Vous rêvez d’une échappée sur une île paradisiaque où la nature explose de vie, où les temples anciens se dressent dans un silence presque irréel et où vous pouvez enfin respirer loin des foules ? Bali en mars pourrait bien être la réponse à vos envies. Loin de l’image carte postale saturée de touristes, cette période révèle une autre facette de l’île des dieux : plus verte, plus calme, plus authentique.
Pourquoi mars change complètement votre expérience à Bali
Mars marque la fin progressive de la saison des pluies à Bali. Les averses, souvent nocturnes, laissent place à des journées ensoleillées et surtout à une végétation d’une intensité rare. Les rizières se parent d’un vert profond, les cascades gonflent et la jungle semble plus dense que jamais. C’est le moment où Bali retrouve son souffle après les mois les plus humides.
Et pourtant, beaucoup hésitent à partir à cette période. La crainte de la pluie repousse les voyageurs vers la saison sèche. Résultat ? Vous profitez d’un Bali presque intime, avec des prix plus doux et une atmosphère paisible.
La météo en mars : entre averses et éclats de soleil
Les températures oscillent agréablement entre 25 et 31 °C. L’ensoleillement atteint souvent 8 à 9 heures par jour, même si le mois compte entre 15 et 23 jours de précipitations. La particularité ? Les pluies tombent majoritairement la nuit ou en averses courtes et intenses l’après-midi.
La mer reste chaude, autour de 29 °C, idéale pour les activités nautiques. L’humidité élevée donne cette sensation tropicale enveloppante, mais rien d’insupportable si vous prévoyez des vêtements légers et imperméables.
Le vrai bonus ? Cette humidité transforme littéralement le paysage. Les photographes adorent mars : les couleurs saturées, les brumes matinales sur les rizières et les arcs-en-ciel fréquents offrent des clichés exceptionnels.
Une affluence touristique au plus bas
Mars fait partie de la basse saison. Les grands sites comme Tanah Lot ou les rizières de Tegallalang retrouvent une quiétude rare. Vous pouvez contempler un coucher de soleil depuis un temple sans jouer des coudes, chose impensable en juillet ou août.
Cette faible fréquentation permet des échanges plus vrais avec les Balinais. Les sourires sont plus détendus, les conversations plus longues. Vous ressentez vraiment l’hospitalité légendaire de l’île.
Économiquement, c’est aussi le moment idéal. Les hébergements baissent leurs tarifs, les activités coûtent moins cher et les vols sont plus accessibles qu’en haute saison.
Les avantages et inconvénients résumés
Pour y voir plus clair, voici un récapitulatif clair des points forts et faibles de mars à Bali.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Nature à son apogée (verdure intense) | Risque d’averses quotidiennes |
| Moins de touristes, expérience authentique | Humidité élevée |
| Prix plus bas (vols, hôtels, activités) | Certaines routes peuvent être glissantes |
| Possibilité de vivre le Nyepi | Moins d’ambiance festive en soirée |
En résumé, les avantages l’emportent largement pour les voyageurs en quête de calme et de nature.
Le Nyepi : l’événement qui peut transformer votre voyage
Le jour du silence balinais, Nyepi, tombe souvent en mars (dates variables selon le calendrier lunaire balinais). En 2026, attendez-vous à une date proche de fin mars.
La veille, l’île s’anime avec les parades d’Ogoh-Ogoh : d’immenses effigies de démons portées dans les rues avant d’être brûlées pour chasser les mauvais esprits. Spectacle impressionnant et haut en couleur.
Le jour J, tout s’arrête. Aucune activité, aucun déplacement, aucune lumière. Même l’aéroport ferme ! Les Balinais méditent et jeûnent. Les touristes doivent respecter cette tradition : rester dans leur hébergement.
Cette journée forcée de déconnexion totale est, pour beaucoup, l’expérience la plus marquante de leur séjour. Un silence absolu sur une île entière : rare et puissant.
Les incontournables à ne pas manquer en mars
La faible affluence rend certains sites encore plus magiques. Voici ma sélection personnelle.
Tanah Lot, le temple sur l’océan
Ce temple iconique, posé sur un rocher au milieu des vagues, prend une dimension mystique sous un ciel de saison des pluies. Les couchers de soleil, souvent dramatiques avec des nuages sculptés, sont sublimes. En mars, vous pouvez presque avoir le lieu pour vous seul à marée basse.
Ubud et ses environs
Le cœur culturel de Bali retrouve son calme. Flânez sur la Campuhan Ridge Walk au lever du jour, visitez la Forêt des Singes sans bousculade ou offrez-vous un massage traditionnel dans un spa entouré de rizières flamboyantes.
Le marché d’Ubud reste animé mais agréable : artisanat local, fruits tropicaux, négociation souriante avec les vendeurs.
Les rizières en terrasse à leur apogée
Jatiluwih, Tegallalang ou Belimbing : toutes brillent d’un vert éclatant. Les reflets de l’eau sur les paliers créent des miroirs naturels. La balade entre les terrasses devient une méditation en mouvement.
Privilégiez les matinées pour éviter les éventuelles averses de l’après-midi et profiter de la lumière douce.
Plongée et snorkeling exceptionnels
La visibilité reste excellente en mars. Nusa Penida offre des rencontres fréquentes avec les raies manta. Tulamben et son épave de l’USAT Liberty grouille de vie. Les eaux chaudes et les sites moins fréquentés rendent l’expérience plus intense.
Les plages et le surf
Kuta, Seminyak ou Canggu : les vagues restent constantes. Les écoles de surf accueillent les débutants dans une ambiance détendue. Après l’effort, un coucher de soleil sur le sable presque désert.
La gastronomie balinaise à savourer
Impossible de parler de Bali sans évoquer sa cuisine. Les warungs (petits restaurants locaux) servent des plats savoureux à prix doux.
Goûtez impérativement le nasi goreng, le babi guling (cochon de lait rôti, si vous mangez du porc), les sate lilit (brochettes hachées parfumées) ou le lawar (salade de légumes et coco). Terminez par un bubur injin, pudding de riz noir au lait de coco.
En mars, les fruits tropicaux sont à leur meilleur : mangues juteuses, ramboutans, salak… Un festival de saveurs.
Conseils pratiques pour un séjour réussi
Prévoir un imperméable léger et des chaussures qui ne craignent pas l’eau. Une location de scooter reste le moyen le plus pratique pour explorer, mais prudence sur routes humides.
Les vols depuis l’Europe tournent autour de 800-1200 € aller-retour si réservés à l’avance. Sur place, une chambre confortable coûte entre 30 et 80 € la nuit, parfois moins.
Privilégiez un séjour de deux semaines minimum pour profiter pleinement et amortir le trajet.
Enfin, respectez les traditions locales, surtout si votre voyage coïncide avec Nyepi. Cette immersion culturelle restera gravée dans votre mémoire.
Bali en mars n’est pas une destination compromise par la pluie. C’est une île revitalisée, apaisée, prête à vous révéler ses secrets les plus profonds. Une expérience différente, plus lente, plus intense. Si vous cherchez l’authenticité plutôt que la perfection météorologique, mars vous tend les bras. L’île des dieux n’a jamais aussi bien porté son nom qu’en cette saison de renaissance.









