parfois volcanique. L’ancien chroniqueur ne dément pas cette réputation. Il décrit son ancien patron comme quelqu’un d’« excessif dans ses amours » comme dans « ses coups de gueule ».
Il va même plus loin en reconnaissant que, oui, il a pu être « très dur ». Mais immédiatement, il rééquilibre le propos : lui-même admet être capable d’être « très diva », « très capricieux ». Deux forts caractères qui se sont parfois heurtés de plein fouet.
Le jour du clash final ? Il parle d’un « coup de trop ». Un moment où la coupe a débordé, où les mots ont dépassé la pensée, où l’accumulation de tensions a fini par rendre la situation intenable. Il ne désigne personne comme unique responsable : la responsabilité, selon lui, est partagée.
La réponse inattendue de Cyril Hanouna
Le lendemain, dans sa nouvelle émission quotidienne, l’animateur star diffuse des extraits de cette longue confession. La réaction qui suit surprend tout le monde : au lieu de la petite phrase assassine ou de la contre-attaque attendue, il lâche, visiblement sincère : « Oh, c’est parfait ! Franchement, moi j’adore, je pourrais le regarder des heures, faire des interviews comme ça. »
Cette déclaration chaleureuse marque un tournant. Elle semble indiquer que les rancœurs sont enterrées, que le temps a fait son œuvre, et qu’une forme de respect mutuel persiste malgré les tempêtes passées.
La face cachée : l’enfer de l’addiction
Mais l’interview ne s’arrête pas aux questions professionnelles. Très rapidement, le ton devient plus grave, plus intime. L’ancien chroniqueur accepte d’aborder un sujet que peu d’animateurs osent évoquer publiquement : sa descente dans l’addiction aux produits stupéfiants.
Tout commence, comme souvent, par « une ou deux soirées ». Puis le produit devient un refuge face à une déprime sous-jacente. « Ces produits, bêtement, commencent à vous enlever un peu de l’anxiété », explique-t-il. Et c’est là que le piège se referme.
Vous entrez dans un enfer que je ne souhaite même pas à Poutine !
Confession brute
La formule est choc, volontairement excessive, mais elle dit la réalité crue de ce que vivent des milliers de personnes prises dans les filets de la dépendance.
Sortir du cercle vicieux : un long combat
Aujourd’hui, il assure être sorti d’affaire. Il tient à préciser plusieurs points importants, presque comme pour se protéger des jugements hâtifs :
- Il n’a jamais présenté d’émission sous l’emprise de produits
- Il n’a jamais pris le volant dans cet état
- « Le seul à qui j’ai fait du mal, c’est moi »
- Plus de 10 ans de présence quasi quotidienne à l’antenne
- Participation à plus de 2 000 numéros de l’émission culte
- Retour réussi sur une chaîne sœur après 18 mois d’absence
- Plus de 3 millions de vues cumulées sur les extraits de sa confession
Ces précisions ne sont pas anodines. Elles montrent à quel point la honte et la peur du regard des autres continuent de peser, même des années après.
Pourquoi cette confession maintenant ?
Certains y verront une stratégie de communication pour relancer sa carrière. D’autres parleront d’un besoin profond de tourner définitivement la page. La vérité est probablement entre les deux.
En acceptant de parler aussi ouvertement, il prend le risque d’être jugé, moqué, catalogué. Mais il prend aussi le risque inverse : celui de devenir, pour certains, un exemple de résilience, de rédemption.
Les leçons d’une trajectoire cabossée
Cette histoire dépasse largement le petit monde de la télévision. Elle parle de la difficulté à rester soi-même sous les projecteurs, de la pression permanente, de l’épuisement professionnel qui peut mener aux pires dérives.
Elle parle aussi de la capacité de reconstruction. Car après avoir touché le fond, après avoir claqué la porte d’une émission qui représentait tout pour lui pendant des années, il est aujourd’hui de retour, sur un autre plateau, avec une posture différente, plus apaisée.
Un duo qui continue de fasciner
Malgré les années, malgré les clashes, malgré les départs, la relation entre ces deux personnalités continue de passionner le public. On y projette nos propres histoires d’amitiés tumultueuses, de séparations douloureuses suivies parfois de réconciliations inattendues.
La télévision française a connu beaucoup de duos mythiques. Peu ont survécu à autant de tempêtes tout en gardant une forme d’admiration réciproque aussi visible.
Vers une nouvelle page ?
En 2026, alors que les audiences se disputent chaque dixième de point, que les polémiques s’enchaînent à vitesse grand V, cette séquence rappelle qu’il existe encore, parfois, des moments de vérité dans le PAF.
Des moments où l’on cesse de jouer un rôle pour dire simplement : « Voilà ce que j’ai vécu. Voilà ce que j’ai traversé. Et voilà où j’en suis aujourd’hui. »
Et curieusement, c’est peut-être dans ces instants de vulnérabilité assumée que l’on touche le plus profondément le téléspectateur.
À suivre donc… car dans ce milieu où tout va très vite, les histoires ne se terminent jamais vraiment.
Quelques chiffres marquants du parcours télévisuel de Matthieu Delormeau
Une chose est sûre : cette interview ne laissera personne indifférent. Elle aura permis de découvrir, ou de redécouvrir, un homme complexe, talentueux, cabossé, mais debout.
Et ça, finalement, c’est peut-être le plus beau des comebacks.









