Le Dakar ne perd pas de temps pour offrir son lot de surprises et de rebondissements. À peine la première vraie étape lancée en Arabie Saoudite que déjà, le classement provisoire vole en éclats à cause d’une pénalité inattendue. Ce dimanche, ce qui semblait être une victoire éclatante pour un pilote chevronné s’est transformé en un coup de théâtre dont le rallye-raid a le secret.
Un Revirement Spectaculaire sur la Première Étape du Dakar 2026
La journée avait pourtant bien commencé pour Ross Branch. Le pilote botswanais, engagé sous les couleurs Hero, avait franchi la ligne d’arrivée en tête, affichant une maîtrise impressionnante sur les pistes exigeantes reliant le départ à Yanbu. Mais dans le monde impitoyable du Dakar, la performance pure ne suffit pas toujours : les règles strictes, notamment sur les limitations de vitesse dans certaines zones, veillent au grain.
Quelques heures après l’arrivée, la sanction tombe : six minutes de pénalité pour excès de vitesse. Une décision qui propulse Branch de la première à la septième place du classement général, à plus de quatre minutes du nouveau leader. Ce genre d’incident rappelle que même les plus rapides doivent rester vigilants face aux contraintes réglementaires.
Edgar Canet, le Grand Bénéficiaire
À l’arrivée de cette pénalité, c’est Edgar Canet qui hérite de la victoire d’étape. Le pilote français, déjà vainqueur du prologue la veille, réalise ainsi le doublé parfait en ce début de rallye. Une performance qui le place en tête du classement général et confirme ses ambitions pour cette édition 2026.
Canet devance son coéquipier chez GasGas, Daniel Sanders, d’une minute et deux secondes. Ricky Brabec, champion en titre et pilote Honda, complète le podium provisoire à une minute trente-deux. Tosha Schareina et Luciano Benavides ferment le top 5, tandis qu’Adrien Van Beveren, autre Français en lice, pointe en huitième position.
Ce succès n’est pas volé : Canet a démontré une excellente gestion de la navigation, élément crucial sur ces étapes où les erreurs coûtent cher. Dans un rallye où l’ouverture de piste peut parfois désavantager, partir avec un bon feeling dès le prologue semble payer.
La Réaction Positve de Ross Branch
Malgré la déception évidente, Ross Branch a su garder le sourire et la perspective. Interrogé peu après l’annonce de la pénalité, il a déclaré avec fair-play : « C’était une étape incroyable. J’ai fait cette erreur, mais je suis ravi de ma journée et de la moto. Malheureusement, ça arrive, quand on roule dans la poussière ce n’est pas toujours facile de regarder le road book. Je perds la spéciale, mais je reste confiant pour la suite. Et tout le monde sait que j’ai la vitesse. »
Je perds la spéciale, mais je reste confiant pour la suite. Et tout le monde sait que j’ai la vitesse.
Ross Branch
Cette attitude reflète bien l’esprit du Dakar : une erreur ne signe pas la fin des espoirs. Avec sa septième place, Branch reste largement dans le coup pour les étapes à venir, surtout s’il peut démontrer à nouveau sa pointe de vitesse sur des secteurs plus ouverts.
Le Classement Complet de cette Première Étape
Pour mieux visualiser ce bouleversement, voici le top 10 après application des pénalités :
- 1. Edgar Canet (GasGas) – Vainqueur de l’étape et leader
- 2. Daniel Sanders (GasGas) +1’02 »
- 3. Ricky Brabec (Honda) +1’32 »
- 4. Tosha Schareina (Honda) +1’49 »
- 5. Luciano Benavides (Husqvarna) +3’47 »
- 6. Autre pilote compétitif
- 7. Ross Branch (Hero) +4’39 »
- 8. Adrien Van Beveren (Honda) +5’52 »
- 9-10. À compléter selon évolutions
On note la belle performance collective des structures GasGas et Honda en ce début de rallye, avec plusieurs représentants dans le haut du tableau.
Pourquoi les Pénalités pour Excès de Vitesse ?
Le Dakar impose des zones de limitation de vitesse strictes, souvent à 50 km/h, pour des raisons de sécurité, notamment près des villages ou sur des portions routières. Ces zones sont indiquées dans le road book et surveillées par GPS. Tout dépassement, même minime, entraîne des pénalités automatiques.
Dans la poussière épaisse générée par les concurrents, il arrive que les pilotes, concentrés sur leur trajectoire, manquent un avertissement ou sous-estiment leur vitesse. C’est précisément ce qu’a évoqué Branch : la visibilité réduite complique parfois la gestion simultanée de la navigation et du compteur.
Ces sanctions, bien que frustrantes, participent à la légende du Dakar en rappelant que la victoire ne se joue pas seulement sur la poignée de gaz.
Le Contexte d’un Début de Rallye Explosif
Cette édition 2026 s’annonçait déjà passionnante avec un plateau relevé en catégorie motos. Le prologue, disputé la veille, avait vu Edgar Canet s’imposer devant Daniel Sanders, signant un doublé GasGas encourageant. Derrière, les favoris habituels comme Brabec, Van Beveren ou Branch pointaient déjà dans le top.
La première étape, avec ses pistes variées et ses sections dunaires, a permis de séparer les prétendants sérieux des outsiders. La navigation, souvent décisive dès les premiers jours, a joué son rôle, et ceux qui ont su lire correctement le terrain prennent déjà une option.
Les Enjeux pour la Suite du Rallye
Avec douze étapes au programme et plus de 5 000 kilomètres de spéciales, rien n’est encore joué. Canet, en leader, devra gérer la pression de l’ouverture de piste lors de la prochaine journée, un désavantage classique qui peut faire perdre de précieuses minutes.
Branch, de son côté, aura à cœur de démontrer que sa pénalité n’était qu’un accident de parcours. Les Honda, avec Brabec et Schareina bien placés, restent des menaces sérieuses, tandis que Van Beveren espère monter en puissance au fil des jours.
Le Dakar 2026 promet déjà des duels intenses, des stratégies variées et, sans aucun doute, d’autres surprises. Car si la première étape nous a appris quelque chose, c’est que dans le désert saoudien, tout peut basculer en un instant.
Les prochains jours nous diront si Edgar Canet parvient à conserver son avantage ou si les favoris traditionnels reprennent la main. Une chose est sûre : le spectacle est lancé, et les passionnés de rallye-raid vont une nouvelle fois vibrer jusqu’à la ligne d’arrivée finale.
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