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Benoît Saint Denis Refuse l’Étiquette Extrême Droite

Quand un ancien commando des forces spéciales devenu star de l’UFC monte sur le plateau de France 2 pour dire stop aux étiquettes, ça fait du bruit. Benoît Saint Denis balance : « Je suis patriote, mais clairement pas nationaliste ». La suite va vous surprendre…

Imaginez un ancien membre des forces spéciales, tatoué d’une croix de Malte sur le cœur, qui monte dans l’octogone sous les vivats et se retrouve malgré lui au centre d’un débat politique brûlant. C’est l’histoire de Benoît Saint Denis, l’un des combattants français les plus prometteurs de l’UFC, qui a décidé de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes.

Benoît Saint Denis : « Je suis patriote, mais clairement pas nationaliste »

Le 29 novembre 2025, l’émission Quelle Époque ! sur France 2 a accueilli un invité peu ordinaire. Pas un politique, pas un polémiste, mais un homme dont le visage est souvent associé à la force brute : Benoît Saint Denis, 29 ans, poids léger de l’UFC, ancien commando parachutiste du 1er RPIMa.

Devant Léa Salamé et Hugo Clément, il a pris la parole avec la même détermination qu’il met dans ses combats. Objectif : stopper net les tentatives de récupération de son image par certains courants d’extrême droite.

Une image guerrière qui dérange… et attire

Surnommé « God of War » par les fans, BSD cultive une esthétique martiale sans concession. Barbe fournie, regard d’acier, croix de Malte tatouée sur la poitrine, références régulières à la France éternelle et à ses racines catholiques. Autant d’éléments qui font de lui une figure idéale pour certains milieux identitaires.

Déjà en novembre 2023, le groupuscule Argos avait tenté de s’approprier son image. Plus récemment, son soutien à la liberté d’expression lors de la polémique CNews/C8 a été interprété comme un alignement politique. Résultat ? Des milliers d’insultes et une étiquette qu’il rejette violemment.

« On me récupère parce que j’ai une image guerrière, de franchouillard… Oui je suis fier de mon pays, mais ça ne fait pas de moi un nationaliste. »

Benoît Saint Denis, France 2, 29 novembre 2025

Liberté d’expression : le vrai combat de BSD

L’affaire CNews/C8 a été le déclencheur. Quand 400 salariés se sont retrouvés menacés de perdre leur emploi à cause d’une décision politique, Benoît Saint Denis a réagi. Pas pour défendre une ligne éditoriale, mais pour rappeler un principe fondamental.

Ses mots, vus plus de quatre millions de fois, ont déclenché une tempête. On l’a accusé de soutenir l’extrême droite. Lui répond calmement : il aurait défendu n’importe quel média, de gauche comme de droite, si la liberté d’expression était en jeu.

« La liberté d’expression appartient à tout le monde. Je me serais indigné de la même façon pour n’importe quelle autre chaîne », a-ted-il, rappelant que son combat n’est pas idéologique mais républicain.

Patriote, catholique, militaire : des mots qui font peur ?

Dans un pays où dire « j’aime la France » peut parfois valoir une accusation d’extrémisme, Benoît Saint Denis assume tout. Son parcours parle pour lui :

  • Engagé volontaire à 18 ans
  • Plusieurs théâtres d’opérations extérieures (Mali, notamment)
  • Membre du commando parachutiste d’infanterie de marine
  • Reconverti avec succès dans le MMA
  • Porteur d’une croix de Malte, symbole de son engagement spirituel

Ces éléments, loin d’être honteux, sont pour lui des sources de fierté. Mais ils deviennent des armes quand on veut le faire rentrer dans une case politique qu’il refuse.

« Je condamne toute forme de racisme ou de haine. C’est une voie lâche, facile, sans remise en question », a-t-il martelé, mettant fin à toute ambiguïté.

Service militaire : l’occasion de recréer du lien

Interrogé sur l’annonce récente d’Emmanuel Macron concernant un possible retour du service national, Benoît Saint Denis s’est montré favorable. Pas par nostalgie militariste, mais par conviction.

Pour lui, une expérience commune sous les drapeaux pourrait permettre de « recréer du lien » entre des Français qui se parlent de moins en moins. Un discours qui, là encore, pourrait être récupéré… mais qui part d’une réflexion sincère sur la cohésion nationale.

Le MMA, miroir déformant de la société française

L’histoire de Benoît Saint Denis n’est pas isolée. Le MMA, sport longtemps diabolisé en France, attire aujourd’hui une nouvelle génération de combattants aux profils variés. Parmi eux, nombreux sont ceux qui viennent des quartiers populaires ou des milieux ruraux, et qui portent haut les couleurs tricolores.

Mais dès qu’un athlète assume son amour de la patrie, son passé militaire ou sa foi, le soupçon tombe. Comme si, en 2025, il était devenu suspect d’aimer son pays quand on pratique un sport de combat.

BSD incarne cette contradiction française : un pays qui célèbre ses soldats quand ils partent au combat, mais qui regarde avec méfiance ceux qui rentrent et continuent à porter fièrement leurs valeurs.

Pourquoi cette intervention était nécessaire

En choisissant France 2, chaîne publique souvent perçue comme progressiste, Benoît Saint Denis a fait un choix stratégique. Il s’adressait à ceux qui l’ont insulté, à ceux qui l’ont étiqueté sans le connaître.

Son message est clair : on peut être un guerrier, un croyant, un patriote, sans pour autant adhérer à des idées extrêmes. On peut défendre la liberté d’expression sans être d’extrême droite. On peut aimer la France sans haïr les autres.

Dans un climat où chaque parole est scrutée, disséquée, déformée, son intervention a valeur d’exemple. Elle rappelle que la nuance existe encore, même dans l’octogone.

Un homme. Un message.
La France a le droit d’avoir des héros qui lui ressemblent, sans leur coller d’étiquette.

En conclusion, Benoît Saint Denis n’a pas seulement défendu son honneur. Il a défendu le droit d’être français sans être récupéré, le droit d’aimer son pays sans être accusé de le haïr les autres, le droit d’avoir des valeurs fortes dans un monde qui semble parfois en manquer cruellement.

Et quelque part, dans l’octogone comme dans le débat public, c’est peut-être ça, le vrai combat.

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