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Arthur Hayes Persiste : Bitcoin à 250 000 $ Fin 2025

Arthur Hayes vient de confirmer qu’il n’a pas changé d’avis : Bitcoin ira à 250 000 $ avant le 31 décembre 2025. Il explique même que le plongeon à 80 600 $ était le point bas définitif. Mais comment peut-il être aussi sûr alors que tout le monde paniquait ? La réponse se cache dans un détail que presque personne n’a vu…

Imaginez la scène : nous sommes début novembre 2025, Bitcoin vient de chuter de 125 000 $ à 80 600 $ en quelques semaines. Les réseaux sociaux hurlent à la fin du bull run, les influenceurs pleurent leurs positions liquidées… et là, au milieu du chaos, Arthur Hayes sort du silence et lâche calmement : « C’était le bottom. On va à 250 000 $ avant la fin de l’année. » Vous auriez ri ? Lui non.

Le cofondateur de BitMEX ne fait pas que répéter un chiffre sorti d’un chapeau. Il appuie sa conviction sur une lecture ultra-précise de la mécanique des liquidités mondiales, celle que la plupart des analystes crypto ignorent superbement. Et franchement, quand on écoute ses explications, on se demande pourquoi on a paniqué.

Pourquoi Arthur Hayes n’a pas bougé d’un iota sur son objectif 250 000 $

Pour comprendre, il faut revenir à l’été 2025. Tout le monde criait au génie des institutionnels parce que les ETF Bitcoin spot affichaient des entrées records. Des milliards entraient chaque semaine. Les commentateurs répétaient en boucle : « Les institutions arrivent enfin ! » Hayes, lui, haussait les épaules. Il savait.

Ce qu’on prenait pour de l’appétit institutionnel massif n’était en réalité qu’une gigantesque opération de basis trade. Des hedge funds ultra-sophistiqués achetaient des parts d’ETF (notamment l’IBIT de BlackRock) tout en shortant massivement les contrats futures CME. Une stratégie presque sans risque tant que le funding restait positif.

Le basis trade : l’illusion qui a fait trembler Bitcoin

Concrètement, ces acteurs n’étaient pas « haussiers Bitcoin ». Ils étaient neutres. Leur seul objectif : empocher la différence entre le prix spot et le prix futur. Quand le funding rate s’est effondré après le 10 octobre, la fête s’est arrêtée net. Il a fallu déboucler. Vendre les ETF, racheter les futures. Résultat : une cascade de ventes qui a emporté Bitcoin de 125 000 $ à 80 600 $.

Le pire ? Le grand public a interprété cela comme une fuite des institutionnels. « Ils ont adoré Bitcoin l’été, ils le détestent l’automne ! » s’alarmaient les forums. Hayes, lui, expliquait calmement que ces flux n’avaient jamais reflété une conviction profonde. C’était juste de l’arbitrage. Et une fois l’arbitrage terminé, la pression vendeuse disparaît.

« Le retail pense que les institutions adorent Bitcoin en été et le haïssent en automne. En réalité, ils n’ont jamais eu d’opinion. »

Arthur Hayes, novembre 2025

Le vrai moteur : la liquidité dollar vient de toucher son point bas

Mais le plus important n’est pas là. Le vrai déclencheur, selon Hayes, c’est la situation des liquidités en dollar. Et là, les pièces du puzzle s’emboîtent parfaitement.

De juillet à novembre 2025, le Trésor américain a reconstitué son compte général (le fameux Treasury General Account) en levant près de 1 000 milliards de dollars. Chaque dollar émis sous forme de bons du Trésor a été littéralement aspiré hors des marchés. En parallèle, la Fed continuait son programme de resserrement quantitatif (QT), retirant encore plusieurs centaines de milliards.

Résultat ? Près de 1 500 milliards de dollars de liquidité ont été extraits du système en quelques mois. C’est énorme. Suffisant pour faire plier n’importe quel actif risqué, Bitcoin en tête.

Le double choc qui a provoqué le krach

  • Treasury General Account : +900 milliards (presque l’objectif atteint)
  • Quantitative Tightening Fed : -600 milliards environ
  • Total liquidité retirée : ~1 500 milliards de dollars
  • Conséquence directe : chute Bitcoin de 125 000 $ à 80 600 $

Et maintenant ? La pompe à liquidités va redémarrer

Voici la bonne nouvelle selon Hayes : c’est terminé. Le TGA est presque rempli (900 milliards, cible à 850 milliards). Surtout, la Fed a annoncé la fin du QT. Le bilan de la banque centrale va désormais rester stable, voire commencer à se regonfler doucement.

Traduction : la direction des liquidités dollar vient de passer de « fortement négative » à « neutre, puis positive ». Et quand les liquidités repartent à la hausse, les actifs risqués (actions, or, et surtout Bitcoin) ont tendance à s’envoler.

Hayes va même plus loin. À partir de 2026, il anticipe une explosion du crédit bancaire privé. Les grandes banques américaines, gorgées de liquidités, devraient prêter massivement au secteur industriel. JP Morgan parle déjà de 1 500 milliards de nouveaux prêts. Quand ce robinet s’ouvre vraiment, le marché comprendra enfin où on va.

80 600 $ : le bottom technique ET fondamental

Hayes ne se contente pas d’analyse macro. Il regarde aussi les niveaux de prix. Le creux à 80 600 $ correspond exactement à la zone qu’il avait identifiée comme support majeur depuis des mois. Un niveau où les acheteurs institutionnels discrets (ceux qui croient vraiment à Bitcoin, pas les arbitrageurs) sont entrés massivement.

Depuis cette touche, Bitcoin a déjà repris plus de 12 % au moment où j’écris ces lignes. Et la structure du marché ressemble étrangement à ce qu’on a vu après les creux de 2022 et 2023. Un V-shaped recovery classique des cycles haussiers Bitcoin.

Pourquoi 250 000 $ n’est pas (complètement) fou

On va être honnête : 250 000 $ en un mois, ça fait peur. Même les plus haussiers ont du mal à y croire. Mais regardons les chiffres froidement.

De 80 600 $ à 250 000 $, cela représente une multiplication par 3,1 environ. En 2021, Bitcoin a fait x4 en trois mois (de 15 000 $ à 69 000 $). En 2017, x5 en deux mois. Historiquement, quand Bitcoin sort d’un creux majeur avec des liquidités globales favorables, les mouvements paraboliques sont la norme, pas l’exception.

Ajoutez à cela :

  • Adoption croissante des ETF (les vrais flux institutionnels viendront plus tard)
  • Halving de 2024 encore dans le rétroviseur
  • Politique monétaire mondiale ultra-accommodante attendue en 2026
  • Réserves de change et entreprises qui continuent d’accumuler

Et soudain, 250 000 $ ressemble moins à une prédiction délirante qu’à une extrapolation raisonnable d’un cycle haussier classique.

Ce que ça signifie pour vous, maintenant

Si Hayes a raison (et son historique est impressionnant), nous sommes probablement au tout début de la phase la plus explosive du bull run. Celle où les médias grand public redécouvrent Bitcoin, où vos amis vous demandent « c’est encore le moment d’acheter ? », où les taxis parlent crypto.

Mais attention : ça ne veut pas dire que le chemin sera linéaire. Il y aura des corrections violentes, des faux breaks, des weekends à -20 %. C’est Bitcoin. C’est normal.

Ce qui change, c’est le contexte macro. Pour la première fois depuis 2022, tous les feux sont au vert en même temps : fin du drainage de liquidités, crédit bancaire qui redémarre, demande spot qui se réveille doucement.

Arthur Hayes ne fait pas que donner un chiffre. Il nous rappelle une vérité simple que beaucoup oublient dans la frénésie des réseaux sociaux : Bitcoin ne monte pas parce que des influenceurs le shillent. Il monte quand les conditions monétaires mondiales le permettent.

Et selon lui, ces conditions viennent juste de basculer en notre faveur.

Alors 250 000 $ d’ici le 31 décembre 2025 ? Peut-être pas pile poil. Peut-être 220 000 $. Peut-être 280 000 $. Mais une chose semble de plus en plus claire : celui qui a traité 80 600 $ comme la fin du monde risque de le regretter longtemps.

Hayes, lui, n’a pas cligné des yeux. Et quand on comprend pourquoi, on se demande si on ne devrait pas faire pareil.

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