Imaginez un mercredi soir d’hiver où le froid reste dehors et où, à l’intérieur, les émotions les plus brûlantes s’invitent sans frapper. Ce 14 janvier 2026, la célèbre émission littéraire La Grande Librairie promet de faire vibrer les téléspectateurs avec un plateau d’exception. Cinq plumes singulières, cinq visions du monde radicalement différentes, et un seul maître de cérémonie : Augustin Trapenard, toujours aussi curieux et incisif.
Amour interdit, villages où le bien et le mal se confondent, mots comme ultime refuge sous l’Occupation, fuite désespérée dans un cirque, et luttes féroces dans l’univers opaque des diamants… Cette soirée s’annonce comme une véritable plongée dans les tréfonds de l’âme humaine.
Un plateau cinq étoiles pour ouvrir l’année en beauté
Chaque semaine, La Grande Librairie réussit le pari audacieux de réunir des univers littéraires qui, a priori, n’ont rien à voir les uns avec les autres. Et pourtant, à chaque fois, une alchimie opère. Le 14 janvier 2026 ne dérogera pas à la règle : les cinq auteurs invités explorent des thèmes universels – l’amour, la peur, la mémoire, la violence – mais avec des approches si personnelles qu’on ressort de chaque discussion avec une sensation neuve.
Alexandre Jardin – Quand l’amour devient une invention révolutionnaire
Avec son nouveau roman, Alexandre Jardin signe un conte philosophique audacieux. Dans cet univers dystopique, les émotions sont bannies, considérées comme dangereuses pour l’ordre social. Jusqu’au jour où une femme ose nommer, ressentir et finalement inventer l’amour. Ce geste devient alors l’acte le plus subversif qui soit.
L’auteur, connu pour son franc-parler et ses engagements parfois tonitruants, promet une discussion animée. Entre colère contenue et enthousiasme débordant, il défendra l’idée que l’amour n’est pas un sentiment naturel, mais bien une construction culturelle que l’humanité a choisi d’inventer… et de réinventer sans cesse.
« Et si l’amour était la plus belle des révolutions ? Pas celle qui fait tomber des régimes, mais celle qui fait tomber les murs intérieurs. »
Une réflexion qui résonne particulièrement dans une époque où les émotions semblent parfois trop vite taxées d’excès.
Cécile Coulon – Le retour saisissant au Fond-du-Puits
Les amateurs de littérature noire et lyrique attendent avec impatience le nouveau livre de Cécile Coulon. Elle replonge ses lecteurs dans le village fictif du Fond-du-Puits, lieu déjà mythique de son œuvre précédente. Mais cette fois, le temps s’étire sur plusieurs années et les masques tombent lentement.
Dans ce huis clos oppressant, les personnages oscillent constamment entre lumière et ténèbres. Le lecteur ne sait jamais vraiment qui est la victime, qui est le bourreau. L’écriture, toujours aussi charnelle et précise, donne l’impression de sentir l’humidité des murs et la tension qui monte dans chaque pièce.
À travers ce roman choral ambitieux, Cécile Coulon interroge notre capacité à juger autrui, à tracer des frontières morales nettes là où règnent le gris et l’ambiguïté.
Timothée de Fombelle – Les mots contre l’angoisse de l’Occupation
Timothée de Fombelle signe ici l’un de ses romans les plus adultes et les plus poignants. L’action se déroule à Paris pendant l’Occupation allemande. Le personnage central est une femme qui attend, dans une angoisse permanente, le retour de l’homme qu’elle aime.
Pour survivre à cette attente insoutenable, elle se met à écrire. Les mots deviennent sa respiration, son armure, son lien ténu avec l’espoir. À travers ce portrait intime, l’auteur explore le pouvoir quasi mystique de l’écriture face à la barbarie.
Ce livre est aussi une déclaration d’amour à la littérature elle-même : quand tout s’effondre autour de soi, les mots peuvent encore tenir debout.
Mélissa Da Costa – La fuite comme seule issue
Mélissa Da Costa continue d’explorer les blessures familiales avec une sensibilité qui touche au cœur. Son nouveau roman raconte l’histoire d’un adolescent qui fuit un foyer toxique et violent pour trouver refuge dans l’univers coloré mais précaire d’un cirque itinérant.
Entre paillettes, numéros dangereux et nouvelles rencontres, le jeune héros tente de reconstruire une identité loin des coups et des cris. Mais le passé ne se laisse pas si facilement distancer…
Avec ce texte très visuel, l’autrice prouve une fois encore son talent pour mêler émotion brute et construction romanesque solide.
Michael Dichter – Dans l’ombre scintillante des diamants
Le dernier invité nous transporte dans un tout autre univers : celui, fascinant et impitoyable, du commerce du diamant à Anvers dans les années 1970. Michael Dichter y suit le destin d’un homme surnommé Bennie Diamond, ambitieux, amoureux et prêt à tout pour réussir.
Rivalités féroces, trahisons, passions amoureuses… le roman se lit comme un thriller sophistiqué tout en offrant une véritable immersion dans un milieu méconnu et pourtant déterminant dans l’économie mondiale de l’époque.
Une plongée captivante dans les coulisses d’un monde où la pureté apparente des pierres cache souvent les zones les plus sombres de l’âme humaine.
Pourquoi cette émission est bien plus qu’un simple rendez-vous littéraire
Ce qui frappe dans La Grande Librairie, c’est la manière dont Augustin Trapenard parvient à créer un espace de vraie rencontre. Ici, pas de posture, pas de langue de bois. Les auteurs parlent de leur processus créatif, de leurs doutes, de leurs colères, de leurs émerveillements.
Chaque livre devient prétexte à une réflexion plus large : sur notre rapport au sentiment, à l’Histoire, à la violence ordinaire, à la reconstruction de soi. Et le téléspectateur, même non lecteur assidu, repart souvent avec l’envie furieuse de se plonger dans l’un des ouvrages évoqués.
Cette capacité à rendre la littérature vivante, accessible et brûlante d’actualité est sans doute le plus beau cadeau que nous offre l’émission depuis toutes ces années.
Les thèmes qui traversent la soirée comme des fils rouges
Si chaque auteur arrive avec son monde, plusieurs fils conducteurs se dessinent pourtant :
- L’amour sous toutes ses formes (interdit, impossible, salvateur, destructeur)
- La violence, qu’elle soit familiale, historique ou sociale
- Le pouvoir de l’écriture et de la parole face au silence imposé
- La reconstruction de soi après le traumatisme
- Les sociétés qui tentent de contrôler ou d’étouffer les émotions
Ces thèmes, loin d’être abstraits, parlent directement à notre époque marquée par les crises, les replis et les questionnements identitaires.
Petit guide pour profiter pleinement de l’émission
Vous souhaitez tirer le maximum de cette soirée ? Voici quelques astuces simples :
- Préparez un carnet ou votre téléphone : certaines phrases prononcées par les auteurs valent largement d’être notées.
- N’hésitez pas à mettre pause au moment des lectures d’extraits : elles sont souvent magistrales.
- Laissez-vous porter par l’échange même quand vous ne connaissez pas l’œuvre : la discussion est suffisamment riche pour captiver tout le monde.
- Restez jusqu’à la fin : les dernières minutes, souvent plus détendues, révèlent parfois les plus belles pépites.
Et surtout… laissez-vous surprendre. Les meilleures soirées littéraires sont celles où l’on sort avec une envie nouvelle, un livre inconnu dans la tête et une émotion inattendue dans le cœur.
Et après l’émission ?
Pour beaucoup de téléspectateurs, la soirée du 14 janvier 2026 marquera le début d’une nouvelle relation avec l’un de ces cinq romans. Peut-être achèterez-vous La femme qui inventa l’amour sur un coup de cœur philosophique. Peut-être serez-vous happé par l’atmosphère suffocante du Fond-du-Puits. Ou peut-être vous laisserez-vous emporter par l’urgence des mots écrits sous l’Occupation.
Quelle que soit votre porte d’entrée, cette émission rappelle une vérité essentielle : la littérature n’est jamais un luxe. Elle est un outil de survie, de compréhension, de résistance et parfois… de révolution.
Alors ce soir, éteignez les autres écrans, installez-vous confortablement, et laissez Augustin Trapenard et ses invités ouvrir grand les portes d’univers dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.
Bon visionnage… et surtout, belles lectures.









