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Agressions Sexuelles à Rennes : Impunité Totale pour Deux Migrants Irréguliers

Vendredi noir au centre commercial Alma de Rennes : deux migrants irréguliers surpris en train de toucher les fesses de vendeuses sont interpellés… puis relâchés dès le lendemain sans aucune poursuite. Une assignation à résidence pour l’un, rien pour l’autre. Comment expliquer cette impunité alors que les faits sont reconnus ? L’histoire complète fait froid dans le dos…

Imaginez la scène. C’est le Black Friday, cette frénésie annuelle où les magasins débordent de clients à la recherche de bonnes affaires. Au milieu des portants de vêtements, des vendeuses souriantes tentent de répondre à la demande. Et soudain, deux hommes se faufilent, profitent de la cohue, et touchent les fesses de plusieurs employées. En plein jour. En toute impunité… jusqu’à l’arrivée de la police.

Rennes : un Black Friday qui vire au cauchemar

Le 28 novembre 2025, vers 13 heures, le centre commercial Alma de Rennes vit son pic d’affluence habituel. Les allées sont bondées, les caisses saturées. C’est dans ce chaos organisé que plusieurs vendeuses d’un magasin de prêt-à-porter signalent des attouchements répétés. Les deux individus ne se cachent même pas. Ils agissent à visage découvert, profitant de la foule pour commettre leurs agressions avant de disparaître parmi les clients.

Une des victimes parvient à alerter la sécurité du centre commercial qui contacte immédiatement la police. L’intervention est rapide : les deux hommes sont interpellés en flagrant délit. Les témoignages concordent, les faits sont avérés. Direction le commissariat pour une garde à vue de vingt-quatre heures.

Jusque-là, tout semble fonctionner. La justice va pouvoir faire son travail. Sauf que… non.

Relâchés sans aucune poursuite judiciaire

Le lendemain, samedi 29 novembre, les deux agresseurs quittent le commissariat libres. Pas de convocation devant un juge, pas de contrôle judiciaire strict, encore moins de prison. L’un des deux, âgé de 28 ans, se voit simplement notifier une assignation à résidence par la préfecture. L’autre ? Rien. Absolument rien.

Pourtant, les faits sont graves. Nous parlons d’agressions sexuelles caractérisées, commises sur plusieurs victimes, en pleine période de forte affluence. Des actes qui, en droit français, peuvent être qualifiés de délit et entraîner jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Mais ici, même pas une comparution immédiate.

Comment est-ce possible ?

Un statut migratoire qui semble tout protéger

Les deux hommes sont en situation irrégulière sur le territoire français. Un détail qui, dans les faits divers de ces dernières années, revient avec une régularité déconcertante. Être étranger sans titre de séjour semble parfois offrir une forme d’immunité, ou du moins une clémence judiciaire incompréhensible pour le citoyen lambda.

Dans ce cas précis, la préfecture a bien été saisie. Mais au lieu d’une mesure d’éloignement ferme – une OQTF avec exécution immédiate –, on se contente d’une assignation à résidence pour l’un des deux. Une mesure souvent symbolique, rarement contrôlée, et qui n’empêche en rien de récidiver ailleurs.

« Ils savent qu’ils ne risquent rien. C’est devenu un mode opératoire : agresser, se faire prendre, ressortir libre le lendemain. »

– Un policier rennais, sous couvert d’anonymat

Cette phrase, entendue à de multiples reprises dans les commissariats, résume le sentiment d’abattement qui gagne les forces de l’ordre face à cette mécanique bien rodée.

Les victimes, grandes oubliées du système

Pendant ce temps, les vendeuses agressées tentent de reprendre leur travail. Choquées, certaines ont dû être arrêtées. D’autres se demandent si elles oseront encore porter plainte la prochaine fois. À quoi bon, si l’agresseur est relâché vingt-quatre heures plus tard ?

Cette affaire illustre parfaitement le fossé qui se creuse entre la réalité vécue par les Français et les discours officiels sur la « tolérance zéro » face aux violences sexuelles. Quand les mots ne sont plus suivis d’actes, la confiance s’effrite.

Et ce n’est pas un cas isolé. Des faits similaires se multiplient dans les grandes villes : agressions dans les transports, dans les files d’attente, dans les lieux publics très fréquentés. Avec, trop souvent, le même dénouement : interpellation, garde à vue éclair, remise en liberté.

Pourquoi une telle clémence répétée ?

Plusieurs explications circulent dans les couloirs des palais de justice :

  • La surcharge des tribunaux : les parquets débordés classent sans suite les « petits » délits pour se concentrer sur les crimes plus graves.
  • Le manque de places en centre de rétention administrative : impossible de placer tous les étrangers en situation irrégulière en attente d’expulsion.
  • Une jurisprudence de plus en plus protectrice envers les étrangers délinquants, surtout quand ils invoquent des risques dans leur pays d’origine.
  • La peur des accusations de « stigmatisation » ou de « xénophobie » qui paralyse certains magistrats.

Quel que soit le poids de chacune de ces raisons, le résultat est le même : un sentiment d’impunité grandissant chez certains délinquants, et une colère légitime chez les victimes et leurs proches.

Et demain ?

Rien ne dit que ces deux individus ne récidiveront pas. Ni dans le même centre commercial, ni ailleurs. L’assignation à résidence, quand elle existe, est rarement contrôlée plus de quelques jours. Quant à l’expulsion, elle reste l’exception plutôt que la règle.

Dans les faits, la France continue d’appliquer une politique de « ni expulsion ni sanction » pour une partie non négligeable des délinquants étrangers en situation irrégulière. Une politique qui coûte cher en termes de sécurité publique et de confiance dans les institutions.

Ce vendredi noir au centre Alma n’est qu’un épisode de plus. Mais il cristallise une colère sourde qui monte dans le pays. Combien de faits divers faudra-t-il encore pour que les choses changent vraiment ?

En attendant, les vendeuses de Rennes, comme tant d’autres femmes avant elles, apprendront à vivre avec cette menace diffuse. Et les clients du Black Friday continueront peut-être à faire leurs achats… en jetant parfois un regard inquiet derrière eux.

Car pendant que certains profitent des soldes, d’autres profitent de l’impunité.

À lire aussi : Ce genre d’affaires n’est malheureusement pas isolé. Des centaines de cas similaires ont été recensés ces dernières années dans les grandes surfaces, les transports en commun, les festivals… Avec, trop souvent, le même épilogue : la remise en liberté rapide des auteurs.

La question n’est plus de savoir si cela se reproduira. Elle est de savoir quand les autorités prendront enfin la mesure du problème. Et quand les Français cesseront de payer le prix de cette inaction.

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