Imaginez-vous sur le plateau de l’émission la plus mystérieuse et la plus regardée de France, dissimulé sous un costume extravagant, la voix modifiée, prêt à défier les meilleurs limiers du PAF… et puis, patatras, dès le premier passage, tout le monde devine qui vous êtes. Pire encore : on vous élimine sur-le-champ. C’est exactement ce qui est arrivé à Marianne James en 2022, et quatre ans plus tard, la pilule a encore du mal à passer.
Une participation qui devait être fun… et qui a tourné au vinaigre
Quand on pense à Marianne James, on visualise immédiatement son rire tonitruant, ses remarques cinglantes mais toujours bienveillantes, et cette présence solaire qui illumine n’importe quel plateau. Alors forcément, l’idée de la voir se prêter au jeu de Mask Singer semblait prometteuse. Une diva lyrique dans un costume improbable ? Le cocktail parfait pour des moments mémorables. Sauf que la réalité a été beaucoup moins rose.
Dans une récente émission de radio, l’ancienne chroniqueuse de La France a un incroyable talent s’est confiée sans filtre sur cette expérience qu’elle qualifie aujourd’hui de « mitigée », pour ne pas dire carrément frustrante. Entre fous rires nerveux et véritables moments de dépit, son récit est à la fois hilarant et touchant.
Le fameux costume : un gros bébé dans un youpala
Le choix du costume a tout de suite posé problème. Marianne James raconte qu’elle avait pourtant été très claire dès le départ : si elle devait participer, elle voulait quelque chose de complètement décalé, d’absurde. Elle avait même lancé, mi-sérieuse mi-plaisante : « Moi si je fais Mask Singer, c’est pour être en saucisse ». Finalement, la production a opté pour un compromis… ou plutôt pour une idée encore plus énorme.
Elle se retrouve donc transformée en « gros bébé » assis dans un gigantesque youpala. Le but affiché ? Cacher absolument tout ce qui pourrait trahir sa silhouette très féminine et très… généreuse. Parce que, soyons honnêtes, sa voix si caractéristique, ronde, puissante, chaleureuse, ne laisse que très peu de doute sur son identité lorsqu’elle chante.
« Il ne fallait pas voir mes doudounes, mon ventre, il ne fallait pas comprendre… Parce que si tu trahis une voix de femme, très ronde et très grande, il y a des chances que ça soit moi quand même. »
Le résultat ? Une silhouette monstrueusement large, presque cubique, entièrement réalisée en plastazote, cette mousse qui permet tous les mouvements sans jamais révéler la forme réelle du corps. Une véritable armure de camouflage… qui allait se retourner contre elle de la plus inattendue des manières.
L’élimination express et la colère qui monte
Premier passage, première chanson. Marianne James se lance avec une interprétation très personnelle de « Mon papa à moi est un gangster » de Stomy Bugsy. Pour corser l’affaire et semer encore plus le doute, elle chante à la manière d’un duo, alternant les voix graves et les parties plus aiguës. Stratégie risquée… mais qui semblait prometteuse.
Manque de chance : les enquêteurs ne tombent pas dans le panneau de la fausse dualité vocale. Ils tombent carrément dans l’excès inverse. À cause de l’énormité du costume, ils en viennent à la conclusion surréaliste que deux personnes se cachent à l’intérieur. Deux hommes, qui plus est.
Les noms qui fusent alors sont ceux de JoeyStarr et Kool Shen du mythique groupe NTM, ou encore le duo comique Chevalier & Laspalès. Autant dire que personne ne pense un seul instant à une chanteuse lyrique quinquagénaire. Résultat des courses : Marianne James est éliminée dès le premier prime. La douche froide est totale.
« Je me suis fait virer dès la première émission. J’étais vexée comme un pou. »
Et cette petite phrase, prononcée quatre ans après les faits, résonne encore avec une étonnante fraîcheur. La vexation est intacte, presque palpable.
Chantal Ladesou dans le viseur (et les autres jurés aussi)
Parmi les enquêteurs de cette saison-là, une personnalité en particulier cristallise aujourd’hui toute la rancœur de Marianne James : Chantal Ladesou. L’humoriste belge n’a pas voté pour garder la candidate mystère, et c’est ce détail qui semble le plus difficile à avaler.
La boutade est énorme, évidemment, mais elle traduit bien l’état d’esprit. Derrière l’humour se cache une vraie déception : celle de ne pas avoir été reconnue pour ce qu’elle est vraiment, malgré (ou à cause de) tous les efforts déployés pour brouiller les pistes.
Les autres membres du jury de l’époque n’échappent pas totalement à la vindicte gentiment théâtrale de Marianne James. Elle regrette surtout que personne n’ait osé aller au bout de l’intuition « voix féminine puissante » et que l’évidence du costume XXL ait complètement parasitée la réflexion collective.
Mask Singer : quand le costume devient contre-productif
L’émission repose sur un équilibre subtil : le costume doit être assez extravagant pour masquer l’identité, mais pas au point de créer une fausse piste trop grossière. Dans le cas de Marianne James, le curseur est clairement allé trop loin. Le gigantisme du youpala a fini par générer plus de confusion que de mystère.
C’est un paradoxe assez fascinant : en voulant dissimuler à tout prix sa morphologie, la production a rendu la candidate encore plus suspecte… mais dans le mauvais sens du terme. Au lieu de penser « quelle femme pourrait avoir une silhouette pareille ? », les enquêteurs ont directement basculé sur « ça ne peut être que deux hommes ».
Ce genre de raté fait partie des aléas du jeu, mais il touche particulièrement quand la personnalité est aussi forte et identifiable que celle de Marianne James. Elle qui a construit une partie de sa notoriété sur son authenticité et sa spontanéité s’est retrouvée piégée par un costume qui l’a littéralement « déshumanisée ».
Les autres anecdotes croustillantes autour de Mask Singer
Le récit de Marianne James n’est pas un cas isolé. De nombreux candidats ont raconté par la suite à quel point l’expérience pouvait être à double tranchant. Entre l’excitation des répétitions, la pression du direct, les consignes ultra-strictes sur le secret, et parfois la frustration de ne pas aller au bout de l’aventure, Mask Singer reste une expérience marquante pour tous ceux qui y participent.
Certains ont été déçus par le manque de temps de préparation vocale, d’autres par le choix du costume, d’autres encore par le niveau parfois très aléatoire des enquêtes. Mais rares sont ceux qui, quatre ans plus tard, parlent encore de leur élimination avec autant de verve et d’humour mordant.
Marianne James, elle, transforme sa déception en véritable numéro de stand-up. Elle ne se contente pas de raconter les faits : elle les met en scène, elle surjoue la colère, elle mime l’indignation, elle fait rire aux éclats… tout en laissant transparaître une vraie blessure d’ego.
La résilience et l’autodérision : les vraies armes de Marianne James
Ce qui frappe le plus dans cette confession, c’est la capacité de la principale intéressée à rire d’elle-même. Elle aurait pu ruminer dans son coin, refuser d’évoquer le sujet, ou balancer des critiques acerbes sans humour. Au lieu de cela, elle en fait un morceau de bravoure, une anecdote qu’elle ressort avec délectation dès qu’on lui pose la question.
Cette autodérision est devenue l’une des marques de fabrique de Marianne James. Que ce soit face aux candidats parfois très fragiles de La France a un incroyable talent, ou dans ses propres prises de parole publiques, elle n’hésite jamais à se mettre en scène avec une bonne dose d’autodérision.
Quelques exemples marquants de son franc-parler légendaire :
- Ses remarques parfois très cash mais toujours justes aux candidats
- Sa façon inimitable de commenter les prestations avec un mélange d’amour et de sévérité
- Ses coups de gueule mémorables quand elle estime qu’on manque de respect à la musique
- Et bien sûr… sa légendaire réplique lors de cette fameuse émission de Mask Singer
Cette authenticité brute, parfois déstabilisante, est exactement ce qui fait qu’on l’aime ou qu’on la déteste… mais qu’on ne reste jamais indifférent.
Et si c’était à refaire ?
À la question que tout le monde se pose forcément : « Est-ce que tu referais Mask Singer aujourd’hui ? », Marianne James botte en touche avec malice. Elle reconnaît que l’expérience a été rude, mais elle avoue aussi que, paradoxalement, elle en garde un souvenir très fort. Le genre de souvenir qu’on ressort lors des dîners entre amis, avec un grand éclat de rire et une petite larme au coin de l’œil.
Et puis, soyons honnêtes : cette mésaventure a donné lieu à l’une des anecdotes les plus savoureuses de l’histoire récente de la télévision française. Qui d’autre peut se vanter d’avoir été pris pour un duo de rappeurs ou pour Chevalier et Laspalès sous un déguisement de bébé géant ?
Alors oui, elle était vexée comme un pou. Oui, elle garde une dent contre certains jurés. Mais au fond, cette mésaventure fait désormais partie intégrante de la légende Marianne James : grande, entière, excessive, drôle… et délicieusement humaine.
Et vous, que pensez-vous de cette histoire ? Auriez-vous aimé voir Marianne James aller plus loin dans l’aventure ? Dites-nous tout en commentaire !









