Imaginez un samedi soir d’hiver, le canapé encore chaud du dîner, la lumière tamisée, et soudain cette petite pointe d’excitation quand l’horloge approche des 23h25. Ce moment précis où l’on sait que Quelle époque ! va une nouvelle fois transformer le petit écran en lieu de rencontres improbables, de rires francs et de confidences inattendues. Le 10 janvier 2026, l’émission portée par Léa Salamé promet d’être particulièrement savoureuse… et teintée d’une émotion particulière.
Un plateau d’exception pour ouvrir l’année 2026
Chaque semaine, les téléspectateurs attendent avec curiosité la liste des personnalités qui fouleront le plateau. Ce samedi ne déroge pas à la règle, bien au contraire : le casting réunit des univers extrêmement variés, preuve une fois encore que l’émission sait mélanger les genres avec une certaine audace.
Pierre Arditi et Francis Huster : le théâtre à l’honneur
Difficile de rêver meilleure entrée en matière que la présence simultanée de deux monstres sacrés du théâtre français. Pierre Arditi, voix reconnaissable entre mille, incarnation vivante d’une certaine élégance intellectuelle, partagera le plateau avec Francis Huster, comédien intense au parcours impressionnant, capable de passer de Racine à Audiard avec la même aisance.
Leurs échanges risquent fort d’être passionnants : deux générations, deux approches du métier, deux tempéraments différents… On imagine déjà les anecdotes de tournage, les souvenirs de metteurs en scène mythiques et peut-être quelques vérités crues sur l’état actuel du théâtre public.
« Le théâtre, c’est là où l’on peut encore dire l’indicible sans être jugé, mais avec le risque permanent de tomber juste. »
Extrait d’une ancienne interview de Pierre Arditi
Espérons que cette rencontre permette de redécouvrir pourquoi ces deux artistes continuent, malgré les années, de fasciner le public.
Jean-Michel Aulas : du foot à la politique lyonnaise
Changement radical de registre avec l’arrivée de Jean-Michel Aulas. L’ancien président emblématique de l’Olympique Lyonnais, connu pour son franc-parler et sa longévité exceptionnelle à la tête du club, est aujourd’hui candidat à la mairie de Lyon.
Ce passage du sport de haut niveau à la politique locale constitue en soi un sujet passionnant. Comment transpose-t-on les méthodes de management d’un club qui a remporté sept titres consécutifs de champion de France à la gestion d’une grande collectivité territoriale ?
Jean-Michel Aulas a toujours cultivé une image d’homme d’entreprise pragmatique, parfois autoritaire, souvent visionnaire. Son entrée en politique ne manquera pas de susciter des débats animés, surtout dans le contexte actuel où la confiance envers les élus est plus que jamais fragilisée.
Jimmy Sax : quand la musique envahit le plateau
Et puis il y aura la musique, parce que Quelle époque ! n’oublie jamais que le divertissement passe aussi par les sens. Jimmy Sax, phénomène du saxophone électro-pop, viendra très probablement enflammer le plateau avec son énergie communicative.
- Son ascension fulgurante sur les réseaux sociaux
- Sa capacité à mélanger classique et musiques actuelles
- Son tube « No Stress » remixé par Laurent Wolf qui a dépassé les 100 millions de streams
Jimmy Sax appartient à cette nouvelle génération d’artistes qui refusent les cases traditionnelles et construisent leur succès en dehors des sentiers battus. Sa présence devrait apporter une touche de fraîcheur bienvenue au milieu des monuments sacrés du théâtre et de la politique.
Isabelle Morizet : une vie entre radio, musique et télévision
Impossible de passer à côté d’Isabelle Morizet, ancienne animatrice phare d’Europe 1, mais aussi chanteuse sous le pseudonyme de Karen Cheryl dans les années 70-80. Son parcours est absolument fascinant : une carrière musicale pop-disco plutôt réussie, puis un virage radical vers le journalisme et l’animation radio.
Elle incarne à merveille cette capacité toute particulière que possèdent certains à se réinventer sans jamais perdre leur authenticité. Son témoignage devrait être précieux sur les mutations du paysage médiatique français depuis quatre décennies.
Les adieux très attendus de Philippe Caverivière
Mais la véritable information qui risque de marquer cette soirée, c’est bien entendu le départ annoncé de Philippe Caverivière. Le chroniqueur humoristique, fidèle compagnon de route de Léa Salamé depuis les débuts de l’aventure, a décidé de tourner la page.
Son sens de la formule choc, sa capacité à déconstruire l’actualité avec un humour parfois corrosif, son talent pour glisser une vanne au milieu d’un sujet grave… tout cela va manquer à l’émission. Les adieux s’annoncent forcément émouvants, peut-être même historiques pour les habitués du programme.
« Comment tu peux me faire ça… »
Message posté par Léa Salamé à l’annonce du départ
Ce départ pose aussi la question de l’évolution de l’émission dans les mois à venir. Philippe Caverivière était devenu l’un des piliers de l’équilibre entre information et divertissement. Son absence laissera un vide certain.
Paul de Saint-Sernin : le renfort comique
Heureusement, Paul de Saint-Sernin reste aux côtés de Léa Salamé. Le jeune humoriste, repéré pour sa répartie exceptionnelle et son sens du timing, devrait avoir encore plus de place pour s’exprimer dans les prochaines semaines. Son style très différent de celui de Caverivière pourrait amener une nouvelle dynamique.
L’héritage d’une case historique
Il ne faut jamais oublier que le samedi soir en deuxième partie de soirée sur France 2 constitue une véritable institution télévisuelle française. De Thierry Ardisson à Laurent Ruquier, en passant par les différentes formules qui se sont succédé, cette case a vu défiler le gratin de la culture, de la politique et du spectacle français.
Léa Salamé l’a répété à plusieurs reprises : elle ressent une véritable pression, presque un devoir civique, de maintenir le niveau d’exigence et de qualité qui a fait la réputation de ce créneau horaire. Entre respect de l’héritage et envie d’imprimer sa propre patte, le défi est de taille.
Pourquoi cette émission continue de passionner ?
Dans un paysage audiovisuel français de plus en plus fragmenté, où les chaînes historiques perdent parfois du terrain face aux plateformes de streaming, Quelle époque ! parvient encore à rassembler plusieurs générations autour d’un même écran.
- Le choix éclectique des invités
- La liberté de ton
- La durée suffisamment longue pour permettre de véritables échanges
- Le mélange réussi entre humour et sujets de fond
- La personnalité singulière de Léa Salamé, à la fois incisive et bienveillante
Ces éléments constituent aujourd’hui la recette d’un succès qui, malgré les changements d’équipe, semble perdurer.
Ce que l’on retient déjà de cette nouvelle saison
Après plusieurs numéros diffusés, plusieurs enseignements se dégagent déjà :
Léa Salamé parvient à conserver une vraie exigence journalistique tout en laissant la place à l’humour et à la légèreté. Le duo qu’elle forme avec Paul de Saint-Sernin fonctionne bien, même s’il reste perfectible. Le public suit, les audiences se maintiennent à un niveau honorable pour cette case horaire tardive.
Mais surtout, l’émission continue de proposer des moments de télévision rares : des engueulades cordiales, des fous rires incontrôlables, des silences lourds de sens, des révélations inattendues… Autant d’instants qui font encore la différence avec le flux continu des contenus numériques.
Et après les adieux de Caverivière ?
La grande question qui se pose désormais concerne l’avenir. Comment l’émission va-t-elle rebondir après le départ d’un de ses éléments les plus populaires ? Va-t-on assister à un renforcement du rôle de Paul de Saint-Sernin ? De nouveaux chroniqueurs vont-ils faire leur apparition ?
Ce 10 janvier 2026 constituera sans aucun doute un tournant. Les téléspectateurs seront nombreux à vouloir juger par eux-mêmes de l’atmosphère particulière qui régnera sur le plateau lors de cette soirée pas comme les autres.
Une chose est sûre : quelle que soit l’issue de cette transition, Quelle époque ! continuera de faire partie des rares rendez-vous télévisuels qui parviennent encore à créer l’événement dans une société où l’attention se fragmente comme jamais auparavant.
Alors ce samedi, éteignez les lumières, montez un peu le son, et laissez-vous porter par cette parenthèse enchantée du samedi soir… avec peut-être, dans un coin du cœur, une petite pointe de nostalgie pour celui qui nous a tant fait rire pendant toutes ces années.
Bon visionnage à toutes et à tous.









