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Dakar 2026 : Branch Triomphe Mais Risque Gros

Le Dakar 2026 démarre en fanfare avec la victoire provisoire de Ross Branch sur la première étape. Mais une pénalité pour excès de vitesse plane sur le Botswanais... Qui héritera de la tête du général ? La réponse risque de tout changer.

Le sable saoudien n’a pas attendu pour rappeler qui commande. Dès la première vraie étape du Dakar 2026, disputée ce dimanche autour de Yanbu, les pilotes ont plongé dans le grand bain : cailloux traîtres, poussière épaisse et navigation piégeuse. Au bout des 305 kilomètres chronométrés, un Botswanais a franchi la ligne en premier, le sourire large mais le cœur peut-être un peu serré.

Une première étape déjà décisive

Le prologue de la veille appartenait déjà au passé. Cette fois, il s’agissait d’une spéciale sérieuse, longue de plus de 500 kilomètres au total, avec deux visages bien distincts. La première partie, minérale et rocailleuse, a mis les pneus à rude épreuve. La seconde, plus sablonneuse, a ajouté du vent et une visibilité réduite. Conditions idéales pour séparer les audacieux des prudents.

Les favoris, partis en retrait pour éviter d’ouvrir la piste, n’ont pas tardé à remonter. Très vite, les chronos intermédiaires ont placé en haut de l’écran des noms attendus, mais aussi quelques surprises.

Ross Branch frappe fort… pour l’instant

Le vice-champion 2024 a montré qu’il n’était pas venu pour faire de la figuration. Au guidon de sa Hero, il a pris la tête dès le kilomètre 108 et n’a plus lâché. À l’arrivée, après plus de trois heures d’effort intense, il devance tout le monde d’une minute vingt-et-une sur le deuxième.

Ses premières déclarations respirent la satisfaction. Il avoue quelques erreurs de navigation, un léger égarement, mais insiste sur sa vitesse intacte. L’an dernier, les résultats n’avaient pas suivi les attentes. Cette année, il sent le soutien de son équipe et veut transformer l’essai.

Mais l’ombre d’une pénalité plane. Un excès de vitesse détecté pourrait lui coûter six précieuses minutes. Si la sanction est confirmée, la victoire d’étape et la tête du classement général lui échapperaient. Le suspense reste entier au moment où les pilotes regagnent le bivouac.

Edgar Canet, la jeunesse qui impressionne

Le jeune Espagnol, déjà vainqueur du prologue, confirme qu’il faut compter avec lui. Deuxième de l’étape, il échoue à un peu plus d’une minute du leader provisoire. Sa KTM semble lui convenir parfaitement et sa confiance est palpable.

Il décrit une spéciale rapide, technique, avec des zones de navigation délicates. Des pierres, des rios, des endroits où une seconde d’inattention peut coûter cher. Pourtant, il a trouvé le bon rythme, sans jamais forcer outre mesure. Pour un débutant à ce niveau, c’est une performance remarquable.

S’il héritait de la victoire en cas de pénalité infligée à Branch, cela lancerait idéalement sa quinzaine saoudienne. Le rêve continue pour celui qui représente la nouvelle génération.

Daniel Sanders complète le podium provisoire

L’Australien, coéquipier de Canet chez KTM, prend la troisième place à deux minutes vingt-trois. Solide, régulier, il reste dans le coup sans avoir pris tous les risques. Une stratégie payante pour ce premier jour de course véritable.

Derrière ce trio, les écarts restent mesurés pour l’instant. Ricky Brabec, champion en titre, pointe déjà dans le top 5 et limite la casse. La hiérarchie peut encore beaucoup évoluer.

Adrien Van Beveren paye cher un problème technique

La journée a été plus compliquée pour le Français le plus en vue chez Honda. Dès le kilomètre 40, un souci de frein avant l’a handicapé. Impossible de pousser comme il le souhaitait dans les portions techniques.

Résultat : plus de sept minutes perdues à l’arrivée, une huitième place provisoire qui le repousse déjà dans le classement général. Pour un pilote qui vise le podium final, c’est une mauvaise opération d’entrée.

Le Dakar est long, et les remontées spectaculaires font partie de la légende. Mais chaque minute compte, surtout quand les favoris prennent déjà quelques longueurs d’avance.

Pourquoi cette étape était-elle si piégeuse ?

Le parcours alternait les difficultés. Les rochers de la première moitié ont provoqué plusieurs crevaisons chez les moins chanceux. La seconde partie, plus ouverte mais venteuse, a réduit la visibilité et compliqué la navigation.

Les organisateurs ont choisi un tracé exigeant dès le début pour éviter toute forme de promenade de santé. Message reçu : personne n’a pu se cacher, et les écarts, même provisoires, sont déjà significatifs.

À retenir de cette première étape

  • Ross Branch domine la spéciale mais risque une lourde pénalité
  • Edgar Canet confirme son excellent début de rallye
  • Adrien Van Beveren perd plus de 7 minutes sur problème technique
  • Navigation et conditions météo déjà décisives

Et maintenant ? La suite s’annonce intense

Demain, la deuxième étape proposera un nouveau défi. Les positions de départ seront influencées par le classement de ce soir – une fois la pénalité éventuelle appliquée. Ceux qui auront limité la casse aujourd’hui partiront plus loin et bénéficieront d’une piste déjà tracée.

Le Dakar ne fait que commencer. Quinze jours de course, des dunes géantes, des nuits courtes et des imprévus à chaque kilomètre. Ce que nous avons vu aujourd’hui n’est qu’un avant-goût.

Branch veut effacer la frustration de 2024. Canet rêve d’un exploit générationnel. Van Beveren doit déjà penser remontada. Et derrière, tous les autres guettent la moindre erreur des leaders.

Une chose est sûre : le Dakar 2026 a démarré sur les chapeaux de roues. Et si la pénalité change la donne, l’histoire de cette première étape pourrait prendre une tout autre saveur dans quelques heures.

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(Note : cet article a été rédigé avant confirmation officielle de la pénalité. Le classement peut évoluer dans les prochaines heures.)

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