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Clermont Domine les Bleuets U20 pour le Six Nations 2026

Le sélectionneur des Bleuets a dévoilé un groupe de 43 joueurs ultra compétitif pour le Tournoi des Six Nations U20. Clermont place cinq éléments, un surprenant deuxième-ligne anglais débarque... mais qui sera l'heureux élu pour débuter face à l'Irlande ?

Imaginez un instant : vous avez 19 ou 20 ans, vous venez d’être appelé dans le groupe le plus convoité du rugby français chez les jeunes, et dans quelques semaines vous allez affronter les meilleures nations mondiales de votre catégorie. C’est exactement le rêve que vivent actuellement 43 espoirs du rugby tricolore. Le compte à rebours est lancé pour le Tournoi des Six Nations U20 2026.

Depuis plusieurs années, la France réalise un travail remarquable dans la formation de ses jeunes talents. Après une victoire éclatante l’an dernier dans la compétition, l’encadrement technique a décidé de conserver une ossature solide tout en intégrant de nouveaux visages prometteurs. Le résultat ? Un groupe à la fois expérimenté et affamé de succès.

Un groupe taillé pour la gagne

Le sélectionneur a donc réuni 43 joueurs qui vont se retrouver dès la semaine prochaine dans le mythique centre national de Marcoussis. Ce premier rassemblement revêt une importance capitale : créer des automatismes, souder un collectif et poser les bases tactiques d’une campagne qui s’annonce très disputée.

Clermont en force, l’ASM leader incontesté

Avec pas moins de cinq représentants, l’ASM Clermont Auvergne se place largement en tête des clubs les plus productifs pour cette liste. Une véritable démonstration de la qualité du travail de formation réalisé dans le Puy-de-Dôme ces dernières années.

Parmi ces cinq Auvergnats, on retrouve notamment le pilier Mathéo Frisach, le deuxième-ligne Rémy Lanen, le troisième-ligne Baptiste Veschambre, le centre Timéo Frier et l’arrière/ailier Axel Guillaud. Cinq profils différents, cinq postes stratégiques, cinq garçons qui incarnent parfaitement la nouvelle génération clermontoise : physique, technique et surtout très ambitieuse.

« Clermont produit depuis plusieurs saisons maintenant des joueurs capables d’évoluer au plus haut niveau dès leur plus jeune âge. C’est une vraie satisfaction de voir ce travail récompensé au niveau international. »

Cette domination auvergnate n’est pas anodine. Elle témoigne aussi d’une certaine stabilité dans le projet sportif du club, malgré les turbulences des dernières années en Top 14. Preuve que la formation reste une priorité absolue dans la capitale du volcan.

La surprise anglaise : Mathis Dehauteur chez les Saracens

La grande nouveauté de cette liste, c’est sans conteste l’arrivée de Mathis Dehauteur. Ce deuxième-ligne de formation française évolue actuellement avec les Saracens, l’un des cadors du championnat anglais. Une belle reconnaissance pour un jeune qui a choisi de tenter l’aventure outre-Manche très tôt dans sa carrière.

Ce choix de détection montre également l’ouverture d’esprit du staff tricolore. Plutôt que de se limiter aux seuls joueurs évoluant en France, l’encadrement technique n’hésite pas à aller chercher des pépites là où elles se trouvent, même chez nos voisins britanniques.

Mathis Dehauteur devient ainsi le symbole d’une nouvelle génération de joueurs français prêts à s’exporter très jeunes pour gagner en expérience et en maturité au contact d’un rugby parfois plus exigeant physiquement.

Une ossature expérimentée qui se reconduit

Plusieurs garçons ayant participé à la victoire historique de 2025 ont été logiquement rappelés. On pense notamment à :

  • Marceau Marzullo (troisième ligne aile – Toulouse)
  • Baptiste Tilloles (demi de mêlée – Bayonne)
  • Édouard-Junior Jabea Njocke (pilier – Racing)
  • Luka Keletaona (demi d’ouverture – Brive)
  • Melvyn Rates (ailier/arrière – Montpellier)
  • Martin Blum (demi de mêlée – Stade Français)

Ces garçons apportent une précieuse expérience du très haut niveau U20. Ils connaissent les exigences du Tournoi, la pression des matchs couperets et surtout l’intensité des confrontations face aux Anglais, Irlandais et Gallois.

Une répartition géographique très équilibrée

Si Clermont domine, plusieurs autres formations françaises ont également de quoi être fières. Toulouse, Bordeaux-Bègles, La Rochelle, Grenoble, Racing 92, Montpellier, Bayonne et Brive placent tous trois éléments dans le groupe. Une belle illustration de la profondeur et de la qualité du vivier français actuel.

Les clubs de Top 14 restent logiquement majoritaires, mais on note aussi quelques belles surprises avec des joueurs issus de Pro D2 (Aurillac, Agen, Montauban, Mont-de-Marsan, Vannes) ou même de Nationale. La preuve que le talent peut éclore partout en France quand le suivi et l’accompagnement sont de qualité.

Les postes clés : où se situent les batailles ?

Talonneurs : une concurrence très ouverte

Cinq talonneurs ont été retenus : Yanis Basse (Racing), Gabin Garault (La Rochelle), Lohann Gil (Toulon), Antonio Ratavo (Montpellier) et Ethan Tia (Stade Français). Un poste traditionnellement très disputé chez les jeunes, où la polyvalence et la précision en touche font souvent la différence.

Piliers : entre puissance et mobilité

La première ligne compte six spécialistes : Liam Couturier (Bayonne), Mathéo Frisach (Clermont), Édouard-Junior Jabea Njock (Racing), Alexandre Langlois (Grenoble), Ruben Pargade (Bordeaux-Bègles) et Maël Turpin (Mont-de-Marsan). On sent une volonté d’alterner entre des profils plus destructeurs et d’autres plus mobiles.

Troisième ligne : l’abondance de talents

Avec huit joueurs sélectionnés, la troisième ligne est sans doute le secteur le plus fourni. De quoi permettre au staff de composer plusieurs combinaisons différentes selon les besoins tactiques de chaque match.

Le programme : un calendrier exigeant

Le Tournoi débutera le 7 février à Perpignan face à l’Irlande, toujours très compliquée à manœuvrer. Puis viendront les déplacements à Cardiff et Édimbourg, le match à domicile face à l’Italie à Lille et enfin la grande explication face à l’Angleterre à La Rochelle le 15 mars.

  1. 7 février : France – Irlande (Perpignan, 21h)
  2. 14 février : Galles – France (Cardiff, 21h)
  3. 21 février : France – Italie (Lille, 21h)
  4. 6 mars : Écosse – France (Édimbourg, 19h15)
  5. 15 mars : France – Angleterre (La Rochelle, 18h45)

Une belle affiche de gala pour terminer le Tournoi dans l’enceinte atlantique de La Rochelle. Le staff espère évidemment que le public répondra présent pour pousser les Bleuets vers un deuxième titre consécutif.

Les grands objectifs affichés

Au-delà de la simple victoire dans le Tournoi, plusieurs missions sont clairement affichées par l’encadrement technique :

  • Continuer à développer une identité de jeu forte
  • Permettre aux joueurs de franchir un cap dans leur maturité rugbystique
  • Préparer au mieux ceux qui viseront le Mondial U20 en juin-juillet
  • Identifier les leaders de demain pour les années à venir

Le message est clair : ces Bleuets ne viennent pas simplement pour participer. Ils viennent avec l’ambition de marquer durablement l’histoire de la catégorie d’âge.

Et les absents alors ?

Le sélectionneur a tenu à rassurer : plusieurs joueurs non retenus dans cette première liste ne sont pas écartés pour autant. Certains sont simplement un peu justes physiquement après des périodes de reprise ou des pépins physiques mineurs. Ils devraient pouvoir réintégrer le groupe au fil des semaines.

Cette profondeur d’effectif est d’ailleurs l’une des grandes forces du rugby français actuel chez les jeunes. La concurrence est telle que même les meilleurs doivent rester sur leurs gardes.

Une génération qui fait déjà saliver

En observant cette liste dans son ensemble, difficile de ne pas être enthousiaste. Entre l’expérience des cadres de 2025, les nouveaux talents émergents, la présence d’un joueur anglais et la très belle représentation des clubs formateurs, tous les ingrédients semblent réunis pour vivre un très beau Tournoi.

Dans quelques semaines, les regards seront braqués sur Perpignan pour le match d’ouverture. Et nul doute que de nombreux supporters français seront devant leur écran ou dans les tribunes pour encourager ces Bleuets qui font déjà rêver.

Alors, ce groupe sera-t-il capable de conserver son titre ? Pourra-t-il même réaliser le Grand Chelem ? Réponse à partir du 7 février… en attendant, le spectacle promet déjà d’être magnifique.

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