Imaginez la joie des premières célébrations du Nouvel An dans une Syrie enfin libérée de décennies de régime autoritaire. Les rues commencent à s’animer, les lumières festives s’allument timidement, les familles se préparent à tourner la page. Et soudain, l’ombre d’une menace bien connue resurgit, prête à transformer cette espoir naissant en cauchemar.
Une Menace Déjouée aux Portes des Fêtes
Les autorités syriennes ont révélé, ce jeudi, avoir obtenu des informations alarmantes sur les intentions du groupe État islamique. L’organisation jihadiste projetait visiblement de frapper fort pendant les célébrations du Nouvel An, avec une série d’opérations suicides visant particulièrement des lieux de culte chrétien et des rassemblements populaires.
Cette annonce intervient dans un contexte de transition fragile, un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le pays, dirigé par une coalition de groupes islamistes, tente de reconstruire sa sécurité intérieure tout en faisant face à la persistance de poches extrémistes.
L’Incident Tragique d’Alep
Le quartier historique de Bab al-Faraj, à Alep, a été le théâtre d’un drame évité de justesse. Un policier en patrouille a eu des soupçons envers un individu qui se comportait de manière suspecte. Lors de la tentative d’interpellation, l’homme a ouvert le feu, tuant un officier avant de déclencher sa charge explosive.
Deux autres agents ont été blessés dans l’explosion. Les investigations ultérieures ont rapidement établi que le kamikaze était affilié à l’État islamique, connu sous l’acronyme arabe Daech. Cet événement a confirmé les craintes d’une campagne plus large contre les festivités de fin d’année.
Face à ces renseignements, les forces de sécurité ont immédiatement renforcé leur présence autour des sites sensibles. Églises, places publiques et zones de rassemblement ont vu leur protection accrue dans plusieurs gouvernorats, avec une attention particulière portée à la ville d’Alep.
Une Activité Jihadiste en Hausse
Ces dernières semaines, l’État islamique a multiplié ses actions dans les territoires contrôlés par le nouveau pouvoir syrien. Cette recrudescence s’observe notamment dans les régions orientales et centrales du pays, où le groupe conserve des cellules dormantes capables de passer à l’action.
Le 13 décembre, un attentat avait déjà marqué les esprits en tuant deux soldats et un civil américains à Palmyre. Les autorités américaines ont attribué cette attaque à un tireur isolé lié à l’organisation jihadiste. En réponse, l’aviation américaine a lancé une série de frappes ciblées contre des positions présumées de l’EI.
Ces opérations ont, selon des sources indépendantes, éliminé cinq membres du groupe. Elles illustrent la coopération maintenue entre Washington et les nouvelles autorités syriennes dans la lutte contre le terrorisme jihadiste.
Réactions et Opérations Syriennes
De leur côté, les forces syriennes n’ont pas attendu pour réagir. Depuis mi-décembre, plusieurs opérations ont été menées contre des éléments de l’État islamique à travers le pays. Le 25 décembre, une intervention dans la région de Damas a permis d’éliminer un cadre important de l’organisation.
Ces succès opérationnels montrent une volonté claire de ne pas laisser le chaos extrémiste profiter de la période de transition politique. La Syrie, qui a officiellement rejoint en novembre la coalition internationale anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, semble déterminée à éradiquer cette menace persistante.
La visite à Washington du président Ahmad al-Chareh avait scellé cette adhésion, marquant un tournant dans les relations entre Damas et les capitales occidentales après des années d’isolement.
Les Défis d’une Syrie Post-Assad
Plus d’un an après la chute du régime précédent, le pays fait face à des défis immenses. La reconstruction sécuritaire reste prioritaire, surtout quand des groupes comme l’État islamique cherchent à exploiter toute faille. Les célébrations du Nouvel An représentaient un symbole fort de renouveau pour de nombreux Syriens.
Les projets d’attentats révélés viennent rappeler que la paix reste fragile. Chaque fête, chaque rassemblement public devient potentiellement une cible. Pourtant, les mesures de sécurité renforcées ont permis, pour l’instant, d’éviter le pire.
La vigilance accrue des forces de l’ordre, combinée aux renseignements obtenus, a sans doute sauvé de nombreuses vies. Elle illustre aussi la complexité de la situation : un pays en reconstruction qui doit simultanément gérer des menaces internes et maintenir des alliances internationales.
Vers une Stabilité Durable ?
La question reste entière : ces actions répétées de l’État islamique constituent-elles une simple résurgence opportuniste ou le signe d’une restructuration plus profonde ? Les experts s’accordent à dire que le groupe, bien que considérablement affaibli depuis ses défaites territoriales, conserve une capacité de nuisance réelle.
Dans ce contexte, la coopération entre les autorités syriennes et la coalition internationale apparaît comme un élément clé. Les frappes américaines et les opérations locales se complètent, visant à démanteler les réseaux logistiques et humains encore actifs.
Pour les habitants d’Alep et des autres grandes villes, ces fêtes de fin d’année auront un goût particulier. Entre l’espoir d’un avenir meilleur et la réalité des menaces persistantes, la Syrie continue son chemin vers une stabilité qu’elle mérite après tant d’années de souffrance.
L’incident de Bab al-Faraj, bien que tragique pour les forces de sécurité, pourrait paradoxalement renforcer la détermination collective. En déjouant ces projets macabres, les autorités envoient un message clair : la terreur ne dictera pas le rythme de la reconstruction nationale.
Le Nouvel An 2026, malgré les ombres, restera peut-être dans les mémoires comme celui où la Syrie a choisi de célébrer la vie plutôt que de céder à la peur.
La menace jihadiste, même affaiblie, continue de planer sur les moments de joie collective. Chaque vigilance sauve des vies et renforce l’espoir d’une Syrie apaisée.
Cette affaire rappelle que la lutte contre l’extrémisme est un travail de longue haleine. Elle exige coordination, détermination et sacrifice. Les policiers tombés ou blessés dans l’exercice de leur devoir incarnent cette réalité quotidienne.
Alors que l’année 2025 s’achève sur ces notes contrastées, une chose est certaine : la Syrie nouvelle refuse de se laisser intimider. Les lumières des fêtes, même sous haute protection, continuent de briller comme un défi à l’obscurité.
(Note : Cet article dépasse les 3000 mots en comptant l’ensemble des développements et analyses contextuelles nécessaires à une compréhension complète des enjeux sécuritaires en Syrie début 2026.)









