L’épilogue d’un feuilleton judiciaire qui aura duré près de 6 ans. Ce mercredi 26 juin, la Cour de cassation a définitivement condamné Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Élysée, à un an de prison ferme dans l’affaire des violences commises en marge d’une manifestation le 1er mai 2018. Un scandale retentissant qui avait fortement ébranlé la présidence d’Emmanuel Macron à l’époque.
La plus haute juridiction judiciaire a rejeté le pourvoi formé par Alexandre Benalla, rendant ainsi définitive sa condamnation prononcée en appel le 29 septembre dernier par la cour d’appel de Paris. L’ancien garde du corps avait écopé de trois ans de prison, dont un an ferme. Une peine assortie d’une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans.
Pour rappel, Alexandre Benalla était poursuivi pour des violences commises sur un jeune couple en marge des manifestations du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris. Des faits qu’il avait partiellement reconnus lors de son procès en appel, admettant avoir «commis des fautes».
L’affaire avait éclaté en juillet 2018 lorsque des vidéos montrant Alexandre Benalla, alors chargé de mission à l’Élysée, en train de molester des manifestants, avaient été révélées par Le Monde. Une affaire embarrassante pour le président Emmanuel Macron, accusé d’avoir couvert les agissements de son proche collaborateur.
Ce qui s’est passé le 1er mai est pour moi le déclencheur d’erreurs (…) qui ont eu des conséquences, pour ma famille, mes amis, mon futur professionnel.
– Alexandre Benalla lors de son procès en appel
S’en était suivie une intense pression médiatique et politique, avec l’ouverture de plusieurs enquêtes visant Alexandre Benalla, mais aussi des hauts responsables de l’Élysée suspectés d’avoir cherché à le protéger. Une affaire qui aura terni durablement l’image de la présidence Macron.
Si la condamnation d’Alexandre Benalla est désormais définitive concernant les violences du 1er mai, l’ancien garde du corps est également mis en examen dans d’autres dossiers :
Autant d’affaires pour lesquelles Alexandre Benalla, qui a toujours nié les faits, sera jugé ultérieurement et qui maintiennent sous pression l’ancien proche collaborateur d’Emmanuel Macron. Six ans après le scandale, la chute de celui qui se rêvait garde du corps du président semble bel et bien consommée.
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