C’est une première dans l’histoire du rugby français. Emmanuel Macron a décidé de faire l’impasse sur la finale du Top 14 opposant le Stade Toulousain à l’Union Bordeaux-Bègles ce vendredi soir au stade Vélodrome de Marseille. Une absence qui n’est pas passée inaperçue et qui suscite de nombreuses interrogations.
Habituellement, le président de la République honore de sa présence ce rendez-vous incontournable du rugby hexagonal. Il participe au protocole d’avant-match en saluant les joueurs sur la pelouse. Mais cette année, le chef de l’État a décidé de rompre avec cette tradition, sans fournir de justification officielle.
Les mauvaises langues y voient une crainte de se faire siffler par le public, comme cela avait été le cas lors de la finale de la Coupe de France de football en mai dernier. D’autres évoquent un agenda surchargé ou un désintérêt pour l’ovalie. Quoi qu’il en soit, l’absence présidentielle ne manque pas de faire jaser.
Sans Emmanuel Macron, c’est tout le cérémonial d’avant-match qui se trouve chamboulé. Les présidents de la FFR et de la LNR, René Bouscatel et Florian Grill, devront assurer seuls la présentation des équipes. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra représentera le gouvernement mais ne foulera pas la pelouse.
Il est dommage que le président ne soit pas là pour cette grande fête du rugby français. Sa présence aurait été un beau symbole et un soutien apprécié des joueurs comme du public.
Un dirigeant du rugby français
Certains voient dans ce forfait présidentiel les stigmates de la polémique qui avait éclaté l’an dernier après la finale. Emmanuel Macron avait alors trinqué avec les Toulousains dans leur vestiaire, bière à la main, tout en étant interpellé par un joueur sur un problème de passeport.
Une séquence jugée peu présidentielle qui avait fait le tour des réseaux sociaux et suscité de vives critiques, certains y voyant un symbole de « masculinité toxique ». Le chef de l’État a-t-il voulu éviter de nouvelles controverses cette année en restant à l’écart ?
Au-delà des raisons de ce « no show » présidentiel, c’est la portée symbolique de ce forfait qui interpelle. Le rugby serait-il devenu has been aux yeux du chef de l’État ? Lui qui avait pourtant clamé son attachement à ce sport si populaire en France.
Cette absence d’Emmanuel Macron, à un an de la Coupe du monde organisée en France, envoie un message ambigu au monde de l’ovalie. Beaucoup s’interrogent sur le soutien réel de l’exécutif et sur les répercussions en termes d’image pour ce sport.
Heureusement, sur le terrain, la fête s’annonce grandiose malgré cette ombre au tableau protocolaire. Toulousains et Bordelais sont prêts à en découdre pour soulever le mythique Bouclier de Brennus dans un Vélodrome à guichets fermés.
Emmanuel Macron ratera ce grand spectacle rugbystique, mais nul doute que les amoureux de la balle ovale, eux, auront les yeux rivés sur Marseille vendredi soir. Avec ou sans président, le Top 14 sait faire vibrer la France du rugby !
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