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Enquête Criminelle sur Jerome Powell : Le Choc à la Fed

Le Département de la Justice américain ouvre une enquête criminelle contre Jerome Powell, le puissant patron de la Fed. Derrière les coûts de rénovation se cacherait une lutte acharnée pour le contrôle des taux d'intérêt... Jusqu'où ira cette crise ?

Imaginez un instant : l’homme le plus puissant de la finance mondiale, celui qui décide indirectement du coût de votre crédit immobilier et de la valeur de vos économies, se retrouve soudain visé par une enquête criminelle lancée par le gouvernement de son propre pays. Nous sommes le 11 janvier 2026, et cette scène n’est plus une fiction. Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine, vient de confirmer l’impensable.

Dans une courte allocution vidéo diffusée en urgence le dimanche soir, le banquier central a révélé l’existence d’une enquête pénale ouverte par le Département de la Justice. Le motif officiel ? Des soupçons de fausses déclarations au Congrès concernant… des travaux de rénovation. Mais derrière cette apparente querelle administrative se dessine un bras de fer politique d’une rare intensité.

Une enquête criminelle qui secoue les fondations de la Fed

Ce qui pourrait passer pour un simple contrôle de gestion budgétaire cache en réalité une des plus graves attaques contre l’indépendance de la banque centrale américaine depuis des décennies. Les procureurs fédéraux examinent les déclarations faites par Jerome Powell en juin 2025 devant la commission bancaire du Sénat.

Le sujet du jour ? Un vaste chantier de modernisation du siège historique de la Fed à Washington, évalué initialement à plusieurs centaines de millions de dollars et qui aurait finalement atteint la somme colossale de 2,5 milliards de dollars. Une explosion des coûts qui a fait bondir plus d’un parlementaire.

Des accusations de tromperie qui remontent à l’été 2025

Tout commence réellement avec une élue républicaine de Floride qui, fin 2025, adresse une lettre incendiaire au procureur général. Selon elle, le président de la Fed aurait délibérément minimisé l’ampleur des dépassements budgétaires lors de son audition parlementaire. La machine judiciaire se met alors en branle.

En novembre 2025, le bureau du procureur des États-Unis pour le district de Columbia donne son feu vert. Quelques semaines plus tard, les premières subpoenas (assignations à comparaître devant un grand jury) atterrissent sur le bureau de plusieurs responsables de la Fed.

« Cette enquête n’est pas une question de chiffres. C’est une question de savoir si la politique monétaire américaine restera guidée par les données économiques ou si elle deviendra un instrument aux mains d’intérêts politiques. »

Jerome Powell, 11 janvier 2026

La réponse du principal intéressé ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration mesurée mais ferme, Jerome Powell a qualifié cette procédure de tentative de pression politique déguisée. Selon lui, le Congrès a été informé à plusieurs reprises de l’évolution du projet via des rapports publics et des auditions complémentaires.

Le contexte politique : un président qui ne cache plus son agacement

Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain n’a jamais caché sa frustration face à la politique monétaire jugée trop restrictive de Jerome Powell. Les demandes répétées de baisses rapides des taux directeurs se sont heurtées à une prudence systématique de la Fed, soucieuse de ne pas raviver l’inflation.

Le chantier de rénovation est très rapidement devenu un symbole commode. Plusieurs alliés du pouvoir exécutif ont passé des mois à dénoncer ce qu’ils présentaient comme un gaspillage éhonté des fonds publics. Certains sont même allés jusqu’à évoquer ouvertement l’ouverture d’une procédure judiciaire.

L’atmosphère est devenue électrique après plusieurs nominations controversées au sein du conseil des gouverneurs et une tentative avortée de destitution d’une gouverneure jugée trop proche de l’ancienne administration.

Les réactions : un front bipartisan inattendu

Si la majorité des soutiens les plus virulents de l’enquête proviennent du camp républicain le plus radical, plusieurs voix modérées, y compris républicaines, ont exprimé leur vive inquiétude face à ce précédent dangereux.

Un sénateur républicain de Caroline du Nord n’a pas mâché ses mots : poursuivre le président de la Fed pour des déclarations faites dans le cadre de ses fonctions risque de créer un dangereux précédent pour l’ensemble du système monétaire américain.

Il a même annoncé qu’il bloquerait toute future nomination à la Fed tant que cette affaire ne serait pas clarifiée et que l’indépendance de l’institution ne serait pas réaffirmée de manière solennelle.

Quels sont précisément les chefs d’accusation envisagés ?

Les enquêteurs se penchent sur l’article 18 U.S.C. § 1001 du code pénal fédéral : « fausses déclarations à un organisme fédéral ». Ce texte punit sévèrement quiconque fait volontairement une fausse déclaration dans le cadre d’une affaire relevant de la compétence du gouvernement fédéral.

Dans le cas présent, il s’agirait de savoir si Jerome Powell a délibérément induit le Congrès en erreur sur deux points principaux :

  • L’ampleur réelle des dépassements budgétaires du projet de rénovation
  • Le degré de contrôle exercé par la direction de la Fed sur ces dérives

Les avocats du président de la Fed préparent déjà une défense articulée autour de plusieurs axes : transparence des informations communiquées, caractère prévisionnel des estimations budgétaires et absence d’intention de tromper.

Les implications économiques potentiellement catastrophiques

Derrière le drame politique se cache un enjeu économique colossal. Toute fragilisation durable de l’indépendance de la Fed pourrait avoir des conséquences en cascade sur :

  1. La crédibilité de la politique monétaire américaine
  2. La confiance des marchés obligataires internationaux
  3. Le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale
  4. Le niveau de prime de risque exigé par les investisseurs sur la dette publique américaine

Les marchés financiers, déjà nerveux face à l’affrontement, ont enregistré des variations importantes dans les heures suivant l’annonce. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a connu une hausse notable, signe que les investisseurs intègrent désormais une prime de risque politique.

Quel avenir pour Jerome Powell ?

Interrogé sur son intention de démissionner, le président de la Fed a été catégorique : il compte bien aller au bout de son mandat. « Le service public exige parfois de tenir bon face aux vents contraires », a-t-il déclaré avec son flegme habituel.

Plusieurs constitutionnalistes estiment que même une éventuelle condamnation ne pourrait entraîner sa destitution automatique. Seul le Congrès, par un processus d’impeachment, pourrait le contraindre à quitter son poste.

Une institution sous tension depuis plusieurs années

Cette crise n’est pas née ex nihilo. Depuis la crise financière de 2008, puis la pandémie de 2020 et l’inflation post-pandémique, la Réserve fédérale n’a cessé d’être au cœur du débat politique américain.

Chaque cycle de resserrement ou d’assouplissement monétaire suscite son lot de critiques. Mais jamais encore une administration n’avait franchi le Rubicon d’une enquête pénale contre son président.

Et maintenant ? Les scénarios possibles

Plusieurs trajectoires se dessinent pour les mois à venir :

  • Scénario 1 – L’enquête s’essouffle : les preuves de mensonge intentionnel s’avèrent insuffisantes et le dossier est classé sans suite après plusieurs mois d’investigation.
  • Scénario 2 – Pression continue : l’enquête traîne en longueur, maintenant une pression constante sur la Fed et influençant indirectement ses décisions monétaires.
  • Scénario 3 – Escalade : de nouvelles auditions publiques ou des fuites médiatiques régulières maintiennent le sujet au cœur de l’actualité politique.
  • Scénario 4 – Affrontement institutionnel : la Fed et son président décident de contre-attaquer judiciairement, affirmant que l’enquête constitue une atteinte inconstitutionnelle à l’indépendance de l’institution.

Quelle que soit l’issue, une chose est certaine : la confiance entre les différentes branches du pouvoir américain s’est encore érodée. Et c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait en payer le prix fort.

Dans cette bataille qui s’annonce longue, Jerome Powell semble avoir choisi sa posture : celle du gardien inflexible de l’indépendance monétaire. Une posture qui pourrait lui valoir, selon les camps, soit le statut de martyr de l’indépendance institutionnelle, soit celui de responsable d’un bras de fer dangereux avec le pouvoir exécutif.

Une chose est sûre : nous vivons un moment charnière de l’histoire de la Réserve fédérale américaine. Un moment dont les répercussions pourraient se faire sentir pendant des décennies.

À suivre de très près.

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