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Le 2 Décembre 2021 : Memphis Pulvérise OKC de 73 Points

Le 2 décembre 2021, Memphis écrase Oklahoma City 152-79 : 73 points d’écart, record absolu de la NBA. Sans Ja Morant et avec un Français sur le parquet… Comment les Grizzlies ont-ils écrit l’histoire cette nuit-là ?

Imaginez une salle en feu, un public qui hurle à chaque panier, et un tableau d’affichage qui affiche un écart tellement énorme qu’on croit à une erreur technique. Le 2 décembre 2021, les Memphis Grizzlies n’ont pas seulement battu le Oklahoma City Thunder : ils l’ont littéralement effacé du parquet sur le score surréaliste de 152 à 79. Soixante-treize points d’écart. Un record qui tient toujours et qui a remplacé celui, vieux de trente ans, détenu par Cleveland.

Une soirée où tout a basculé pour Memphis

Ce soir-là, personne n’aurait parié sur un tel scénario. Ja Morant, la star montante des Grizzlies, était absent. Pourtant, l’équipe a tourné à plein régime, comme libérée d’une pression invisible. Neuf joueurs à dix points ou plus, dont six sortis du banc. Une démonstration collective rarement vue dans la grande ligue.

De l’autre côté, Oklahoma City traversait l’une des saisons les plus compliquées de son histoire récente. Pas de Shai Gilgeous-Alexander, une défense aux abois, et une adresse en berne (32,9 % au tir seulement). Le genre de soirée où tout ce qui peut mal tourner… tourne mal.

Les chiffres qui font mal (très mal)

Pour bien comprendre l’ampleur du carnage, rien ne vaut quelques chiffres brutaux :

  • 73 points d’écart – record absolu de la NBA (ancien record : 68 points, Cleveland vs Miami en 1991)
  • 152 points marqués par Memphis – 3e meilleure marque offensive de la franchise
  • 79 points encaissés par OKC – leur pire total de la saison
  • 27 points de Jaren Jackson Jr. en… 20 minutes de jeu
  • 9 joueurs des Grizzlies à 10+ points
  • Zéro joueur du Thunder à plus de 15 points

Et le plus fou ? Memphis menait déjà de 48 points à la mi-temps. Le troisième quart-temps a été une formalité, le quatrième un simple feu d’artifice.

Jaren Jackson Jr. en mode destructeur

Ce soir-là, Jaren Jackson Jr. a joué seulement 20 minutes et 19 secondes. Le temps pour lui de planter 27 points à 9/11 au tir, dont 4/6 à trois points. Une efficacité chirurgicale. Il a terminé la partie avec un différentiel de +52 quand il était sur le terrain. Un chiffre complètement dingue qui résume à lui seul la domination.

« On ne jouait pas pour le record, on jouait juste notre basket. »

Jaren Jackson Jr., après la rencontre

Derrière lui, De’Anthony Melton a compilé 19 points et s’est offert le luxe de dire que c’était « gratifiant d’entrer dans les livres d’histoire devant son public ».

Un Français dans l’histoire : Killian Tillie

Parmi les neuf Grizzlies à dix points ou plus, un nom a particulièrement fait sourire en France : Killian Tillie. L’intérieur, alors âgé de 23 ans, a inscrit 6 points en 15 minutes. Rien d’exceptionnel en soi, mais être présent sur le parquet le soir où sa franchise bat le record historique de la ligue, c’est le genre de souvenir qu’on garde toute une carrière.

Quatre ans plus tard, on le retrouve en équipe de France, preuve que cette soirée n’a pas été qu’un feu de paille pour lui non plus.

L’ancien record : Cleveland 148 – Miami 80 (1991)

Avant ce 2 décembre 2021, le record datait du 17 décembre 1991. Les Cavaliers de Mark Price et Brad Daugherty avaient laminé un Heat encore jeune (c’était seulement leur quatrième saison) sur le score de 148-80, soit 68 points d’écart.

Trente ans plus tard, Memphis a fait mieux… de cinq petits points. Un écart qui paraît dérisoire quand on voit la facilité avec laquelle les Grizzlies ont déroulé.

Comparaison des deux plus gros blowouts de l’histoire NBA

DateMatchScoreÉcart
2 décembre 2021Memphis vs OKC152-7973 points
17 décembre 1991Cleveland vs Miami148-8068 points

Oklahoma City : l’année cauchemar

Pour le Thunder, 2021-2022 restera comme l’une des saisons les plus douloureuses de l’après-Durant. Quelques mois avant ce match, ils avaient déjà encaissé la plus lourde défaite à domicile de l’histoire (152-95 contre Indiana). Le 2 décembre, ils ont fait encore pire à l’extérieur.

Quatre ans plus tard, la revanche est totale : OKC est champion et domine la ligue. Preuve que dans le sport, les cycles peuvent être extrêmement rapides.

Et le 2 décembre dans l’histoire… Kobe Bryant aussi

La date du 2 décembre réserve une autre anecdote marquante, mais beaucoup plus ancienne. En 2013, Kobe Bryant, alors en rééducation après sa rupture du tendon d’Achille, signait une prolongation de deux ans à 48,5 millions de dollars avec les Lakers. Un contrat astronomique qui faisait de lui le joueur le mieux payé de la ligue la saison suivante.

À l’époque, beaucoup criaient au scandale : investir autant sur un joueur de 35 ans blessé, était-ce raisonnable ? Jim Buss, alors aux commandes, avait répondu sans hésiter : « Vous seriez fou de penser qu’il ne reviendra pas à son meilleur niveau. »

« Kobe vaut-il 48 millions sur deux ans ? Peut-être pas. Mais a-t-il valu les 241 millions qu’il a gagnés en vingt ans de carrière ? Absolument. »

Un journaliste américain, à l’époque

Avec le recul, on sait que Kobe n’est jamais vraiment redevenu le Black Mamba d’antan. Mais le symbole reste intact : loyauté, confiance aveugle, et un peu de folie romantique dans un monde de plus en plus business.

Pourquoi ce record reste gravé dans le marbre

Dans une NBA où les blowouts deviennent presque monnaie courante avec l’explosion du spacing et du volume de tirs à trois points, battre un record vieux de trente ans n’est pas anodin. Memphis l’a fait avec une équipe jeune, sans sa superstar, et devant son public.

Aujourd’hui, quand on parle des plus grandes performances collectives de l’histoire récente, cette soirée du 2 décembre 2021 revient systématiquement. Pas seulement pour l’écart, mais pour ce qu’elle représente : l’émergence d’une franchise qui allait bientôt devenir une terreur de la Conférence Ouest.

Et quelque part, dans un coin de Memphis, il y a encore des fans qui gardent précieusement le ticket de cette soirée où les Grizzlies ont écrit une page d’histoire que personne n’est près d’effacer.

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