Imaginez-vous au cœur du désert saoudien, le soleil implacable au-dessus de la tête, et devant vous, des étendues infinies de sable doré ponctuées de canyons majestueux. C’est exactement ce qui attend les concurrents du Dakar 2026 lors de la troisième étape, une boucle intense autour d’Al-Ula qui promet d’être l’une des plus mémorables de cette édition. Après un prologue et deux premières journées déjà riches en émotions, cette spéciale de 422 kilomètres va tester les limites des pilotes, tant sur le plan physique que stratégique.
Le Dakar, ce mythe vivant du rallye-raid, continue de fasciner par sa capacité à mêler aventure extrême et beauté brute des paysages. En 2026, l’épreuve reste fidèle à sa réputation : un parcours impitoyable où chaque kilomètre peut renverser la hiérarchie. Et cette troisième étape, disputée ce mardi 6 janvier, s’annonce comme un tournant potentiel.
La Troisième Étape : Une Boucle Exigeante Autour d’Al-Ula
Partis de Yanbu sur la côte de la mer Rouge, les concurrents ont déjà franchi deux étapes solides. La première, une boucle autour de Yanbu, a permis de lancer la machine, tandis que la seconde les a menés jusqu’à Al-Ula au prix de 400 kilomètres chronométrés. Désormais installés dans cette région emblématique, ils affrontent une boucle complète : départ et arrivée à Al-Ula, pour un total de 666 kilomètres, dont 422 kilomètres de spéciale.
Ces chiffres impressionnent déjà, mais ce qui rend cette étape particulièrement redoutable, c’est la variété du terrain. Les organisateurs ont conçu un tracé qui alterne entre pistes rapides, zones rocailleuses et vastes plateaux sablonneux. Les paysages grandioses d’Al-Ula, avec ses formations rocheuses spectaculaires et ses canyons profonds, offrent un décor à couper le souffle, mais aussi des pièges invisibles pour les moins attentifs.
La première partie de la spéciale met l’accent sur la vitesse et la gestion du véhicule sur des surfaces mixtes. Mais c’est en seconde moitié que les choses se corsent vraiment : la navigation devient un enjeu majeur, avec peu de repères visibles et des étendues de sable où il est facile de s’égarer. Une erreur de cap peut coûter des minutes précieuses, voire des heures pour les moins chanceux.
Les Défis Techniques de Cette Spéciale
Dans le Dakar, la navigation n’est pas un simple accessoire : c’est souvent elle qui fait la différence entre les favoris et les outsiders. Les pilotes reçoivent leur roadbook le matin même, sans possibilité de reconnaissance préalable. Ici, à Al-Ula, les vastes plaines sablonneuses exigent une lecture parfaite des notes, surtout quand les traces des concurrents précédents peuvent induire en erreur.
Pour les motos, ouvrir la piste est un désavantage certain, car il faut tracer soi-même dans le sable vierge. Les autos, quant à elles, doivent gérer la poussière soulevée par les leaders. Et n’oublions pas les camions, ces géants qui imposent leur rythme mais souffrent dans les sections techniques.
Les dunes font leur apparition plus marquée, même si elles ne sont pas aussi monumentales que dans d’autres régions. Il s’agit plutôt de cordons sablonneux et de zones molles où la gestion des pneumatiques est cruciale. Une crevaison au mauvais moment, et c’est la panique pour réparer sous la chaleur écrasante.
Caractéristiques clés de l’étape 3 :
- Départ et arrivée : Al-Ula
- Distance totale : 666 km
- Spéciale chronométrée : 422 km
- Terrains principaux : Pistes sablonneuses, canyons, plateaux rocailleux
- Piège majeur : Navigation complexe en fin de spéciale
Al-Ula : Un Décor Mythique Pour le Dakar
Al-Ula n’est pas choisie au hasard. Cette région du nord-ouest de l’Arabie Saoudite est un joyau patrimonial, avec ses tombeaux nabatéens et ses formations géologiques uniques. Pour les concurrents, c’est un privilège rare de tracer à travers ces paysages classés au patrimoine mondial.
Les canyons imposants forcent des changements de rythme constants : accélérations sur les plateaux ouverts, prudence dans les passages étroits. Le sable, fin et traître, demande une technique parfaite pour éviter l’ensablement. Et par-dessus tout, la beauté du lieu rappelle pourquoi tant de pilotes reviennent année après année : le Dakar, c’est aussi une exploration.
Dans les éditions précédentes, Al-Ula a souvent été le théâtre de rebondissements. Des leaders qui s’égarent, des outsiders qui brillent grâce à une navigation impeccable. En 2026, avec l’absence de l’Empty Quarter mais une emphase sur les dunes tout au long du parcours, cette étape préfigure les épreuves plus au sud.
L’Impact Sur le Classement Général
Après deux étapes, les écarts sont encore modestes. Chez les motos, Daniel Sanders a repris la tête après sa victoire sur la deuxième spéciale, devant son jeune coéquipier Edgar Canet. Chez les autos, Guillaume de Mevius mène devant Nasser Al-Attiyah, avec les favoris comme Sébastien Loeb et Carlos Sainz en embuscade.
Cette troisième étape, avec sa longue spéciale, peut creuser des gaps significatifs. Une bonne navigation permettra de gagner du temps bonus, tandis qu’une erreur pourra reléguer un favori loin au général. Les jours suivants, avec les premières marathon approchant (étapes 4 et 5 sans assistance complète), chaque minute compte.
Les pilotes expérimentés comme Adrien Van Beveren ou Toby Price savent que la patience paie dans ces sections. Pour les rookies, c’est un baptême du feu : gérer la fatigue accumulée, la chaleur, et la pression de la concurrence.
Pourquoi Cette Étape Est-Si Particulière Dans l’Histoire du Dakar
Le Dakar a toujours excellé dans les étapes où la navigation prime sur la pure vitesse. Souvenez-vous des grandes classiques dans le Ténéré ou le Sahara mauritanien : des journées entières à chercher le bon cap parmi les dunes infinies. Aujourd’hui en Arabie Saoudite, Al-Ula perpétue cette tradition.
Les dunes, même si elles ne culminent pas à 300 mètres comme ailleurs, demandent une maîtrise totale. Monter une corde de sable, redescendre sans perdre le contrôle, anticiper les zones molles : c’est l’essence du rallye-raid. Et quand la visibilité baisse avec la poussière, tout devient plus intense.
Historiquement, ces étapes ont couronné les grands navigateurs. Des légendes ont bâti leur palmarès sur leur capacité à lire le terrain mieux que quiconque. En 2026, avec un parcours global approchant les 5000 km chronométrés, cette troisième journée pose les bases d’une édition où l’endurance mentale sera décisive.
« Dans le Dakar, les plus belles étapes sont souvent les plus dures. Al-Ula, avec ses paysages et ses pièges, en est un parfait exemple. »
Un vétéran du rallye-raid
À Quoi s’Attendre Pour la Suite
Après cette boucle, le Dakar enchaîne directement avec l’étape 4, première partie d’une marathon. Les pilotes devront préserver leurs machines, car l’assistance sera limitée. Puis direction Hail, Riyad pour le repos, et les grandes dunes du sud.
Cette troisième étape n’est pas seulement un défi sportif : c’est un spectacle pour les fans, avec des images époustouflantes de véhicules filant entre les rochers rouges et les sables dorés. Suivez-la en direct, car les surprises sont garanties.
Le Dakar 2026 confirme une fois de plus pourquoi il reste l’ultime aventure motorisée. Entre beauté sauvage et exigence absolue, cette étape autour d’Al-Ula captivera tous les passionnés. Et vous, quel est votre moment préféré jusqu’ici ?
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